Les voies de l'âme

Ce blog a pour objet d'amener à réfléchir sur le sens de la vie, sur notre évolution personnelle. C'est donc l'expression d'un chemin de vie à la fois philosophique et spirituel.

03 novembre 2020

Le chrysanthème

chrysantheme

 

Dimanche dernier, c’était la journée des chrysanthèmes. Les cimetières étaient colorés, un véritable feu d’artifice. Une pluie fine n’en finissait pas de tomber pendant que de gros nuages bien joufflus traversaient le ciel. J'étais  debout devant la tombe de mes parents à me recueillir. Je n’aime pas trop aller au cimetière, une foule de sentiments remontent à la surface et envahissent tout mon être.

Une petite voix me parlait et je ne me sentais pas très bien. Ma vie défilait avec mes parents. Etrange sensation qui fait que j'étais  à la fois acteur et spectateur. Le temps a passé si vite et les souvenirs affluaient, pas toujours heureux. Les relations ne se sont pas toujours bien passées entre nous.

Nous n’avions pas du tout la même vision de l’existence. Pourquoi suis-je né dans cette famille ? Combien de fois me suis-je posé cette question !!  C’est vrai ça !! On ne nous demande jamais notre avis sur nos futurs parents. Cette vie familiale m’a laissé un gout amer et quelques regrets. Aurais-je pu être un fils plus aimant, plus à l’écoute ? Ai-je finalement aimé mes parents ?

Les vies ne font que passer…….J’ai déposé mon chrysanthème pendant que la pluie continuait de tomber. Je me suis retourné et  me suis éloigné lentement de la tombe……

Posté par DANIEL GENTY à 07:00 - Expériences de vie - Commentaires [30] - Permalien [#]
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Commentaires sur Le chrysanthème

  • Les questions que tu poses à la fin semblent fondées sur un principe selon lequel on devrait être « très aimant » envers le couple qui a décidé de nous mettre au monde sans nous demander notre avis.
    Y a-t-il une quelconque obligation à les aimer ? Surtout s'ils n'ont pas été à la hauteur.
    La Bible parle « d'honorer son père et sa mère », pas de les aimer, honorer c'est tout autre chose. Et d'ailleurs faut-il encore qu'ils soient honorables…

    On peut aussi s'interroger d'une autre manière :
    Mes parents ont-ils été suffisamment aimants, suffisamment à l'écoute, ai-je eu finalement des parents qui m'aimaient vraiment ?
    Se mettre face à ces questions est très intéressant. Je veux dire se mettre VRAIMENT en face d'elles.
    Car peu à peu les réponses peuvent être VRAIMENT surprenantes… si on revient se les poser dans la durée .
    Je dis cela par mon expérience d'aide aux personnes durant 30 ans et plus.

    Posté par alainx, 03 novembre 2020 à 09:24 | | Répondre
    • Effectivement je vais me poser ses questions mais je crois bien que je connais déjà les réponses. En reste une sans réponse: Pourquoi j'ai choisi cette famille ?

      Posté par daniel, 03 novembre 2020 à 17:44 | | Répondre
  • Certaines personnes croient que l'on ne naît pas dans une famille "par hasard", et que même, on la "choisit".
    Je me suis posée aussi des questions, différentes des tiennes, mais ce qui m'a le plus fait avancer, c'est lorsque je suis devenue maman, puis grand mère à mon tour... Ceci mêlé à tout ce que j'ai appris sur mon histoire familiale en étudiant ma généalogie m'a permis de ... pardonner, comprendre, aimer. Un peu tard ?
    Est-il jamais trop tard ?
    On fait tous ce qu'on peut ...

    Posté par Ambre Neige, 03 novembre 2020 à 09:34 | | Répondre
    • Oui, on fait ce qu'on peut !! Moi je pense que si je suis né dans cette famille, ce n'est pas par hasard !! J'avais des choses à comprendre, un peu comme une épreuve. En tout cas cela m'a servi de leçon avec mes enfants. J'ai procédé autrement( écoute et tolérance).

      Posté par daniel, 03 novembre 2020 à 17:49 | | Répondre
  • Coucou les amis, voilà est posé ici un problème existentiel majeur: être ou ne pas être. Qui est on vraiment ? L'enfant choisi par un couple de parents à un moment choisi ? Dû à un concours de circonstances ? A un hasard providentiel ? Est on au contraire un être en devenir qui choisi où se poser ? Dans quel foyer ? Et pour quoi y faire ? Toutes les questions, les suppositions, les alternatives, les croyances même, sont autant de possibilités. Nous ne savons pas. Il y a ce que la science explique et démontre, au quel on peut croire car matériellement possible en l'état de nos connaissances, mais qui peut aussi basculer au contact d'autres découvertes, ainsi va le monde, ainsi va la science, nos croyances, nos certitudes. Sans arrêt remises en question par d'autres plus étayées, plus fouillées et moins aléatoires. Nous ne sommes pas grand chose pour prétendre. Alors nos convictions sont là pour remplir ce vide qu'est l'incertitude face à ce qui nous dépasse.
    Avons nous aimé assez ? Avons nous assez été aimé ? Question d'équilibre. A quelques exceptions près, je suis persuadée (ma bonté d'âme !) que nous et qu'ils ont fait ce qu'ils ontpu avec les moyens mis à dispositions à un moment donné. Il ne faut pas trop se poser de question, ni trop s'en poser. Il faut se poser les bonnes.

