introspection

Se faufiler à travers ses préjugés et ses croyances pour tenter d'atteindre la quintessence de son être. Se dégager de cette chape de plomb que tout notre environnement nous a  mise sur le dos. C'est ce que je me dis souvent et d'une façon encore plus aigüe depuis quelque temps. Cette réflexion entraîne progressivement un lâcher prise de plus en plus concret qui, parfois, m'inquiète et peut même m'angoisser. Deviendrais- je indifférent? Mes émotions seraient-t-elles moins intenses? Mes désirs moins forts? Pourquoi donc est ce que je réagis plus mollement qu'avant, comme si tout prenait moins d'importance?

Il est évident que mon comportement change et que d'autres sensations et perceptions naissent en moi. Le silence devient plus présent. Mes aspirations se tournent vers le calme et la nature. Le monde extérieur s'efface pour laisser une plus grande place à mon monde intérieur, à une certaine introspection pour laquelle j'éprouve du  plaisir. Nombrilisme, me direz vous? J'espère bien que non....En fait un double mouvement s'opère en moi: détachement des passions  et des désirs du monde extérieur et compréhension plus grande de mon environnement. Plus de disponibilité et d'ouverture aux autres, à mes proches, à ma famille et aussi un sentiment d'avoir cultivé tout au long de ma vie un égoïsme  bien ancré.  Je me suis trop écouté et donc beaucoup lamenté sur mon sort. J'ai souvent été aveugle. Je crois que je me suis beaucoup illusionné sur moi. Tout cela s'en va maintenant, se détache de moi pour laisser une plus grande place aux autres. Je m'en veux un peu de ne pas m'en être rendu compte plutôt. La lucidité n'a pas été mon fort. Lorsque l'on est moins pris par tout ce fatras de pensées, d'égoïsme, de sentiments violents, de jugements, tout devient un peu plus facile. Mais  le temps pour en profiter s'amenuise peu à peu. Alors profitons en!

Daniel