fil

 

A la roulette de la vie,

au destin si mystérieux,

il a fallu que je m'y fasse.

Dans les hasards capricieux

comme des jeux de loterie,

Les pavés gris des impasses

Ont usé mes bottes et mes souliers.

Même si cela n'a pas été toujours facile

J'ai continué à marcher sur le fil

A travers les hasards suspendus au vent

Qui arrivent sans crier gare

Et m'emportent comme un ouragan.

Pourtant je suis encore là, debout,

Et même si je suis un peu cabossé

Mon regard sur le monde a changé

Je ne connais plus les coups de grisou,

Les coups de bambou et les demi tours.

L'horloge peut bien continuer d'avancer

Et à avaler les nuits et les jours

Je ne suis plus pressé d'en terminer.

Je n'ai pas gagné le gros lot

Mais la vie restera un beau cadeau.

Daniel