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Les voies de l'âme

Ce blog a pour objet d'amener à réfléchir sur le sens de la vie, sur notre évolution personnelle. C'est donc l'expression d'un chemin de vie à la fois philosophique et spirituel.

30 août 2014

Les religions

 

priere

 

 

"Derrière toutes les grandes religions, c'est à dire derrière le côté exotérique de leur foi et de leur espoir, de leurs symboles, derrière les vérités éparses et les limitations des dogmes, il existe un côté ésotérique de discipline intérieure et d'illumination spirituelle qui donne la possibilité de connaître toutes les vérités cachées, de les réaliser, de les posséder"

Sri Aurobindo

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28 août 2014

La vie et la spiritualité

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N’oubliez surtout pas, au cours de votre vie, de vous réserver des espaces spirituels. Ne consacrez  pas  celle-ci uniquement à l’action, la réalisation de choses matérielles où la raison et le mental seront omniprésents. Certes vous ne pouvez vivre sans actions mais vous pouvez vivre aussi en prenant du temps  à cultiver un certain sens spirituel. Le langage du cœur et de l’âme est aussi important, sinon plus, que celui de la raison. FAIRE,  bien sûr, mais ETRE aussi. Le monde spirituel est un monde de réflexions, d’émotions et d’intériorisation, un monde où vous pouvez accepter le mystère.

Vous devez comprendre qu’il existe d’autres plans de compréhension plus vastes  dans lesquels il vous est possible de développer une sensibilité  intime qui devrait vous permettre d’enrichir votre conscience. Qu’est ce une vie sans spiritualité ? Un désert aride, une coquille vide où  le désespoir et l’insatisfaction seront présents. Alors vivez dans la plénitude de votre être, au-delà du matérialiste  et acceptez ce qui vous dépasse avec ouverture et confiance. Vous n’êtes pas le centre du monde  mais une partie infinitésimale  d’un ensemble  sans limite. Acceptez en l’idée et placez-vous dans l’accueil.

 Daniel et sa petite voix

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26 août 2014

Rien à raconter

 

Arcachon

Je viens de passer une semaine de vacance sur le bassin d’Arcachon et pensais pouvoir animer mon blog avec quelques idées ou événements nouveaux.  Mais rien n’est arrivé, le néant, le désert total. L’ambiance était à la langueur, l’oisiveté, le farniente. Pourtant le bassin d’Arcachon est une belle région où il fait bon vivre. Les forêts de pins viennent étendre leurs mains jusqu’au bord des plages et les villas cachées sous les arbres sont bien souvent magnifiques. Alors j’ai flâné, je me suis baigné tous les jours car il a fait beau.  J’ai lu, j’ai dormi. J’étais dans un état contemplatif en quelque sorte.

Mes pensées et mon attention allaient vers la mer et la nature.

Entre Arcachon et la dune du  Pyla se trouve une charmante plage : la plage Pereire qui est longée par une promenade qui, aller et retour, prend une heure de son temps. Le matin, elle est très animée, chacun venant prendre l’air pour divers raisons. J’aimais bien faire cette promenade que j’appelais «  La promenade sociologique ». Entre ceux qui marchaient, qui promenaient leurs enfants, qui faisaient du jogging, qui se posaient  sur un banc pour regarder la mer, il y avait tout un panel de promeneurs aux motivations variées. Une piste cyclable longeait  également la mer.  Une douce atmosphère se dégageait de tout cela. On était loin des problèmes du monde, de la violence et des conflits !!

Donc vous voyez : pas grand-chose à raconter, à se mettre sous la dent,  si ce n’est un quelconque ressenti. Pendant une semaine j’ai posé tous mes bagages, loin de l’agitation du monde. C’est tellement agréable que je le referais la semaine prochaine en allant passer une semaine en Corse chez des amis. Après ce sera la rentrée, l’action, les contacts, la reprise des cours de yoga. La vie normale…..

