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Le parc Leblanc

Cet après-midi, je suis allé rejoindre, au parc public, ma femme qui avait emmené ma petite fille de trois ans jouer au square. Le ciel était bleu et une douce température imprégnait l’atmosphère. Les enfants jouaient et les mamans et les mamies les surveillaient attentivement. A cette époque de l’année le parc était encore beau.

Je me suis assis sur un banc, au soleil, et me suis imprégné de l’ambiance de sérénité qui régnait sur le parc. J’étais très attentif aux arbres, aux massifs de fleurs qui allaient bientôt disparaître. Il y avait face à moi un grand marronnier qui commençait à perdre ses feuilles. Il était magnifique et se balançait nonchalamment au gré d’un vent léger. Je ressentais la puissance de la vie bien présente et me disais que c’était un bien précieux. Il y a quelques années je ne me serais pas assis, sans rien faire, à contempler la nature, à goûter le temps qui passe. Pas le temps, trop pressé, pas d’intérêt, trop pris par mes pensées……

Tout cela peut paraître anodin et bien dérisoire, mais pour moi, c’est le signe d’une transformation intérieure où le curseur de la conscience vient se placer sur d’autres centres d’intérêts plus intériorisés, où le contact avec la nature et les relations privilégiées se font de plus en plus présents.

Je me rencontre que je n’ai plus envie de perdre du temps dans des relations futiles, des discussions sans fin. J’apprends à aimer le temps qui passe, à le ralentir pour le savourer, à poser un regard sur ce qui auparavant m’indifférait. Je continue à découvrir le monde mais sous des angles différents.

Daniel