Les voies de l'âme

Ce blog a pour objet d'amener à réfléchir sur le sens de la vie, sur notre évolution personnelle. C'est donc l'expression d'un chemin de vie à la fois philosophique et spirituel.

23 janvier 2011

Florence

 

J’ai rencontré Florence  lors d’un stage sur le son en Tunisie. C’était à Tozeur dans le sud tunisien, une magnifique région avec des oasis et des cascades superbes. Nous avons sympathisé. Florence est propriétaire d’un restaurant qu’elle gère avec son mari, Tenzing, un tibétain réfugié en France. Il s’agit donc tibet_300d’un restaurant tibétain, situé au cœur de Paris, dans la rue St Jacques. Nous avons organisé avec Florence, pendant deux ans, des cafés rencontres sur le thème de la spiritualité et du bien être, cafés rencontres qui ont eu un certain succès. Florence vient de perdre, à Noel, son mari, qui avait un cancer du poumon. Il était parti se faire soigner en Inde au sein de la communauté tibétaine et était rentré en France fatigué et amaigri. Il est mort dans les bras de Florence et a été incinéré au Père Lachaise lors d’une cérémonie tibétaine. Florence avait pris la parole pour exprimer ses sentiments et je l’avais trouvée digne, très calme et maîtresse d’elle-même. Si je raconte cette histoire tragique, c’est parce que je viens d’avoir Florence au téléphone pour m’enquérir de ses nouvelles. Elle m’a dit des paroles très fortes qui resteront gravées dans ma mémoire : «  Je vais bien et je suis apaisée d’avoir pu accompagner Tenzing jusqu’au bout. Il est mort dans  mes bras. Je pars en Inde, début février, pour y déposer ses cendres. La mort est inéluctable, elle est en nous dès notre naissance. Chacun a son destin à vivre. Tenzing est mort ainsi parce que c’était son karma. Il en est ainsi, j’ai une grande foi à l’intérieur de moi. Il faut accepter la situation ».

Elle ne le sait pas, mais ses phrases ont raisonné en moi. Ce n’était pas de la théorie mais du VÉCU. Ce sont tous ces moments intenses qui viennent ainsi compléter mon évolution.

 

La vie continue et nous allons organiser en février avec Florence un concert de musique chamanique avec Bernard Tabanous….

Daniel

Posté par DANIEL GENTY à 07:00 - Bazar spirituel - Commentaires [86] - Permalien [#]
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Commentaires sur Florence

    Acceptation

    Au travers de sa souffrance, c'est un trés grand exemple de l'acceptation du Karma. C'est aussi cela qui permet d'avancer et de pouvoir aider les autres.

    Posté par isa, 23 janvier 2011 à 09:32 | | Répondre
  • Tenzing... Frédérique

    Tenzing est parti dans la lumière. Il avait Florence dans ses bras. Il connaissait la Loi.
    C'est moins douloureux de partir ainsi. Dans sa Grande Foi, Florence a ouvert son coeur pour l'accompagner dans le passage. Elle n'a pas été pour Tenzing un objet d'attachement. Par elle, il s'est détaché de cette vie pour partir dans la lumière, dans les bras de Florence.
    C'est une très belle histoire Daniel et mes pensées vont vers ces deux êtres qui vivent maintenant ensemble en esprit, dans la mémoire sans temps ni distance.
    Florence est une très belle âme.


