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Les voies de l'âme

10 mai 2026

Les news !!

Elles arrivent et puis s'en vont. Je les écoute, je les lis, je les vois. Elles sont partout. Comme des papillons elles volettent dans le ciel, se posent et puis disparaissent. Elles sont éphémères, vraies ou fausses et on en fait ce que l'on veut. Elles nous touchent, nous émeuvent, nous inquiètent ou bien nous révoltent. Moi je les aime bien fraîches, surtout celles du matin quand je me lève et que je vais ouvrir la boîte aux lettres. Elles m'attendent.....

Alors je m'assois et je les déguste. Ce sont les nouvelles, les bonnes et les moins bonnes, les nouvelles du monde, celles qui arrivent de partout, de Patagonie, de Bamako, d’Istanbul ou tout simplement de la Ferté sous Jouarre. Elles sont le pouls du monde qui s'agite et qui tente de vivre le mieux possible.

Elles peuvent nous influencer et d'ailleurs elles influencent certains. Elles peuvent même nous manipuler ! Ainsi sont les nouvelles, brèves ou longues, superficielles ou intéressantes, provocatrices ou alarmantes. Elles sont le reflet de nos vies. Ma curiosité me pousse à les lire et les regarder car j'apprécie de savoir ce qui se passe à travers la planète. Je les commente, je râle souvent, je critique et j'essaie de rester lucide face à des médias souvent déchaînés qui n’ont qu'un seul but : faire du sensationnel quitte à travestir un peu la vérité.

Le fracas du monde actuel est particulièrement propice aux flots des nouvelles qui arrivent vers nous et bien souvent ces nouvelles narrent en direct tout ce qui est en train de se passer.

 

Je suis assis confortablement sur mon canapé devant la télévision. Les images de la guerre en Ukraine défilent. Une journaliste interviewe une vieille dame qui a tout perdu.

Quelle incongruité entre une situation dramatique et moi assis dans mon canapé……Schizophrénie d’un monde en pleine turbulence, folie des hommes qui se battent pour conquérir des territoires….Il y a vraiment mieux à faire !!

 

5 mai 2026

Le paparazzi !

 

Il roule à vive allure sur l’autoroute de l’Esterel pour se rendre dans l’arrière pays Niçois. Il vient d’apprendre qu’une grande star américaine avait loué une belle villa pour y passer quelques jours de vacances. Nino est paparazzi professionnel. Son métier : traquer les gens célèbres pour les surprendre et faire des photos qu’il ira ensuite vendre à des magazines.

Aujourd’hui il fait beau et le ciel est bien dégagé, le temps idéal pour faire de belles photos. Arrivé près de la belle maison, il gare discrètement sa voiture et part en repérage. La maison , située dans la garrigue est entourée d’arbres. Il en choisit un, pas trop difficile à grimper qui lui offre un angle de vue parfait sur le jardin au milieu du quel se trouve une grande piscine. «  C’est quand même bien d’être riche » pensa Nino «  On peut s’offrir de belle villa ! ».

Il essaya de trouver une position confortable car l’attente risquait d’être un long. Un bon paparazzi doit avoir deux qualités : le sens du camouflage et la patience ! Et Nino savait faire !!

Après une bonne heure d’attente à scruter le jardin, il entendit brusquement les bribes d’une conversation bruyante qui ressemblait à une dispute. Une poussée d’adrénaline saisit Nino. Il aimait ces instants incertains où tout peut arriver. Il faut avoir le réflexe rapide pour faire LA PHOTO ! , celle qui se vendra à prix d’or dans les médias.

C’est alors qu’un couple sortit de la maison s’invectivant. La jeune femme s’approcha de l’homme et lui assèna brusquement un gifle très violente. Fou de rage l’homme se précipita sur elle, la renversa et l’étouffa de tout son poids. Il saisit sa gorge, serra, serra jusqu’à ce que le corps se relâche brutalement. Ce n’était plus qu’un cadavre que l’homme s’empressa de tirer pour le rentrer dans la maison.

