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Les voies de l'âme

Ce blog a pour objet d'amener à réfléchir sur le sens de la vie, sur notre évolution personnelle. C'est donc l'expression d'un chemin de vie à la fois philosophique et spirituel.

18 mai 2013

S'oublier........

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"C'est en nous oubliant un peu que nous aurons la chance de nous ouvrir au monde. Celui ou celle qui reste centré sur son moi passe à côté de la vraie vie."

Daniel

La photo a été prise par Véronique( http://veronique.aminus3.com/)

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16 mai 2013

Quand la mort arrive....

« L’instant de la mort ne dure qu’une seconde. C’est un souffle qui s’arrête » Marie de Hennezel

Quand-la-mort-arrive_5868Je viens de terminer de  l’excellent livre de Carine Anselme, journaliste et auteur qui vient de mener une enquête approfondie aux frontières de la mort. Comme beaucoup, c’est un sujet qui me fascine, m’interpelle et m’angoisse avec cette question en arrière plan : existe-il, après la mort, un autre état de conscience ? J’y pense souvent d’autant que le nombre de jours qui me séparent de cet instant mystérieux se rapprochent inexorablement.

Il ya 16 ans Carine Anselme a vécu l’expérience douloureuse de perdre sa mère. Elle l’a accompagnée jusqu’au bout, vivant avec elle ce passage qui clôt la fin de vie. Elle a vécu ainsi tous les états par lesquels est passée sa maman : émotionnels, physiques, relationnels, psychiques et spirituels. Cette expérience l’a amenée à explorer, à l’aide de témoignages et d’avis d’experts, un moment important de la vie, souvent tabou dans notre société occidentale.

Toutes les questions sont abordées : Que se passe-t-il à l’instant du dernier souffle ? Que ressentent les mourants ? Que voient-ils ? Comment se comportent-ils ? Carine Anselme aborde aussi tous les phénomènes inexpliqués qui entourent la mort et les mourants : Perception accrue, visions de proches décédés ou de paysage grandiose, possibilités de choisir l’instant de mourir (attente d’un être cher  et partir juste après). Un livre sensible et émouvant, édité par les éditions de la Martinière.

 

« Au moment de la mort les masques tombent. Les rôles que  nous avons joués socialement, professionnellement, même au sein de notre famille, n’ont plus lieu d’être. Devant la mort, nous sommes face à nous-mêmes. La fin de vie est, à mon avis, la période la plus importante d’une vie, l’instant où tout ce qui a été acquis et appris au cours de l’existence trouve son aboutissement et son application. La sagesse de toute une vie, concentrée et puissante, est là, présente, dans les dernières heures de l’existence. »Evelyne Elsaesser-Valarino

 

Les éditions de la Martinière ont été crées par Stéphane Allix, fondateur de l’INREES (l’Institut de Recherche sur les Expériences Extraordinaires.  Elles se proposent d’aborder tous les phénomènes extraordinaires qui se situent à la frontière de la science et de la spiritualité.

 

A lire : Les sept bonnes raisons de croire à l’au-delà (Dr J J Charbonnier) Guy Trédaniel,  La mort est une question vitale (Elisabeth Kübler Ross), Albin Michel, L’amour ultime (Marie de Hennezel), Le livre de poche.

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14 mai 2013

Aimer la main ouverte

papillonVoici un beau texte que m'a transmis Marie-Christine. Peut être certains d'entre vous le connaissent déjà......

"Cette semaine, en parlant avec un ami, je me suis rappelé une histoire que j'ai entendu raconter cet été : "Une personne compatissante, voyant un papillon lutter pour se libérer de son cocon, et voulant l'aider, écarta avec beaucoup de douceur les filaments pour dégager une ouverture. Le papillon libéré sortit du cocon et battit des ailes mais ne put s’envoler. Ce qu'ignorait cette personne compatissante, c'est que c'est seulement au travers du combat pour la naissance que les ailes peuvent devenir suffisamment fortes pour l’envol. Sa vie raccourcie, il la passa à terre ; jamais il ne connut la liberté, jamais il ne vécut réellement».

Ce que j'appelle aimer la main ouverte, c'est un apprentissage qui a cheminé progressivement en moi, façonné dans les feux de la souffrance et les eaux de la patience. J'apprends que je dois laisser libre quelqu'un que j'aime, parce que si je m'agrippe, si je m'attache, si j'essaie de contrôler, je perds ce que je tente de garder.

