Dire des choses sérieuses sans se prendre au sérieux. Ne pas penser que l'on détient la vérité. Rire de soi, de ses travers , de ses défauts. Accepter la contradiction. Mes enfants, ma femme m'ont bien aidé !Tous mes travers ont été passés au peigne fin. De toute façon je n'ai jamais eu le goût pour une vie bien sérieuse, austère.
Moi j'ai besoin de légèreté, d'insouciance, l'existence est assez difficile comme ça ! C'est nécessaire à mon équilibre. D'autant que mon enfance n'a pas été facile. Alors je me rattrape et me rends compte que c'est nous mêmes qui créons notre vie, par notre état d'esprit, par nos comportements, par les gens que nous côtoyons. Les grincheux, les aigris, les critiqueurs, les sûrs d'eux mêmes, ce n'est pas pour moi.
Et j'en ai tellement rencontré des gens enfermés dans leur certitude, droits comme un I qu'ils en étaient ennuyeux( voir carrément chiants). Les certitudes ce n'est pas ma tasse de thé car elles me rendent prisonniers , elles m'étouffent, me coincent et sont contraires à la vie parce que la vie n'est qu'incertitudes, inattendus, impermanence. Oui à la vie comme des bulle de champagne, légères et pétillantes !!
Le temps du changement arrive à grands pas. L’heure des remises en question va bientôt sonner. Je ne suis pas pessimiste mais simplement réaliste. Il suffit d’ouvrir les yeux pour voir ce qui se passe.
La France n’est plus un pays apaisé. Tout devient sujet à polémiques et les extrêmes de tout bord sans donnent à cœur joie !
La liste des dysfonctionnements est bien longue :
-Explosion de la dette qui atteint un taux vertigineux. Les caisses de l'état sont vides !
-Malaise dans l’éducation nationale
-Augmentation des dépenses d’énergie( essence et gaz notamment)
- Régime de retraite au bout du rouleau
-Services d’urgences saturés dans les hôpitaux
-Difficultés à trouver un médecin traitant
- Un régime de protections sociales devenu un gouffre
Et pourtant malgré tout cela, rien ne bouge. Les hommes politiques ne pensent qu’à se quereller et ne semblent pas capables de se mobiliser pour changer la situation. Quant aux citoyens ils voudraient bien que cela change mais ne sont pas prêts à faire des sacrifices. C’est Einstein qui disait »La folie, c'est se comporter de la même manière et s'attendre à un résultat différent. »
Donc on va droit dans le mur et on y va allègrement, la fleur au fusil !! A quand un sursaut, une prise de conscience ?
Ceux qui sont angoissés, perturbés par des pensées négatives, en un mot qui ne vont pas bien sont en général des gens centrés sur eux-mêmes, à l’écoute de leurs propres problèmes. Ils ressassent et tournent en rond. Leurs pensées obscurcissent leur vie et les empêchent de voir la réalité du monde.
Quand on ne pense qu’à soi, la vie se rétrécit, comme une pièce sans fenêtres. On tourne en rond et on ressasse ! On n’avance pas !!
Pourtant il existe un moyen simple de combattre ses angoisses. Plutôt que de s’intéresser à soi, on inverse le curseur pour commencer à s’intéresser aux autres. Quand nous voyons les difficultés rencontrées par autrui, les nôtres perdent de leur importance. Quoi de plus simple qu’un sourire, une main tendue, une parole bienveillante. Un sourire est toujours une porte ouverte sur un contact chaleureux. Alors quittons un peu nos pensées pour aller vers les autres.
La vie associative peut ainsi constituer une bonne thérapie. Des parents dont un enfant est handicapé ou gravement malade vont ainsi s’engager dans des associations visant à venir en aide à ces enfants handicapés ou malades donnant un vrai sens à leur vie. Ils compensent leurs difficultés par un engagement humanitaire. Ils transcendent leur malheur pour participer à un cause humanitaire.
Alors nous y gagnons sur tous les tableaux. Moins centrés sur nous-mêmes , moins égoïstes, notre vie s’enrichit par des contacts sociaux et des relations humaines qui ont du sens. Voilà l’une des solutions à nos problèmes personnels !!
Mon rapport au monde a beaucoup changé ces dernières années. Question de maturité ? Sans doute mais aussi changement dans ma façon d'être et d'appréhender la vie. Pour qualifier ce changement deux mots me viennent à l'esprit: incertitude et exigence.
