Les voies de l'âme

Ce blog a pour objet d'amener à réfléchir sur le sens de la vie, sur notre évolution personnelle. C'est donc l'expression d'un chemin de vie à la fois philosophique et spirituel.

02 mars 2011

Si fragile

 

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Une petite coccinelle
Qui court sur ma peau
C’est un cadeau du ciel
Sept petits points sur le dos
Si fragile….

Une goutte de pluie
Qui glisse sur les carreaux
Larme d’un ciel tout gris
Triste comme un adagio
Si fragile……

Une belle anémone
Aux couleurs pastel
Dans la bise d’automne
Doucement chancelle
Si fragile…..

Si fragile, la vie qui passe
Un instant et tout bascule
De l’enfer à la grâce
Sous le regard des pendules.

Daniel( déjà diffusé en 2008)

 

Posté par DANIEL GENTY à 07:00 - Poèmes - Commentaires [15] - Permalien [#]
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Commentaires sur Si fragile

  • poétique

    Il est joli tout plein ce poème !
    Douceur, délicatesse ...
    Et pourtant c'est un homme qui l'a écrit !

    Posté par marie christine, 02 mars 2011 à 08:44 | | Répondre
  • préjugés

    C'est quoi cette ségrégation, la Marie ? Qu'est-ce que tu crois ?
    GAVROCHE

    Posté par marie christine, 02 mars 2011 à 08:47 | | Répondre
  • La vraie grandeur ...

    L'éphémère dissimulerait-il notre grandeur ?
    Elle est très belle cette poésie.
    "Qu'est-ce que l'homme pour que Tu en prennes soin ?" disait déjà la psalmiste.
    Vous faîtes bien Daniel de rediffuser certains articles passés car ma mémoire flanche un peu.

    Posté par PLV, 02 mars 2011 à 12:25 | | Répondre
  • Jésus et Marie-Madeleine

    Oui cette poèsie est très belle, écrite par un homme, de surcroit, n'en déplaise à Marie... Gavroche aura rectifié... en accord avec elle bien sûr.
    La douceur et la délicatesse sont le fait des esprits androgynes, ces êtres idéaux, angéliques, asexués, de plus en plus nombreux sur cette planète... en esprit toutefois.

    Tiens, à ce sujet, un petit passage du livre :
    "Comment Jésus est devenu Dieu' de
    Frédéric Lenoir, chez Fayard.


    La gnose et les femmes

    "Avant d'en venir à la christologie de la gnose, j'aimerais tenter d'éclaircir un point qui prête à confusion depuis le succès planétaire de Da Vinci Code : les femmes et la gnose.
    Reprenant des thèses très répandues depuis quelques décennies, Dan Brown oppose la "misogynie" de la Grande Eglise au "féminisme" des gnostiques. La question est beaucoup plus complexe : en effet, les gnostiques ont une vision de la femme éminemment paradoxale, et cette vision est d'autant plus difficile à synthétiser qu'il existe de nombreux courants gnostiques et donc, à chaque fois, des nuances plus ou moins importantes dans leur approche de la féminité.
    On peut néanmoins résumer les choses ainsi : la pensée gnostique a une vision pessimiste de la femme, puisque, par sa capacité à procréer, elle permet à l'oeuvre du démiurge (le monde matériel, perçu comme mauvais) de perdurer.
    Du reste, c'est un éon féminin, Sophia, qui a provoqué la naissance de ce démiurge néfaste, et c'est pour "rattraper" la catastrophe déclenchée par Sophia que Dieu va émettre un nouvel éon (masculin, cette fois) : le Christ.

    Pourtant, il est vrai que certains textes gnostiques (en particulier l'Evangile de Philippe et l'Evangile de Marie) donnent un rôle de premier plan à Marie-Madeleine, perçue comme l'initiée par excellence. On peut ainsi lire dans l'Evangile de Philippe que "La compagne" du (Sauveur) est Marie-Madeleine. "Il (le Sauveur) l'aima plus que tous les autres disciples et l'embrassait souvent sur la bouche", au grand dam des autres disciples qui interrogent Jésus :
    "Pourquoi l'aimes-tu plus que nous tous ?".
    Idem dans l'Evangile de Marie : alors que Marie-Madeleine livre aux disciples la gnose que Jésus lui a enseignée, ces derniers sont sceptiques :
    "Est-il possible qu'il (le Sauveur) se soit entretenu avec une femme, à notre insu et non ouvertement, si bien que nous devrions faire volte-face et tous lui obéir ? L'a-t-il choisie de préférence à nous ?"

