Les voies de l'âme

Ce blog a pour objet d'amener à réfléchir sur le sens de la vie, sur notre évolution personnelle. C'est donc l'expression d'un chemin de vie à la fois philosophique et spirituel.

30 octobre 2012

On pense à eux

A l’occasion de la Toussaint, j’ai trouvé  sur le portail Orange ce texte tout à fait d’à-propos.

 

ameLes Grecs appelaient les morts "les plus nombreux". Camille Flammarion affirmait que "tout est plein d’âmes".Sous l’Antiquité, placer des pierres sur un corps, c’était aussi bien bâtir une tombe qu’empêcher le mort de se relever… Petit zoom sur les rites mortuaires, à quelques jours de la Toussaint

Quand on craint le retour des morts

Se préoccuper des morts est une attitude qui remonte à la nuit des temps puisque les rites funéraires sont apparus vers 100 000 ans avant notre ère. Mais les relations entre les vivants et leurs défunts ont évolué au fil du temps.

Sous l’Antiquité, les Romains redoutaient le retour des morts et l’errance des revenants. Aussi construisaient-ils des tombes en pierre bien solides, afin que les morts ne puissent en sortir, et disposées hors des villes, loin des vivants.

Enfin, ils honoraient scrupuleusement le souvenir de leurs défunts, une façon comme une autre selon eux de les maintenir dans le repos éternel.

Quand le cimetière est vide

Avec le christianisme des premiers siècles et du bas Moyen Age, tout change. Les lieux d’inhumation vont s’établir dans l’église ou autour d’elle. Les corps sont entassés dans des fosses communes car peu importe la destination exacte des ossements ou leur individualisation dès lors qu’ils sont près des saints et de l’église, inhumés "en terre très chrétienne".
Ce cimetière qui entourait l’église est pendant longtemps un lieu de passage en plein centre du village, un lieu de vie où l’on n’hésite pas à parler, passer, installer boutique et faire commerce. Bref : tout sauf un lieu de recueillement car la mort n’est perçue que comme une autre vie, près de Dieu.

L’horreur d’une mort sans baptême

Dans cette Europe "chrétienne jusqu’à la mœlle" selon l’expression de l’historien Emmanuel Le Roy Ladurie, une mort sans baptême était la pire des choses puisqu’elle privait le défunt de sa seconde vie, éternelle celle-là.
L’angoisse des parents d’enfants morts à la naissance sans avoir pu être baptisés était indescriptible et l’amour porté à ces tout-petits leur donnait une place privilégiée jusque dans la mort.
Ainsi, les enfants morts sans baptême étaient le plus souvent inhumés aux endroits les plus saints : dans les canalisations du baptistère ou les fondations de l’église, dont les murs étaient creusés pour accueillir les petits corps, dans le chœur, sous le parvis de l’église (surnommé "le Paradis") ou bien sous une gouttière : ils étaient ainsi baignés pour l’éternité dans l’eau ruisselant du toit de l’église et sanctifiée.

Quand on élimine la mort

batignolles-2A partir du XIIIème siècle, les sépultures s’individualisent, les tombeaux et les inscriptions réapparaissent. Ce qui n’empêche pas le passage des ossements vers des ossuaires ou des fosses lorsque le cimetière est plein.
Tout cela favorise la familiarité des communautés chrétiennes avec la mort… jusqu’au XVIIIème siècle quand les esprits des Lumières vont souligner les risques d’épidémie liés à la proximité des cadavres. On interdit les inhumations dans les églises et on commence à chasser les cimetières loin des villes, une tendance que la Révolution va accentuer.

Quand le cimetière devient un lieu de souvenir

Les laïques vont reprocher à l’Église d’avoir négligé le corps au profit de l’âme et vont prôner un culte du souvenir, à l’image de la piété des Romains pour leurs défunts : les grands hommes et les héros doivent être vénérés par l’État, comme les particuliers doivent l’être par leurs familles, dans des cimetières devenus lieux de promenade et de recueillement. Les Romantiques favorisent ce mouvement en exaltant la mort et les deuils ostentatoires.
"Toutes les conditions étaient alors réunies pour que s’épanouissent le pèlerinage au cimetière et le culte des tombeaux", souligne le sociologue Jean-Hugues Déchaux. La tombe va désormais prendre une importance toute particulière, cessant souvent d’être individuelle pour devenir familiale, hymne à la puissance d’un patriarche à travers la splendeur de sa construction.
La première des chapelles funéraires familiales a été construite en 1815 par la famille Greffulhe au Père-Lachaise, mais ce type de monument va se multiplier jusqu’à nos jours. Le recueillement et le culte du souvenir lors du jour des morts le 2 novembre va ainsi prendre le pas sur la Toussaint, "fête joyeuse de tous les saints", le 1er novembre.

Texte : Marie-Odile Mergnac

 

Epitaphe figurant sur la tombe d’Alphonse Allais :

« Ci-gît Allais. Sans retour. »

Bagneux_233

Et vive la vie !!

 

Posté par DANIEL GENTY à 07:00 - Informations - Commentaires [63] - Permalien [#]
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Commentaires sur On pense à eux

    Qui disait ?

    "La vie ne vaut rien,
    Mais rien ne vaut la vie !"

    Posté par PLV, 30 octobre 2012 à 14:17 | | Répondre
  • André Malraux

    Posté par alain thomas, 30 octobre 2012 à 15:26 | | Répondre
  • Bravo Alain !

    Serais-tu un puits de science ?
    Ou bien, tout simplement ...
    Un clic sur un moteur de recherche ?

    Posté par PLV, 30 octobre 2012 à 16:30 | | Répondre
  • Un clic sur Google

    Posté par alain thomas, 30 octobre 2012 à 17:46 | | Répondre
  • Supplique pour ne pas aller au cimetière le jour de la Toussaint

    Chaque année, c'est le même cirque, le 1er novembre (ou le 2) on voit défiler les gens dans les cimetières. je n'aime pas ça. Pour moi, le souvenir est dans le cœur et on n'a pas besoin d'être "obligé" pour penser à nos morts (qui sont toujours vivants dans nos cœurs...
    Alors, j'ai écrit cette supplique que voici:

    Ne dis surtout pas je m'ennuie
    Au cimetière; sois aimable
    Ce n'est qu'une fois l'an, malgré le vent la pluie
    Que je t'emmène ici, mais tiens-toi bien, que diable!

