Les voies de l'âme

Ce blog a pour objet d'amener à réfléchir sur le sens de la vie, sur notre évolution personnelle. C'est donc l'expression d'un chemin de vie à la fois philosophique et spirituel.

14 novembre 2011

Accepter sa vie

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Je suis né, comme tout le monde, avec certains avantages mais aussi quelques handicaps. J’ai grandi en me débrouillant avec tout ça. Puis un jour j’ai pris conscience (assez tardivement d’ailleurs) que la sagesse devait m’amener à accepter ma vie telle qu’elle était. Il ne s’agit pas de se laisser porter sans rien faire  dans une attitude de renoncement mais plutôt de trouver un équilibre entre ce qui est inéluctable, c'est-à-dire ce qu’il n’est pas possible de modifier et notre aptitude à changer ce qui peut l’être. Vieillir est inéluctable,  nous n’avons pas choisi notre famille, une épreuve peut changer le cours de notre vie, la maladie peut nous surprendre. Appelons cela l’inéluctable ou la fatalité. Nous pouvons refuser tout cela mais nous pouvons aussi l’accepter, favorisant une attitude de paix intérieure et de sérénité. L’acquiescement, le consentement de l’imprévu et de l’inéluctable est une attitude juste. La résistance ou le refus ne peuvent qu’engendrer la souffrance et l’insatisfaction.
La vie est une aventure faite de joies et de peines. Elle ne nous place pas toujours dans une grande sécurité et nous devons faire avec.
Accepter, c’est se placer dans le sens du courant, mieux respirer, être moins tendu et plus léger.
Accepter la vie, c’est aussi accepter les autres tels qu’ils sont avec leurs qualités et leurs défauts. L’un des plus beaux travaux d’acceptation qui nous est proposé se situe dans la vie de couple : reconnaître son conjoint tel qu’il est et non tenter de le façonner à nos propres désirs ou façon d’être. Partager et tolérer et non imposer.
Accepter la vie c’est enfin s’accepter soi-même avec lucidité. Car s’il y a bien quelque chose qui n’est pas inéluctable et qui peut être changé, ce sont nos comportements et nos attitudes. Nous avons tous quelques défauts ou faiblesses, voir quelques carences.

« Accepte- toi toi-même d'abord, accepte tout ce que ton être comporte, ses richesses et ses pauvretés ; accepte d'agir tel que tu es : accepte ton lot. »
Gustave Desbuquois : Jésuite et Directeur de l'Action populaire à Reims (1905-1946).

 Daniel

 

Posté par DANIEL GENTY à 07:00 - Enseignement spirituel - Commentaires [19] - Permalien [#]


Commentaires sur Accepter sa vie

  • Ouf, je te reconnais !

    Et aussi je me reconnais dans ta réflexion de ce jour. Ah Daniel, qu'il m'est doux de te retrouver sous ton jour le meilleur !
    Enfin je goûte les belles et vraies questions existentielles.
    Qui m'ouvres des pistes de progrès, et non des voies de désespoir, d'angoisse ou de discorde.
    Oui ma vie est un combat, mais pas un combat contre Dieu ou contre les autres, un combat contre moi-même.
    J'apprends à dompter mes ténèbres.
    A repousser mes égoïsmes.
    Je veux choisir des maîtres qui sauront éclairer mes zones d'ombre.
    Pour valoriser le talent qui est enfoui tout au fond de mon coeur.
    Pourquoi m'imprégner d'une ambiance morbide ?
    Pourquoi noircir le tableau ?
    Comme c'est bon de partager les mêmes valeurs !

    Posté par PLV, 14 novembre 2011 à 12:41 | | Répondre
  • Ah les fautes !

    "Qui m'ouvrent" bien sûr !
    C'était pour rire ...

