glaneuses

Les glaneuses de Jean François Millet

 

Selon une étude réalisée par l’observatoire société et consommation(Obosoco), 38% des français ont récupéré, lors des douze derniers mois des objets jetés ou déposés sur les trottoirs, notamment les jours de ramassage des encombrants. Une lampe, une étagère, des jouets, une vieille table abandonnés près des poubelles se recyclent à la maison. Ces nouveaux glaneurs sont différents des glaneurs traditionnels qui fouillent les poubelles des particuliers et des commerçants ou qui attendent la fin des marchés pour récupérer les invendus. Ces glaneurs « professionnels » sont la plupart du temps des gens pauvres, des SDF ou bien des retraités. Ils sont de plus en plus nombreux sur les marchés parisiens.

Ceux dont parle l’enquête n’agissent pas toujours par nécessité économique. Ce phénomène nouveau est lié à plusieurs facteurs : montée de la conscience environnementale,  du développement durable, désir de ne plus passer par les circuits marchands et plaisir de rafistoler un produit afin de lui donner une seconde vie. La crise est aussi passée par là. Ce serait l’amorce de la fin de la consommation à outrance et du gaspillage. Les fouineurs et les dénicheurs ne se cachent même plus. Cela devient naturel. Plus subtile encore, les « jeteurs » qui placent leurs livres et autres DVD, bien en vue, près des conteneurs à ordure, une façon d’offrir ses anciens biens.

Cette enquête montre que les habitudes d’achat et de consommation des français sont en train doucement de changer. Les circuits traditionnels de distribution commencent à être de plus en plus court-circuités. Les achats groupés entre consommateurs pour faire baisser les prix se multiplient, les ventes directes au près du public se font de plus en plus nombreuses, en particulier dans l’agriculture. Enfin, Internet grâce à ses sites comparatifs de prix offrent des possibilités intéressantes d’achat.

Les français comptent, recyclent, comparent …….Serait-ce le début de la sagesse ?

Daniel