Le lendemain matin, harassé par une nuit où il a passé son temps à enterrer le corps dans le jardin, il prit quelques minutes pour aller chercher son journal chez le buraliste. Le temps était toujours au beau fixe, un vrai temps du midi avec un beau ciel bleu et un soleil magnifique qui traquait  les ombres dans le moindre recoin. Il sortit avec le journal à la main, s’arrêta pour l’ouvrir et vit en première page  sa photo où il était en train d’étrangler la jeune femme.

1 mai 2026

Mais qu'est ce qui m'a pris ?

Mais qu'est ce qui m'a pris à vouloir venir sur cette Terre? D'autant plus que naître ce n'est pas évident. J'avais l'impression d'étouffer et de pénétrer dans quelques chose de dense. Je sentais que j'allais rentrer dans une boîte et en être prisonnier tout au long de ma vie. C'était assez angoissant. Pourtant j'étais bien là-haut sur mon petit nuage. Tout était léger, vaporeux, sans problèmes. Je pouvais aller là où je voulais sans contrainte. Il n'y avait pas de frontières, pas d'interdits. Un vrai petit  paradis !

Oui qu'est ce qui m'a pris ? Sans doute la curiosité car je voulais savoir comment cela se passait sur cette planète....Et bien je n'ai pas été déçu ou du moins....Si...Beaucoup....Je suis arrivé avec mon innocence mais j'ai vite déchanté. Pourquoi une si belle planète, avec ses océans, ses forêts, ses montagnes , ses paysages magnifiques est -elle la proie de l'avidité et de la violence de ses habitants ?

Je me suis souvent posé cette question alors que le bonheur est à portée de la main. Pourquoi se déchirer, s'entretuer ? N 'y a t il pas mieux à faire? Cet engrenage est une telle absurdité ! Et tout cela dure depuis des siècles et des siècles. Les humains ne savent pas tirer les leçons du passé et n'ont pas compris que la vie est une belle école d'apprentissage

Alors j'ai essayé de vivre tant bien que mal, de m'adapter à ce monde si particulier, nombriliste et égoïste. Mais que cela a été difficile. Je me suis protégé comme j'ai pu, j'ai tangué et failli chaviré mais j'ai réussi à tenir bon, non sans mal. Heureusement une vie sur Terre, c'est très court. Finalement qu'est ce qu'une vie dans l'immensité cosmique: un grain de poussière, un éclair, un soupir !!

Puis, un jour, j'ai pu repartir là-haut. Quel bonheur, quelle délivrance ......Tout y est si simple......Si simple.....

 

27 avril 2026

Les petites morts

 Le temps qui passe. Peinture par Michèle Cerbello (pastelliste)

 

Sur mon bureau, je dispose d’un petit calendrier dont j’arrache les pages chaque jour. Ce geste marque l’arrivée d’un jour nouveau et la fin d’un hier. A chaque fois que je le fais, je pense au temps qui passe, à la mort des jours, à ces petites morts  qui jalonnent notre vie.

Une rose qui tombe, une illusion qui s’en va, une relation qui se termine. Nous vivons ainsi des petites morts qui nous font d’autant plus souffrir que notre attachement est grand. Pourtant elles sont le signe de transformations continuelles qui viennent toucher notre être et peuvent parfois nous aider à évoluer et même à nous transcender.

Toute petite mort génère une renaissance. Pourtant nous devrions comprendre que rien n’ai jamais acquis et que tout peut être bouleversé en quelques secondes. Lorsque j’arrache la page de mon calendrier je ne sais nullement ce qui  va m’attendre dans la journée.

Je ne sais pas non plus à quelles petites morts je vais devoir faire face. C’est la vie ! Et tous les matins je pense aussi que je devrais pratiquer un peu plus le détachement.

23 avril 2026

Au pays du vent et de la mer

 

Bon, voilà, je viens de poser ma valise au pays de la mer et du vent. Me voici arrivé en Bretagne pour quelques jours de vacances. Le ciel est bleu et un soleil sans complexe inonde la Presqu’île de Quiberon. Un vent violent claque la peau et fait chanter les gréments. On respire bien en Bretagne !!

