Les voies de l'âme

Ce blog a pour objet d'amener à réfléchir sur le sens de la vie, sur notre évolution personnelle. C'est donc l'expression d'un chemin de vie à la fois philosophique et spirituel.

02 juin 2011

Le temps du stylo plume

 

PLV m’a envoyé ce joli texte, tout en sensibilité comme il sait le faire. Et cela m’a rappelé des souvenirs…….

Ah le papier à lettres, et le stylo-plume !plume_unencrier_et_un_tampon_sur_un_papier_rustique
Comme j'aimais ouvrir le bloc et en sortir la jolie feuille immaculée. Sans savoir dans quel ordre j'allais développer mes idées. Mais ce que je savais, c'est que j'allais faire plaisir à quelqu'un.
Bon, le courriel fait plaisir aussi, mais on l'efface si vite ...C'est le côté "éphémère" qui me déplaît. Les lettres avec le timbre, je les conservais dans une boîte à chaussures. Je les regardais, je les sentais, je les mettais contre mon cœur. Souvent, ah qu'ils étaient beaux ces timbres de collection !
Et l'oblitération permettait d'en connaître la provenance. Avec la flamme de la ville, on faisait du tourisme pour pas cher ! Et puis, il y avait le geste du coupe-papier, l'attente, la surprise, la déception, ..
Maintenant le courriel, c'est anonyme. Et en plus, c'est moi qui imprime la page

 PLV

porte_plume_et_encrierLe temps du stylo plume
Qu’il est loin le temps du stylo, de l’encrier et du papier. Maintenant nous avons internet, un bel outil pour communiquer presque en temps réel. Rendez vous compte, on peut facilement s’écrire des quatre coins du monde sans problème. Un clavier, un écran et c’est parti !
Moi je suis de l’ancienne génération, celle du porte plume et du stylo.
J’attachais un soin particulier à mon stylo. Le prendre dans ma main puis écrire sur une feuille de papier était un acte presque sensuel. L’odeur de l’encre, le crissement de la plume sur le papier, l’enveloppe à coller et pour finir choisir un timbre. Tout cela me rappelle des temps un peu anciens. On trempait les premiers stylos dans l’encrier. Parfois la plume bavait et on se retrouvait avec un gros pâté sur la feuille. Ma grand-mère avait un magnifique encrier, tout en verre, avec une rainure pour poser le stylo. Je rêvais qu’elle me le donne ! Puis on inventa le stylo à recharge.
J’avais un bel étui que je sortais fièrement chaque fois que je voulais écrire. Je me rappelle aussi des buvards dont je faisais collection et qu’on s’échangeait à l’école.
Poser les mots sur le papier, faire parfois quelques ratures, pencher le corps en avant pour bien s’appliquer et terminer avec une belle signature. Et pourquoi un PS ?
Un jour, à la suite d’une dispute avec ma femme, celle-ci m’a écrit une longue lettre pour me faire part de sa tristesse. Je l’ai ouverte le cœur palpitant et l’ai lue avec émotion. Pratiquement impensable aujourd’hui avec internet
Je me suis mis à internet comme tout le monde. Je tape sur mon clavier, c’est devenu une habitude. Je n’écris pratiquement plus au stylo. De temps en temps je prends le crayon. Je sens l’odeur de la mine et le taille avec un couteau comme un bon artisan. Des gestes du passé…..

 Daniel

 

Posté par DANIEL GENTY à 07:00 - Expériences de vie - Commentaires [3] - Permalien [#]
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Commentaires sur Le temps du stylo plume

  • souvenirs

    Faut pas exagérer, on écrit encore beaucoup, non ?
    Feuilles d'impôts, mots croisés, lettres administratives ...

    Nostalgies ? En effet, que de bons souvenirs !
    En CP, au début on écrivait au crayon, puis selon notre qualité d'écriture la maîtresse nous faisait passer au porte-plume . C'était la grande promotion, la grande consécration !
    Je suis donc un jour passée à la plume . Immense fierté ! et quelques jours plus tard, j'ai fait un gros pâté . Et paf ! Retour au crayon . Déchéance ! Humiliation ! Dépit ! Tristesse ! Injustice !
    Mais par la suite, j'ai toujours eu une écriture très soignée . Allez savoir ...

    Autre anecdote .
    J'habitais dans une petite ville de province et je faisais partie de la moyenne bourgeoisie . Et au collège, j'avais des camarades, enfants de paysans modestes, qui venaient des villages environnants .
    Ma mère m'achetait toujours du matériel de la meilleure qualité .
    En 6ème, j'avais donc, comme toujours une trousse en cuir . Et cette fois-ci, c'était une trousse magnifique à 3 battants qui s'ouvraient, avec tout ce qu'il fallait pour y glisser crayons, gomme, équerre, etc ...
    Et moi je lorgnais avec une envie baveuse sur les plumiers en bois des copines villageoises . J'adorais ces boîtes magiques avec leur couvercle à glissière, que je n'avais jamais eus de ma vie . Frustration intenable !
    Je décide donc un jour de troquer ma trousse avec le vieux plumier tout taché et balafré de ma voisine .
    Extase presque sensuelle ! Merveille des merveilles ! J'étais aux anges .
    Lorsque trois jours plus tard, ma mère aperçoit la chose et s'exclame horrifiée : "Qu'est-ce que c'est que ça ? Où est ta trousse ? Tu vas la récupérer immédiatement !"
    Comme quoi ... Les goûts et les couleurs ...!

    Posté par marie christine, 02 juin 2011 à 10:30 | | Répondre
  • A tout seigneur, tout honneur !

    Rendons à César ce qui lui revient !
    Bon, OK, c'est pas César, c'est Eve Lyne.
    C'est elle qui, la première, a évoqué le bloc de papier à lettre ... Merci.

    Posté par PLV, 05 juin 2011 à 23:24 | | Répondre
  • ah l'écriture

    J'adore lire les pages d'écriture on découvre à travers les boucles et les liés toute la douceur et la volonté de faire partager les moments de délices que l'on vit...un lien qui unit dans la simple présence d'une page couverte d'une belle écriture...d'ailleurs je me souviens d'une très belle lettre provenant de Talmont sur Gironde...Pierrot avait prêté sa plume à cet écrivain !.....
    Cette lettre chère à mon coeur que le souvenir me relit sans cesse.

    Posté par Sarah, 06 juin 2011 à 12:21 | | Répondre
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