Daniel

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24 août 2014

Le temps de désapprendre

 

livres qui s'envolent

Après avoir été éduqué, après avoir engrangé des connaissances et du savoir, après avoir acquis des convictions, vient le temps du désapprendre. Comme un retour en arrière pour se dégager progressivement, il devient important, pour quitter le monde de l’illusion, de retrouver son originalité profonde en effaçant toutes ces acquisitions accumulées au fil du temps. Ce sont ces couches successives  qui empêchent  à notre être de s’exprimer dans sa vérité et sa pleine lucidité. Nous naissons dans l’innocence et la vie ne va pas cesser de nous conditionner ! Balayons tous ces préjugés, toutes ces croyances pour apprendre enfin à nous connaître.

Daniel

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22 août 2014

L'éphémère

 

éphémère

J’aime l’éphémère, l’instant fulgurant qui ne reviendra plus. Une intensité très grande peut se dégager de cet instant. L’imprévu ouvre alors sa porte et je m’y engouffre sans problème car je sais que des émotions  et des sensations vont s’emparer de mon être et le faire vibrer autrement. Cela  peut être un moment très créatif.  L’écoute inattendue d’une musique peut me procurer une telle émotion ou bien l’observation d’une toile de peinture.

Un déclic se produit et mes sens sont en éveil. Lorsque je me suis mis derrière mon clavier, je ne savais nullement ce que j’allais écrire mais une musique m’a inspiré me mettant dans un état particulier où  une stimulation, une envie( je ne sais pas très bien l’exprimer) surgit. Je suis dans la création à l’état pur…J’aime intensément cet instant où l’inattendu  va se déclencher. Je vibre  intensément car quelque chose que je ne maîtrise pas est en train de surgir.

Daniel

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20 août 2014

La vie , c'est toujours maintenant

 

enfant


« Votre périple de vie se résume finalement au pas que vous faites en ce moment. Il n'y a toujours que ce pas. Vous devez donc lui accorder votre attention totale. Cela ne veut pas dire que vous ne savez pas où vous allez, seulement que ce pas est primordial et la destination secondaire. Et ce qui vous attend à la destination dépend de la qualité de ce pas. Autrement dit, ce qui vous attend dépend de l'état de conscience dans le moment présent. 

Eckhart tolle

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17 août 2014

Le changement de paradigme

Entretien réalisé à Toulouse en mai 2014 par Jocelin Morisson et figurant sur son blog « La prochaine foi » : http://www.jocelinmorisson.fr

 

marc

 

Marc Luyckx Ghisi se plaît à raconter qu’il a eu trois vies. D’abord prêtre catholique et docteur en théologie russe, puis membre de la cellule de prospective mise en place par Jacques Delors à la Commission Européenne, et enfin auteur et conférencier. Son livre Surgissement d’un nouveau monde (L’Harmattan) explique que la rationalité moderne, l’approche patriarcale et le capitalisme industriel ne sont plus capables de répondre ni au problème de notre survie, ni aux problèmes sociaux et démographiques. Le changement de civilisation qui en découle touche aux aspects les plus profonds de nos vies (relation homme-femme, le sacré, le statut de la raison et de la science, la conscience du temps, de l’espace, du bonheur, etc.).

Lors du forum « La transformation sociale et économique de notre société », qu’il a co-organisé avec les éditions Ariane à Toulouse en mai 2014, il a également présenté le travail d’un visionnaire de la Silicon Valley, Willis Harman, disparu en 1998. Pour ce dernier, le moteur du changement est la conscience et nous sommes passés à la fin du siècle dernier d’une métaphysique M1 (matérialiste machiniste : le cerveau est une machine qui produit la conscience) à une métaphysique M2 (dualiste : l’univers a deux bases constitutives, la matière-énergie et la conscience), et nous entrons rapidement en ce début de XXIe  siècle dans une métaphysique M3 (la conscience est première et fait advenir la matière).