    Chaque année, j'ai fait la promesse
    De t'emmener, quoi que tu dises
    Où repose ta mère. Mais toi tu n'as de cesse
    De fuir ce lieu maudit qui te démoralise.

    Je sais bien que tu te veux libre
    Que devant une statuette
    Tu ne veux pas pleurer, même si ton cœur vibre
    Ta peine t'appartient, elle est vive et secrète.

    Pourtant tu dois rester tranquille
    Et balbutier une formule
    Un semblant de prière, quelques mots malhabiles
    Pour plaire à la famille et chasser mes scrupules.

    Les traditions, où ça nous mène?
    Est-ce que le devoir nous incombe
    À la Toussaint d'avoir une pensée soudaine
    Pour nos morts et d'aller, ce jour là, sur leur tombe?

    Vous n'avez pas besoin d'un jour
    Écrit dans le calendrier
    Pour du fond de vos cœurs dire des mots d'amour
    À vos chers disparus... Sinon vous le sauriez!

    Myrrha-El 30/10/2012

    Posté par Myrrha-El, 30 octobre 2012 à 20:18 | | Répondre
  • A Myrrah-El

    Un beau poème. D'accord avec toi sur le 1er novembre. Mais les cimetières sont tellement beaux et colorés et pour une fois vivants !

    Posté par Daniel, 31 octobre 2012 à 08:58 | | Répondre
  • Les cimetières...

    Bonjour Daniel,

    J'ai "erré" tant de fois dans les cimetières lorsque j'étais petite, et adolescente encore, que je ne puis plus supporter de m'y rendre. Je vous avoue que cette tradition m'insupporte. Les défunts sont ailleurs... Ma maman (décédée en 64) et mon papa (en 76) n'attendent pas que j'aille sur leur tombe (concession que je n'ai pas reconduite d'ailleurs)... Leur photo en céramique est chez moi, sur des cadres que j'ai fait réaliser... Et c'est là que je les honore sans attendre de jour particulier.

    Ceci étant, ce n'est là qu'un point de vue personnel, provenant d'un "non-dit" que je déplore mais auquel je n'ai eu aucune réponse et n'en aurai jamais plus maintenant... Je respecte celles et ceux qui ont besoin de se rendre en ces lieux.

    Et votre article n'en est pas moins intéressant pour autant.

    Cordialement,
    Cathy.

    Posté par Cathy, 31 octobre 2012 à 14:56 | | Répondre
  • A Cathy

    Oui on n'a pas besoin du1er novembre pour penser à ceux qui nous ont quitté. De toute façon, ils sont ailleurs que dans un cimetière. moi je pense à tous ceux qui m'ont quitté lors de mes méditations et il m'arrive parfois de sentir leur présence.

    Posté par Daniel, 31 octobre 2012 à 20:07 | | Répondre
  • Les "signes" qu'ils nous envoient

    Je reviens vers vous, sur cet article, Daniel. J'adhère à ce que vous me répondez. J'ai perdu un ami il y a quelques mois. Un "Sage"... Il méditait, avait aussi un don de magnétiseur dont il faisait profiter chacun bénévolement. J'étais très proche de cet homme, âgé de 75 ans que je connaissais depuis plus de 20 ans. Le jour de son décès (j'étais allée le voir à l'hôpital quelques jours avant), j'écrivais un poème pour lui lorsque tout à coup je me suis sentie très mal. Je suis allée m'allonger... A peine allongée, j'ai entendu mon téléphone. Une amie que nous avions en commun m'annonçait son décès... Depuis lors, elle comme moi, recevons des "signes" qui nous interpellent beaucoup.
    C'est la raison pour laquelle je suis convaincue (et, ce, depuis très longtemps) que les défunts nous parlent...

    Cordialement,

    Cathy.

    Posté par Cathy, 02 novembre 2012 à 15:06 | | Répondre
  • A Cathy

    Je suis bien d'accord avec vous. Les morts nous parlent. Je pense même qu'ils sont présents à nos côtés.
    Une amie, décédée en 1983 entre en contact avec moi à travers mes rêves. C'est très puissant. Lorsque je me réveille je sens sa douce présence à mes côtés. J'en suis certain...Le thème évoqué est toujours le même: la séparation puis les retrouvailles pleines de bonheur.

    Posté par Daniel, 02 novembre 2012 à 17:00 | | Répondre
  • Les morts nous parlent

    "Peu importe où j'irai après ma mort, car,
    des deux côtés,
    j'ai des amis qui m'attendent."

    Finalement, à quoi bon se chagriner...

    Une amie devait venir à moi, mais le destin l'a envoyé au Ciel...
    Nous étions en période d'ascension...Humm...
    Durant trois jours, mon logis "empestait" le lys.

    Lorsque ma soeur est partie, l'ange s'est posé délicatement (j'ai retrouvé le tableau de l'ange décroché, qu'il m'a fallu remettre en place...) au moment ou j'ai effectué cette opération, un texte me fut dicté... J'ai immédiatement copié... Humm...

    Je pense que des intermédiaires sont intervenus. Pour la postérité, peut-être ?

    Qu'il est bon de se savoir toujours ensemble !
    Toutefois, on aimerait tant pouvoir continuer de s'étripper bugne à bugne comme au bon vieux temps.

    Bon allez, en attendant , on est pas trop préssés de passer de l'autre côté !
    On a quand même la trouille de ce qui nous attend...
    Pas vrai, les amis ???

    Posté par Eve Lyne, 02 novembre 2012 à 18:11 | | Répondre
  • La trouille !

    Bien que je crois à l'au delà et à la réincarnation, j'ai une peur bleue de mourir. Une tombe ou une urne? Mon coeur balance. C'est sûr je veux de la musique pour mon départ, une musique bien festive et joyeuse.
    D'ailleurs , dès maintenant, je prépare déjà mon retour...

    Posté par Daniel, 02 novembre 2012 à 18:38 | | Répondre
  • Mais non! mais non !

    Daniel...
    Le passage, y faut pas craindre.
    Ce qui fait peur...
    Dans quel état allons nous passer à trépas ?
    Quelle souffrance pour l'opération finale ?
    Voilà ce que nous appréhendons, il me semble.
    Il m'est arrivé de me voir en esprit...
    Quand j'ai observé vite fait ce vètement frippé qui était moi,
    je me suis dit: "c'est quoi ce truc là ! sauve qui peut !!!"

