anne_mille_et_une_voixCe mardi matin, je me suis levé d’un bon pied. J’avais rendez vous avec mon amie Anne à Paris. Lorsque je lui avais fait part de mes ennuis de santé, elle m’avait spontanément invitée à venir la voir. Anne est thérapeute, je la connais depuis 7 ans. C’est une excellente tarologue qui travaille aussi sur le son. Elle organise des ateliers de chants chamaniques et improvisés tous les 15 jours aux quels je ne peux plus, malheureusement, me rendre. Ce jour là, j’anime des cours de yoga. Elle reçoit également des personnes en consultation individuelle et chante uniquement pour elles dans le but de les aider. J’ai toujours encouragé Anne à développer cette dernière activité car je crois beaucoup à la puissance énergétique du son qui pénètre les couches profondes de l’être.

J’apprécie beaucoup Anne pour sa générosité, son ouverture et son écoute. J’avais rendez vous à 11h30 du matin dans le 11 ème arrondissement. Comme d’habitude elle m’a reçu avec gentillesse. Après avoir échangé quelques instants, je me suis installé confortablement sur le canapé qui était dans la pièce et la séance a pu commencer. Anne a pris un long bâton de bambou appelé bâton de pluie. Le bambou est creusé à l’intérieur et on y dépose une petite structure en colimaçon. Puis on y met des graines séchées et on referme aux deux bouts. Lorsque l’on penche le bambou, les graines se mettent à glisser et la sonorité qui se dégage ressemble à des gouttes de pluie qui tombent. Sensation fort agréable qui suscite la détente et provoque un balayage énergétique assez profond. J’avais les yeux fermés et ne voyais pas ce que Anne faisait, mais d’autres sonorités (des sons de clochettes, de cristal) venaient doucement caresser mon corps. Puis elle se mit à chanter, un son rauque, profond qui me fit vibrer le ventre et tout le bas du corps. C’était comme un chant d’ancrage et de recentrage. Puis la mélodie se mit à changer, les sons devinrent plus aigus. Les zones du haut de mon corps se mirent à vibrer et une douce lumière m’envahit. Je sombrais dans le sommeil. Au réveil je me demandais combien de temps j’avais pu dormir. Anne me rassura  en me disant que ce ne fut guère long. J’entendis alors le son d’une flute et une douce mélopée s’éleva dans la pièce. Elle venait de mettre un CD consacré à cette flute d’Asie centrale, si particulière, qu’on appelle le Ney (flute oblique à embouchure terminale en roseau). Je quittais Anne dans un état second et rentrais chez moi pour m’endormir profondément. Je me suis réveillé, courbatu et dans un grand état de calme.

La vie reprenait ses droits mais je sentais que mon état vibratoire s’était modifié. Je crois profondément à ce travail avec le son. Le son est une énergie, une vibration qui pénètre notre corps et qui peut transformer notre propre énergie. A pratiquer donc avec prudence et avec une personne parfaitement compétente.

 Daniel

 

Anne Ghodbane Richard : www.milleetunevoix.com