La modernité occidentale est la première civilisation matérialiste à avoir affirmé qu’il n’y a rien après la mort, donnant ainsi naissance à une civilisation de l’angoisse de la mort. « Dans bien d’autres civilisations, la mort n’est qu’un passage, explique Marc Luyckx Ghisi, et nous sommes en train de redécouvrir que nous ne sommes pas des corps qui ont une âme mais des âmes qui se sont incarnées dans un corps, comme le disait Teilhard de Chardin dès les années 1950. »

Interview

On parle beaucoup de changement de paradigme, mais la France n’a-t-elle pas plus de difficultés que d’autres pays à puiser dans des ressources spirituelles, du fait de son histoire intellectuelle ?

Je pense que la difficulté principale de l’Occident et de la France en particulier, c’est de changer le disque dur de chacun. Le paradigme, c’est la manière dont on perçoit le monde, ce n’est pas quelque chose que l’on voit. Une civilisation partage un même disque dur, les anglo-saxons appellent ça un « narrative ». Nous sommes enfermés dans un narratif cartésien dont la France est la championne, et c’est aussi une prison. Les Anglais et les Allemands ont d’autres points d’entrée mais c’est le même disque. La plupart des gens continuent de penser que le réel est ce que l’on parvient à percevoir par les cinq sens et qu’il n’y a pas d’autre réalité.

En France, on distingue deux catégories de « créatifs culturels » selon qu’ils se revendiquent ou non de valeurs spirituelles. Ces deux groupes vont-ils se rejoindre ? Va-t-on vraiment pouvoir parler de spiritualité laïque ?

J’insiste toujours pour dire que pour faire un chemin spirituel, on peut avoir n’importe quelle religion. André Comte-Sponville dit même que l’on peut avoir une spiritualité athée. La chose la plus évidente qui va amener la transformation individuelle est le fait que la mort n’est pas la fin. Cela ne veut pas dire que les religions ont raison, car Ludwig Feuerbach avait également raison quand il disait que nous avons inventé le Dieu dont nous avons besoin. Les athées sont donc également dans le vrai.

 Et Nietzsche avait également raison en disant que Dieu est mort…

Oui, parce que nous ne sommes pas du tout certains que les fondateurs des religions, Bouddha, Jésus, voulaient cela. Le brave pape fait ce qu’il peut ; il nettoie le Vatican, mais ne peut pas aller plus loin. On va peu à peu comprendre que la spiritualité dépasse les religions. Mes enfants me disent : « Tu nous as lu la Bible quand on était petits et ça nous plaisait. Nous ne sommes pas contre le christianisme, nous sommes à côté ». C’est une autre sphère ; ils ne sont plus dedans. C’est ainsi que cela va se passer. La recherche du spirituel ne passe plus par un intermédiaire clérical : prêtre, pasteur, mufti, rabbin… La religion, c’est quand on dit : il n’y a pas d’accès au divin sans passer par l’intermédiaire du clergé. Mais les jeunes ne sont plus là-dedans. Ils cherchent éventuellement un guide spirituel, qui va leur dire comment respirer, etc.

Qu’est-ce qui caractérise le changement de paradigme selon vous ?

Le paradigme, c’est comme les maisons de Venise qui reposent sur des piliers en bois depuis quatre siècles. Il ne faut surtout pas que l’eau descende car si les piliers sont exposés à l’air, ils pourrissent. Quand on dit au gens que l’on change de paradigme, c’est comme si on enlevait l’eau des piliers qui soutiennent leurs maisons. Ils ne sont pas contents ! On remet en cause leur manière de voir le monde, la vie, la souffrance, le bonheur, etc. Il s’agit donc d’un passage difficile avec un changement de vision du monde. Et il faut presque attendre que les tenants de l’ancienne vision du monde meurent. Nous n’avons pas conscience de voir le monde selon un paradigme. Pour un anglo-saxon, l’économie de marché n’est pas un paradigme, c’est la réalité. Pour un Français, Descartes c’est la réalité : cogito ergo sum (je pense donc je suis), ce n’est pas un paradigme. Cela se passe au niveau global. C’est très difficile parce qu’on parle aux gens de leurs lunettes, mais je ne vois pas mes lunettes, je vois à travers ! Et vous me dites que je dois changer de lunettes ? Quand j’étais à la cellule de prospective de la Commission Européenne, le président nous a demandé ce qui bougeait dans la société, de repérer les signaux faibles. J’ai voyagé et constaté que les structures les plus bloquées sont les syndicats, les Eglises et les universités. Il y a des individus qui bougent mais les structures sont très difficiles à bouger. Ce qui bouge un peu c’est une partie du business, avec 10 à 15 % des gens qui basculent dans le nouveau paradigme.