    C'est pourquoi la souffrance de Frédérique est bien difficile à résoudre.
    Dans son athéisme, Frédérique n'ouvre pas la porte du Ciel.
    On ne peut pas lui dire qu'elle va mourir. Chaque fois qu'elle présente des signes d'espoir de sa guérison impossible (rémission), nous l'entretenons naturellement dans ce sens et il n'y a personne pour lui ouvrir le coeur sur la Foi puisqu'elle ne fait rien pour créer une ouverture.
    Et c'est pourtant une très belle âme qui a consacré sa vie aux autres plus qu'à elle-même.
    Comment faire n'est-ce pas ?
    Il n'y a pas au Centre Léon Bérard une psychologue ou une psychiatre pour traiter l'ouverture.
    On n'est pas dans une unité de soins palliatifs car sa mère, elle aussi athée, refuse de l'admettre dans une telle unité tant que sa fille n'a pas compris qu'elle est condamnée (sauf miracle).
    Ce n'est pas la "famille" qui peut créer l'ouverture car cela ne marche pas.
    Alors Frédérique ne lâche rien. Elle s'accroche, refuse d'admettre, sans jamais se plaindre car elle s'est faite à l"idée" qu'elle va guérir.
    Elle ne donne aucuns signes conscients de sa mort, uniquement des signes inconscients.
    Elle protège sa mère en répétant sans cesse qu'elle ne veut pas qu'elle se fasse du souci.
    En répétant cela, elle se maintient en vie et malgré sa souffrance inhumaine, elle démontre la capacité énorme du corps et du coeur (organe) à "tenir". C'est d'autant plus probant avec un coeur sain de 46 ans.
    Nous-mêmes, involontairement, nous contribuons à son refus de renoncer, de lâcher prise, par notre présence quotidienne et par la prodigation des soins et des attentions répétés.
    Nous ne lui rendons pas service puisque nous créons un attachement supplémentaire. Seulement, nous ne voulons pas la laisser seule car nous savons que le service hospitalier ne répond pas toujours correctement aux besoins et aux attentes humaines du malade.
    Et surtout, Frédérique a besoin de notre présence.

    (Je pense à toutes ces personnes à travers le monde qui sont en train de mourir dans des conditions atroces de souffrance et d'isolement, sans soins, sans soutien, parce que leurs appels ne sont pas entendus).

    Alors lorsque j'arrive devant Frédérique, je lui demande de fermer les yeux pour qu'elle se repose. Elle le fait tout de suite.
    Assis devant elle, j'entre en méditation. Je dépose mon esprit rapidement et la lumière émerge. Je suis immobile, les yeux ouverts sur son visage.
    Quand je suis établi dans le calme mental et qu'un halo de lumière enveloppe Frédérique, au point que sa forme semble se dissoudre, j'entre dans la vision profonde du receuillement et de la prière. J'apelle tous les êtres de lumière et tous leurs anges, ainsi que ceux de Frédérique. Je les sens en moi comme non séparés mais réunis et ensemble nous souhaitons dissiper la souffrance de Frédérique pour qu'elle repose en paix. Nous souhaitons qu'elle trouve la lumière et qu'elle comprenne son essence, son origine et son sens. Nous restons ainsi immobiles, conscients et présents.
    Il n'y a personne pour rompre le silence. Frédérique et moi demeurons dans cet état, immobiles, le temps qu'il faut.
    C'est la seule action que je puisse faire pour l'instant.

    Posté par Alain Thomas, 23 janvier 2011 à 10:30 | | Répondre
  • le passage

    Ma mère est en train de mourir . Une joie envahit mon coeur . Finies les terreurs . Elle est entre les mains de la Mère divine .
    Ma soeur me dit au téléphone que, les yeux dans le vague, elle scande sans cesse le mot A-M-O-U-R, et qu'elle dit qu'il faut le prononcer dans toutes les langues, que c'est important .
    Je suis branchée sur elle en permanence, à distance et je vais bientôt partir auprès d'elle .
    J'avais des douleurs terribles dans les os, je la portais à bout de bras . J'ai lâché prise, lâché la responsabilité et passé le relais à la Mère divine. Alors elle a lâché prise à son tour . Son heure était arrivée . Elle n'a pas de douleurs . Elle parle beaucoup . Elle a un pied de chaque côté . Ce n'est vraiment rien d'autre qu'un passage! Un changement d'état ...
    Et je sais que tous ceux qui l'ont aimée l'attendent avec un sourire .