    Posté par Eve Lyne, 02 novembre 2012 à 18:51 | | Répondre
  • Tu vois Eve Lyne, tu me fais toujours autant rire !
    J'ai du mal parfois à m'intégrer, franchement, à entrer chez vous tous, enfin ici sur le blog, et à écrire spontanément ce que bon me semble. Peut-être est-ce dû à mon éducation, mon enfance, mes "encombrements" pour faire référence à votre billet Daniel "Hou là là ça se bouscule !", mais je dois dire que là Eve Lyne et vous Daniel vous m'en donnez envie, en tout cas pour l'heure.

    Daniel la mort est un passage, une porte qui s'ouvre, une étape franchissable, une ouverture vers autre chose, une évolution...

    Belle soirée à vous tous !

    Posté par muriel, 02 novembre 2012 à 19:11 | | Répondre
  • La dérision

    Spontanément Muriel, je suis heureuse de te faire rire .
    La dérision m'a sauvé la vie plus d'une fois.
    Les gens qui se prennent au sérieux me filent le bourdon.
    Leurs déprimes, si l'on n'y prend garde...
    C'est contagieux, faut fuir comme la peste.
    Souvent, de malades...Ils deviennent enseignants, persuadés qu'ils soignent les autres en les abreuvant d'un savoir dont ils veulent se persuader.
    Pour sûr, je devrais mûrir mes textes avant de les expulser...
    Mais voilà... Rôle de composition c'est pas mon truc.
    Comme tu dis, l'éducation...
    Les encombrements...
    Moi, j'men tape !

    Ooooh ! Pardon...
    V'là que l'polar m'attaque à nouveau.

    Allez Muriel, on rit un bon coup et chacun sa route.
    Toutefois, n'oublions pas que nous avons tous besoin les uns des autres.
    Merci à toi.

    Posté par Eve Lyne, 02 novembre 2012 à 19:42 | | Répondre
  • muriel n'est pas Muriel

    Tu vois muriel...
    J'y gagnerai de peaufiner mes textes.(sourire)

    Posté par Eve Lyne, 02 novembre 2012 à 20:14 | | Répondre
  • Le bourdon

    Moi non plus j'aime pas les gens qui se prennent au sérieux et qui commencent à avoir la grosse tête. Je fuis, je m'en vais....La vie n'est qu'un grain de poussière....Et puis d'abord y- a -pas de vérité !!
    On devrait pas un peu révolutionnaire?

    Posté par Daniel, 02 novembre 2012 à 20:41 | | Répondre
  • Et si on faisait une coinche !

    Et oui Daniel, c'est pas le moment de prendre la grosse tête, avec tout ce qui nous arrive.
    Il manquerait plus que ça.
    Paraît que les extra-terrestres vont venir nous chercher pour nous sauver.
    J'espère qu'ils savent jouer aux cartes et qu'ils aiment la soupe de crapauds de la Lyne boudiou.
    Vous savez jouer à la coinche ?
    Avec muriel, on vous prend tous les deux la Lyne et toi, à moins que Pierre-Louis préfère le tarot.
    On ira chez Natalina, on est sûr de la trouver au moins hein !
    Pas simple de vendre une boutique en ce moment.
    Quand je pense que j'ai été président d'une association de commerçants, que j'ai fait ce que j'ai pu pour faire vivre mon village et que maintenant, je les vois tous en grande difficulté.
    On dirait qu'en France, on veut mettre nos petits entrepreneurs à genoux. Mais pourquoi donc ?
    Allez, on fait une coinche ?

    Posté par alain thomas, 02 novembre 2012 à 23:51 | | Répondre
  • Alain

    Si les extraterrestres ont l'intention de venir nous chercher Alain
    y'a pas de temps à perdre
    car dans un mois et trois semaines...
    c'est la fin du monde !

    Posté par kea, 03 novembre 2012 à 02:25 | | Répondre
  • La fin du monde

    Pas de bol Alain...
    Les jeux de société ça m'endort.
    Quand le vent souffflera...
    On aura pas le temps de ramasser nos cartes, ni de faire le bilan.
    Y'a que les biens nantis qui se préoccupent de la fin du monde.
    Pour ceux qui crèvent de faim, c'est chaque instant la fin du monde.
    J'espère que ma dernière pensée sera tourner vers le Ciel, si je prend le ciel sur la tête.
    Bon allez...
    J'retourne élever mon esprit.

    Posté par Eve Lyne, 03 novembre 2012 à 05:18 | | Répondre
  • La fin du monde ?

    Comment voulez-vous que ce soit la fin du monde puisqu'il n'a jamais commencé.
    Vous savez, la notion de temps n'existe que dans ce jeu de la vie, magique et merveilleux.
    Alors oui, peut-être, ce jeu se terminera un jour, d'accord mais ce ne sera pas la fin de notre conscience, juste un passage.
    En tout cas, moi, je veux jouer à la coinche et manger une soupe de crapauds.
    Dis la Lyne, ta soupe de crapauds, tu peux en préparer et demander à la Dame que ta soupière ne se vide jamais ?
    Comme ça, les enfants de la Terre pourront venir frapper à ta porte.
    Et puis sur ton balai, du haut de ton ciel, tu pourras les surveiller ces enfants rieurs.

    Bon, d'après un jeune homme que je connais bien et qui a fait une régression, il paraît que le 4 novembre, il a vu quelque chose de fort qui se passe dans ce monde.
    Si vous saviez le nombre incroyable de gens qui ont la trouille en cette fin d'année.
    Particulièrement les jeunes. C'est normal, avec tout ce qui est dit sur certains sites.

    Et puis au fait, ça fait bien longtemps que je ne vous en ai pas parlé.
    Vous savez la crise ! Et bien, elle s'éternise maintenant.
    En fait, elle s'installe durablement et c'est normal.
    Ce monde s'effrite c'est sûr, dans tous les sens du terme.
    Tout partira des Etats-Unis, pas de l'Europe.
    Mais l'Europe va mal, bien sûr.
    La France aussi, forcément.
    Vous savez, ce que vous pensez être la fin du monde, ce sera plutôt la fin du système et le début des grands conflits.
    Il y a une chose que les américains ne supporteront pas, c'est de perdre leur suprématie.
    Ils ont de tels moyens en haute technologie et en armement qu'ils n'attendront pas la révolte de leur peuple dont 50 millions vivent dans la misère.
    Les tornades et les grandes vagues, c'est pour leur pomme.
    Quand je pense que Sandy a frappé Haïti et qu'on ne parle que de New York.
    Et à New York, ils sont incapables d'aider leurs concitoyens.
    Quand vous parlez avec nos militaires qui sont allés en Afganisthan par exemple, ils disent que les américains, ils sont dégénérés. Ils parlent des Marine's bien sûr. Ils sont irrespectueux et sanguinaires. Enfin, c'est ce qu'ils me disent nos militaires.
    Ouais, s'il y a un joueur d'échec ici, je suis preneur.
    Vous savez qu'on peut faire une partie d'échec par mail.
    Moi, ça m'intéresse.