Vous dites que nous sommes déjà dans une ère post-capitaliste, mais beaucoup de gens n’ont pas du tout ce sentiment.

Nous sommes déjà dans une économie post-capitaliste parce que nous avons changé d’outil de production, mais dans un silence total. Marx a montré que si l’on change l’outil de production, on change de vision du monde. Or, aujourd’hui, l’outil de production c’est l’homme lui-même (dans l’ère de l’information). Une fois que l’on produit de l’immatériel, on est dans un autre monde car la connaissance est comme l’amour : plus on en partage et plus on en a. Mais c’est le contraire du capitalisme : on ne partage pas le capital. Nous changeons de logique profonde et une partie des entreprises commence à le comprendre. Nous ne sommes plus dans la logique industrielle, mais les politiques répètent le contraire. Il y a donc hiatus. Le changement de disque ne se fait pas facilement. Nous ressentons les secousses sur les piliers de nos maisons, les incertitudes, les peurs. Et nous le ressentons dans nos corps.

La clé est-elle le renouvellement des générations ?

La comparaison qui me vient c’est Obélix ! La jeune génération est née comme Obélix dans la potion magique. Je le vois avec mes enfants, notamment la différence entre le plus âgé et le plus jeune. Ils sont porteurs d’une nouvelle logique. Il y a donc une question de génération mais c’est un premier niveau. A un autre niveau, la Terre va mal, les écolos sont de plus en plus tristes… Devant le mur, quelque chose se passe. Je donne des pistes politiques et économiques. Cyril Dion (Mouvement des Colibris) a bien expliqué que la sphère associative, alternative, doit se rapprocher de la spiritualité et que ceux qui sont « dans la spiritualité » doivent passer à l’action. La spiritualité doit s’intégrer dans le politique et l’économique.
Imaginons que le leadership américain craque. Il est tout à fait possible que le dollar passe à 5 euros. Le leadership américain est critiqué mais par quoi le remplacer ? Un leadership chinois, indien, russe… Nous n’allons pas accepter leur leadership. Il reste l’Europe, une Europe qui change, qui est cohérente avec ce qu’on a dit il y a vingt ans : une Europe de la sagesse, de la non-violence entre les Etats, non-violence vis-à-vis des citoyens, dans l’économie ; une Europe qui exerce un leadership de sagesse.

Mais on n’a même pas été capable de faire l’Europe sociale !

C’est vrai et on est en train avec les Américains de liquider tout ce qu’on a construit pendant quarante ans et de l’offrir sur un plateau aux multinationales américaines (TAFTA/TTIP). La fonction crée l’organe. Nos politiques sont des nains de jardin mais ce n’est pas grave car c’est probablement ce qu’il faut. Pourtant, nous pourrions très bien avoir des leaders politiques sages si les gens recevaient un gros « coup de pied au cul ». Non pas comme la montée des nationalismes mais peut-être des catastrophes naturelles…, je ne sais pas. Les sages sont les gens qui disent que le sens de l’Europe c’est de monter en civilisation, en diminuant la violence au niveau économique, politique, etc. Cela commence par ma propre transformation et ceux que l’on appelle les créatifs culturels sont aujourd’hui constitués pour deux tiers de femmes et un tiers d’hommes. Si le citoyen se transforme, il va voter pour d’autres représentants, et non plus des nains de jardin qui répètent des slogans et des dogmes. Ces dogmes sont remis en question mais nous n’avons pas encore assimilé au niveau personnel des visions plus sages. Nous sommes dans un no man’s land, encore au stade de la mauvaise conscience. J’ai fait une présentation de ces idées devant des chefs d’entreprise. Ils disent qu’ils sont d’accord mais que cela concerne le niveau au-dessus d’eux. Ça monte dans les entreprises depuis la base. Quelques personnes passent le plafond de verre, mais ils doivent avoir fait un cheminement intérieur.

