impermanence

 

Tout passe……Les jours, les saisons, les années…….Même la vie passe et nous n’y pouvons rien. Il vaut mieux avoir conscience que rien n’est jamais acquis. Même les événements ou les choses qui paraissent immobiles se transforment imperceptiblement, bougent et évoluent.

Cette notion d’impermanence se cache derrière la vieillesse, la maladie et la mort. Rien de triste en cela mais un simple constat. Tout, absolument tout, passe par le même cycle de l’existence : la naissance, la croissance, le déclin et la mort. Penser que tout est stable, restera en l’état, est simplement une utopie. Notre vie peut basculer en quelques secondes : perte d’un être cher, maladie, rupture…….La conscience de cela nous familiarise avec l’impermanence des choses, notion chère au boudhisme.

L’acceptation de l’impermanence des choses nous mène tout naturellement au détachement. Autrement dit, je ne suis pas attaché à ce qui est là, j’accepte pleinement ce qui est là, sachant pertinemment que ce qui est là change ou disparait.

L’attachement aux choses est souvent cause de souffrance. Les êtres humains s’accrochent fermement à leurs désirs alors que les choses ne sont ou ne restent pas toujours comme ils le souhaiteraient

On s’attache à ce que l’on aime, que ce soit des êtres ou des activités, et on redoute beaucoup de se séparer de ce que l’on a aimé, de ce à quoi l’on est attaché, de ce qui, parfois, a été le sens de notre vie.

Il ne s’agit pas d’être égoïste, indifférent ou de ne pas avoir de sentiment. Il s’agit simplement[D1]  d’avoir conscience qu’un jour tout peut s’arrêter.

En acceptant cela notre vision du monde peut alors changer.  L’attention à l’instant présent devient plus grande. Les regrets, les remords n’ont plus lieu d’être et la vie peut prendre un sens différent.

Tout ce que nous aimons mourra. Et je mourrai moi aussi.

Daniel