    Pourtant, lorsqu'on regarde de plus près le texte de l'Evangile de Philippe, on se rend compte que c'est une Marie-Madeleine "déféminisée" qui y est présentée, puisque le terme "compagne" est, en fait, mis au masculin (grec koinonos) : ladite Madeleine n'est donc en aucun cas l'amante de Jésus, mais son "compagnon".
    En couple, Adam et Eve ont provoqué la chute ; en couple, Jésus et Marie-Madeleine apporteront le salut. Et l'image du baiser qu'ils échangent n'a rien de charnel : en s'embrassant, ils échangent leur haleine, leur souffle spirituel. Et, par ce baiser mystique, symbole de l'initiation, la femme reçoit la polarité mâle qui, seule, peut lui permettre d'atteindre le salut, comme le dit très explicitement le Christ dans l'Evangile de Thomas à propos de Marie-Madeleine :
    "Voici que je la ferai venir à moi afin de la faire mâle, pour qu'elle devienne, elle aussi, un esprit vivant semblable à vous, mâles. Car toute femme qui se fera mâle entrera dans le royaume des cieux" (logion 114).

    Ainsi la femme peut être appelée à jouer un rôle (parfois de premier plan) dans la pensée gnostique, mais à condition qu'elle renonce à sa féminité sur le plan sexuel : la gnose, dit explicitement l'Evangile de Philippe, n'est "pas pour les animaux, ni pour les esclaves, ni pour les femmes souillées, mais elle est pour les hommes libres et les vierges".
    Ce n'est, dans la majorité des cas, qu'à ce prix que les femmes peuvent espérer accéder à des responsabilités dans les communautés gnostiques - et, de fait, l'histoire a gardé en mémoire le nom de plusieurs de ces femmes.

    La présence active des femmes dans les communautés gnostiques a d'ailleurs grandement irrité les Pères de l'Eglise qui, eux, refusaient, de fait, que la gent féminine accède à des responsabilités importantes.
    Et le misogyne Tertullien de s'agacer :
    "Quant à leurs femmes, quelles prostituées elles font ! Car elles sont assez audacieuses pour enseigner, pour participer à des discussions, pour exorciser, pour faire croire qu'elles sont capables d'accomplir des guérisons, peut-être aussi pour baptiser !" (de praescriptione, 41).

    Or les femmes que les gnostiques mettent en avant, loin d'être des "prostituées", sont plutôt des figures asexuées, sortes de précurseurs de l'androgyne qui est, lui, l'être idéal..."


    Ah la la, la religion... que n'a-t-elle point fait écrire aux hommes... sur les femmes et bien d'autres choses encore ?
    En tout cas, Jésus lui, il a embrassé Marie-Madeleine sur la bouche et il a échangé son haleine et son souffle avec elle. C'est ça que je vois...
    Et ça fait du bien.

    Posté par Alain Thomas, 02 mars 2011 à 14:17 | | Répondre
  • androgynes

    Très intéressante interprétation de Frédéric Lenoir . On peut compter sur lui pour avoir du sérieux . Bon choix, Alain !
    Au fait, pas étonnant qu'ils soient heureux et s'entendent tous bien dans l'au-delà(dans l'astral moyen en tout cas) : des androgynes sans système monétaire et sans jeux de pouvoir !

    Posté par marie christine, 02 mars 2011 à 17:22 | | Répondre
  • Chapeau !

    Joli poème Daniel !
    Sauf que: On voit pas de coccinnelle!!!
    Nous voilà dans l'Evangile, tout d'un coup.

    Bon, aller...

    Moi, j'retourne méditer du côté de la Madeleine.