Ce matin nous avons fait le tour des commerçants. Premier constat : le prix du poisson est aussi cher en Bretagne qu’à Paris. La sole est à 45€ le kilo ! . Deuxième constat : impossible de trouver des fraises à Quiberon. Alors direction Saint Pierre de Quiberon et là on trouve de belles fraises, une nouvelle variété cultivée en Bretagne et seulement commercialisée depuis cette année : la floriguette au parfum puissant paraît-il. On testera ce soir !

L’après-midi, après la vie matérielle place à la vie spirituelle. Direction l’abbaye de Kergonan, en fait constituée de deux édifices, l’un pour les femmes, l’autre pour les hommes. On ne mélange pas les moines avec les bénédictines !!Des bâtiments à l’architecture bretonne avec des murs épais en pierre de granit et des toits en tuiles d’ardoises.

J’aime bien cet endroit qui respire la paix et le silence et les religieux et religieuses sont très accueillants. Petit tour à la chapelle des religieuses. Coup de chance on arrive en plein office. Les voix cristallines résonnent dans la nef. Moment de grâce. J’ai l’impression de voir des anges s’envoler dans le ciel.

Nous terminons la journée dans une charmante petite crêperie située sur le port de Port Haliguen. On avait faim et on a avalé chacun deux crêpes, l’une salée et l’autre sucrée, accompagnée d’une bouteille de cidre brut pour faire glisser tout ça !!

18 avril 2026

Qu'est ce que la vie ?

 

- Un trait d'union entre la naissance et la mort.

- Un grain de poussière dans l'éternité

- Une matérialisation de l'âme.

- Une étape d'initiation dans le long processus d'évolution.

- Une illusion créée par nos pensées.

-Un espace de temps offert par Dieu pour évoluer

-Une page à tourner du livre de notre histoire.

-Un chemin d'aventures.

- Une scène de théâtre dont je suis le principal acteur.

- Le reflet d'un autre monde.

-Un mystère tout simplement.

 

« Ma vie est mon seul enseignement. » Gandhi

13 avril 2026

Lison

 

 

Je vous ai rencontrée un jour d’hiver

Les flocons de neige descendaient du ciel.

Dans vos yeux couleur de mer

J’essayais de percer votre mystère.

Vous et moi,

Un amour.

Quelques émois

Avec des frissons sur ma peau.

Princesse de mes jours

Comme sur un radeau

On a traversé la vie

Un peu à la dérive

Tanguant sur l’eau vive.

On a bien failli tirer le rideau.

Maintenant il se fait tard

Mais je cherche à jamais votre regard

Vivaldi joue toujours les quatre saisons

Et moi je veux toujours vous embrasser,

Lison.

File le temps, souffle le vent.

Dans l’été qui s’en va doucement

La tendresse nous accompagne

Sur les chemins de campagne.

Je veux vous garder tout contre moi

Sentir votre peau, caresser vos mains,

Effleurer vos lèvres, entendre votre voix.

Aujourd’hui, tout de suite, et non demain.

Le silence

Un soupir

Votre présence

Un sourire…..

8 avril 2026

Elle s'appelle Dyhia

Elle s’appelle Dyhia. Elle est kabyle et elle a quitté son pays il y a maintenant 4 ans. Elle vit en région parisienne dans le sud de l’Essonne. Quelle transition entre son petit village de Kabylie, situé dans les montagnes et l’agglomération parisienne !! Un grand écart…..Faut être souple !! Elle étouffait et avait besoin de liberté. Alors elle a pris sa valise et l’avion pour atterrir à Orly

Mais Dyhia ne regrette rien. Elle a voulu quitter un pays où règne une forme de dictature pour avoir plus de liberté. Et la dictature, elle ne supporte pas. Elle veut être libre et dire ce qu’elle pense. Elle nous dit clairement qu’elle n’est pas algérienne mais kabyle, qu’elle n’est pas arabe mais berbère. En 1994 son père, qui était journaliste, et son oncle ont été égorgés par des djihadistes.

C’est une jeune femme déterminée et courageuse. Pour subsister en France , elle fait des ménages chez des particuliers dont chez moi.

J’aime beaucoup Dyhia, une personne intelligente qui a passé son bac en Kabylie et s’est adaptée facilement à la culture française. «  Dans votre pays, on se sent libre de dire ce que l’on pense » me dit-elle souvent. » Et puis Paris est une belle ville où il y a tant à faire ».