Si j'essaie de changer quelqu'un que j'aime parce que je sens que je sais comment cette personne devrait être, je lui vole un droit précieux, le droit d'être responsable de sa propre vie, de ses propres choix, de sa propre façon de vivre.

Chaque fois que j'impose mon désir ou ma volonté, ou que j'essaie d'exercer un pouvoir sur une autre personne, je la dépossède de la pleine réalisation de sa croissance et de sa maturation ; je la brime et la contrecarre par mon acte de possession, même si mes intentions sont les meilleures.

Je peux brimer et blesser en agissant avec la plus grande bonté, pour protéger quelqu'un, et une protection et une sollicitude excessives peuvent signifier à une autre personne plus éloquemment que des mots : "Tu es incapable de t'occuper de toi-même ; je dois m'occuper de toi parce que tu m’appartiens. Je suis responsable de toi.»

Au fur et à mesure de mon apprentissage et de ma pratique, je peux dire à quelqu'un que j'aime :"Je t'aime, je t'estime, je te respecte et j'ai confiance en toi : tu as en toi ou tu peux développer la force de devenir tout ce qu'il t'est possible de devenir -à condition que je ne me mette pas en travers de ton chemin. Je t'aime tant que je peux te laisser la liberté de marcher à côté de moi dans la joie et dans la tristesse. Je partagerai tes larmes, mais je ne te demanderai pas de ne pas pleurer ! Je répondrai si tu as besoin de moi, je prendrai soin de toi, je te réconforterai, mais je ne te soutiendrai pas quand tu pourras marcher seul. Je serai prêt à être à tes côtés dans la peine et la solitude, mais je ne les éloignerai pas de toi. Je m'efforcerai d'écouter ce que tu veux dire aussi bien que tes paroles mais je ne serai pas toujours d'accord avec toi.

Parfois je serai en colère, et quand je le serai, j'essaierai de te le dire franchement, de façon à ne pas avoir besoin d'être irrité de nos différences ni de me brouiller avec toi. Je ne peux pas toujours être avec toi ou écouter ce que tu dis, parce qu'il y a des moments où je dois m'écouter moi-même, prendre soin de moi ; quand cela arrivera, je serai aussi sincère avec toi que je pourrai l'être ."

J'apprends à dire cela à ceux que j'aime et qui sont importants pour moi - que ce soit avec des mots ou par ma façon d'être avec les autres et avec moi-même.

Voilà ce que j'appelle aimer la main ouverte .

Je ne peux pas toujours retirer mes mains du cocon, mais j'y arrive mieux !"

 

Ruth Sanford

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12 mai 2013

Les gens d'un autre monde

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Ils ont le temps tout chamboulé
Et font un joli pied de nez
A notre normalité.
Leur présent s’est égaré
Dans des regards perdus
Et des propos confus.
Ce sont les gens d’Alzheimer
Les gens d’un autre monde
Qui voyagent et vagabondent
Entre les trous de leur mémoire.
Une vie fantôme aux souvenirs oubliés,
Effacés dans la nuit noire
Mémoire lézardée, un mur dressé
Entre eux et les autres.
Ils ne sont plus des nôtres.
Immobiles et silencieux
Ou bien agités et miséreux
Ils sont devenus  des ombres
A l’avenir bien sombre.
Les gens d’Alzheimer nous quittent,
L’esprit en chiffon,
Trois petits tours et puis s’en vont,
S’en vont dans leurs chimères
Et volent dans l’imaginaire
De leurs délires sans suite.

 Daniel

 

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10 mai 2013

Dialogue intime

PLV et Yves continuent à dialoguer par écrit. Voici leur dernière correspondance emprunte de questions sur l’avenir de l’homme. De belles réflexions et de beaux textes…..

 

écriture

 

 

Bonjour Pierre Louis

Je crois comprendre que vos loisirs et passions actuels viennent directement de votre environnement familial, et que ce n'est pas un hasard. Est-ce que je me trompe ?

Votre grand-père, vue la façon dont vous en parlez, doit représenter comme un héros pour vous.

Je vous comprends quand vous vous posez cette question sur la nécessité de la souffrance pour comprendre la vie. Pourquoi l'être humain est-il si sensible et si fragile ? Les autres êtres vivants le paraissent moins. Ou alors, c'est le revers de la médaille de notre "intelligence avancée" par rapport aux animaux ?

