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Les voies de l'âme

6 juin 2026

C'est pas moi, c'est lui !

-Ah non, c’est pas moi, c’est lui !

- Je suis comme ça et je ne changerai jamais !

- C’est toujours sur moi que ça tombe !

-C’est la vie, je n’y peux rien !

C’est l’art de rejeter un problème, un échec ou bien une erreur sur une source extérieure, manière de se défausser pour éviter d’assumer un échec, rejeter une faute sur les autres ou tout simplement pour éviter de se remettre en cause. Attitude courante qui nie la réalité des faits. On ne veut pas être pris au piège et on tente de sauver les apparences. On est victime de circonstances extérieures ……C’est le déni de responsabilité !

Combien de fois avons-nous eu cette attitude, moi le premier……C’est pas bien !!

Les conséquences d’une telle attitude sont multiples :

On bloque l’évolution puisqu’il n’y a pas de remise en question ou de tentative d’amélioration. Je reste camper sur mes positions et pas question de changer !

On maintient un certain mal être puisqu’il y a refus de changer

Les relations s’en ressentent car on a l’impression de parler à un mur où a une personne qui ne sait pas assumer.

Certains passent ainsi toute leur vie dans une sorte de déni constant sans envisager de se remettre une seule seconde en cause. Ils ne bougent pas, n’évoluent pas et se placent dans une sorte de rigidité inconsciente. Pourtant la vie mérite que l’on prenne ses responsabilité et que l’on se pose les bonnes questions. : « Qu'est-ce que j'aurais pu faire différemment pour mieux gérer les imprévus et mes échecs ? » Voilà une belle source de progrès !

 

C'est drôle ce besoin qu'ont les gens d'accuser les autres d'avoir gâché leur existence. Alors qu'ils y parviennent si bien eux-mêmes, sans l'aide de quiconque.

Amélie Nothomb

 

2 juin 2026

C'est beau, l'amour !!

« Tenez, je vais vous montrer quelque chose »

Il plonge sa main dans sa veste et en ressort un portefeuille qu’il ouvre pour en sortir une photo.

«  Regardez comme nous sommes beaux ! »

« Oui vous êtes magnifiques. Sans doute le père et la fille vu la différence d’âge ? »

« Non, pas du tout, nous sommes mariés. J’ai 81 ans et ma femme tout juste la trentaine. Je vais vous raconter notre histoire »

« Je venais d’enterrer ma femme et je sortais du cimetière avec toute la tristesse du monde sur mes épaules. A la sortie une jeune femme était là et se mit à me sourire. Je lui adressais quelques mots en faisant un bout de chemin ensemble. Nous nous revîmes à plusieurs reprises et je tombais fou amoureux d’elle. Elle était belle et de conversation agréable. Curieuse elle me posait plein de questions sur ma vie, ma maison , mes revenus, voulait savoir si je vivais seul, quel avait été mon métier.

 De peur de la perdre je la demandais en mariage, ce qu’elle accepta mais à une condition : que l’on se marie sous le régime de la communauté de biens, ce que j’acceptais ! »

« C’est un bon début, mais êtes vous heureux »

« Oui on mène une vie tranquille. Pour que je ne vieillisse pas trop vite elle m’encourage à faire du sport. Tous les jours elle m’incite à faire 5 km de footing et elle me surveille en suivant à vélo. Elle m’encourage criant : aller, aller plus vite !!. Quand c’est fini je suis au bord de l’épuisement et elle me dit : faut pas lâcher, on recommence demain ! Elle m’encourage, elle est vraiment mignonne ! »

« Mais c’est pas trop dur tout ça, à votre âge ! »

« Si mais je l’aime . Tiens on va bientôt partir en vacances du côté de Menton. Elle m’a demandé de partir avec son frère, un jeune homme un peu plus jeune qu’elle. Il est déjà venu à la maison plusieurs fois. Un jeune homme très affectueux. Ils n’arrêtent pas de s’embrasser souvent. Je leur prête même ma voiture pour qu’ils aillent faire un tour à la campagne. Ah on va bien s’amuser tous les trois en vacances ! »

28 mai 2026

Quelle chaleur !