 

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14 août 2014

L'entre deux

 

temps

 

Autorisons-nous à avoir des moments « d’entre deux », des instants de creux où il ne se passe rien, où tout semble suspendu.

Profitons de ces espaces de temps : entre deux pensées, entre deux respirations, deux temps de relation, d’activités, entre deux phrases. Nous avons tendance à nous placer toujours dans l’action. Ne rien faire peut constituer un moment de doute, d’angoisse et inconsciemment nous préférons cette sorte de fuite en avant que peut constituer parfois l’action. Voici ce que dit sur ce sujet Christophe André, psychiatre à l’hôpital St Anne à Paris «  Beaucoup d’entre nous vivent en automates, courent pour accomplir leurs tâches, pour répondre aux demandes de leur métier, de leur famille, de leurs amis, et quand ils ont joué leurs différents rôles sociaux, ils se distraient en s’occupant encore. Pas de moment, jamais, consacré à ne rien faire. Les patients dont je m’occupe (anxieux et dépressifs) sont d’une certaine manière des malades du temps. Les anxieux anticipent, se demandent quels nouveaux dangers, quelle nouvelle contrainte va s’imposer à eux, de quelle façon ils vont faire face à la journée du lendemain ou de l’année qui suit. Les déprimés ruminent le passé, ce qu’ils ont fait, ce qu’ils auraient dû faire……Les extraire de l’anticipation ou de la rumination, les aider à revenir juste vers la vie telle qu’elle est, ici et maintenant, peut être un grand soulagement pour eux. »

Et pourtant se retrouver face à soi même, dans cet instant de vide apparent, de ne rien faire où tout est arrêté  est essentiel à notre équilibre psychique. «  Bien sûr je n’ai rien fait, mais peut être, qu’en cet instant, bien des choses se sont faites en moi » ». Notre monde intérieur est aussi important que le monde extérieur.

« L’entre deux » nous place dans un temps où nos perceptions deviennent différentes. C’est un instant d’où peuvent émerger l’intuition et la créativité.

Nous pouvons fonctionner sur des modes vibratoires différents mais bien souvent nous sommes monolithiques, voir linéaires. C’est pourquoi il est intéressant de briser cette continuité et d’accorder un intérêt soutenu à « l’entre deux », moment de réflexion, de recul et de ressourcement. Moment aussi de raccourcissement du temps car dans l’entre deux le passé et le futur doivent être abolis

C’est tout simplement la présence à soi. Apprenons à vivre aussi dans les intervalles.

 

Daniel ( déjà publié en 2012)

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12 août 2014

Avoir raison

 

Eckhart Tolle

Eckhart Tolle

 

« Avoir raison et donner tort aux autres est un des principaux schèmes mentaux de l'ego, une des principales formes de l'inconscience. »

Eckhart Tolle

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08 août 2014

Le Soufisme

En mai 2011, j’avais diffusé un texte de  Mère, la compagne de Sri Aurobindo . Un lecteur du blog, Hassan, de confession musulmane et de cheminement spirituel soufi  a réagi à ce texte. Moi-même m’intéressant à la spiritualité et curieux de nature ( je n’ai pas d’ostracisme particulier concernant les courants spirituels et religieux), j’ai donc demandé à Hassan de m’expliquer en quoi consistait le soufisme et quelle était la philosophie prônée par ce courant spirituel.