    Posté par delia63980, 03 novembre 2020 à 14:37 | | Répondre
  • Une enfance vous marque forcément toute une vie. Vaut mieux qu'elle fut heureuse, ça aide beaucoup !!
    Malheureusement il y a aussi des enfances qui constituent des handicaps !
    J'aurais souhaité être aimé pour ce que je suis et non pour ce qu'il voulait que je sois.

    Posté par daniel, 03 novembre 2020 à 17:56 | | Répondre
  • Je pense qu'il est assez fréquent qu'un enfant se sente étranger au sein de sa famille. "Qu'ai-je de commun avec ces personnes ? Qu'ai-je de commun avec mes parents, mon frère, ma soeur ? Rien !" Il se sent un peu comme le vilain petit canard. Il ne se sent pas à sa place, il ne fait pas partie de leur monde. Je pense que mon père a dû souvent se poser ces questions, mon père, tellement différent...
    Bonne fin de journée à toi, Daniel.

    Posté par Françoise, 03 novembre 2020 à 18:55 | | Répondre
    • C'était mon cas. Je me suis senti si différent. Ma mère voulait me formater à son image . Je souhaitais être simplement moi-même!

      Posté par daniel, 06 novembre 2020 à 14:53 | | Répondre
  • Le dimanche c'est la Toussaint soit la fête de tous les saints. C'est le lundi qui est le jour des morts . On peut les honorer avec tous types de fleurs, de prières ou c'est encore mieux de souvenirs....

    Posté par manouche, 04 novembre 2020 à 08:39 | | Répondre
    • Restent des souvenirs, des images, des sensations......

      Posté par daniel, 06 novembre 2020 à 14:54 | | Répondre
  • Comme d'habitude j'ai eu le plaisir de lire un texte intéressant ! Quant au ciel de Toulouse, on peut dire que c’est le gris nuageux, un peu triste ! Je te souhaite une très bonne journée. Cordiales amitiés & à +

    Posté par Gabray 31, 04 novembre 2020 à 10:52 | | Répondre
    • Ici fait beau, froid avec un beau soleil. Parfait pour le jardinage !

      Posté par daniel, 06 novembre 2020 à 14:56 | | Répondre
  • ... enfant, on ne s'interroge guère sur ses parents, on rêve à des héros qui auraient pu l'être mais adulte, on se cré la sienne de famille.... et tant qu'il y a de l'amour à donner ...
    Bises du soir
    Mireille du sablon

    Posté par mireille du sabl, 04 novembre 2020 à 17:42 | | Répondre
    • Oui donner de l'amour, très important et savoir respecter la personnalité de nos enfants même s'ils sont différents de nous !!

      Posté par daniel, 06 novembre 2020 à 15:00 | | Répondre
  • As tu essayé d'y aller un autre jour que celui "des morts", as tu essayé de porter autre chose que le traditionnel chrysanthème (fleur offerte pour les mariages au royaume uni) ? Tu aurais peut être une toute autre vision d'eux, de ton attitude , à moins que le "mal" ne soit trop profondément ancré auquel cas, oui, la visite de Toussaint suffit et te laisse passer les 364 autres jours de l'année tranquille.

    Posté par chinou, 04 novembre 2020 à 17:44 | | Répondre
    • J'y vais de temps en temps pour mettre des fleurs mais ce n'est pas mon moment préféré. Cela me ramène à la fragilité de la vie, à la mort, cette inconnue. Que sont-ils devenus? Ou sont-ils ? est ce qu'ils me voient?

      Posté par daniel, 06 novembre 2020 à 15:03 | | Répondre
  • Un lien n peu bizarre!...

    Posté par Marie Minoza, 04 novembre 2020 à 18:18 | | Répondre
    • Impossible de lire ton texte!

      Posté par daniel, 06 novembre 2020 à 11:40 | | Répondre
  • un très beau texte réaliste et bien dans le temps de toussaint ; lundi soir je suis allée à la messe des défunts pour rendre hommage à ma tante décédée en mars du covid19 ; les rapports avec mes parents ont été des moments chauds et des moments froids ; maintenant avec mon fils. La vie est comme ça. Des joies et des peines ; pourtant même les difficultés nous apprennent pour les temps à vivre.
    Bises

    Posté par Durgalola, 04 novembre 2020 à 18:35 | | Répondre
    • Les difficultés peuvent nous forger. L'enfance est un terreau sur lequel pousse une vie. J'aurais mieux aimé être armé pour traverser la vie.

