Les voies de l'âme

Ce blog a pour objet d'amener à réfléchir sur le sens de la vie, sur notre évolution personnelle. C'est donc l'expression d'un chemin de vie à la fois philosophique et spirituel.

04 novembre 2011

Nous sommes notre propre lumière

Je souhaite diffuser, aujourd’hui, un texte plein de sagesse et de modération concernant les rapports de maître à disciple. Ce texte a été transmis par une lectrice du blog, Françoise, et venait en complément à mon article »Il s’en passe des choses à Lerab Ling ». Je le recommande à tous ceux qui   suivent un enseignement spirituel. Il confirme tout ce que je pense du sujet : pas d’aliénation, pas d’entrave dogmatique, seulement une recherche libre car nous avons tout en nous et l’évolution ne peut provenir que de nous même.

 

Question : Je vais être très directe, mais ne vous sentez pas obligé de répondre. Voilà : il est fait allusion dans votre correspondance d'une retraite de trois ans et d'un gourou. Un certain nombre de recoupements m'incitent à penser qu'il pourrait s'agir de Sogyal Rinpoché à propos duquel des rumeurs circulent. Je voudrais savoir s'il s'agit bien de Sogyal Rinpoché, si vous en avez été le disciple, si vous pouvez m'en dire deux mots, si vous avez fait une retraite de trois ans sous sa direction, ce que vous en pensez, et si vous pensez que les rumeurs à son sujet ont un fondement, car j'envisageais de m'inscrire dans son groupe Rigpa.

moine-242207Réponse : Vos déductions sont exactes, mais ce n'est pas le plus important. L’important est de se connaître soi-même et de comprendre pourquoi vous souhaitez vous en remettre à une autorité. Les maîtres se disent indispensables, mais le Bouddha nous enjoint d'être notre propre lumière. Tout dépend de ce que vous recherchez: soit le confort douillet d'un maître et d'une sangha pour vous épauler dans cette vie difficile, soit la réalisation. Le véritable chercheur ne s'en remet à personne. Il cherche, libre et opiniâtre. La réponse ne vient ni d'un gourou, ni d'un entraînement. Elle survient naturellement, simplement et automatiquement quand on ne l'entrave plus d'aucune autorité, d'aucun a priori, d'aucun préjugé, d'aucun dogme ni d'aucune tradition, aussi millénaire soit-elle. La libération ne s'achète pas, elle ne se copie pas, elle ne s'apprend pas. Elle est en nous : ne la bloquons pas par notre timidité, notre vanité, nos angoisses ou nos ambitions spirituelles.

S'il est dans vos intentions de rejoindre une sangha, vous devez être mis en garde: non seulement le "maître" ne vous sortira pas du samsara, mais attendez-vous à des dérives. Elles sont systématiques dans une relation de supérieur à inférieur, de maître à disciple. C'est une affaire d'égo. Les hommes sont ainsi faits. Pour répondre précisément à votre question sur ma retraite de trois ans, je vous confierais simplement que j'ai dû la quitter prématurément à la suite de problèmes de mœurs impliquant le gourou. Je l'ai poursuivie un peu plus loin en solitaire, à quelques kilomètres de Lerab Ling.

Pour autant il n'y a pas de raison de sombrer dans la négativité à l'encontre de Sogyal ou de qui que ce soit. On peut même faire preuve d'une certaine compassion pour quelqu'un qui n'a pas eu la jeunesse facile (plusieurs familles adoptives, adolescence chaotique). Il y avait un créneau à saisir en Europe: son charisme, son appétit de pouvoir et son extraordinaire capacité à manipuler ont fait le reste. Des hommes comme lui, il y en a plein la planète. On pourrait davantage en vouloir à ceux de son entourage immédiat qui savent et le maintiennent au pouvoir pour des motifs carriéristes, politiques ou financiers. On peut aussi s'interroger sur la cécité du disciple de base qui, aveuglé par ses objectifs spirituels, refuse de voir l'évidence. Pensez toujours au risque sectaire où l'on ne distingue plus la "folle sagesse" de la déviance manifeste. Il est possible de dénoncer un gourou sans pour autant le haïr. Un malade peut et doit être traité avec compassion. On peut adorer son discours sans pour autant accepter ses perversions ... Et dans un dernier sursaut de compassion, on peut aussi prendre en considération l'épreuve des jeunes victimes abusées, trahies et brisées par un homme qui utilise son prestige et s'approprie les enseignements pour séduire.

moine-bouddhiste-attend-une-ceremonieLe plus important est ceci : le bouddhisme n'est pas l'Esprit du Bouddha. L'esprit de Bouddha ne diffère pas de celui de Lao Tseu ou de Jésus. Le bouddhisme est une adaptation par l'homme ordinaire, à l'usage de l'homme ordinaire. L'homme ordinaire travaille uniquement pour son égo, même dans ses activités spirituelles ou caritatives. Le bouddhisme est une reformulation de l'Esprit de Bouddha au bénéfice de l'égo. Il ne faut donc rien attendre du bouddhisme ou des maîtres en termes de réalisation spirituelle. "Soyez votre propre lumière".