Voici sa réponse, ô combien intéressante. Finalement tout se rejoint……Merci Hassan….

 

soufisme 2

 

Soufisme ou Tassawouf  est une quête spirituelle dans l'islam. C'est une voie intérieure apparue avec la révélation prophétique de l'islam, ayant pris ses racines initiales dans l'orthodoxie sunnite essentiellement, mais qui a évolué pour certains de ses courants —. Le tassawouf est par conséquent un élan de l'âme loin du théisme orthodoxe de l'islam. Son discours est contemplatif et son esthétique verbale est poétique 
Décrire le soufisme est une tâche redoutable. Comme tout mysticisme, il est avant tout une recherche de Dieu. D’autre part, par ses aspects ésotériques, il présente des pratiques secrètes, des rites d’initiation, eux aussi variables selon les maîtres. 

Les soufis se sont organisés en confréries  fondées par des maîtres spirituels. Chaque soufi se rattache à une « chaîne  qui représente sa généalogie spirituelle, grâce à laquelle il est relié par différents intermédiaires au Prophète. À quelques exceptions près toutes les voies se rattachent traditionnellement au Prophète par l'intermédiaire d'Ali ibn Abi Talib. 


La doctrine 

Le soufisme est un courant ésotérique et initiatique, qui professe une doctrine affirmant que toute réalité comporte un aspect extérieur apparent (exotérique ou zahir) et un aspect intérieur caché (ésotérique ou batin). Il se caractérise par la recherche d'un état spirituel qui permet d'accéder à cette connaissance cachée  par un idéal de non-attachement aux choses de ce monde et de combat intérieur contre l'ego. 
Le soufi –, après avoir mené le grand combat, dépouillé de son individualité (ego) – ou plutôt l'ayant domestiquée – et délivré de toutes les visions partielles et illusoires qui y sont attachées, accède au degré recherché de connaissance de Dieu 

Car l'égo est considéré comme le voile qui sépare notre Moi réel d'avec le divin. 

En somme cela signifie qu'en nous résident 2 entités, 2 MOI , l'un dominant l'autre. Le travail de l'homme spirituel est de délivrer le MOI réel céleste du moi relatif terrestre qui l'emprisonne car seul ce moi dit céleste, divin, supérieur...etc.... a la capacité d'entrer en contact avec Dieu. Et son siège est le cœur. 

Selon les soufis, toute existence procède de Dieu et Dieu seul est réel. Le monde créé n’est que le reflet du divin, " l’univers est l’Ombre de l’Absolu ". Percevoir Dieu derrière l’écran des choses implique la pureté de l’âme. Seul un effort de renoncement au monde permet de s’élancer vers Dieu: " l’homme est un miroir qui, une fois poli, réfléchit Dieu. 


Les moyens

Méditation, Prière, jeûne 

Mais l'élément commun à tous les soufis sans exception, c'est le dhikr, qu'on pourrait traduire par « rappel »ou

soufisme 1

« invocation »qui consiste à se remémorer Dieu notamment en répétant son nom de manière rythmée ou des formules traditionnelles tirées du Coran. Le dhikr est considéré comme une pratique purificatrice de l'âme, car on juge que le nom d'Allah ou de ses autres 99 noms et attributs possède une sorte de valeur théurgique qui agit sur l'âme. Il existe plusieurs modalités de dhikr. Cela se rapproche des mantras hindous 

L'utilisation de ces dikr ( mantras) induisent des modifications d'états de conscience particuliers avec levée partielle du ou des voiles avec l'accès et vision à une autre réalité.. 

Ils sont propres à chacun en fonction de notre constitution psycho émotionnelle. 
Biens choisis à la dose juste et ceci par un maitre confirmé qui maitrise cette science, ils permettent un développement régulier sans à coup. 

