fleurs

 

La période que nous venons  de vivre a un côté paradoxal extraordinaire. Ce petit virus s’est attaqué à nos poumons entraînant des disfonctionnements respiratoires graves, parfois irréversibles. Mais il a aussi permis au monde entier de respirer. Tout s’est arrêté…..La frénésie consumériste a été touchée en plein vol……On aurait pu entendre une mouche volée !!

Oui le monde s’est mis à respirer, la nature s’est épanouie, les herbes folles se sont mises à courir sur les trottoirs, l’air s’est purifié, le temps s’est fait la malle !! Et l’homme s’est désencombré du superflu.

Cette vie trépidante qui était la notre s’est réduite comme peau de chagrin. Nos préoccupations se sont faites autres et nous avons commencé à prendre conscience des petits riens qui nous entourent. Notre regard s’est attardé sur des petites choses qui nous paraissaient sans importance……Et si cela était l’essentiel ?

«  Cet arrêt sur images » nous a rendu attentifs aux détails, à la vie cachée qui, habituellement, nous indiffère. Et si la vraie vie était là, présente dans ces détails , dans l’infiniment petit ?

Je vivais mal cette période du toujours plus. Mon âme était inquiète et se demandait bien quand cette course effrénée allait s’arrêter. J’étais spectateur de ce monde qui m’attristait……

Et maintenant mon âme s’interroge à nouveau. Quelles leçons les hommes vont-ils tirer de cette aventure ? Vont-ils avoir la force et la volonté de faire émerger un monde nouveau ?

Des graines ont été semées. Souhaitons que le terreau dans lequel elles tentent de pousser soit propice à leur épanouissement.

Daniel