La réalisation est sans concession, sans arrangement, sans combine, sans politique. L'esprit de Bouddha ne s'adresse pas aux cœurs tendres. La tendresse vient après, et celle-là est authentique. La réalisation d'un seul vaut mieux que le petit confort spirituel de millions d'adeptes. Sans témoin, plus de transmission.
Tout dépend donc de ce que l'on recherche. En termes de bonheur provisoire, votre inscription à Rigpa peut être une bonne décision. Mais en termes de réalisation c'est une autre affaire.

 

Extrait de l’article figurant sur le site : https://sites.google.com/a/dharmix.com/www/vue---les-gourous .

Posté par DANIEL GENTY à 07:00 - Enseignement spirituel - Commentaires [98] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


Commentaires sur Nous sommes notre propre lumière

    Le véritable chercheur...

    ... ne s'en remet à personne.
    Toutes les religions sont des sectes.
    Le bouddhisme est une religion.

    Posté par Eve Lyne, 04 novembre 2011 à 12:58 | | Répondre
  • Toutes les religions sont :

    Des sectes.

    Lucie.

    Posté par Eve Lyne, 04 novembre 2011 à 13:47 | | Répondre
  • SKIPPY le grand gourou

    Toutes les religions prèchent pour leur paroisse.

    Tenez...
    MOI, j'appartiens à SKIPPY !!!!!

    Posté par Eve Lyne, 04 novembre 2011 à 14:22 | | Répondre
  • Bien dit Eve Lyne

    D'ailleurs les religions arrivent toujours après le fait. Après le fait, c'est à dire après la venue d'un maître apportant toujours le même message (Jésus, Bouddha, Krishna, Guru Nanak, Kabir, et bien d'autres qui ont tous dit la même chose, c'est à dire le royaume est en vous); donc après le fait les humains s'emparent du message et en font quelque chose de tellement petit.
    Une question que je me pose Eve Lyne, si tu avais vécu au temps de Jésus et qu'il t'avait été possible de le suivre, l'aurais tu suivi? L'aurais tu servi de tout ton coeur comme ont fait ceux qui l'ont reconnu à l'époque?

    Posté par kea, 04 novembre 2011 à 17:17 | | Répondre
  • Tu es magnifique, Kea !

    Tu me pose une question grandiose...
    Il me faut du temps...
    Pour te répondre.
    J'ai bien tout en moi, mais, pour le formuler...
    Quel calvaire!

    Posté par Eve Lyne, 04 novembre 2011 à 18:00 | | Répondre
  • Eve Lyne

    Je suis certaine que ton coeur peut l'exprimer délicieusement Eve Lyne, mais il y a aussi cette autre chose qui dit : oui mais! oui mais! oui mais!

    Posté par kea, 04 novembre 2011 à 18:20 | | Répondre
  • Bonjour ma chère Kéa

    Je suis content parce que tu me fais sourire.
    Ta question je l'adore.
    Tu vois, la Lyne elle sait plus bien quoi dire là, n'est-ce pas la Lyne mouhahaha !!!
    Bon, trêve de plaisanteries !
    Ta question est essentielle. Elle est LA question.
    Regarde pour moi !
    Souvent, je monte la colline et tout en haut je m'adresse aux oiseaux et ils pépient en se foutant de moi. Personne ne m'écoute et personne ne me suit. Pourtant, j'en dis des choses mais bon, ça marche pas quoi hi hi !
    Si Jésus se trouvait là à côté de moi, sans savoir qui il est, que ferais-je ? Le suivrais-je ?
    Ce qui est certain, c'est que je l'écouterais et probablement que je serais subjugué par le discours.
    Peut-être aussi que je ne le croirais pas, quand il parlerait de son Père ! Je crois bien que je ne le croirais pas et pourtant, je serais fasciné par son discours.

    Le mot "bouddhisme" est un néologisme la Lyne et à mon point de vue, le Dharma (enseignement du Bouddha) n'a jamais été une religion et ne le sera jamais. Le Dharma est une vision universelle de l'origine de l'origine, depuis des temps sans commencements. Ensuite, c'est une vision qui se vérifie par l'expérimentation. Point final.

    J'aime le contenu dans la réponse de cet ancien étudiant qui plus est retraitant de trois ans de Sogyal Rinpoché.
    Peut-être l'ais-je croisé à l'époque, sûrement même !
    Mais je ne suis pas tout à fait d'accord dans le dernier paragraphe lorsqu'il parle de réalisation.
    La réalisation, personne ne peut en parler sauf ceux qui la connaissent or je ne connais aucun être qui ait atteint l'Eveil parce que je n'ai aucune idée de ce qu'est l'Eveil.
    Je suis d'accord avec Kéa. Est-ce que cet étudiant aurait suivi le Bouddha à l'époque ? Apparemment oui. Or il dit que le véritable chercheur ne s'en remet à personne.
    Jésus et Bouddha étaient-ils des maîtres ?Certainement puisqu'ils dispensaient des enseignements devant des foules de plus en plus importantes. Si ce n'est pas l'activité d'un maître, c'est quoi alors ?
    Il dit que la réalisation est sans concession. Comment le sait-il ? Le Bouddha nous dit que nous sommes notre propre lumière. Tant que l'on n'a pas atteint l'Eveil, comment peut-on savoir ce qu'est la réalisation, sinon par l'enseignement du Bouddha... c'est-à-dire le Maître ?
    Peut-on s'en remettre à Jésus, au Bouddha et c'est tout ? Pourquoi pas à Mahomet ?
    Quand il parle de réalisation, il dit : "tout dépend de ce que l'on recherche". Donc il sait.
    Attention, je suis d'accord sur tout ce qu'il dit, sauf sur ça.

