camargue

Quand la mer fait danser ses vagues
Et que le vent geint à l’horizon,
Sur les chemins perdus de Camargue,
Le galop des chevaux tape le limon.

Les crinières blanches griffent le ciel
Et comme une horde sauvage
Poussée par une pulsion charnelle
Elles disparaissent, là bas, dans les nuages.

Serrez dans vos bras le silence
Regardez les roseaux qui dansent.
Sous le ciel étoilé de flamants roses
Vous n’êtes que peu de choses.

Fille manouche, au bord du rivage,
Long jupon qui traine vers le grand large
Vos cheveux noirs s’envolent tels des papillons
Dans les brumes vaporeuses du lagon.

Terre de sel craquelée par le soleil
Aux reflets rouges tachés par l’ombre des tamaris.
Terres de salicorne et de saladelle
Chevauchées par les taureaux insoumis.

La Camargue soupire au couchant
Et s’assoupit sous les zébrures du ciel.
Il ne reste que la silhouette lointaine et frêle
De la petite romanichelle, pieds nus dans le sable blanc.

Daniel