Croyez-vous aux miracles ? Moi je n’ai aucune pudeur à y croire. J’aime les miracles , le merveilleux car je pense que tout est possible dans la vie. Aller au-delà des limites de la compréhension, c’est se placer dans un espace de réflexion et d’interrogation. Que vous croyez ou non aux miracles, lisez donc l’histoire de Saint Charbel.

Saint Charbel

Charbel Maklouf est né au Liban en 1826 dans une faille modeste. Cadet de 5 enfants il reçoit, avec ses deux frères et ses deux sœurs, une éducation très pieuse, qui lui donne dès l'enfance un goût prononcé pour la prière qui sera la caractéristique la plus marquante de sa vie de moine et d'ermite.

A l’âge de 23 ans, il quitte soudain la maison familiale durant la nuit, sans prévenir personne, sans dire adieu à sa mère, sort de son village et se rend à pied au monastère de Notre-Dame de Mayfouk où il va passer sa première année monastique.. En 1852, ses supérieurs l'envoient au monastère Saint-Maron, à Annaya (mont Liban), où il entre dans l'Ordre libanais maronite sous le nom de Charbel, l'un des premiers martyrs de l'Église d'Antioche du iie siècle.

 Il  y vivra dans la prière et la réclusion volontaire pendant 16 ans. Le 15 février 1875, aspirant à une vie érémitique toujours plus intense, il rejoint, avec la permission de ses supérieurs, le petit ermitage isolé des Saints-Pierre-et-Paul, qui néanmoins fait partie du monastère. Là, dans le silence et l'obéissance parfaite à l'Église, le Père Charbel vit humblement et pratique chaque jour plus profondément toutes les vertus chrétiennes.

Toute sa vie et toute sa personne étaient comme immergées en Dieu. Il vécut ainsi une vie érémitique faite de dévotion, d’ascèse et de mortification durant 23 ans.

Il décèdera le 24 décembre 1898. Jusque-là une histoire assez banale  mais c’est alors que le plus extraordinaire commence.

La nuit du 25 au 26 décembre, quelques heures après sa mise en terre, des clartés inexplicables s’élèvent de sa tombe, marquée d'une simple croix de bois, dans le cimetière des moines attenant au monastère ; des paysans et des soldats turcs, apercevant de loin ces luminosités, viennent s'en enquérir au monastère. Les moines, qui avaient constaté le même étrange phénomène, ne parviennent pas à repérer la source de cette luminosité dans la zone où le Père Charbel venait d'être enterré.

La rumeur de la sainteté de Charbel se répand ; bientôt une foule, qui ne cessera de grossir dans les jours suivants, viendra prier et se recueillir devant son humble sépulture à laquelle les moines acceptent de donner accès ; on y vient de toutes les localités des environs. Des malades y sont bientôt conduits qui demandent au défunt des grâces d'intercession. Au bout de 45 jours d'expectative et d'hésitations, les autorités ecclésiastiques finissent par ordonner une première exhumation, le 8 février 1899. Une fois nettoyé de la terre, le corps réserve bien des surprises. Il est absolument intact et souple, sans la moindre décomposition. Il est alors relavé, revêtu de vêtements monastiques neufs et placé cette fois dans un cercueil de bois, qu'on transfère à la chapelle du monastère où il est emmuré.

C'est ce nouveau tombeau qui, à travers le mur, suinte bientôt d’une sorte d’exsudat sanguin. Après quelques semaines, une nouvelle exhumation est autorisée le 15 avril 1899 ; l'ouverture du tombeau a lieu en présence de plusieurs médecins qui constatent qu'un liquide « huileux », ayant une odeur de sang frais, est en train de sourdre des pores du saint moine sur toute la surface de son corps. Cet épanchement au cours des semaines écoulées avait été si abondant que les vêtements monastiques durent être à nouveau changés. On emmure à nouveau le cercueil derrière une paroi maçonnée sans interstices, où il continua à exsuder jusqu’en 1927.

Ce corps fera l’objet de nombreuses péripéties. Il sera exhumé plusieurs fois, déplacé sans qu’il se décompose gardant une souplesse incroyable des bras et des jambes.

A partir de 1950 des registres officiels commencent à tenir le compte des miracles, tant corporels que spirituels, qui se produisent devant le corps ou la tombe de Charbel. Leur liste est innombrable.

Du monde entier affluent désormais à Annaya des lettres de fidèles de toutes langues. Le monastère en recevra 41 530 entre 1950 et 1957. Toutes témoignent de détresses, morales ou physiques, et d'espérance. Les guérisons miraculeuses se poursuivent et la renommée de Saint Charbel grandit.

Au terme d'un nouveau procès de canonisation, d'une durée de douze ans, le Bienheureux Charbel est solennellement canonisé le 9 octobre 1977 par le pape Paul VI en la Basilique Saint-Pierre de Rome

Prudente l’église se contentera de retenir un seul miracle parmi les nombreux miracles attestés. Celle d’une Guérison complète, instantanée et définitive, devant le tombeau du Bienheureux Charbel, en 1966, de Mariam Assaf Awad, de la ville de Hammana, au Liban, âgée de 68 ans, souffrant d’un cancer incurable de la gorge, en détresse respiratoire aggravée, maintenue en vie par perfusion continuelle de sérum, ne pouvant plus se nourrir car souffrant de douleurs atroces à chaque déglutition. En décembre 1966, à la suite d’un pèlerinage au tombeau du saint, elle fut instantanément et totalement guérie.

On  pourrait multiplier les miracles . Même de nos jours encore Saint Charbel continue son activité de guérisseur multipliant les guérisons miraculeuses