    Vous voyez, la foi reste une mystérieuse certitude. Je repense au texte de la Mère que nous a proposé Marie et j'aime parce que lorsque l'on voit une fleur, qu'on l'étudie, qu'on la filme en accéléré, comment pouvons-nous ne pas croire ?
    Mais croire en quoi ? On s'en fout, c'est pas le problème. C'est ça la foi, croire... et pis c'est tout !
    La nature elle-même ne serait-elle pas notre plus grand maître ?
    Notre objectivité et notre recherche perpétuelle ne seraient-elles pas nécessaires pour nous éviter de tomber dans le piège des certitudes hasardeuses ?

    Posté par Alain Thomas, 04 novembre 2011 à 18:27 | | Répondre
  • Comment ça, Kea !

    Dans l'affaire qui nous occupe présentement...
    Je te l'assure...
    Il n'y a pas de : Oui mais !
    Tu me cherche des poux ???

    Posté par Eve Lyne, 04 novembre 2011 à 18:32 | | Répondre
  • Plus rapide que la lumière

    Pardi... C'est le Alain !
    Enfin...Presque.
    Tiens, bizarre...
    J'deviens aphone tout d'un coup.

    Posté par Eve Lyne, 04 novembre 2011 à 18:39 | | Répondre
  • Alain

    J'ai beaucoup de difficulté Alain avec les croyances Croire en Dieu ou ne pas y croire pour moi c'est pareil.
    Ceux comme Jésus ou Socrate et tant d'autres parlent de ce qu'ils savent et non de ce qu'ils croient. C'est ça la différence et le coeur le ressent tellement qu'ils savent de quoi il parlent. C'est pourquoi les foules se mettent à les suivre. Le coeur est fasciné par le vrai qui se dégage d'eux.
    Moi je suis rendue à un certain degré dans mon cheminement mais assurément personne n'aurait l'idée de me suivre et c'est tant mieux car je ne les mènerais pas bien loin, seulement là où j'en suis. Ceux qui en sont maintenant là où j'en serai peut-être un jour, portent un tel amour à l'humanité qu'ils sont prêts à donner leur vie pour essayer de toutes les façons possibles d'exprimer ce qu'ils voient et que nous ne voyons pas encore. Moi je les remercie de tout mon coeur et n'ai aucun scrupule à bénéficier de leur vision. Il ne s'agit nullement d'être sous la tutelle de qui que ce soit. J'aime marcher sur mes propres jambes et jamais personne ne marchera à ma place. D'accord il faut être prudent, mais le coeur sait reconnaître instantanément ce qui est vrai. Le problème c'est que nous avons désappris à l'écouter.

    Posté par kea, 04 novembre 2011 à 18:53 | | Répondre
  • Suivre

    Humm...
    Être aux côtés.
    Voilà de quoi méditer, ma chère Kea.
    Pour ce soir, tu mets mon coeur bien en émoi.
    Merci à toi.

    Posté par Eve Lyne, 04 novembre 2011 à 18:59 | | Répondre
  • Ni poux ni punaises !

    Merci à toi chère Eve Lyne !

    Posté par kea, 04 novembre 2011 à 19:05 | | Répondre
  • l'évidence

    "Les yeux et la tête croient .
    L'être tout entier est .
    Il vit l'évidence .
    Il a la foi ."

    Posté par marie christine, 04 novembre 2011 à 20:29 | | Répondre
  • Croyances

    On dit que tout est UN.
    Ça je le sais un peu parce qu'il m'est arrivé de vivre ce fait, comme ça tout à coup, par pure grâce.
    Mais je le sais aussi par croyance,
    parce que je l'ai entendu dire,
    parce que j'ai lu qu'il en est ainsi.
    Je ne puis dire que je l'expérimente à chaque seconde de ma vie, ce qui ne veut pas dire qu'il soit impossible de le vivre et que certains ne soient déjà à ce niveau de conscience!
    alors pourquoi pas moi? N'est-ce-pas là mon héritage.
    M'attendre à moins serait ne pas prendre les paroles de Jésus au sérieux, et il se trouve que je les prends au sérieux.

    Posté par kea, 04 novembre 2011 à 21:14 | | Répondre
  • Le mystère de la grâce

    Jésus est venu montrer le chemin...

    Alain, tu dis:
    "Pourtant, j'en dis des choses mais bon, ça marche pas..."
    Penses-tu que Jésus se manifeste auprès de ceux qui, comme toi, en sont à admirer une fleur...
    Allons, allons...

    "Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pècheurs." (Marc)

    Faut-il être grand pècheur pour le voir toujours vivant, intercéder...
    Point de discours... Des faits.

    Kea ans cette vie, mon organisation ne se prète pas à suivre qui que ce soit.

    L'aie-je fait auparavant ?

    On aimerait bien percer tous les mystères.
    Celà nous rendrait-il meilleurs ?

    Tout ce que je suis en mesure d'affirmer :
    "Je l'ai reconnu."
    "Je suis devenue moins pire."
    En chemin.

    Posté par Eve Lyne, 05 novembre 2011 à 05:23 | | Répondre
  • Farfadet

    Kea : C'est quoi, ce bidule jaune ?
    D'où qui sort celui-là !
    Sans mon autorisation.
    Faut même se méfier de l'ordi !!!