    Posté par alain thomas, 03 novembre 2012 à 08:06 | | Répondre
  • La coinche !

    Alors pour ma part, je suis partante pour la coinche, les jeux d'échecs, le coup du sultan, les rires, les mines réjouies et 2013, voire 2775 ! (Heu, j'sais pas quel âge j'aurai !).
    Au fait c'est quoi la coinche ?
    Et surtout Eve Lyne, s'il te plait, ne peaufine pas tes textes avant de les expulser !
    Belle journée à vous !

    Posté par muriel, 03 novembre 2012 à 08:54 | | Répondre
  • Ma petite muriel

    Je dis petite parce que ton pseudo, tu l'écris avec un m minuscule et c'est si mignon.
    Tu remarqueras que je fais pareil, je fais des minuscules sur mon nom et mon prénom.
    Tu peux donc m'appeler "mon petit alain"... comme tu veux en fait.

    Bon, je t'explique la coinche.
    Il faut 32 cartes et 4 joueurs. Il y en a 2 qui jouent ensemble contre les 2 autres. Je préfère jouer avec toi parce que nous pouvons tricher mais chuuut ! si la Lyne et le PLV le savent, ils ne voudront pas jouer.
    Alors on s'assoit à une table et nous deux, on est en diagonale, comme ça, on peut surveiller tout ce qu'ils font, leurs mimiques et nous, avec nos yeux et nos pieds, on peut se donner des indices mais chuut !
    Je distribue les cartes, soit une fois 3 à chacun, une fois 2 et une fois 3, ce qui fait 8 cartes chacun.
    Ensuite, la Lyne qui est à ma droite annonce un jeu, 80 à coeur. Toi, qui est à sa droite, tu annonces une surenchère, 90 pique et PLV qui est à ta droite dit "je passe" (parce qu'il a pas de jeu) et moi, comme j'ai le valet de pique, j'annonce 20 de mieux à pique.
    Comme la Lyne, elle à un carré de roi, elle coinche, ce qui signifie qu'elle pense qu'elle fera plus de points que nous puisque son carré vaut 100 points. Seulement pendant qu'elle coinche, tu as cligné des yeux vers moi et je t'ai touché le pied avec le mien sous la table et ainsi on sait exactement quels jeux nous avons l'un et l'autre.
    Après réflexion, quand c'est mon tour de parler, je surcoinche. Cela veut dire que je prétends que nous ferons plus de points qu'eux, malgré le carré de roi de la Lyne.
    La Lyne commence en abattant son as de coeur. Comme t'en a pas, tu coupes avec ton 7 de pique et remportes le pli. Puis tu joues le 8 de pique, PLV se défausse parce qu'il n'en a pas, je mets le valet (maître en atout) et la Lyne annonce belote en mettant la dame (belote parce qu'elle a dame et roi à l'atout ce qui vaut 20 points de plus encore). Je joue mon 10 de pique, la Lyne met le roi et toi le 9 qui est plus fort que le 10 à l'atout, PLV se défausse. Il ne reste plus qu'un atout, l'as de pique et c'est toi qui l'as.
    Tu changes de couleur et abats ton as de carreau, puis ton 10 maître. Comme tu sais que j'ai l'as de trèfle puisque je te l'ai dit avec mon pied, tu joues petit trèfle et j'emporte le pli. Ensuite je joue le 10 de coeur maître puisque tu as coupé son as dans l'entame, ce qui te permet de te défausser. Il ne reste plus qu'une carte dans nos mains et toi tu as l'atout maître, l'as de pique. Ils sont capots et on gagne la partie puisqu'on a surcoinché.
    Ils font la gueule et nous, on va fumer une cigarette dehors en rigolant doucement.

    Quand est-ce qu'on joue ?

    Posté par alain thomas, 03 novembre 2012 à 10:54 | | Répondre
  • Dégénérés vous dites !

    Les "marines américains"... dégénérés ?
    J'ai visionné une fois l'entraînement qu'ils reçoivent !
    Oh la la !
    tout pour tuer la moindre parcelle d'humanité dans un humain.
    Et pour les autres catégories de soldats dans tous les pays
    ça ne peut pas être tellement mieux puisqu'ils doivent être prêts
    à tuer leur semblables sur commande.
    Supposément pour défendre leur pays
    ce qui est plutôt pour défendre les intérêts des possédants de leur pays.

    Posté par kea, 03 novembre 2012 à 13:52 | | Répondre
  • Tricheurs !

    muriel (je pensais que c'était ton prénom vrai.)
    Tu me déçois !
    Alain...
    Tu dois bien savoir tricher aux cartes, subtilement...
    Sans coups de tatanes dans les tibias.
    La partie fut belle avec une andouille de mon accabit...
    Avec PLV comme partenaire, chapeau !
    Pour sûr, même aux cartes,il rumine l'évangile selon...
    Un petit détail ... On vous a laissé tricher, pour le plaisir de vous faire gagner.
    Pendant que vous rigoliez doucement en tirant sur vos clops...
    Nous, dans un sourire complice:
    "Seigneur, pardonne leur...Ils ne savent pas ce qu'ils font."
    Et toc !!!

    Posté par Eve Lyne, 03 novembre 2012 à 15:03 | | Répondre
  • Ouais

    Ce n'est pas parce que j'ai dit "pseudo" que ce n'est pas son vrai prénom.
    Bon, y a qu'elle qui peut le dire mais autant que je me souvienne, son vrai pseudo c'est Hanami. C'est joli d'ailleurs mais moi j'aime bien muriel, parce qu'il y a la douceur du miel et le caractère du fiel, ce qui ne gâte rien.
    En fait, je crois que ce qu'elle préfère c'est la couleur du ciel.

    Bon, si je comprends bien, vous nous avez laissés gagner ok

    Alors quand est-ce qu'on fait une partie pour voir ?

    Posté par alain thomas, 03 novembre 2012 à 15:17 | | Répondre
  • Humm...

