A la suite de mes réflexions sur la tolérance, j'ai reçu plusieurs messages en retour dont celui de Aube 03 que je me permets de diffuser avec son autorisation car il me paraît intéressant car posant le problème de notre évolution sociétale. 

J'en profite galement pour donner l'adresse du blog de Aube 03(http://amevivante.canalblog.com/)

evolution-homme

Je commencerai par une citation de Victor Hugo :
"La grande erreur de notre temps, cela a été de pencher, je dis même de courber l'esprit des hommes vers la recherche du bien matériel. Il faut relever l'esprit de l'homme, le tourner vers la conscience, le beau, le juste et le vrai, le désintéressé et le grand. C'est là, et seulement là, que vous trouverez la paix de l'homme avec lui-même et par conséquent avec la société."

Il semblerait en effet que chaque fois qu'une société base toute sa notion de bien-être, de bonheur, de confort et de sécurité sur le bien matériel, le destin vient la frapper pour lui montrer son égarement en la mettant face à  sa fragilité, ses faiblesses, son insécurité, son ignorance.
L'idéal de réussite est devenu l'appât du gain, le confort, la belle voiture, le look, les belles vacances... Nos idéaux sont tombés au ras des pâquerettes, avec quelques soubresauts par ci par là d'antiracisme, d'égalitarisme, de solidarité, de respect des différences, des animaux, de la nature... Tout cela avec un certain relent de sentimentalisme chrétien ; la bonne parole, la bonne conscience et aussi des effets de mode.
Mais où sont les grandes idées, les grands élans, les grands projets, les grandes visions pour l'humanité ? Où est la grandeur, où est la hauteur ?
Le terrorisme islamiste et son lot de violence aurait-il pour origine une sombre frustration, un manque cruel de raison d'être ? Un tel manque qu'il fait sombrer dans le fanatisme et la folie.
Qu'offrons-nous à nos enfants ? Quel aliment donnons-nous à leur esprit et à leur âme ? N'est-ce pas, avec le gîte et le couvert, la première des nécessités ?
Il semblerait que nos civilisations, après chaque enthousiasme aveugle les conduisant aux abus, aux excès, à la surconsommation, doivent à chaque fois retomber dans le chaos pour retrouver un équilibre.
Sommes-nous donc incapables de modération dans l'abondance, de justice dans la paix, de respect dans les relations ? Faut-il toujours exagérer ? Les véhicules ont tous des freins, pourquoi pas nous ?
Pire, les quelques grands personnages de l'histoire ont été assassinés.
Quelle est donc cette mystérieuse mauvaise volonté qui barre le chemin à notre évolution ?