    Posté par Eve Lyne, 05 novembre 2011 à 05:32 | | Répondre
  • mon point de vue

    C'est vrai, on navigue toujours entre deux eaux, entre deux "oh !", entre deux zoos ...
    Ce que l'on sent nous aide à savoir, ce que l'on sait nous aide à sentir ...
    L'essentiel est de ne pas laisser la connaissance dépasser le vécu, sinon on s'illusionne soi-même ...
    Faut garder l'équilibre .

    Posté par marie christine, 05 novembre 2011 à 10:20 | | Répondre
  • Eve Lyne & Marie

    En fait la question que je t'ai posée Eve Lyne, il est impossible d'y répondre, car on ne sait pas quelle sera la réaction du coeur dans une circonstance donnée, à moins qu'elle n'advienne. Il est facile de spéculer et d'imaginer, mais pour le coeur ça n'a aucun sens. Il réagit au ressenti et non aux pensées.

    "ne pas laisser la connaissance dépasser le vécu"
    très bien exprimé Marie.

    Posté par kea, 05 novembre 2011 à 12:36 | | Répondre
  • suivre

    Eve Lyne, je vois ici un malentendu au sujet du mot "suivre".
    Ceux qui suivaient Jésus ne le suivaient pas lui mais suivaient leur propre coeur qui les menait là. Ceux qui le suivaient pour d'autres raisons ont été très vulnérables aux quant dira-t-on : "c'est un ceci, c'est un cela, il fréquente les bordels, il boit du vin, il ose parler aux femmes, il se prend pour Dieu, etc." Leur mental s'est enflammé et ils n'ont eu de répit que de le voir crucifié.

    Posté par kea, 05 novembre 2011 à 14:29 | | Répondre
  • Le coeur

    Ah oui Kea...
    Je vois bien ce que tu veux dire !
    Un mot à la place d'un autre et tout est défiguré.
    La connaissance par le vécu n'a rien à voir avec l'imagination, l'imaginaire et les pensées.
    Parfois, le vécu prend des allures de fiction...
    Aussi, il parait quasi impossible de répondre, à moins d'avoir un solide et riche intellect.

    D'ailleurs, les théories sont des témoignages de vécu; pour autant, ceux qui étudient les théories ne détiennent que les théories.
    Quelle frustration, tout de même !
    Bon, aller...
    Pour faire court, rien ne vaut le vécu.
    Seul hic...
    On avance très très lentement.
    Sans sauter les étapes, passage obligé.

    Tiens! j'y pense tout d'un coup :
    C'est peut-être dans un bordel que j'ai rencontré Jésus. Dans une autre vie.
    Encore une certitude de vécu et pas de théorie :
    "Rien n'est impossible à Dieu."

    Dis donc Kea...
    Tu l'a rencontré où, Toi ?

    Posté par Eve Lyne, 05 novembre 2011 à 15:22 | | Répondre
  • 5/5

    Je suis en phase avec tous les commentaires de cet article .
    Et maintenant, il faut que je retrouve un ancien poème qui tombe à pique concernant le dernier sujet abordé par vous, Kea, Eve Lyne ...

    Posté par marie christine, 05 novembre 2011 à 15:59 | | Répondre
  • voilà

    Hé PLV, bouche tes chastes oreilles ! Faut pas que ça te choque . Quoi que ... en tant que trublion ...

    DIEU POUR TOUS

    Si Dieu est dans la rose,
    Si Dieu est en toute chose,
    Il est dans les épines,
    J'imagine .

    Si Dieu est dans le ciel,
    Dans la paix éternelle,
    Il est aussi sur terre,
    J'espère .

    Si Dieu dans les églises
    Flâne tout à sa guise,
    Il est sur les trottoirs,
    Chaque soir .

    Si Dieu est en Marie,
    En Paul, en Jésus Christ,
    Il est aussi Judas,
    Je crois .

    Si Dieu est dans le saint,
    Comme dans l'assassin,
    Tous deux seront sauvés,
    Je sais .

    Et malgré les prières
    Aux paroles austères,
    Dieu pratique l'humour,
    Toujours .

    Il traîne dans les bars,
    Les casinos, les gares,
    Sans aucun préjugé,
    C'est vrai .

    En Père attentionné,
    Il aime à volonté
    Toutes les créatures,
    C'est sûr .

    Me voilà rassuré :
    Pour apprendre à marcher,
    Nombreux sont les chemins,
    C'est bien .

    Posté par marie christine, 05 novembre 2011 à 18:43 | | Répondre
  • Super Marie

    Quand tu as cette philosophie-là, je fonds.

    Posté par alain thomas, 05 novembre 2011 à 19:45 | | Répondre
  • Alain

    Est-ce à dire que je n'ai pas toujours cette philosophie-là?

    Mais ce n'est pas une excuse pour se laisser aller à être un dépravé, un Judas ou un assassin !
    En tout cas, c'est pas parce que Dieu est partout qu'il faut rien faire pour changer (hé, hé !) .

    Et Lui, il est toujours prêt à nous aider .
    (Enfin, je dis Lui par commodité . Les langues des hommes sont pauvres pour désigner quelque chose qu'ils ne connaissent pas encore vraiment, c'est normal) .