    Là! Alain, présentement...
    Tu as ma soeur qui te souffle: "Allez ! On fait une partie."
    J'voulais pas raconter...
    La Martine, elle veut que j'raconte comment c'était une tricheuse de première, avec un de ces toupet !
    Nous étions chien et chat...
    Ou le jour et la nuit, si tu préfère.
    Petites, on s'étrippait pour de vrai.
    C'était notre façon de nous aimer sans doute.
    Elle adorait jouer au rami. Alors, elle m'apprit à jouer au rami.
    On ne jouait jamais gratos.
    Dieu sait qu'elle m'a plumé ! (tiens! on dirait qu'elle se bidonne dans mon dos.)
    Mes beaux vètements...
    Mes petites choses que j'aimais tant...
    Des semaines de vaisselles à me taper...
    C'était un supplice car en ce temps là, je me rognais les ongles à sang, j'compte plus les panaris...
    Bref, j'perdais sans cesse.
    Plus je jouais pour me refaire, plus je m'embourbais.
    Je chouinais même. Ma soeur jubilait, elle !
    Ma mère criait :
    " C'est bien fait pour toi ! Tu ne vois donc pas qu'elle triche !"
    Humm... J'ai jamais rien vu à part qu'elle me plumait.
    Du coup, j'ai toujours détesté le jeu.
    La Martine avait beaucoup de chance au jeu et elle jouait.
    Tiens! C'est bizarre...
    Depuis qu'elle est partie, je joue un peu aux jeux de hasard.
    Et je gagne un peu.
    Humm...
    Va falloir que je teste les cartes...Défois qu'elle soit dans mon dos...
    Dans ce cas, vieux hibou... T'es dans le pétrin !
    Alors? On joue au talbin.
    On commence quand ???
    Et pis, sur une musique de Mort iconne, style: Il était une fois dans l'Ouest.
    Avec la Martine sur le dos, tu vas craché ton pognon et on t'offrira une cigarette.

    Stop ! j'arrête...Le polar m'attaque.

    Posté par Eve Lyne, 03 novembre 2012 à 16:33 | | Répondre
  • Bonjour Muriel

    Plus haut, tu dis avoir de la difficulté à " écrire spontanément ce que bon te semble "
    pourtant, moi à chaque fois que je te lis, je me sens enrichie. J'apprécie vraiment tes interventions. Je me demande bien ce qui t'empêche de te laisser aller à t'exprimer car ton expérience tu sais l'exprimer de façon simple et touchante la plupart du temps. Évidemment l'inspiration n'est pas toujours au rendez-vous, mais ta petite voix derrière qui a quelque chose à dire, elle est loin d'être inutile. Elle sert à mon évolution à moi en tout cas.

    Posté par kea, 03 novembre 2012 à 18:18 | | Répondre
  • A Kea

    C'est bien ce que tu dis à muriel, Kea. c'est positif et je le ressens comme toi.
    muriel est très sensible avec beaucoup de fraîcheur. Dans la vie,il est important de ne pas se mettre trop de de barrières.
    Être positif, comme la petite dame dans la vidéo, est une bonne attitude. Prenons en de la graine( surtout moi)

    Posté par Daniel, 03 novembre 2012 à 18:40 | | Répondre
  • Merci Daniel

    En réalité j'ai écrit à muriel ce que je ressens vraiment. L'expression de son expérience personnelle nourrit la petite flamme qui m'habite.

    Posté par kea, 03 novembre 2012 à 21:29 | | Répondre
  • Ben... Daniel ?!

    Prenons en de la graine.
    Pourquoi rajouter : (surtout moi) ?
    Dans votre phrase première, vous y étiez impliqué.
    Seriez vous plus attardé que nous tous ?
    Hum...

    Posté par Eve Lyne, 04 novembre 2012 à 11:16 | | Répondre
  • Comme tout le monde

    En fait je suis comme vous tous. Je cherche, je me cogne la tête contre les murs, je tâtonne, me trompe. J'ai mes qualités et mes défauts. Je ne me prends pas au sérieux, surtout pas. J'ai horreur de ça. Mais j'essaie, comme vous tous, d'avancer, de m'améliorer et c'est pas gagner tous les jours.........
    Tiens je sors juste de ma salle de yoga. J'essayais de travailler ma concentration, de trouver une certaine unité en moi. Qu'est ce que c'est difficile. Je n'arrêtais pas de penser à tout un tas de choses qui n'avaient rien à voir avec le yoga.....

    Posté par Daniel, 04 novembre 2012 à 11:41 | | Répondre
  • Ben merde ! Alors...

    Moi qui étais mûre pour le yoga...
    Je crois que je vais me faire entreprendre par les bains de boue ect...
    Y' parait que c'est super !!!
    Sauf que... ça coûte cher !
    Entre les deux mon coeur balance ???

    Posté par Eve Lyne, 04 novembre 2012 à 11:47 | | Répondre
  • Vrai de vrai

    Merci Kéa de ce tu dis et pardon car je ne peux pas te répondre maintenant (faute de temps).
    Ce que tu écris m’interpelle tu sais pour pleins de raisons.
    Dès que j’ai un creux avec de la marge Kéa je te réponds.

    Eve Lyne… On devrait demander à Daniel de nous dispenser des cours de yoga via le blog.
    Cela dit Daniel vous risqueriez avec les énergumènes qu’il y a ici de vous cogner encore plus la tête contre les murs… sourire…
    Surtout si on fait une partie de coinche en plus, hein Alain !

    Bel après-midi à vous !
    Vrai de vrai
    muriel

    Posté par muriel, 04 novembre 2012 à 14:11 | | Répondre
  • ♥♦♣♠

    Vu la grisaille qui s'installe au déhors...
    On commence quand ?

    Posté par Eve Lyne, 04 novembre 2012 à 16:46 | | Répondre
  • En attendant...

    Je vous propose de très jolis contes pour les enfants et pour ceux qui le sont restés...
    Il vous suffit de taper sur gogole :
    Il était une fois le Clos Landar.

    Posté par Eve Lyne, 04 novembre 2012 à 17:08 | | Répondre
  • Bonsoir Kéa

    Je te remercie Kéa car ce que tu écris plus haut me touche. Je tiens également à te dire que je sens toujours à travers tes lignes ta sensibilité profonde et elle m’est tout autant utile car elle m’apprend aussi beaucoup.