Je ne comprends pas bien, car notre vision de la vie est complètement différente et altérée après avoir vécu un moment de grande souffrance.

Au fond de nous, même après la "guérison", il reste souvent déception, mélancolie et lassitude. Tout est différent d'avant.

 

J'ai une interrogation concernant l'avenir de l'Homme.

Ces tentations que les nouvelles technologies nous présentent, ne vont-elles pas diminuer notre aspect humaniste ? C'est ma principale crainte : le fait de reléguer l'humanisme au second plan, ou de lui accorder moins d'importance, j'ai peur qu'on perde le genre humain ou qu'on le banalise.

 

Qu'en pensez-vous ?

Génération après génération, les rapports humains perdent en qualité. Tout va trop vite, on n'a plus le temps de se poser et de réfléchir. On pense d'abord à soi avant de penser aux autres.

Le principal, c'est de garder conscience que nous devons transmettre la Terre et l'humanité aux futures générations dans le meilleur état possible. Faire de notre mieux.

Nous ne sommes que des passagers et des "locataires" de l'humanité. Ne l'oublions pas !

Bonne soirée et, si vous le souhaitez, on peut continuer notre échange avec plaisir !


 

Bonsoir, Yves

Tu as raison dans ton analyse de ma personne : Je sens bien que mes loisirs actuels sont la résultante des générations passées. Est-ce à dire que nous sommes tous "formatés" ? Peut-être ...

Tu sais, ce sont en psychologie, ces fameuses répétitions trans-générationnelles ... plus ou moins inconscientes. L'esprit d'un enfant est tellement malléable et docile.

Je me souviens lorsque j'emmenais ma fille aînée âgée de 2 ou 3 ans pour voir des tombes de famille, elle courrait de ci de là pour embrasser les crucifix ... N'est-ce point là de l'endoctrinement, mon pauvre Yves ? Outre ce grand-père-héros, qui n'était guère loquace,

 

J'avais aussi une grand-tante que j'adorais, célibataire et douce, à Amiens, qui peignait des aquarelles. Elle avait le look d'une dame très digne du XIXème siècle, tu sais, cette époque bénie où l'on pouvait vivre de ses rentes ... Hé hé hé ...J'aimais aller en séjour chez elle et me balader à Berck, Le Touquet, Etaples, ou à Hardelot. Elle aimait les archives, les photos, les fleurs, les vieux meubles, les petits animaux en bronze sculpté du genre BARYE, les pendules, les livres, les ventes aux enchères, les expos, les musées, les églises, etc ...Elle avait souffert elle aussi dans son enfance, d'un genre de tuberculose osseuse et, comme en 1905 on ne soignait pas aussi bien que maintenant, elle avait conservé une jambe raide. Son genou n'avait plus de rotule et, fémur et tibia étaient soudés, je crois.

Ce handicap la rendait encore plus attachante. Nous possédons encore quelques-unes de ses aquarelles, mais les plus belles ont été vendues.

Mon grand-père, "ce héros" : tu as raison, et je voudrais tant être digne de lui ...Mais en te disant ça, je crois que c'est très mauvais de vouloir ressembler à, ou de chercher à égaler un disparu dont on se fait une "icône" quasi à vénérer.

 

Oui, je suis d'accord avec ton analyse :Je crois que c'est notre état "d'animal évolué" qui fait que nous sommes sensibles et qui nous rend si atteignable par la souffrance "morale". Peut-être que l'humain, qu'il l'accepte ou non, est un être de spiritualité ? Je me dis souvent : Pourquoi tant de grands hommes spirituels ? Tant de martyrs ? Pourquoi les Livres sacrés ? Pourquoi les prophéties ? Pourquoi les miracles ? Et pourquoi certains hommes (la grande majorité) ne suivent-t-ils pas ce courant qui les tourne vers la Divinité ?

Oui, la souffrance nous forge. Elle me rend plus cool. Plus détaché de l'argent. Plus gourmand du moment présent. Plus solitaire, plus égoïste peut-être un peu ...Plus reconnaissant à la Providence lorsque tout va bien.

Le pire pour moi, ce serait que la souffrance m'éloigne de Dieu et des autres. Là, pour moi, ce serait le véritable échec.

Oui, tu as raison, après toute période difficile, il y a souvent un reliquat de déception, de lassitude ou de mélancolie.