    Posté par marie christine, 05 novembre 2011 à 20:21 | | Répondre
  • Bien dit, Marie !

    Prières austères...
    Prèchi Prècha...
    Interminables discours de mots.
    Splendeur costumes d'apparats...
    Bon, aller...
    Le dimanche matin...
    On aime notre prochain...
    Toutes les Eglises du monde.
    Parler à Dieu comme à un homme. (Curé d'ARS).
    J'acquiesce, Marie...
    Les langues des hommes sont pauvres pour le désigner, LUI .
    Quelle éclatante lumière:
    "Demandez et vous recevrez."
    "Faites le premier pas, je ferai le reste."
    "Il en sera fait selon votre foi."

    Et si tout simplement l'Eglise véritable était le coeur des hommes ?

    Bon, aller...
    J'm'en retourne à ma chambre haute.
    Parler à Dieu comme à un homme.

    Posté par Eve Lyne, 06 novembre 2011 à 04:21 | | Répondre
  • Extra!

    Extra ton poème, Marie Christine. Je le vois bien comme ça !

    Posté par Daniel, 06 novembre 2011 à 08:55 | | Répondre
  • parler à Dieu

    Merci Daniel .

    Waouh, Eve Lyne, tu passes la vitesse supérieure !
    Belles paroles !
    "Parler à Dieu comme à un homme ..." .
    Je me souviens que Sri Aurobindo dit quelque part que Dieu accepte toutes les manières de s'adresser à Lui : que ce soit par les institutions, maladroitement en solitaire, par lacommunion avec la nature, par la solidarité avec les autres, par la méditation, en adorant des statues, par la superstition, etc ...
    Tous les moyens sont bons pour se rapprocher de Lui . Il ne crache sur rien et chaque fois qu'Il voit une petite ouverture, Il s'y engouffre .
    Il suffit, je pense, que nous ayons juste une petite interrogation sur ce que nous sommes, sur le sens de la vie, sur l'au-delà ... Et hop, c'est parti !
    Et parler à Dieu comme à un homme, pourquoi pas ? Il prend ! Parler à Dieu comme à la Vierge ou comme à Jésus ou comme à l'univers ou comme à la Vie, à la Nature, à une vaste Energie, à soi-même ... Peu importe, Il prend tout !
    Parler à Dieu comme à un homme, ça le rend plus intime . Ca permet de le sentir tout proche comme un confident, un ami bienveillant, toujours présent, qui nous conseille et nous aide chaque fois qu'on lui demande . Et ça n'empêche pas de le sentir en même temps vaste comme l'infini, puisqu'Il peut revêtir toutes les formes . Il s'adapte à nous plus que nous nous adaptons à Lui !
    Demandez aux enfants si le Père Noël n'est pas l'image de Dieu, quelque part ! Et demandez à Dieu si ça ne Lui plaît pas de voir tous ces petits yeux illuminés par la magie des cadeaux descendant du ciel, des lumières enchanteresses et du mystère ...

    Posté par marie christine, 06 novembre 2011 à 09:58 | | Répondre
  • C'est bien ce que je disais

    Si Dieu accepte toutes les manières de s'adresser à Lui, alors on peut lui parler comme à un homme non ?
    Pffft !!!
    Au fait, quand on lui parle, c'est bien à nous qu'on parle non ?

    Posté par alain thomas, 06 novembre 2011 à 16:13 | | Répondre
  • Monologue

    Tu es sur la bonne voie, Alain...
    Parler à soi-même, est très sain...
    Dieu entend...
    Exauce les saints.
    Pourquoi pas Câlin ?

    Posté par Eve Lyne, 06 novembre 2011 à 17:55 | | Répondre
  • Nuance ...!

    Comme le dit Eve Lyne, quand on se parle à soi-même, Dieu entend .
    Et je dirais : quand Dieu nous parle, la plupart du temps on ne l'entend pas .
    Dieu, c'est nous en pleine conscience . Mais comme on est encore très bouchés côté conscience, Dieu c'est pas encore nous . (hi, hi)

    Hé Alain, t'as fini de fondre ?
    Alors on est tous invités pour une fondue savoyarde, avec un fondant au chocolat en dessert ?

    Posté par marie christine, 06 novembre 2011 à 18:25 | | Répondre
  • J'arrive Marie !

    Le Alain, je crois bien que c'est un fondu !

    Tu sais pourquoi Dieu exauce tant les saints, Marie ...
    Eh bien, parceque: EUX! ils ne se prennent pas pour Dieu.

    Posté par Eve Lyne, 06 novembre 2011 à 18:45 | | Répondre
  • Moralité ?

    Soyons des saints, on sera exaucés !

    Encore faut-il savoir ce qu'est un saint aux yeux de Dieu ... C'est peut-être pas les mêmes que ceux de l'Eglise ... Pas tous ...

    Mais le mot "saint" n'est-il pas obsolète dans la spiritualité ? (hi, hi) .

    Eve Lyne, tu me fais cogiter à des heures tardives !

    Posté par marie christine, 06 novembre 2011 à 20:03 | | Répondre
  • Sainte Marie

    Oh bonne Mère priez pour moi, je suis un pauvre pécheur ! Gardez-moi des Saints, je ne suis pas digne d'eux !