Je suis admiratif de son ouverture d’esprit et de ses facultés d’adaptation. Nous avons souvent, entre deux coups d’aspirateur, de grandes discussions politiques sur le sort de l’Algérie, sur la vie.

Vendredi dernier elle avait envie de parler de son enfance : « J’habitais un petit village en montagne, ,loin des villes. Nous vivions chichement. Ma mère cultivait son jardin et élevait des vaches qu’elle vendait. Nous étions 6 enfants et moi j’avais un jumeau qui est décédé dans un accident de montagne.

J’étais très jalouse de lui car ma mère lui passait tout et était aux petits soins pour lui alors que moi, en tant que fille, j’étais reléguée au second plan. J’avais même essayé de le pousser dans un ravin !

La vie était rude dans les montagnes et l’hiver on avait froid mais on était habitué à cette vie simple. Même si mon pays me manque, je crois que je ne retournerais jamais vivre dans la montagne "

 

3 avril 2026

Grosse frayeur !

8 heures du matin. Je suis à la gare d’Austerlitz pour prendre le train en direction de Bordeaux. J’aime bien prendre le train. C’est comme une parenthèse dans la vie. On est assis et on se laisse transporter. Douce sensation. Il y a trois choses à faire dans un train : lire, dormir ou bien regarder le paysage. On peut en ajouter une quatrième avec le développement des technologies : travailler sur son ordinateur.

Le paysage  défile à toute allure. Je somnole et une douce torpeur m’envahit lorsque le train se met à ralentir, puis s’arrête en pleine campagne. Il fait chaud dans ce wagon, une chaleur moite, une chaleur d’été. J’attends….10 minutes se passent…..Tout est silencieux…..

Que se passe-t-il ? Un incident ou bien une panne ?Je me retourne et m’aperçois que je suis seul dans le wagon. Comme c’est étrange ! Soudain un coup de tonnerre, c’est l’orage, un orage violent. Le ciel est zébré d’éclairs et une pluie diluvienne s’abat sur le train. Puis tout s’arrête et un silence  profond et lourd s’installe dans le wagon .

 Je suis mal à l’aise. J’ai l’impression d’être dans un autre mode. Mon cœur bat plus vite et je me tasse sur mon siège. Brusquement j’entends des pas au loin qui se rapprochent, des pas lourds qui cognent sur le sol. Je ferme les yeux. Une ombre se penche sur moi. Je sursaute et je crie. Puis j’ouvre les yeux. Un homme se dresse devant moi , dans son habit de contrôleur et me dit «  Soyez patient, le train va bientôt repartir, ce n’est qu’une petite panne électrique « !

27 mars 2026

Comme une bouteille à la mer

Tu viens de cliquer sur l’adresse de mon blog et te voici devant mon texte. Peut-être, es-tu un lecteur assidu ou au contraire y viens-tu pour la première fois. Tu lis  ce texte avec indifférence ou intérêt. Et moi je me demande toujours « Mais qui es-tu ? ». Un curieux, un blogueur, un français ou bien un étranger, un homme ou une femme ?

Nous sommes chacun d’un côté de l’écran et nous ne nous connaissons pas. Je suis face à mon ordinateur, écris un texte et le diffuse. Qui le lit ? qui le rejette ou qui est intéressé ? C’est un peu comme une bouteille à la mer que l’on jette dans l’océan. Où va-t-elle échouer ? Qui va bien pouvoir la recueillir ? C’est ce qu’on appelle de la communication virtuelle et hasardeuse, la communication d’aujourd’hui qui se développe de plus en plus.

Ce petit texte  traverse les réseaux informatiques, comme la bouteille sur les vagues de l'océan, pour venir échouer sur des écrans d'ordinateur. Miracle du progrès technologique, texte en self service pour qui veut le consulter......Hop un petit clic et c’est parti…..Vogue la galère !!

J'aime beaucoup cette idée de proposer des  textes, des réflexions et de laisser aux lecteurs une totale liberté d'appréciation. Je suis comme un semeur qui lance des graines à la volée !!

 

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