    En fait, je suis parfois dans la retenue pour plusieurs raisons que je vais tenter de t’exprimer. Je sais aussi que c’est quelque chose que je dois dépasser parce que cela fait partie de l’un de mes vieux schémas… mais parfois ce n’est pas si simple. Maintenant c’est en faisant aussi des retours sur soi que l’on comprend… alors comme je me suis tendue la perche d’une certaine manière, involontairement, et que l’as saisi… sourire… je vais t’expliquer du mieux qu’il m’est possible de le faire.

    Ce que j’aime à travers tous les échanges ici chez Daniel c’est cette force que je ressens quand je vous lis et qui émane de chaque commentaire. Il y a par-delà les difficultés et les épreuves personnelles, par-delà les sensibilités respectives quelque chose de plus fort qui pousse les uns et les autres en avant.
    Et ta question Kéa me pousse à me livrer, ce que d’une manière générale j’ai du mal à faire parce que je pense n’avoir rien à dire me concernant directement qui ne soit intéressant en fait. J’ai toujours fonctionné ainsi c’est pourquoi j’ai de la difficulté à parler de mes expériences personnelles et donc spontanément je n’y arrive pas forcément.
    Maintenant à chaque fois que je suis amenée à intervenir c’est en effet en rapport avec mon ressenti profond et ce que j’ai appris par le biais de mes expériences, sachant qu’il m’apparait à l’esprit systématiquement qu’autour de moi il se vit des choses plus graves et éprouvantes que ce que je peux vivre.

    Alors il y a le respect pour l’autre et la pudeur bien sûr qui me freinent mais aussi en toute franchise il y a l’appréhension d’un jugement quelconque (que celui-ci soit bon ou moins bon), le fait de « devoir » aller plus avant dans mon ressenti même si je n’y suis pas obligée, l’éducation (fille de militaire), l’enfance (avec notamment ses conflits qui ont bon gré, mal gré laisser des traces),… mes vieux schémas qui persistent… tous ces encombrements en fait qui me mènent parfois la vie dure, que j'occulte et qui m’empoisonnent la vie, sans même que je puisse m’en rendre compte…
    Le plus difficile c’est de reconnaitre ces vieux schémas car une fois qu’on les a identifiés il est plus évident de les « travailler » en profondeur…. de les comprendre pour enfin les accepter.
    Mais tant qu’on ne les a pas identifiés, ils sont là à nous scléroser la vie.
    Et il devient donc difficile de trouver les mots pour exprimer au mieux ce que l’on ressent.
    Ceci étant cela permet aussi de réfléchir et d’entrer en soi.

    Maintenant tous les échanges même ceux qui ne sont pas exprimés par des mots sont importants me semble t’il parce que d’une manière ou d’une autre on peut se retrouver en celui que l’on a en face comme dans un miroir.
    Eve Lyne a raison quand elle dit que nous avons tous besoin les uns des autres. C’est d’une grande justesse car celui qui se trouve en face, nous montre ainsi ce que l’on est intrinsèquement mais aussi ce que nous devons changer en nous-mêmes.
    C’est pourquoi il est si difficile parfois de comprendre le « jugement » de l’autre. C’est là que se posent les vraies questions… et les conflits parfois dans lesquels l’humilité est reléguée si je puis dire à l’arrière plan. Ce qui revient à dire « je ne comprends pas ou ne veut pas comprendre l’autre dans ce qu’il me dit » mais en fait c’est « je ne me comprends pas moi ».
    Mais comme on ne veut pas l’admettre parce que l’égo est fort, on trouve des subterfuges qui enclenchent des problèmes sous toutes leurs formes. Pour ma part cela se manifeste par la rébellion ou son opposé, l’effacement… tout dépend, et c’est bien sûr en rapport avec mon vécu et mes vieux schémas engrangés par mon éducation.

    Pendant des années, j’ai eu le sentiment que je n’étais rien (un vrai paradoxe par rapport à ce que je ressens aujourd’hui) et je me suis sentie dans l’exclusion totale à cause des mots ou de certaines attitudes. Cette sensation d’être transparente m’était difficile parce qu’en fait je pensais ne pas exister aux yeux des autres. C’est une sensation d’autant plus éprouvante quand elle vient des proches (ou en tout cas de ce que j’ai pu en ressentir à ce moment-là). En fait je ne pouvais exprimer à personne ce que je ressentais parce que je ne voyais que superficialité en tout et partout… le jeu des apparences... dans ce que les autres percevaient de moi et non en moi.
    Je sentais la « profondeur » et ma sensibilité parfois exacerbée me tourmentait à la moindre occasion parce que je ne trouvais pas matière et moyen de l’exprimer verbalement. Cela n’a rien à voir avec la sensiblerie au sens où on l’entend car celle-ci à mon sens fait plus appel à l’égo. Il s’agit là d’une sensibilité profonde, de celle qui touche le cœur et qui parfois quand on est jeune ou moins jeune s’avère inexprimable.
    J’ai grandit avec ça, gardant tout pour moi, en parlant très rarement de mes expériences personnelles et j’ai trainé ça des années durant.
    Aujourd’hui c’est différent bien sûr parce que j’ai du recul et que mon regard a changé, tout comme j’ai compris que tout a sa raison d’être y compris le couvercle des apparences contre lesquelles je bataillais à une certaine époque. Alors il y a ceux qui le maintiennent fermés (sans jugement) et ceux qui le soulèvent… (Une parenthèse : j’ai trouvé ici comme par enchantement ceux qui le soulèvent avec en eux des trésors inestimables).
    C’est le passé bien sûr et je ne regrette rien car ainsi j’ai appris à entrer en moi, à me connaitre, à me renforcer et m’accepter… et me construire.
    Je n’en veux à personne non plus parce que j’ai vécu certaines expériences que je devais vivre… et ce n’est pas fini…
    Tout ce et ceux que l’on rencontre dans nos vies sont à chaque fois un élément déclencheur pour nous aider à poursuivre.

    Dire les choses quand on les ressent est important, ce qui favorise la mise en rapport de certains points essentiels qui nous permettent de grandir à condition que dans l’échange il y ait une écoute, une compréhension mutuelle et une découverte de l’autre car c’est au travers de l’autre aussi que l’on se découvre soi.
    Mais le silence est aussi un baume pour le cœur. Il peut être le meilleur des remèdes car il nous aide grandement à nous retirer en nous-mêmes, et il devient un révélateur si l’on se remet en cause.
    Il convient alors de trouver le juste équilibre, ce qui n’est pas toujours facile.