    Marie t'auras pas de dessert. La Lyne elle a dit que les saints ne se prenaient pas pour Dieu et toi, tu dis qu'ils ne sont pas des saints et ensuite tu dis qu'en pleine conscience, tu te prends pour Dieu.

    Hou la la la la la la la la ...... !!!!

    Et après ça tu voudrais un fondant au chocolat après une fondue savoyarde ?
    Non mais tu rêves là !
    Allez la Lyne, toi qui es la spécialiste ! Donne-lui sa pénitence à cette Marie-là !
    Ah pour sûr, je ne fonds plus, ça c'est vrai ça, c'est bien vrai ça !
    Boudiou !

    Posté par alain thomas, 06 novembre 2011 à 20:42 | | Répondre
  • Alors juste un paquet de papillottes fondantes Révillon pour la Saint-Nicolas .
    Ah non, pas Nicolas ! Brrrr !
    Pas Saint-Glinglin non plus .
    Peut-être Saint-Michel ... Des fois que le dragon serait en chocolat . Hou, la crise de foi !!!

    Posté par marie christine, 06 novembre 2011 à 21:12 | | Répondre
  • Ce sera pour la Saint Thomas, comme ça, tu les mangeras que quand tu les verras ah !

    Posté par alain thomas, 06 novembre 2011 à 21:53 | | Répondre
  • Eve Lyne

    Tu as la certitude d'une rencontre vécue avec Jésus dans un bordel ???
    Si c'est là ton souvenir
    ne le dit pas trop fort
    car les chemises blanches vont vite te repérer !

    Posté par kea, 06 novembre 2011 à 23:01 | | Répondre
  • Dis donc, Kea ...

    Tu me prends pour une valise ? !
    J'chuis née coiffée...
    Pour autant, j'chuis pas toquée !
    J'raconte pas ça à n'importe qui...
    Non mais défois !

    Posté par Eve Lyne, 07 novembre 2011 à 04:47 | | Répondre
  • Obsolète

    Quel est donc ce mot barbare, Marie ?

    Ah oui...
    Caduc, dépassé, périmé...
    Tous ces accoutrements qui mettent des barrières entre les hommes...
    Préchi précha...

    T'as raison Alain...
    Gardons nous des Saints, car généralement, ils deviennent très pauvres.
    Donc, ils ne sont jamais riches puisqu'ils vivent dans la pauvreté au milieu des pauvres.
    Impossible de les reconnaitre...
    Eux-même, ignorent qu'ils sont des saints aux yeux de Dieu.
    Ala la, que c'est compliqué !
    La pauvreté augmente...
    Ies cardinaux sont de plus en plus nombreux.
    Quelle misère !

    Aller, j'arrête là...
    Le PLV VA ME METTRE EN PIECE de bon matin.

    Posté par Eve Lyne, 07 novembre 2011 à 05:48 | | Répondre
  • Lumière

    Dis-donc, Kea...
    J'y pense tout d'un coup :
    C'est peut-être parceque je suis toquée, que je suis née coiffée !
    Autrefois, on disait que c'était pas des enfants comme les autres.
    Hi ! Hi ! Hi !

    Lucie.

    Posté par Eve Lyne, 07 novembre 2011 à 08:41 | | Répondre
  • l'éveil

    Alain disait qu'il n'avait pas atteint l'Eveil parce qu'il n'avait aucune idée de ce que c'était, et donc se demandait pourquoi quelqu'un pouvait en parler.
    Mais simplement, l'Eveil, ce n'est pas une idée.
    C'est être, ici et maintenant.
    Mais si un maître dit qu'il ne faut passer que par lui pour savoir ce que c'est, qu'il faut passer par une église qui dit qu'elle détient la vraie porte d'accès, que c'est un truc réservé à un petit nombre, et que c'est peut-être nous, alors l'Eveil, on risque de passer à côté longtemps.
    Depuis que j'ai accepté de m'ouvrir à l'idée que c'est un truc que je peux vivre et qui n'est pas forcément plus compliqué que ça, je me sens sacrément plus libre d'être aujourd'hui sans maître.
    Un vrai maître n'aliène pas son disciple à sa personne. Il lui montre que la liberté et son désir d'être libre, sont en lui et personne d'autre. Cette vérité est super dérangeante pour l'ego qui a peur de se perdre, d'où le sentiment d'une possible aliénation à ce qui bouscule tant nos repères.
    Mais la liberté se fout de ce qu'on en pense.

    Posté par Laurent, 07 novembre 2011 à 15:18 | | Répondre
  • merci

    Merci de parler de cela.
    J'ai connu le site Dharmix par une amie qui connaissait son auteur.
    Il a pratiqué aussi le zen du temps de Taisen Deshimaru.
    Pour ma part, j'ai été exclu d'un groupe de pratique local, par quelqu'un qui nous a dit en dernier lieu "vous êtes ici chez moi, c'est une propriété privée, et j'y accueille qui je veux".
    Il a envoyé un mail truffé de mensonges à notre propos à son référent responsable, qui finit par ces termes : "je ne me vois pas les accueillir de nouveau au dojo......j'attends de tes nouvelles pour savoir la marche à suivre."
    et on a été virés. Sans réunion de discussion, sans assemblée. avec un courrier en recommandé avec AR. J'ai appris par la suite que le groupe avait été briefé en notre absence : j'avais été étonné de leur passivité devant notre spectaculaire exclusion verbale au nom de la propriété privée (le local de pratique est chez le responsable-conflit d'intérèt patent!). J'ai écrit au président de l'AZI : aucune réponse. Mon courrier a pourtant été reçu.
    Le référent du dojo auquel le responsable qui nous a exclus avait fait appel, n'est autre que l'actuel président de l'Union Bouddhiste Française.
    Si nous ne sommes pas dans le cadre de violences sexuelles, la violence de l'exclusion n'en est pas moins une.
    et nous sommes loin d'être des cas uniques.
    Le zen n'est pas en meilleur état que le bouddhisme tibétain.