    Posté par PLV, 14 novembre 2011 à 12:43 | | Répondre
  • à Eve Lyne,

    J'avais bien noté de ne pas oublier :
    La onzième minute,
    De la onzième heure,
    Du onzième jour,
    Du onzième mois,
    De la onzième année,
    Du troisième millénaire !
    Et pi voilà, j'ai oublié,
    Noyé dans ma préparation du baptême.
    Bah, pour un petit chrétien de plus ...
    ça valait bien la peine, non ?

    Posté par PLV, 14 novembre 2011 à 12:47 | | Répondre
  • optimisme

    Belle philosophie, Daniel !
    Avec toutefois un petit bémol pour la maladie qui, à mon sens, est faite pour nous faire comprendre des choses .
    Plus il y a de conscience, moins il y a de fatalité ...
    Comme tu le dis si bien, acceptons, acceptons tout ce qui se présente à nous !
    Et utilisons-le pour le meilleur !
    Bisous à tous .

    Yes, PLV ! Go !

    Posté par marie christine, 14 novembre 2011 à 13:09 | | Répondre
  • Mais Marie,

    T'es pas à l'école ?

    Posté par PLV, 14 novembre 2011 à 14:03 | | Répondre
  • J'acquiesce !

    La vie est une aventure faite de joies et de peines.
    S'accepter soi-même avec lucidité...
    Quel boulot, Daniel !
    Appliquons-nous à ce qu'il y a de meilleur en nous.
    Laissons de côté nos zones d'ombre...
    Les autres s'en chargent à merveille.

    Posté par Eve Lyne, 14 novembre 2011 à 14:21 | | Répondre
  • Eh bien, PLV

    A 14H 03...
    Les dossiers attendront, n'est-ce pas ? !
    "On" a mieux à faire...

    Bon aprem, mon ami.

    Posté par Eve Lyne, 14 novembre 2011 à 14:28 | | Répondre
  • Confidence

    Depuis qu'elle me fréquente, la Marie...
    Elle a attrappé le don d'ubiquité.
    Par contre, moi...
    J'ai attrappé ses tics et ses tocs !

    Posté par Eve Lyne, 14 novembre 2011 à 14:51 | | Répondre
  • les amis

    J'ai le privilège de rentrer chez moi à midi .
    Eh oui ! A la campagne, on ne déjeune pas un sandwich en vitesse !
    Ca conserve la santé ! (hi, hi !)

    Posté par marie christine, 14 novembre 2011 à 21:25 | | Répondre
  • Le renoncement

    Ce n'est pas facile d'accepter et pourtant c'est la même chose que le renoncement.
    Quand devant une situation extrêmement difficile vous renoncez, c'est que vous avez décidé de prendre la distance nécessaire avant de réagir.
    Dans ma philosophie, cela signifie que je cultive une vertu essentielle sur ma voie : la patience, antidote à la colère.
    Le fait de renoncer permet ensuite de faire un choix en pleine conscience ; certes, la spontanéité est mise de côté et paradoxalement, l'"êtreté" aussi, quoique cela se discute car une intuition peut toujours émerger du coeur.
    Ce qui est intéressant dans le renoncement par la prise de recul est que l'un des choix est très rarement le mauvais quand il s'agit de l'acceptation. Ce n'est pas celui que je prends à chaque fois car parfois l'acceptation, dans certaine situation périlleuse pour autrui, n'est pas la bonne solution, mais le fait d'avoir laissé un espace, ne serait-ce que quelques secondes, par la maîtrise de son esprit dans la pratique permanente de son observation, amène la Présence du coeur et de son intelligence, voire de son courage.
    Le mental est vaincu, une fois de plus. Et une fois de plus, le choix de l'acceptation est pris parce que c'est presque toujours le plus intéressant.

    Posté par alain thomas, 14 novembre 2011 à 21:25 | | Répondre
  • Accepte

    Ce n'est pas dans mes habitudes, cher Daniel, de mettre des extraits de mes "oeuvres" chez les autres mais, en lisant ton beau texte, je me suis souvenue d'une poésie que j'avais mise sur mon blog aux tout débuts et je me permet de te la donner ici.