Mon jardin

Quelle chaleur. 35° dans ma véranda pourtant grande ouverte. Je suis amorphe, je ne fais rien et pourtant je transpire. Pas un souffle de vent pour rafraîchir l’atmosphère. Un merle chante à tue tête, pas géné par cette chaleur étouffante.

Forcément le jardin souffre un peu. Les roses penchent du nez et les hortensias sont un peu raplapla !!

Que faire d’un temps pareil ? Se baigner ? Mais la mer est trop loin. Lire dans une chaise longue ? Tiens une bonne idée. J’ai un murier dans mon jardin qui fait beaucoup d’ombre. Ni , ni deux je m’installe confortablement avec le journal du jour. Les nouvelles sont déprimantes : toujours la guerre en Iran, un article sur les météorologues de la télé qui se font insulter sur internet à cause de leurs prévisions qui n’annoncent que des hausses de température, un article sur Patrick Bruel qui s’est fait huer, hier soir, en jouant au théâtre.

Finalement c’est agréable de ne rien faire. J’ai la chance d’avoir un jardin sympa, loin des bruits de la ville. Oui il fait chaud ! mais je suis bien quand même, bercé par le chant des oiseaux.

Je ferme doucement les yeux . Je crois que je vais m’endormir……….

23 mai 2026

Crise et prise de conscience

Le mot « crise » en Chinois est représenté par deux idéogrammes qui signifient danger et opportunité. Il y a toujours dans une crise la possibilité de changer, de s’ouvrir à autre chose, d’en comprendre les causes et d’essayer d’en tirer les conséquences. Elle peut être une prise de conscience qui nous permet de vivre autrement, tant au niveau individuel que collectif.

Frédéric Lenoir

19 mai 2026

Sûr de rien

Je ne suis sûr de rien et j'ai peu de certitudes. Cette attitude me permet d'examiner toutes les hypothèses  qui peuvent se présenter à moi sans apriori et en toute décontraction. Je me dis, qu'après tout, tout est possible. Pourquoi pas ? Hein ? Et si c'était vrai ?

Je n'ai pas toujours été dans cet état d'esprit , loin de là. J'avais des convictions, je m'y accrochais et je voulais les partager. Sur certains points j'étais très rigide et je pensais avoir raison.....J'essayais de convaincre. Cela vous tend la vie !! vous crée des obligations et fait naître forcément des ruptures avec ceux qui ne partagent pas votre point de vue.

Maintenant c'est différent, je mène mon petit bonhomme de chemin. Je n'affirme rien, je ne cherche pas à convaincre, je propose parfois et j'accepte les avis contraires. C'est très confortable mentalement et cela procure une ouverture plus grande aux autres. Oh je ne suis pas un saint. Je serais même un peu mécréant !! Mais j'aime bien écouter les avis des autres car , même si je ne les partage pas, je sais qu'ils peuvent m'enrichir et me donner une autre facette du sujet abordé. En ce sens les blogs m'ont permis de beaucoup développer cette attitude dans les réponses que je peux faire aux messages reçus.

J'aime qu'une énergie qui vienne vers moi ne soit pas arrêtée par une parole ou un avis péremptoire........

15 mai 2026

Le temps de ce qui reste......

 

Le temps de ce qui reste

Je me suis frotté les paupières

Puis j’ai ouvert les yeux.

Je suis dans la vraie vie

Mais il m’en a fallu du temps

Pour quitter le monde des apparences et des illusions.

Ce monde qui vous pétrit, vous ronge

Et vous fait parfois tourner la tête.

Maintenant ce n’est plus pareil

Car vient le temps de l’essentiel

Le temps de ce qui reste

Pas grand-chose, des petits riens

Des souvenirs, grains de poussières

C’était hier. Préau d’école

Encre noire et papier buvard

Le lycée et les amours de jeunesse

Tout ce qu’on laisse

Aux quatre vents

Pas grand-chose, un brin morose…….

