liberte

« Il faut apprendre non seulement à se libérer de tout ce qui nous limite et nous conditionne dans notre corps et notre psychisme, mais aussi du conditionnement familial et social dont nous avons hérité. Cela peut paraître choquant, ô enfants des hommes, car vous tenez certainement en respect les valeurs, les croyances et le savoir que vos parents et la société vous ont transmis. Et vous avez raison. Mais vient un âge, et vous n’en êtes pas loin, où l’adulte doit passer au crible  de sa raison et de l’expérience tout ce qui lui a été transmis pour en vérifier la véracité.

C’est nécessaire à la quête de la sagesse, parce que chaque famille et chaque groupe humain transmettent des croyances et des valeurs qui lui sont propres, mais qui ne sont ni sans préjugés ni sans à priori. Certaines d’entre elles sont erronées, d’autres inadaptées aux défis du temps présent, d’autres limitées, d’autres encore inappropriées au caractère ou au destin de certains individus.

Pour être vraiment libre et devenir pleinement lui-même, un être humain doit chercher la vérité sans préjugés et sans œillères, ce qui le conduit aussi à remettre en cause, de manière constructive, son héritage familial et culturel. Dans cet héritage, nous comprenons aussi la religion. Car à quoi sert de suivre une religion à laquelle on n’adhère pas de tout son cœur et de toute son intelligence ? L’homme doit donc remettre en cause les dogmes, la morale et les croyances hérités de nos pères. Quitte ensuite à se les réapproprier. Mais ce sera alors un choix personnel, libre et conscient. Ne vous endormez pas sur des certitudes acquises, mais recherchez toujours la vérité car, comme l’a dit un ancien maître de sagesse : « La vérité vous rendra libre ». »

Extraits du livre de Frédéric Lenoir : « L’âme du monde » aux éditions du NIL