    Posté par Laurent, 07 novembre 2011 à 15:36 | | Répondre
  • coiffée

    Chère Eve Lyne,

    Ah! tu es née coiffée
    ça change tout ça!
    Je te comprends mieux maintenant!
    Donc, plus de jugement!

    Posté par kea, 07 novembre 2011 à 16:15 | | Répondre
  • croire

    comme je me régale de vous lire car les idées développées sont vraiment mes pensées

    La foi: je crois sans avoir vu, ni sans maitre à penser. Au fait tu crois en quoi toi?
    A la force de la prière, même si nous nous parlons.

    A notre force de la pensée, nous pouvons trèbucher en chemin mais nous pouvons aussi nous guérir
    Tout est en nous comme le dis si bien Marie et kea.
    En fait nous disons tous avec nos mots la même chose.

    tu as raison eve, Dieu est partout, je l'ai rencontré dans mon auberge et sur les chemins, en afrique chez les plus pauvres.
    Notre chemin terrestre n'est point facile...

    Douceur, sourire et harmonie au quotidien...
    voyons voir le résultat:
    il ne se fera pas attendre
    si, si , il faut essayer.

    comme Alain fondons de plaisir surtout pour le fondant au chocolat mdr

    Posté par sylviesissi, 07 novembre 2011 à 17:03 | | Répondre
  • La force de la prière

    Tu vois Kea...
    Notre Sylvie n'a pas vu, mais elle croit.
    Elle a bien plus de mérite. Crois-moi.
    Être née coiffée n'est pas une panacée, loin s'en faut !
    Je ne suis pas née "Le cul bordé de nouilles" comme on dit par chez nous...
    J'ai quand même la sensation d'avoir eu une horde d'anges...

    Allez, les filles...
    Je vous trouve magnifiques !

    Dommage, j'aimerais bien écrire un poème rien que pour vous, mais ça "çoince"...

    Ah! mais j'y pense tout d'un coup...

    J'm'en va réquisitionné la Marie, et un de ces moment, on vous fera une p'tite surprise...

    Patience !

    Posté par Eve Lyne, 07 novembre 2011 à 17:43 | | Répondre
  • A Laurent

    Vous avez bien raison dans vos propos. Rien de telle que la liberté. On peut suivre un enseignement, pratiquer une technique. Cela peut toujours aider. Mais il faut éviter l'aliénation à un être, à quoique ce soit.
    Votre démarche me semble tout à fait juste.
    j'espère qu'Alain vous répondra. Il en connait un bout sur le sujet.....

    Posté par Daniel, 07 novembre 2011 à 17:56 | | Répondre
  • Dis donc, Kea ...

    Si tu me comprends mieux...
    Fais gaffe, les chemises blanches vont vite te repérer aussi !

    Bonne journée .

    Posté par Eve Lyne, 07 novembre 2011 à 19:26 | | Répondre
  • les blouses blanches

    Oh moi c'est différent !
    car je suis réellement la réincarnation de Toutânkhamon qui était déjà la réincarnation d'Aton. Je compte d'ailleurs réclamer mes droits.

    Posté par kea, 07 novembre 2011 à 20:10 | | Répondre
  • J'en étais sûre !

    C'est bien à cette époque que je t'ai connue...
    Seulement, moi...
    Je n'étais pas grand'chose, il me semble.
    Dans cette vie, j'ai même reconnu un ami, qui, lui...Embaumait les morts à ton service.
    Puis ce souvenir s'est très vite dissipé...
    D'ailleurs, présentement...
    Je ne sais pas trop qui est : Toutencamion.
    Bon, il y a bal ce soir...
    Bonne journée Kea.

    Posté par Eve Lyne, 07 novembre 2011 à 20:30 | | Répondre
  • Laurent

    Je lis vos deux post à quelques minutes d'intervalle et je ne suis pas certain qu'ils se situent dans une continuité.
    Cependant, je comprends aisément votre désillusion et la partage. L'humanité évolue difficilement et il y a encore beaucoup de chemin pour chacun de nous. La route qui mène à notre véritable nature ressemble plus à un retour sur "Soi" qu'à une marche en avant.

    S'agissant des Maîtres, vous dites que vous vous sentez sacrément plus libre depuis que vous êtes sans maître et ensuite vous expliquez ce qu'est un vrai maître.