 

Oui, ma vie ou mon ressenti sont différents avant et après la souffrance. Et peut-être que c'est "Tant mieux". ça veut dire que l'on se forge un personnage plus en adéquation avec la vraie vie. Sans tomber dans le remords, ni dans l'aigreur.
Je trouve que les NTC (Nouvelles Techniques de Communication) sont extraordinaires.

Mais en effet, comme tu le dis si bien, elles risquent fort de nous faire perdre tout ce côté "sensible" qui fait le charme d'un être humain. On risque de faire ce que je fais en ce moment avec toi : on est chacun dans notre coin, et on tape sur un clavier pour échanger nos points de vue ou nos impressions.

Je trouve que ce n'est pas très normal. Pas très humain. Ne laissons pas le virtuel dénaturer nos comportements ! Tout un programme.

Tu me dis : "Avec les moyens modernes, on pense d'abord à soi avant de penser aux autres."

Et tu as grandement raison. Les gens ne pensent qu'à leur crédit bancaire pour s'acheter une plus grosse auto. Le soir, ils sont crevés et se vautrent devant la TV ou l'ordi. Faites ce que je dis, et non ce que je fais ... Hé hé hé ...

Et ce PLV qui  se couche à 2 heures du mate ...

Moi, je n'ai aucun souvenir de discussion personnelle sur mes états d'âme avec mon père, malgré 1 ou 2 tentatives. Il craignait peut-être de se sentir affaibli par un discours de vérité qui aurait pu faire vaciller son autorité de "pater familias" Ou alors, comme il y avait beaucoup de pudeur dans nos milieux : On ne parlait pas de certaines choses, on se touchait très peu, on ne se prenait jamais dans les bras, on ne se félicitait pas beaucoup. On vivait l'affection discrète, la fierté cachée. Par exemple, mon grand-père nous embrassait sur le front. Nous, on ne l'embrassait pas.

Voilà, tu sais tout.

A plus.

PLV

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04 mai 2013

Bye bye....

aurevoir

 

 

Je pars pour quelques jours de vacances. Je quitte sans regret la région parisienne où le temps est fort maussade. Je me dirige vers le sud, le bassin d’Arcachon. J’espère bien y trouver le soleil ! Je serais de retour  le 10 mai.

Je n'ai pas oublié ma valise ni mon doudou.....

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02 mai 2013

Soyez rapide !

Je  marchais tranquillement dans la rue. C’était un endroit où je passe souvent. Pourtant ce jour là mon regard s’est porté sur la grille d’entrée d’une maison. Voici ce que j’ai lu….

chien

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30 avril 2013

Paroles


claire basler

Claire Basler

Quelques phrases glanée parmi mes écrits......

- On vous a donné la vie. Faites en une belle réalisation car un jour on reprendra votre âme.

- Mieux vaut consacrer son temps à nourrir son âme plutôt que ses désirs. La frustration sera moins grande et l’évolution plus intéressante.

- Les souvenirs ne sont que les poussières du passé.

- Ce n’est pas l’événement qui est essentiel, c’est l’importance plus ou moins grande que nous lui accordons.

- Ce qui peut nous enrichir dans l'existence, ce n'est pas forcément de répéter des savoirs acquis, des leçons apprises mais plutôt de créer le nouveau et de s'ouvrir à l'inconnu.

Daniel

 

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28 avril 2013

Ouvrons notre espace

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La vraie nature de l’homme  n’est pas de vivre séparé dans le monde qu’il s’est créé car c’est un monde limité, essentiellement structuré  par ses croyances qui déterminent son mode de vie, le construisent, l’animent et le façonnent.

La vraie nature de l’homme est de vivre relié, connecté aux autres, à la nature, au cosmos. Si nous ne sommes pas attentifs à cela, tout nous pousse à vivre, d’une façon inconsciente d’ailleurs, séparés parce que les structures de la société et ses codes sociaux concourent à développer l’individualisation plus que l’union, l’instinct de propriété plutôt que le partage, le moi plus que le collectif.

Les frontières séparent les pays, des murs séparent des communautés, les maisons sont clôturées. La concurrence est présente partout : à l’école, au travail, dans l’industrie. Les hommes se comparent aux autres et portent des jugements. Ils ont la notion du territoire et n’acceptent pas les différences.  Sans nous en rendre compte, nous vivons ainsi cloisonnés, séparés, individualistes. Chacun cherche plus ou moins à se protéger. Nous nous consumons à petit feu sur le plan énergétique car nous sommes comme un disque rayé qui répète les mêmes choses et tourne sans fin.