      Posté par daniel, 06 novembre 2020 à 15:08 | | Répondre
  • En quelques pétales de chrysanthème tu écris un texte puissant sur la vie, l'amour, la mort...la famille, le passage et toute cette sorte de choses...
    Et puis tu m'as rappelé mes parents, ma propre interrogation par rapport à tout ça.
    N'aie pas de regrets Daniel. Je suis sûre que tu as fait de ton mieux.
    Bisous émus
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

    Posté par Célestine, 04 novembre 2020 à 23:10 | | Répondre
    • Disons que je me suis débrouillé avec ce que l'on m'a transmis !

      Posté par daniel, 06 novembre 2020 à 15:10 | | Répondre
  • Texte qui montre combien tu te questionnes sur ton enfance et ce manque qui semble t'avoir perturbé jusqu'à aujourd'hui.
    Je ne peux qu'imaginer combien cela doit marquer un enfant lorsqu'il se retrouve au sein d'une famille qu'il ne reconnait pas.
    Je remercie chaque jour mes parents qui ont su nous aimer et distiller en nous la joie d'une famille qui nous a servi de ciment pour affronter en bloc uni les difficultés que la vie a mis parfois sur notre chemin.
    Les parents devraient réfléchir beaucoup plus profondément et honnêtement sur ce que représente pour eux donner la vie… faire comme tout le monde, créer une famille pour ne pas se retrouver seuls, le poids de leur propre famille sur la nécessité d'avoir des enfants … ou l'amour à donner et à partager et tout ce que cela représente comme bonheur d'aimer et élever un enfant.
    Tu as sans doute fait de ton mieux, mais je pense que tes parents également n'ont pu faire que ce qu'ils avaient en eux.

    Posté par angendra, 05 novembre 2020 à 11:57 | | Répondre
    • Chacun fait de son mieux. On devrait réfléchir avant de se marier et d'avoir des enfants. Ce sont des engagements lourds de conséquences !

      Posté par daniel, 06 novembre 2020 à 15:13 | | Répondre
  • Il y a des cicatrices qui font toujours mal mais il y a à côté des petits bonheurs qui sont des baumes...Je me suis rapprochée de maman quand je suis devenue maman à mon tour...Et j'ai eu des réponses à certaines questions dans les dernières années de sa vie...mais je ne vais pas dans les cimetières...J'ai acheté des chrysanthèmes marguerites qui fleurissent ma véranda et posé à côté une photo de mes parents que j'aime beaucoup...Ils étaient heureux tenant dans leurs bras leurs deux premières arrières petites filles...

    Posté par Marie Minoza, 06 novembre 2020 à 11:44 | | Répondre
    • Oui, pas la peine d'aller dans les cimetières pour honorer ses parents......Une pensée, des souvenirs suffisent.......

      Posté par daniel, 06 novembre 2020 à 15:16 | | Répondre
  • "Pourquoi suis-je né dans cette famille ?
    Ai-je finalement aimé mes parents ?"
    Ah mon cher Daniel, ces 2 questions, graves, mais sans réponse pour finir.
    Moi, je me console avec cette affirmation :
    "J'ai fait ce que j'ai pu."
    C'est l'une de mes arrière-grand-mères qui me disait cela.
    Je suis un maillon dans cette grande chaîne généalogique.
    Formaté par mes gènes et mon éducation.
    C'est pas rien tous ces éducateurs qui m'ont accompagné !
    Parents, grands-parents, instituteurs, professeurs, prêtres, amis, ennemis.
    Evidemment, ces "ennemis", ils m'ont aussi appris à réagir, à me créer une carapace ...
    Comme disait un prédicateur sur Youtube :
    "Faut bien que j'avance sur terre avec ma vacherie de prochain !"
    Je remercie le Ciel pour ce que je crois être des qualités.
    Mais je peste en constatant mes limites.
    Je voudrais tellement être parfait ...
    Quel orgueil !

    Posté par PLV, 07 novembre 2020 à 17:15 | | Répondre
  • Mais la perfection peut être ennuyeuse car il ne se passe jamais rien !! Peut être faut-il s'accepter tel que l'on est avec ses défauts et ses qualités. Je crois que l'essentiel est de donner un sens à sa vie. Es tu maintenant en retraite? J'espère que ta nombreuse famille va bien et que toutes tes filles sont heureuses !!
    Je confine et ça ne me déplait pas .

    Posté par daniel, 08 novembre 2020 à 17:18 | | Répondre
  • Oui, en retraite depuis le 1er juillet 2020 : ça fait tout drôle de ne penser qu'à soi, sans horaire, de ne plus voir personne. Et de faire attention à son argent, car c'est une sacrée baisse ! Mes filles vont bien et mes 10 petits-enfants aussi. Je suis toujours prêt pour faire du papy-sitting. Je fais plein de généalogie sur mon ordi. Et du jardin chez moi et chez ma mère : bois mort et feuilles tombées ! Sacré confinement ... Jusqu'à quand ?

    Posté par PLV, 10 novembre 2020 à 09:54 | | Répondre
    • Retraite plus confinement......Quel changement !! Les temps ne sont pas faciles mais il faut bien s'adapter....Heureusement que nous avons un jardin !

      Posté par daniel, 10 novembre 2020 à 16:44 | | Répondre
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