10 mai 2026

Les news !!

Elles arrivent et puis s'en vont. Je les écoute, je les lis, je les vois. Elles sont partout. Comme des papillons elles volettent dans le ciel, se posent et puis disparaissent. Elles sont éphémères, vraies ou fausses et on en fait ce que l'on veut. Elles nous touchent, nous émeuvent, nous inquiètent ou bien nous révoltent. Moi je les aime bien fraîches, surtout celles du matin quand je me lève et que je vais ouvrir la boîte aux lettres. Elles m'attendent.....

Alors je m'assois et je les déguste. Ce sont les nouvelles, les bonnes et les moins bonnes, les nouvelles du monde, celles qui arrivent de partout, de Patagonie, de Bamako, d’Istanbul ou tout simplement de la Ferté sous Jouarre. Elles sont le pouls du monde qui s'agite et qui tente de vivre le mieux possible.

Elles peuvent nous influencer et d'ailleurs elles influencent certains. Elles peuvent même nous manipuler ! Ainsi sont les nouvelles, brèves ou longues, superficielles ou intéressantes, provocatrices ou alarmantes. Elles sont le reflet de nos vies. Ma curiosité me pousse à les lire et les regarder car j'apprécie de savoir ce qui se passe à travers la planète. Je les commente, je râle souvent, je critique et j'essaie de rester lucide face à des médias souvent déchaînés qui n’ont qu'un seul but : faire du sensationnel quitte à travestir un peu la vérité.

Le fracas du monde actuel est particulièrement propice aux flots des nouvelles qui arrivent vers nous et bien souvent ces nouvelles narrent en direct tout ce qui est en train de se passer.

 

Je suis assis confortablement sur mon canapé devant la télévision. Les images de la guerre en Ukraine défilent. Une journaliste interviewe une vieille dame qui a tout perdu.

Quelle incongruité entre une situation dramatique et moi assis dans mon canapé……Schizophrénie d’un monde en pleine turbulence, folie des hommes qui se battent pour conquérir des territoires….Il y a vraiment mieux à faire !!

 

5 mai 2026

Le paparazzi !

 

Il roule à vive allure sur l’autoroute de l’Esterel pour se rendre dans l’arrière pays Niçois. Il vient d’apprendre qu’une grande star américaine avait loué une belle villa pour y passer quelques jours de vacances. Nino est paparazzi professionnel. Son métier : traquer les gens célèbres pour les surprendre et faire des photos qu’il ira ensuite vendre à des magazines.

Aujourd’hui il fait beau et le ciel est bien dégagé, le temps idéal pour faire de belles photos. Arrivé près de la belle maison, il gare discrètement sa voiture et part en repérage. La maison , située dans la garrigue est entourée d’arbres. Il en choisit un, pas trop difficile à grimper qui lui offre un angle de vue parfait sur le jardin au milieu du quel se trouve une grande piscine. «  C’est quand même bien d’être riche » pensa Nino «  On peut s’offrir de belle villa ! ».

Il essaya de trouver une position confortable car l’attente risquait d’être un long. Un bon paparazzi doit avoir deux qualités : le sens du camouflage et la patience ! Et Nino savait faire !!

Après une bonne heure d’attente à scruter le jardin, il entendit brusquement les bribes d’une conversation bruyante qui ressemblait à une dispute. Une poussée d’adrénaline saisit Nino. Il aimait ces instants incertains où tout peut arriver. Il faut avoir le réflexe rapide pour faire LA PHOTO ! , celle qui se vendra à prix d’or dans les médias.

C’est alors qu’un couple sortit de la maison s’invectivant. La jeune femme s’approcha de l’homme et lui assèna brusquement un gifle très violente. Fou de rage l’homme se précipita sur elle, la renversa et l’étouffa de tout son poids. Il saisit sa gorge, serra, serra jusqu’à ce que le corps se relâche brutalement. Ce n’était plus qu’un cadavre que l’homme s’empressa de tirer pour le rentrer dans la maison.

