La plus part du temps la vie nous plonge dans l'action, soit parce que nous répondons aux nombreuses sollicitations qui nous

hamac

assaillent , soit parce que nous en  voulons toujours plus . Toujours plus d'argent,  toujours plus de pouvoir, toujours plus de reconnaissance, de bien être.......Il nous faut atteindre un but, remplir des objectifs, se soumettre à des obligations, concrétiser ses projets.....La vie devient alors une fuite en avant dans laquelle tout vide est banni. Faire, refaire, avancer toujours au risque de se sentir coupable si on ne fait rien. Autour de moi beaucoup fonctionne ainsi.  Ils ont l'angoisse de ne rien faire et de ne plus être eux mêmes.  Peut être ont-ils besoin de se prouver quelque chose? Moi même, lorsque j'étais plus jeune , j'agissais de cette façon.  C'est ce que j'appelle fonctionner en mode actif, ce qui, au demeurant, peut présenter certains intérêts notamment en matière de stimulations et de réalisations. Ce qui aussi peut être épuisant et stressant et entraîner souvent un manque de recul.

On peut aussi tenter de fonctionner de temps en temps en mode réceptif. Ne plus vouloir, ne plus rejeter les espaces de vide qui s'offrent à nous, être dans l'accueil. Remplacer "le faire" par "l'être". Il existe dans la vie plein de moments propices à cela qu'il faut savoir saisir afin de les vivre intensément. Nos comportements peuvent s'en trouver transformés. Une ouverture nouvelle se fait jour à l'intérieur de notre être, un autre regard se pose sur l'existence  car, en mode réceptif, nos sens se mettent à fonctionner d'une façon optimum. Nous commençons à percevoir un autre monde qui, jusque là, nous était totalement étranger. Plutôt que de vouloir , on laisse venir à soi et l'on saisit les occasions. On cesse de forcer les choses et de lutter. On s'ouvre à tous les possibles.

Pour ma part, la meilleure occasion qu'il m'est donnée de fonctionner en mode réceptif concerne les voyages. Combien de fois me suis je  laissé aller à mon intuition, prenant une route sans savoir où elle me conduisait ou bifurquant de mon itinéraire pour m'enfoncer dans des régions inconnues. C'est là que j'ai fait les plus belles rencontres ou vu les plus beaux paysages.

L'action fixe toujours des repères, l'apparente inaction peut faire peur.  Pourtant le mode réceptif peut être une attitude riche de nouveautés.

Daniel