    Alors je dirai pour résumer qu’il m’arrive de ne pas intervenir spontanément comme bon me semble parce qu’il m’arrive encore par moments d’appréhender le jugement des autres… et je me retiens… sans faire d’amalgame avec vous tous et ce que j’ai pu vivre dans mon passé, sachant que depuis que je connais ce blog, tous les commentaires m’ont apportée et continuent de m’apporter inlassablement.
    Et pour cela je vous en remercie Daniel tout comme je remercie chacun des intervenants.

    Je dirai que nous sommes tous, sans exception, partout, des êtres sensibles… et fragiles. C’est cette fragilité bien sûr qui nous fait tanguer sur le fil… mais en chacun de nous, il y a tout de même cette force intérieure qui nous fait avancer pas à pas, malgré les obstacles que nous rencontrons.
    Ce sont nos expériences bien sûr qui nous construisent… ou nous « détruisent » bien malheureusement… (encore que la destruction a aussi sa raison d’être) et cela ne se fait qu’en fonction de notre cheminement intérieur face à nous-mêmes et aux autres, face à la vie, en fonction de notre introspection et de ce qu’elle nous révèle de notre profondeur qui a elle seule nous laisse découvrir tous les possibles.
    Parfois on a l’impression de ne pas avoir cette force parce que l’on sent dépassé mais elle est là, présente en nous et plus accessible encore qu’on ne semble le croire.

    Ouh là là j’ai été bien longue et j’espère avoir répondu à ta question.

    Prends bien soin de toi Kéa !
    J'ai lu ce par quoi tu passes en ce moment et j'espère de tout coeur que tu vas mieux.
    Avec toute mon amitié !

    Posté par muriel, 04 novembre 2012 à 21:33 | | Répondre
  • Issu du Réel

    Je te remercie muriel. Je vais certainement relire ce que tu viens d'écrire car il y a beaucoup absorber là dedans. C'est un autoportrait comme dirait Christian Bobin et un autoportrait ça change constamment parce que ça vient du Réel, de l'Inattendu et j'imagine que toi-même au fur et à mesure où tu l'écrivais, tu te découvrais toi-même. C'est une capacité que tu as de pouvoir aller puiser ton expérience à toi, libre de toute conception empruntée. Pas que les concepts soient mal, mais il ne nourrissent pas la petite flamme intérieure. Cette flamme est très capricieuse et n'accepte pas n'importe quoi.

    La petite phrase que tu dis ici : « je ne me comprends pas moi » résume tout à mon sens. Socrate a dit la même chose, que c'est en se connaissant soi-même, en se comprenant soi-même autrement dit, que tout devient accessible.

    Une phrase que j'ai lue hier et que ton écrit a ramené à ma mémoire : "ce sont les couches périphériques de l'être qui sont susceptibles d'être modelées, ou l'homme peut imprimer sa marque, mais le fondement même, le principe originel ne peut être altéré par quelque moyen que ce soit." C'est ce principe originel qui est savoureux et on le sent se manifester dans ce que tu écris. C'est d'ailleurs pas mal toujours le cas lorsque tu t'exprimes et moi j'aime. Chacun ses talents et toi tu as celui-là peut-être parce que justement tu as vécu une situation où ton être réel a été refoulé en arrière plan et que tu en as souffert. Je dirais que j'ai vécu la même situation et aujourd'hui je suis si heureuse de pouvoir m'exprimer, et merci à Daniel et à son blog qui permet ça.

    J'aimerais continuer car ce que tu dis suscite en moi de m'exprimer aussi, et j'y reviens plus tard donc.

    Posté par kea, 04 novembre 2012 à 23:00 | | Répondre
  • muriel

    Il y avait une suite à la citation que j'ai faite plus haut... qui était :

    "ce sont les couches périphériques de l'être qui sont susceptibles d'être modelées, ou l'homme peut imprimer sa marque, mais le fondement même, le principe originel ne peut être altéré par quelque moyen que ce soit."
    et la suite :
    "Découvrir ce principe, c'est arracher le masque, quitter un habit, un costume. C'est un retranchement, un dépouillement, une soustraction - l'ultime dépossession, qui seule permet d'être Soi."

    Tu dis : "...il m’arrive de ne pas intervenir spontanément comme bon me semble parce qu’il m’arrive encore par moments d’appréhender le jugement des autres… et je me retiens… "
    Moi c'est après coup parfois que je me questionne à savoir si je n'ai pas perdu une bonne occasion de me taire. Évidemment j'aimerais que tout ce que je dis coule de source, mais ce n'est pas le cas. Et d'un autre côté me dis-je "aussi bien qu'ils me connaissent telle que je suis, très imparfaite, mais ne manquant surtout pas de bonne volonté, et puisque le paradis est destiné aux gens de bonne volonté, n'est-ce-pas ?...!!!

    Ce qui m'intéresse c'est arracher le masque, quitter l'habit que j'ai dû revêtir pour me faire accepter. J'ai appris à donner (encore du Christian Bobin) ce qu'on attendait de moi et non qui j'étais. Là je me redécouvre petit à petit et oui, je constate que le principe originel est intact.

    Posté par kea, 05 novembre 2012 à 01:26 | | Répondre
  • A Muriel et Kea

    Quel beau dialogue entre vous deux. Bravo muriel pour votre courage et votre sincérité. En fin quelqu'un qui ose lever le masque. Je me suis retrouvé dans vos propos et j'ai envie de vous dire ceci: déculpabilisez vous. Le regard de l'autre ne compte pas tellement que ça. Ce qui compte, c'est ce que vous êtes vous. Ne vous limitez pas, exprimez vous et ne vous attachez pas trop au jugement des autres. Comme vous l'exprimez, l'éducation que nous recevons est souvent pernicieuse, culpabilisante et étouffante. Il nous faut nous libérer de toute cela pour retrouver son être originel. Le fait que vous vous exprimiez ainsi, est un grand, un très grand pas en avant. Continuez dans cette voie et libérez vous de plus en plus. Vous êtes sur le bon chemin. Exprimez calmement son ressenti, et ne pas se cacher derrière des mots ou des pirouettes , constitue une grande force. Vous avez été authentique dans vos propos et moi j'ai beaucoup de respect pour votre attitude.