C'est pourquoi il est dit que le soufisme est prescription. Comme chez un médecin votre ordonnance et remède sont le votre et pas ceux du voisin. 

Pendant longtemps et encore aujourd’hui cette science n'est pas à la portée du grand public à cause de sa dangerosité entre les mains d'un non initié. 

Sans rattachement initiatique, certains postulants à la recherche de pouvoirs ont pu avoir accès par quelques fuites à quelques formules et techniques qu'ils ont utilisées et qui ont entrainé pour eux mêmes des accidents plus ou moins graves. 

Les soufis estiment que la clé du mystère divin est l'amour : aussi, contrairement aux tenants des doctrines rationalistes, les soufis se laissent guider par leur sentiment. Cherchant Dieu par un contact intérieur et mettant au centre de leur vie l'amour de Dieu et de l'homme, les soufis se heurtent à l'orthodoxie, qui proclame l'inaccessibilité de Dieu. On retrouve tous ces éléments dans l'approche dite supra-mentale. 

La transformation psychique et spirituelle n’est qu'un moyen , qu'une étape pour ensuite redescendre dans la matière, la machine cellulaire , le mental des cellules.  On passe d'un stade de transformation à celui de celui de transmutation. 

J'ai connu aujourd'hui décédé un enseignant spirituel soufi qui nous a initié moi et d'autres sur base du coran ésotérique à cette étape de transmutation qui sera un jour, planétaire. En complète similitude avec l’enseignement à Auroville. Tout se rejoint donc car la vérité est UNE. Ce n'est pas un concept nouveau. D'autres dans le passé l'ont tenté. 

Les égyptiens avec la barque solaire, le prophète ENOCH qui est monté au ciel transmuté dans un halo de feu-lumière, Moise avec son arche d'alliance contenant un être angélique lumineux qui avait comme fonction de transmuter un peuple entier et Jésus avec son pouvoir de ressusciter les morts et sa doctrine ( Voir évangiles apocalypse) d'une autre terre et d'autres cieux et les alchimistes avec leur pierre de transmutation physique dite philosophale ou philosophique. 

«On voit que la clef charnière reste donc invariablement la transformation de l'Êgo qui peut se faire dans une structure (même informelle) ou par la vie directement comme pour Satprem*» 

Dans la vie de Satprem on voit que des évènements violents traumatisants ( camp de concentration) l'ont dépouillé de son égo et de ses illusions très tôt en âge. Son égo a été mis à nu d'une manière brutale. 
S'ensuivit une vie d'aventurier perdu et qui atterrit à Pondichéry. 

Il était neuf et dépouillé mais enfin prêt pour la vraie aventure et le vrai travail. Je trouve important de dire et d'insister sur un point pour rassurer des nouveaux, que de mon point de vue et aussi celui de la Tradition, il n'est pas nécessaire et obligatoire de lier développement spirituel et souffrance. 
Même si il y a eu des cas, ce n'est pas une règle. 

Ce serait une erreur dommageable de corréler systématiquement pathos et spiritualité. 
Pour les néophytes, ce serait les tromper dangereusement que de leur transmettre même involontairement « cette croyance » très véhiculée par les médias et le système. 

Il faut travailler "dur", il faut "gagner sa vie", il faut "se battre",. lutter contre la cancer, lutter contre.n choses à l'infini et plus grave encore enseigner comme cela se fait en économie le concept abominable de " la guerre de tous contre tous". 

Mon opinion, croyance et certitude seraient plutôt qu'il est possible de bâtir sur l'amour, la joie et la paix et non sur cette ambiance de guerre permanente. Et non sur la souffrance, la tristesse et la révolte qui en résultent. 

La voie supramentale, Ok mais sans cela. Sinon, ce serait comme de donner encore de l'énergie aux forces sombres.

NB : Satprem fut un compagnon fidèle de Mère. Il vécut à Auroville et écrivit plusieurs ouvrages assez connus dans le monde de la spiritualité.

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