    Posté par Eve Lyne, 02 mars 2011 à 18:35 | | Répondre
  • 5ème Dimension

    T'as raison Marie !
    Dis, tu imagines ce nouveau monde ?
    Pas de sexe, pas de souffrances physiques, pas de maladies donc ! Donc, pas de vieillesse.

    PAS DE POUVOIR
    PAS D'ARGENT
    PAS DE RELIGION

    On y va ?!

    Posté par Alain Thomas, 02 mars 2011 à 18:55 | | Répondre
  • création

    Oui, l'au-delà sur terre . C'est possible !
    De toute façon, qu'on le veuille ou non, on y va tous . C'est la force de l'évolution .
    Mais mieux vaut y aller en toute conscience plutôt qu'à l'aveuglette (même si on ne sait pas encore comment ça sera exactement)car nous pouvons être maîtres de nos vies, devenir le Maître en nous . Ainsi nous serons les créateurs du nouveau monde et non pas ses observateurs esclaves et impuissants . Qui d'autre que nous-mêmes peut changer le monde que nous voulons ?

    Posté par marie christine, 02 mars 2011 à 19:55 | | Répondre
  • Personne d'autre que nous.

    Posté par Alain Thomas, 02 mars 2011 à 20:05 | | Répondre
  • Si fragile... de la grâce à l'enfer

    La FRANCE condamnée pour traitements inhumains et dégradants :
    Le 20 janvier, la Cour Européenne des Droits de l'Homme a condamné la France pour des traitements inhumains et dégradants réservés à deux détenus.
    Le premier avait porté plainte devant la cour pour dénoncer les fouilles à nu avec inspection anale qu'il subissait 4 à 8 fois par jour.
    La Cour a considéré que ces fouilles ne reposaient pas "sur un impératif convaincant de sécurité".
    Le deuxième contestait son placement en cellule disciplinaire pendant 45 jours. La cour a considéré que sa détention dans une cellule de 4,15 m2 sans lumière, sans aération ni conditions sanitaires appropriées, portait atteinte à sa dignité.

    Posté par Alain Thomas, 02 mars 2011 à 23:43 | | Répondre
  • De l'enfer à la Grâce

    Tout le monde déhors, pardi!!!
    Moralise t'on le voleur en l'emprisonnant ?

    Posté par Eve Lyne, 03 mars 2011 à 05:37 | | Répondre
  • Pensée pour Laura

    Que devient Laura?
    Petite fille d'Espagne (blog les trois mondes):

    Quand je serais grande, dit-elle, je serai Architecte pour construire des Maisons, Hopitaux et Ecoles pour les pauvres et aussi une prison de couleur "Rose"!!!!

    Posté par Eve Lyne, 03 mars 2011 à 06:05 | | Répondre
  • Ephémère

    J'aime beaucoup votre poème Daniel. Il est plein de sensibilité. La vie, la nature éphémères et fragiles... Les fleurs...
    Je me dis toujours que ce sont peut-être les fleurs qui nous regardent tout comme les étoiles. Leur grâce, leur beauté, leur brièveté nous invitent toujours à sourire à la vie.

    Posté par Hanami, 04 mars 2011 à 19:41 | | Répondre
  • Les fleurs

    J'aime beaucoup les fleurs,Hanami. Elles sont là pour nous offrir leurs couleurs, leur parfum sans rien nous demander. Sous la grâce du soleil, elles s'épanouissent, pétales ouvertes, pour se refermer dans la fraîcheur de la nuit.
    Vive les fleurs, vive la nature, vive la vie !!

    Posté par Daniel, 05 mars 2011 à 10:14 | | Répondre
  • Les sourires de la Terre

    J’aime ce que vous écrivez Daniel.
    Les fleurs existent pour nous offrir leur grâce et leur beauté sous le soleil...
    Elles nous ramènent à l'essentiel.

    Les fleurs sont les étoiles de la terre et les étoiles les fleurs du ciel...
    Elles sont tout comme la musique de l’âme... aériennes, fragiles et quand bien même elles sont éphémères elles restent intemporelles.
    Emerson je crois bien, a dit : « Les fleurs sont les sourires de la Terre. »

    Bel après-midi à vous Daniel !

    Posté par Hanami, 05 mars 2011 à 14:19 | | Répondre
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