    Posté par Daniel, 05 novembre 2012 à 09:24 | | Répondre
  • Daniel

    Je vous remercie de ce que vous dites Daniel mais aussi de ce que vous faites par le biais de votre blog parce que c’est également grâce à vous.
    Le jour où j’ai cliqué la première fois pour publier mon tout premier commentaire, mon cœur a accéléré la cadence comme si je franchissais un pas… je ne saurai vous dire pourquoi.
    Alors quand je dis dans mon post ci-dessus que j’ai trouvé ici comme par enchantement ceux qui soulèvent le couvercle des apparences avec en eux des trésors inestimables, c’est exactement ça.
    Je suis heureuse de vous connaitre tous à travers eux…
    Merci encore et belle soirée à vous.

    Posté par muriel, 05 novembre 2012 à 20:52 | | Répondre
  • Kéa

    Je reviens vers toi Kéa juste pour te dire que ce qui compte c’est l’intention car cette intention tôt ou tard nous amène toujours quelque part.
    Il me semble que petit à petit nous prenons conscience de nous-mêmes… et des autres, ces autres qui aussi ont leurs propres schémas.
    Ainsi nous sommes tous pareils avec nos variantes…
    Le plus difficile c’est bien sûr de se dépasser soi par-delà le regard de l’autre… de se placer dans le mouvement sans s’identifier à lui (ce qui n’est pas facile) tout en sachant que ce regard existe aussi de manière à ce que l’on chemine...
    Merci Kéa et belle journée à toi (ou belle soirée ?).

    Posté par muriel, 06 novembre 2012 à 07:32 | | Répondre
  • Et le trombi ?

    Un jour, il y a déjà longtemps, Daniel avait débuté le trombinoscope des participants du blog avec l'aide de ... J'ai oublié.
    Quelques-uns ont répondu OK.
    Trop peu !
    Moi-même, j'ai longuement hésité.
    Me cachant derrière des lunettes de soleil ...
    Suis pas assez beau !
    C'est superflu !
    On va voir mes rides !
    Et mes cheveux gris ...
    Pour finir, ce fut bien sympa de voir nos sourires.
    Ce serait à renouveler, hein Daniel ?
    Qu'en pensent les nouveaux ?
    Mais je ne veux pas les faire fuir.
    Liberté, liberté chérie.

    Posté par PLV, 06 novembre 2012 à 12:20 | | Répondre
  • Faire fuir...

    Ce soir, j'ai l'âme à la vague...
    Eh bien... PLV mon ami...
    Vous nagez en plein délire.
    Nos trombines d'hier ne sont pas celles de ce jour...
    Passe passe le temps sur nous...
    Ouvrons nos mains, levons notre regard vers le Ciel et prions ensemble pour qu'enfin du sang neuf prenne la relève.
    Amen.

    Posté par Eve Lyne, 06 novembre 2012 à 18:31 | | Répondre
  • Je passe mon tour

    Tu étais bien beau avec tes lunettes de soleil PLV
    les gens célèbres portent toujours des lunettes de soleil
    afin de ne pas être reconnus
    et toi pour ne pas être connu.
    Pour ce qui est de montrer ma face qui ressemble à la lune
    oublie ça PierreLouis
    40 mg (au début du traitement) par jour de corticoïdes ça fait de l'effet
    pas question donc !
    Un jour... peut-être ...!!! lorsque j'aurai complètement égaré mon égo.

    Posté par kea, 06 novembre 2012 à 19:36 | | Répondre
  • muriel

    "...tout en sachant que ce regard existe aussi de manière à ce que l’on chemine..."

    Oui, peu importe le regard de l'autre, il nous fait cheminer. Parfois en nous faisant découvrir une profondeur qu'on avait pas encore vue et d'autres fois en nous ébranlant parce qu'on ne comprend pas l'attitude de l'autre. On ne saisis pas ce qu'il y a derrière cette attitude et lorsqu'on ne comprend pas, on ne se sent pas confortable. Si c'est une personne proche, on a encore plus intérêt à la comprendre. C'est ainsi que la connaissance de soi passe par la connaissance de l'autre.

    Posté par kea, 06 novembre 2012 à 19:58 | | Répondre
  • Fondante !

    Là! Kea tu es trop croquante !
    Laisse tomber les lunettes noires, c'est mal poli.
    A moins de vouloir se donner du genre Gretta Garbo...
    Faut assurer!
    Moi, j'cause pas à quelqu'un qui me cause les yeux
    dans le noir pour mieux me déhabiller .
    J'ai toujours repéré que seuls les complexés... Les déprimés...Les dépréssifs,les timides, se cachent derrière des lunettes noirs.
    Pas franc tout ça !
    Mais... c'est pas tout...
    On peut aussi cacher un cocard derrière des lunettes...
    Un aveugle peut aussi avoir ce langage des signes...
    Donc, il faut respecter.
    Je vous embrasse tous.
    Bonne soirée lumineuse sous les étoiles.

    Posté par Eve Lyne, 06 novembre 2012 à 20:16 | | Répondre
  • Ben voyons donc !

    Ah Eve Lyne je l'aime bien moi Pierre Louis avec ses lunette noire !
    N'est-ce-pas qu'il a du style notre PLV ?

    Posté par kea, 06 novembre 2012 à 20:58 | | Répondre
  • Trombinoscope des amis du blog

    Voir le message du 22 janvier 2011 : les amis du blog de Daniel sont pratiquement les mêmes qu'actuellement.
    Les débats ci-dessus m'interpellent fortement. Je n'ai pas vraiment de mots pour exprimer ce que je ressens, pourtant ce que disent muriel et kea c'est en grande partie ce que je pourrais exprimer.
    Si l'on oublie de soulever le "couvercle des apparences" de temps en temps, il se lève tout seul lorsque le contenu de la marmite est en ébullition. Et sans couvercle, les bonnes senteurs (notre trésor interieur) se propagent mieux.

    Posté par Francine, 06 novembre 2012 à 22:21 | | Répondre
  • Francine, Lyne, Daniel, PLV

    Petite piqure de rappel :

    Je viens à Paris le vendredi 16 novembre.
    Je me fais soigner le matin et je déjeune avec mon amie vietnamienne dans le quartier Notre-Dame.
    Je lui ai dit que j'avais RV avec vous à l'entrée de Notre-Dame entre 14h et 14h30. Je ferai ce qu'il faut pour arriver au plus vite.
    Je dois prendre le TGV gare de Lyon à 17h49.
    Voilà vous savez tout.

    Kéa et Muriel vous me bercez j'aime beaucoup votre féminité.
    Ouais la Lyne arrête ! Toi aussi t'es féminine mais un peu comme la "George" quoi... et alors ?
    Allez j'vas me coucher

    Posté par alain thomas, 06 novembre 2012 à 23:49 | | Répondre
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