    Je voudrais vous répondre sur deux points :

    Chaque être humain va à sa guise et doit être vigilant. Il expérimente et suit son propre cheminement. S'il peut veiller à garder son autonomie et sa liberté de penser, de s'exprimer et d'agir et s'il sent que le message délivré ne l'aliène en aucune façon, alors pourquoi pas suivre pendant quelques temps des enseignements d'un homme qui en fait, proviennent tous du message du Bouddha, puisqu'ici, c'est de cela dont il s'agit.
    Maintenant, un étudiant quel qu'il soit, peut aller et venir partout, en différents lieux, écouter différents enseignements et pratiquer différemment selon les enseignements qu'il suit. Il évolue sans maître avéré, sans religion spécifique, sans certitude non plus, avec toute l'attention nécessaire et surtout avec une ouverture totale à ce qui EST. C'est aussi un chemin.

    S'agissant de l'Eveil :
    Le mot bouddha signifie "Eveillé", qui désigne l'état d'un être parvenu à l'Eveil et plus particulièrement au plein Eveil. D'après la glose du terme tibétain, il s'agit d'un être pour qui "tous les obscurcissements passionnels et cognitifs une fois purifiés, toutes les qualités éveillées de la double omniscience s'épanouissent".
    Dans le Mahayana, on considère le plus souvent qu'atteindre la libération du nirvana statique des auditeurs ou des bouddha par soi n'est pas atteindre l'Eveil. C'est l'opinion soutenue dans le Sutra du lotus.
    Il y a bien cessation de l'obscurcissement passionnel, mais l'obscurcissement cognitif qui voile l'omniscience demeure. Seule la pénétration de la double vacuité du soi et des phénomènes par l'exercice de la connaissance transcendante permet de dissiper cet obscurcissement et d'atteindre l'omniscience des bouddhas qui caractérise leur plein Eveil. Les bodhisattva atteignent le parfait Eveil dans le plus haut ciel du domaine de la forme pure, après la dixième terre (bhumi), lorsqu'ils sortent du recueillement semblable au diamant. Ils voient la réalité telle qu'elle est, ont obtenu le grand nirvana non statique qui se situe au-delà des deux extrêmes de l'existence et de l'anéantissement. Ils ont totalement dissipé les ténèbres des deux obscurcissements et, en eux, "le lotus de l'omniscience" s'est complétement épanoui dans ses deux aspects. C'est l'atteinte du corps de lumière (corps absolu), d'où procèdent les corps formels pour le bienfait d'autrui. Par compassion, les bouddhas manifestent une naissance humaine en corps de manifestation, démontrent aux êtres illusionnés la possibilité de l'Eveil et leur indiquent la voie à suivre pour y parvenir.

    Pour mémoire, sous l'arbre de la Bodhi à Bodhgaya, le Bodhisattva retrouva l'état méditatif du premier dhyana qu'il avait éprouvé autrefois puis parvint graduellement au quatrième dhyana, un état d'équanimité claire et pure. Au cours des trois veilles de la nuit, il développa les trois sortes de connaissances supramondaines :
    - A sa première veille, il se rappela toutes ses vies antérieures.
    - A la deuxième, il vit le karma des êtres et la ronde de leurs renaissances dans la souffrance.
    - A la troisième veille enfin, à l'aube, juste avant le lever du soleil, il réalisa la nature impermanente et conditionnée de tous les phénomènes et atteignit le plein Eveil, l'illumination parfaite d'un bouddha, qu'il exprima par ces simples mots : "Profond, paisible, dénué de complexité, clarté lumineuse incomposée."

    Concernant l'Eveil, diverses expressions tirées du Dictionnaire Encyclopédique du Bouddhisme par Philippe Cornu.

    Bien à vous.

    Posté par alain thomas, 07 novembre 2011 à 22:00 | | Répondre
  • bien reçu Alain

    Cher Alain.
    Si je me permets de dire que je suis mieux sans maître, et de dire ce qu'est un vrai maître, c'est que j'ai fait l'expérience d'aller en suivre un.
    Ma conclusion est qu'en France, on a beaucoup de discours sur la voie, mais peu de gens qui ont une vraie maturité pour accompagner réellement des pratiquants. Dans le zen, puisque c'est le milieu que je connais, les maîtres sont des gérants compétents, qui pour trop d'entre eux, abdiquent de leur humanité au profit d'une logique d'entreprise : le Bouddha est une trademark reconnue, et ils en font un fond de commerce, qui tourne à l'énergie de la foi des fidèles...quand un s'en va, un autre le remplace, alors pourquoi se soucier de la personne?? Pourvu que le maitre reste dans sa chaire!
    Donc je me permets de dire ce que je pense un vrai maître, au risque de l'ego. Y en a marre qu'on dise que l'ego doit la fermer, que l'ego dit qu'il ne faut pas de maître. L'ego, c'est l'ego, sans lui, pas de pratique, pas d'éveil, pas de Bouddha, pas de maître.

    Pour moi, la route n'est pas moins un retour sur soi qu'une marche en avant. On avance, mais ensemble.
    Désillusionné, ma foi, c'est un peu le but du dharma réalisé, non??
    Cela ne veut pas dire sans espoir, sans aspiration à réaliser un monde meilleur.
    Mais ce que je raconte, je l'ai vécu comme la pire trahison de ma vie, pire que si c'était ma propre famille (je l'ai vécu aussi).
    Car une dérive éthique de la part de ceux qui sont censés la garantir, c'est une grave maladie.
    Quand le médecin est contaminé, il doit mettre des gants et un masque.
    Or là, il crache sur le patient!

    Posté par Laurent, 07 novembre 2011 à 22:37 | | Répondre
1  2    Dernier »
Nouveau commentaire