    Accepte...
    Dépouille toi comme un arbre qui a traversé les hivers
    Perds tes feuilles
    Dont tu étais si fière
    Accepte les rides qui creusent dans ta chair
    Comme le sculpteur dans la pierre
    Elles cherchent ton visage d'enfant

    Bientôt tu seras vieille et belle
    Regarde toi dans les yeux
    Mensonge et peur
    Accepte d'arracher cette flèche plantée dans tes entrailles

    Accepte la douleur suave de la Vérite
    Et vide toi pour te remplir
    D'une sève nouvelle
    Ariaga

    Posté par Ariaga, 15 novembre 2011 à 17:00 | | Répondre
  • Liberté

    Beau poème, Ariaga .

    Et les maîtres du monde ne sont pas mes ennemis, car je n'ai pas de maîtres .

    Et les ennemis du monde ne sont pas mes maîtres, car je n'ai pas d'ennemis .

    Vive la Vie !

    Posté par marie christine, 15 novembre 2011 à 18:19 | | Répondre
  • Responsabilité

    Il parait que "ceux qui savent" ont lourd à porter...
    Ils doivent agir, dit-on.

    "Heureux les pauvres en esprit."

    Posté par Eve Lyne, 15 novembre 2011 à 18:47 | | Répondre
  • bis ?

    Dis donc Eve Lyne, tu radotes maintenant ?

    Et "ceux qui savent", ça veut dire quoi ?
    On ne "sait" vraiment que ce qui se révèle à notre conscience, non ?
    Donc tout le monde "sait" quelque chose, à moins d'être complètement inconscient, ce qui est impossible dans un être vivant, car le vrai savoir est sensitif à l'origine .

    Posté par marie christine, 15 novembre 2011 à 19:41 | | Répondre
  • Beau poème !

    Oui Ariaga,
    Votre poème est bien le reflet du chemin.
    Accepter de vieillir pour évoluer.
    D'ailleurs, je n'ai pas d'autre choix.
    A bientôt.

    Posté par PLV, 15 novembre 2011 à 20:13 | | Répondre
  • Eh Lucie !

    C'est pas toi qui parlais d'ubiquité ?
    Je ne sais pas si tu radotes,
    Mais ton doigt a dû glisser sur la touche "bis" de ton clavier ...
    Chauffe Marcel !

    Je connais quelqu'un qui traduisait "Heureux" par "En avant".
    "En avant les humbles de coeur !"

    Posté par PLV, 15 novembre 2011 à 20:18 | | Répondre
  • A Ariaga

    Votre poème est criant et bouleversant

    Posté par alain thomas, 15 novembre 2011 à 21:12 | | Répondre
  • A Ariaga

    Vos œuvres sont les bienvenues sur mon blog. J'aime bien partager. D'ailleurs votre poème que je trouve super profond, je le diffuserais sur mon blog plus tard.
    Continuez à œuvrer comme vous le faites.

    Posté par Daniel, 15 novembre 2011 à 21:56 | | Répondre
  • On avance

    A force d'être au courant de ce qui nous dépasse, on finira bien par bouger...
    Bon, ben moi...
    J'm'en va retrouver la jeunesse de France, vous savez...
    Tous ces jeunes dégoulinants d'hémoglobine, juste pour rire.
    Et pis aussi les enfants que l'on déguisent en horreurs, juste pour rire.
    Et pis tous ces étudiants qui s'font vomir en buvant et qui jouent à se taper dessus,juste pour rire.
    Et pis les indignés qui seront bientôt les résignés quand ils se feront taper dessus, mais cette fois...
    Pas pour de rire.

    Bon allez...
    On reste branchés !

    Lucie

    Posté par Eve Lyne, 16 novembre 2011 à 10:19 | | Répondre
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