Le lendemain matin, harassé par une nuit où il a passé son temps à enterrer le corps dans le jardin, il prit quelques minutes pour aller chercher son journal chez le buraliste. Le temps était toujours au beau fixe, un vrai temps du midi avec un beau ciel bleu et un soleil magnifique qui traquait  les ombres dans le moindre recoin. Il sortit avec le journal à la main, s’arrêta pour l’ouvrir et vit en première page  sa photo où il était en train d’étrangler la jeune femme.

1 mai 2026

Mais qu'est ce qui m'a pris ?

Mais qu'est ce qui m'a pris à vouloir venir sur cette Terre? D'autant plus que naître ce n'est pas évident. J'avais l'impression d'étouffer et de pénétrer dans quelques chose de dense. Je sentais que j'allais rentrer dans une boîte et en être prisonnier tout au long de ma vie. C'était assez angoissant. Pourtant j'étais bien là-haut sur mon petit nuage. Tout était léger, vaporeux, sans problèmes. Je pouvais aller là où je voulais sans contrainte. Il n'y avait pas de frontières, pas d'interdits. Un vrai petit  paradis !

Oui qu'est ce qui m'a pris ? Sans doute la curiosité car je voulais savoir comment cela se passait sur cette planète....Et bien je n'ai pas été déçu ou du moins....Si...Beaucoup....Je suis arrivé avec mon innocence mais j'ai vite déchanté. Pourquoi une si belle planète, avec ses océans, ses forêts, ses montagnes , ses paysages magnifiques est -elle la proie de l'avidité et de la violence de ses habitants ?

Je me suis souvent posé cette question alors que le bonheur est à portée de la main. Pourquoi se déchirer, s'entretuer ? N 'y a t il pas mieux à faire? Cet engrenage est une telle absurdité ! Et tout cela dure depuis des siècles et des siècles. Les humains ne savent pas tirer les leçons du passé et n'ont pas compris que la vie est une belle école d'apprentissage

Alors j'ai essayé de vivre tant bien que mal, de m'adapter à ce monde si particulier, nombriliste et égoïste. Mais que cela a été difficile. Je me suis protégé comme j'ai pu, j'ai tangué et failli chaviré mais j'ai réussi à tenir bon, non sans mal. Heureusement une vie sur Terre, c'est très court. Finalement qu'est ce qu'une vie dans l'immensité cosmique: un grain de poussière, un éclair, un soupir !!

Puis, un jour, j'ai pu repartir là-haut. Quel bonheur, quelle délivrance ......Tout y est si simple......Si simple.....

 

27 avril 2026

Les petites morts

 Le temps qui passe. Peinture par Michèle Cerbello (pastelliste)

 

Sur mon bureau, je dispose d’un petit calendrier dont j’arrache les pages chaque jour. Ce geste marque l’arrivée d’un jour nouveau et la fin d’un hier. A chaque fois que je le fais, je pense au temps qui passe, à la mort des jours, à ces petites morts  qui jalonnent notre vie.

Une rose qui tombe, une illusion qui s’en va, une relation qui se termine. Nous vivons ainsi des petites morts qui nous font d’autant plus souffrir que notre attachement est grand. Pourtant elles sont le signe de transformations continuelles qui viennent toucher notre être et peuvent parfois nous aider à évoluer et même à nous transcender.

Toute petite mort génère une renaissance. Pourtant nous devrions comprendre que rien n’ai jamais acquis et que tout peut être bouleversé en quelques secondes. Lorsque j’arrache la page de mon calendrier je ne sais nullement ce qui  va m’attendre dans la journée.

Je ne sais pas non plus à quelles petites morts je vais devoir faire face. C’est la vie ! Et tous les matins je pense aussi que je devrais pratiquer un peu plus le détachement.

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