Au fil du temps mes certitudes se sont envolées laissant la place au doute et aux interrogations. Mes convictions sont moins grandes......Quant à mes croyances ! Je n’en ai plus guère. Cela devient parfois vertigineux, avec cette impression d'être comme suspendu sans sentiments particuliers presque comme si une distance s'installait entre moi et le monde. Cela peut être un peu angoissant mais cela constitue aussi un état d'être intéressant de plus grande liberté et de compréhension différente. La vie devient ainsi plus douce, moins heurtée. L'incertitude ouvre à tous les possibles et il me plaît bien de ne plus ranger ma vie dans des tiroirs et de ne plus étiqueter les gens selon des critères plus ou moins fallacieux. Donc je suis moins dans l'action mentale...
Quant à mes exigences, elles se sont bien amenuisées car l'expérience m'a fait comprendre que mes exigences n'étaient rien d'autres que certaines projections de mon propre égo. Là aussi il me plaît bien d'imaginer que chacun a son propre chemin et que ce ne sont pas mes éventuelles exigences qui changeront les choses.
Dégagé de ces lourds fardeaux, je me sens mieux et surtout plus léger. La légèreté s'est introduite dans ma vie et me fait poser sur le monde un autre regard, plus clément, plus compréhensif. Je dirais même un regard distancié sur ce monde qui m’apparait un peu comme une pièce de théâtre où les gens s’agitent dans tous les sens, emportés par leurs désirs, leurs passions et leurs névroses.
Je n'ai plus envie de conflits, d'agressivité, de désirs inaccessibles, d'incompréhension. Non je préfère me nourrir de paix et d'harmonie.
Irais-je vers la béatification et la sainteté ? Non, Daniel , il y a encore beaucoup de progrès à faire !!!!!!
Les écrits de Krishnamurti m’ont souvent inspiré. J’aime sa façon d’analyser la vie, les comportements et les ressorts psychologiques des êtres. Il refusait toute institution spirituelle, toute autorité — même celle qu’on aurait voulu lui attribuer — et a proposé une voie radicalement libre, affranchie de toute tradition, croyance ou appartenance.
Au cœur de son enseignement : l’émancipation absolue de toute autorité — qu’elle soit religieuse, idéologique, psychologique, ou même intérieure.
Selon Krishnamurti, la vérité ne peut être transmise par un autre, ni atteinte par l’imitation, la répétition ou l’effort. Elle ne peut être découverte que par chacun, dans l’observation directe de soi, de ses pensées, de ses émotions, de ses mécanismes.
Profondément iconoclaste, il rejette toute influence religieuse, tout maître, tout gourou pour affirmer que le seul acteur de notre évolution , c’est nous !!
C’est approche de la vie me convient très bien , moi qui est toujours eu du mal avec l’autorité et les contraintes.
L’homme , tout au long de sa vie, s’est construit à travers à travers des images religieuses, politiques ou personnelles, ce que l’on nomme , en fait, des croyances. Et ces croyances viennent troubler la réalité de la vision de la vie . Elles sont un filtre qui déforme, transforme ce qui se passe devant nous.
Alors il nous appartient d’abandonner toute méthode, toute théorie, toute approche philosophique pour regarder profondément et intensément ce qui est en soi et dans le monde. Cette observation lucide, libérée de toute projection, est l’acte même de la transformation.
Inutile de courir les conférences, les livres sur le bien être, même si ça peut aider. L’évolution, et donc l’éveil qui s’en suit est avant tout un travail intérieur d’observation et de remise en cause.
Finalement c’est cela « vivre en pleine conscience »
A chaque automne je me sens un peu plus mélancolique. C’est ce que je me dis souvent à cette époque de l’année. Un doux spleen envahit mon âme. Sous mes yeux la nature commence doucement à changer. L’été s’en va laissant les fleurs s’assoupirent dans les matins plus froids et les feuilles s’envoler dans le ciel. Paradoxe de l’automne qui dépouille la nature pour nous obliger à mettre des vêtements plus chauds. Mes pieds vont reprendre rendez vous avec des grosses chaussures. et je vais bientôt retrouver ma grosse doudoune. L’automne et l’hiver sont des saisons « in » où la nature s’intériorise et où nous vivons à l’intérieur des maisons. Les jours s’effacent pour donner plus d’importance aux nuits. C’est le temps du retour sur soi, de l’intériorisation.
Bon, vous me direz « Rien de grave » . Comme l’escargot je rentre dans ma coquille , comme l’escargot je vais vivre plus lentement. Remarquez cela peut avoir un certain charme mais il ne faut pas que cela dure trop longtemps.
