catalogne

 

 

Pour me rendre à l’Espace 34 qui occupe maintenant l’essentiel de mon temps, il me faut emprunter l’autoroute A6, un axe surchargé tous les jours de la semaine. Après avoir rongé mon frein dans les embouteillages, j’arrive à la Porte d’Orléans, file dans l’avenue du général Leclerc, puis l’avenue du Maine pour aboutir à Montparnasse. Je tourne à gauche et me retrouve sur la place de Catalogne. Je suis alors à quelques minutes de l’Espace 34 où m’attend désormais toute une activité réservée au bien être. J’aime la place de Catalogne. Elle a été conçue par l’architecte espagnol Ricardo Bofill dont l’œuvre est assez contestée.

Son style s’inspire des modèles antiques et les transpose en tenant compte de la technologie d’aujourd’hui. La plupart de ses projets consistent en une architecture à grande échelle, en une quête du gigantisme. On peut voir certaines de ses réalisations à Montpellier (où il a conçu des quartiers entiers) et à Noisy Le Grand. Lorsque je débouche sur cette place, j’ai l’impression que tout l’univers change. Tout devient plus grand, plus aéré, l’architecture des bâtiments entourant la place me paraît agréable et originale. Au centre de la place, un immense cercle de pierres plates incliné sur lequel coule de l’eau. Et puis face à la place, le Boulevard Pasteur qui descend vers le ventre de Paris avec au loin la tour Eiffel qui pointe fièrement à l’horizon. La vue est magnifique et quand je descends le boulevard Pasteur, je crois entendre les trompettes de la Garde Républicaine à cheval qui m’accompagne jusqu’à l’Espace 34

Il n’est pas d’œuvre sans une première construction : celle de sa personnalité, de ses fantasmes et de sa mémoire ; ensuite vient la construction du cadre, sans lequel le geste et le talent ne sont rien.

Ricardo Bofill, Architecte dans « Espaces d’une vie »

Daniel