Je viens de passer une quinzaine de jours sur l’île de Ré, le paradis pour les vélos. Tout le monde ou presque se déplace, en effet, en vélo. L’île est très plate, pas de côtes à grimper, les pistes cyclables y sont nombreuses, traversant les forêts de pins ou longeant la mer, et l’air est vif et pur. Nous avons donc fait comme tout le monde : nous avons loué un vélo. La note fut un peu salée bien que nous nous soyons montrés raisonnables en choisissant des vélos bas de gamme. Le guidon était bien haut et large et lorsque  l’on montait dessus, on était droit comme un i, comme dans l’ancien temps. Je pédalais une heure et demie par jour sous le soleil, le vent ou la pluie. De quoi être en forme !

Les pistes cyclables sont très animées et on y croise toute sorte de cyclistes : les amateurs qui roulent tranquilles, le nez au vent, les pros, le nez dans le guidon et le buste penché en avant, des familles entières, des papis et des mamies…..

 

- Le premier jour j’ai croisé une noce. Tous les participants étaient en vélo, la mariée en tête, la jupe au vent. Le marié, en costume, était derrière elle et toute la famille suivait en rang d’oignons. J’ai aussitôt pensé à une scène  qui aurait pu figurer dans un film d’Emir Kusturica. Image surréaliste et ô combien joyeuse.

 

- Un jour grisonnant, sous un ciel nuageux, et par grand vent, je pédalais avec difficulté lorsqu’un vélo m’a doublé à vive allure. Je n’en revenais pas. C’était une vieille dame, fière et très droite sur son vélo. Elle pédalait à peine mais avançait très vite. Je compris rapidement qu’elle était sur un vélo électrique. Elle avait un grand panier sur son porte bagage et devait aller faire ses courses.

 

- Toute la famille étant occupée, je suis parti me promener seul. Il faisait très beau et la piste cyclable traversait la campagne. Devant moi s’étendaient des vignobles qui frissonnaient au vent léger. J’étais bien, je roulais à mon rythme, mon regard se promenait sur tout ce qui m’entourait : les fleurs des champs qui longeaient la piste cyclable (elles étaient bleues et roses), les coquelicots qui s’éclataient, tous rouges, sous le soleil, au loin un clocher d’église. Un lapin traversa la route devant ma roue. Un petit air vif venait se cogner contre ma poitrine. Un vrai moment de bonheur.

 

- Je roulais tranquille avec ma femme lorsque nous avons vu arriver devant nous toute une famille : devant le père qui tirait une petite carriole ou était installé un bébé, puis derrière à la queue leu leu, trois enfants et enfin la mère  qui surveillait tout son monde. Ils nous ont croisé et j’ai pensé à une couvée de canards qui se promènent ainsi : la maman et les bébés les uns derrière les autres.

Daniel

IMG_0317

Les pistes cyclabes

 

IMG_0324

Près de St Martin en Ré

 

IMG_0323

Fleurs des champs