Je vais bientôt assister aux derniers soubresauts de la nature qui va nous offrir un feu d’artifice de couleurs rouge, jaune, orange….Et puis, plouf !....plus rien. Plus de feuilles, plus de fleurs, des massifs dénudés, des gros nuages dans le ciel. Que je n’aime pas cette période !!
Alors mon petit lapin ……Oui je sais , c’est un peu familier mais n’en prends pas ombrage. On se connaît depuis un certain temps car je suis présent sur les blogs depuis plusieurs années et je t’ai parlé de ma vie, de mes interrogations, voir de mes préoccupations.
Donc mon petit lapin, on chemine ensemble, on échange parfois. Certes les échanges peuvent être quelquefois un peu trop conformistes mais ils existent et c’est l’essentiel. Je ne sais pas si tu ressens la même chose que moi mais il m’arrive parfois d’avoir envie d’arrêter avec cette impression de ne plus avoir rien à dire. Plusieurs jours se passent…….Et comme par miracle une idée surgit à nouveau, un peu comme si on allumait une lampe…….
Le blog est une partie de ma vie car il faut bien du temps et de la disponibilité pour écrire et cette partie de ma vie est très complémentaire avec une autre de mes activités : le yoga. En fait j’ai la sensation de jouer une partie de ping-pong entre ces deux activités. Ce que j’enseigne en yoga vient enrichir mon blog et, vice versa, ce que j’écris sur mon blog, je peux le transposer dans mes cours. Alors j’essaie d’avancer, mon petit lapin, entre ces deux pôles. C’est mon intérêt essentiel, outre le partage et l’échange que les blogs peuvent susciter……Un peu comme une confrérie.
C’est un peu toute ma démarche …..Qu’en est-il pour toi, mon petit lapin. Pourquoi t’as créé un blog et pourquoi tu l’animes ?
Emetre un avis ou une opinion lorsque l’on est connu et que l’on a une certaine notoriété relève, à notre époque, d’un véritable défi. Témoin , cette histoire arrivée au footballeur Kylian Mappé qui a refusé de porter un maillot où était floqué le nom « Ceuta » de la petite enclave espagnole envahie par des migrants marocains. Les réseaux sociaux espagnols se sont enflammés, l’injuriant, le traitant de tous les noms et même le menaçant de mort.
Bon, vous me direz rien de grave ! Mais cette anecdote est significative d’une société qui n’admet plus la liberté de pensée, qui se polarise, où chacun s’accroche à son camp, à son opinion, à sa vérité et veut avoir raison.
Cette société là est une société où l’intolérance fleurit sur des positions extrêmes. Je suis pour ou je suis contre et la nuance ne fait pas parti de ces comportements.
On n‘argumente plus, on ne dialogue plus mais on affirme et on menace !
Dans la vie tout est bien plus complexe que ces positions abruptes. Alors tout cela me désole, me met mal à l’aise. Où est passée la liberté d’expression, la tolérance, l’écoute de l’autre ? Pourquoi mettre au pilori une opinion qui n’engage que son auteur ?
Par son geste, Kylian Mappé voulait simplement signifier que si les habitants de Ceuta sont envahis, les migrants souffrent également de leur condition.
Ce matin, l’air était vif mais le soleil caressait déjà le jardin. Je me suis assis sur le banc à l’ombre du murier. Tout était silencieux, pas un souffle de vent, pas un bruit. Je viens m’asseoir souvent sur ce petit banc pour me poser, arrêter la fuite du temps, pour méditer. Tout va si vite dans la vie…….
C’est toujours un moment privilégié pour faire le point, remettre ses idées en place. Nous devrions savoir arrêter de temps en temps le cours des choses, comme une escale sur le long chemin de la vie.
Je pensais au monde qui nous entoure et me dis que lui aussi devrait s’arrêter de temps en temps pour respirer un peu, ralentir sa course en avant du toujours plus et de la violence. Il est pris dans un engrenage de conflits et de guerres où la vie des hommes ne compte plus. Tant que l’intolérance, le parti pris et les idées préconçues seront toujours présentes, nous perdrons notre temps et nous vivrons en aveugles.
Pourtant la terre est belle avec ses montagnes, ses rivières et ses grands espaces et nous devrions être capables d’en jouir dans la paix et le bonheur.
Je pensais à tout cela, assis sur mon banc. Deux papillons butinaient sur les fleurs et l’ombre des arbres se dessinaient sur la pelouse……La paix était là devant moi, à portée de ma main
Ce blog a pour objet d'amener à réfléchir sur le sens de la vie, sur notre évolution personnelle. C'est donc l'expression d'un chemin de vie à la fois philosophique et spirituel.