comunication

Nous vivons tous dans un coin du monde, les uns dans des villes, les autres à la campagne. Certains même ont décidé de vivre loin de tout, dans des monastères et des couvents ou comme des ermites dans des grottes de l’Himalaya. Choix de vie ou nécessité, c’est selon….Il y a aussi ceux qui sont privés du monde : les prisonniers et les fous……

Tout en respectant profondément les moines et anachorètes qui ont pris l’option  d’une vie spirituelle dans la solitude et le recueillement, mon choix est fait depuis longtemps. Ma vie se place au centre du monde. J’essaie même qu’elle se place au centre de l’univers. C’est mon cheminement qui, je l’admets, peut être tout à fait critiquable.

Oui j’aime le monde, les voyages qui permettent de découvrir de nouveaux horizons, d’autres cultures, des modes de vie différents. J’aime tellement le monde, que tous les matins, je lis et écoute les informations via la presse, la radio et internet. Je m’installe devant mon bol de café noir bien chaud et parcours les journaux  du matin. Je suis comme une éponge qui absorbe toutes les nouvelles qu’elles arrivent de Tombouctou ou de Zanzibar. Et même plus, j’aime les plaisirs de la vie, la bonne chère, le bon vin.  En cela avoir créé un blog me permet de nouer de multiples contacts qui, à mon gré, ne sont pas encore suffisants. Le blog est un fil conducteur vers les autres, une ouverture vers le monde.

Même lorsque je médite je pense au monde, à son évolution. Rien ne me fascine plus que d’observer les transformations  qui émergent çà et là qu’elles soient sociales, économiques ou spirituelles.  Car en observant  toutes ces petites évolutions, j’ai appris au moins une chose : rien n’est statique, tout bouge constamment, ce qui était vrai hier ne l’est plus forcément aujourd’hui. Alors inutile de s’accrocher à telle où telle chose ou bien de vouloir posséder à tout prix.

Et toujours, lorsque je médite, il m’arrive parfois, grâce à des techniques respiratoires spécifiques au yoga, de ressentir une certaine harmonie entre moi et le monde, entre moi et le cosmos. Impression saisissante d’entrer dans un espace immense, un plan vibratoire puissant qui, par ailleurs, est très régénérateur. Instant éphémère où je  me sens relié à l’onde du monde……

 

Je suis une plume, un grain de poussière

Je suis le fini et l’infini

De la naissance à la mort, je vis

Entre ciel et terre

Comme un funambule sur son fil.

Mon destin m’est inconnu

Et s’abandonne à la grâce fragile

Du divin et de l’imprévu.

Ainsi soit-il !

Daniel