Pourtant nous aurions tout intérêt à nous comporter autrement d’une manière plus ouverte. C’est en nous reliant que nous avons le plus de chance de nous enrichir et nous épanouir. Les apports extérieurs, les différences sont des occasions d’apprendre, de comprendre et d’élargir sa compréhension du monde.

Se relier, c’est aussi la possibilité de développer sa fluidité intérieure et personnelle. Joindre plutôt que fonctionner en ruptures. Accepter au lieu de refuser. Notre champ de vie devient alors plus large, notre espace grandit et nous avons des chances d’être à notre vraie place. Nous pouvons alors nous placer au centre de l’Univers. Nous sommes Un  et nous sommes tout. Nous sommes le fini et l’infini. Ouvrons notre espace.

 

Daniel

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26 avril 2013

La Pierre qui Vire

LA PIERREDirection le Morvan, le monastère bénédictin de la Pierre qui Vire. Après deux cent km  fastidieux sur l’autoroute A6, nous sortons à Avallon et dans l’instant le paysage se met à changer. La route devient sinueuse et se faufile à travers les vallons. La nature est verte et les vaches broutent tranquillement dans les prés. Nous arrivons sans difficultés au monastère. Le temps est couvert et l’air  vif et bien pur. Il va bientôt être 10 h, le début du cours de yoga. Nous montons dans nos chambres, poser nos valises et nous mettre en tenue de yoga. Premier constat : l’hôtellerie de l‘abbaye est très correcte et les chambres très propres. Nous voilà installés pour deux jours dans ce monastère au milieu de la forêt, loin de toutes habitations. Les moines ont toujours eu le sens de l’emplacement. Le lieu choisi n’est jamais anodin. Il est à la fois reposant et énergétique.

 Le monastère est bâti sur un site sauvage et boisé, sur une rive du Trinquelin, petit torrent qui court entre les rochers granitiques. Des petits ruisseaux dévalent la pente et abreuvent le monastère en eau de source

Le nom du lieu-dit, la Pierre-qui-Vire, provient d'une caractéristique naturelle. Il s'agit d'une roche qui, posée sur une autre, pouvait être mise en mouvement par une simple pression humaine. Aujourd'hui la roche est scellée et surmontée d'une statue de la Vierge Marie.

Un peu plus haut se trouve la ferme du monastère, entourée de pâturages où broutent chèvres et vaches. L’abbaye dispose d’une boutique où elle vend les produits de la ferme (fromages et yaourts) et différents produits dérivés, fruits du travail des moines( miel et poterie notamment) ainsi que de nombreux livres et souvenirs. Business oblige…Il faut bien vivre

Nous étions un groupe de 18 personnes dont trois enseignants  qui ont donné les cours à tour de rôle.

PIERRE QUI VIREAmbiance amicale et concentrée, le travail fut dense pendant ces deux jours. Peu de temps morts car le premier jour les moines nous ont proposé de visionner un film sur l’abbaye dans lequel étaient abordés à la fois la vie au sein du monastère et l’engagement personnel des moines. Un très beau film suivi d’un entretien avec le moine hôtelier très ouvert. Tous les sujets ont pu être abordés : l’ordre de St Benoit, l’organisation du monastère, la vie des moines. Le moine hôtelier est un ancien ingénieur qui vit au monastère depuis 40 ans. L’abbaye regroupe actuellement 45 moines dont le plus âgé a 98 ans. Elle est dirigée par  un père abbé, secondé par un conseil de sages.

Ces deux jours furent pour moi un enchantement (Hein PLV !) : travail yogique, participation aux offices (L’église dégage une belle ambiance. On s’y sent bien avec un ressenti d’être parfaitement intégré) et promenades méditatives et magnifiques dans la forêt environnante. Certes deux jours, ce n’est rien…..juste le temps de s’intérioriser et de réfléchir autrement. Il faut dire que les moines sont très bien organisés et rompus à l’accueil individuel ou de groupes. Tout converge à la méditation et à l’intégration : l’ambiance, l’environnement, la nature. Ces deux jours furent un temps de pause et de ressourcement loin de l’agitation du monde. Ce fut tellement agréable que nous recommencerons l’année prochaine.

Daniel

 

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