    Posté par marie christine, 23 janvier 2011 à 10:43 | | Répondre
  • Marie

    Marie je suis très profondément avec toi

    Posté par Alain Thomas, 23 janvier 2011 à 10:47 | | Répondre
  • La guérison

    Nous ne savons pas ce qu'est la guérison, Alain...
    Je suis émue par ton témoignage.
    J'en ai vu tant partir à Léon Bérard.
    Je n'ai vu que trois miracles comme on dit...
    Durant toutes ces années...
    Un moribond, bien debout aujourd'hui...
    Il m'a faconné de ses mains, dans un morceau d'olivier... Une Dame.

    Posté par Eve Lyne, 23 janvier 2011 à 11:02 | | Répondre
  • Marie-Christine et Martine

    Pensée pour vous deux.

    Posté par Eve Lyne, 23 janvier 2011 à 11:07 | | Répondre
  • quelle foi ?

    Merci Eve Lyne . Pour le coup, Martine (ma soeur), la rebelle, la fuyante gémeaux, assure admirablement .
    Merci Alain . Courage pour accompagner Frédérique .
    Est-il indispensable que Frédérique ait la foi telle que nous la concevons ?
    Si elle croit en sa guérison, elle croit en la vie . Si elle s'est dédiée aux autres, elle croit en l'être humain . C'est sa manière à elle de croire en Dieu puisque Dieu est la vie et qu'il est tout .
    Dieu s'occuperait-il exclusivement de ceux qui croient en Lui de manière académique, à la façon des Eglises ?
    Ne nous aime-t-il pas tous également ? Enfants sages, enfants terribles, soumis ou rebelles ...
    Nous sommes tous des aspects de Lui .
    Frédérique est peut-être condamnée, je ne sais pas ... Mais qu'elle ait une foi religieuse ou d'un autre genre, le résultat est le même . Son destin est le même ...

    Posté par marie christine, 23 janvier 2011 à 12:48 | | Répondre
  • Non

    Pardon Marie mais je ne peux pas te laisser dire cela .

    Crois-tu un instant que je puisse penser que Dieu s'occuperait exclusivement de ceux qui croient en Lui ?
    Dieu s'occupe de tous ses enfants, sans exception mais ses enfants ne s'ocupent pas tous de Lui .

    La Foi est immuable . Elle réside en chacun de nous, de façon divine, émanée de la Substance Universelle (Dieu) .
    Il suffit à chacun de la "découvrir" .

    Frédérique souffre beaucoup . C'est tout .
    Elle est condamnée par la médecine. C'est une certitude .

    Il y a une plus grande faculté à partir pour ceux qui lâchent prise que pour ceux qui ne lâchent pas prise .

    C'est bien ce qui nous attriste pour Frédérique mais nous sommes là car elle n'a que nous pour s'accrocher puisqu'elle n'a aucune croyance .
    Et plus elle croit en la mort comme quelque chose de définitif, plus elle croit en la vie comme quelque chose de définitif ; et plus sa souffrance s'accroît .

    Elle est touchée au cerveau, aux poumons et au foie.
    Ils ont arrêté tout traitement depuis le 31 décembre, mis à part le manitol, les corticoïdes, les tranquillisants et la morphine. Elle est intransportable.
    Voilà, tu sais maintenant et je te passe les détails.

    Posté par Alain Thomas, 23 janvier 2011 à 13:45 | | Répondre
  • Daniel

    Une des rares fois ou j'ai été à Paris, avec une amie, nous avons mangé dans un restaurant Tibétain.
    Je ne sais plus le nom de la rue, mais je me souviens que les cuisines étaient au sous sol.
    C'était assez petit.
    Est ce que cela ressemble au restaurant de votre amie Florence ?

    Posté par Isa, 23 janvier 2011 à 14:37 | | Répondre
  • Oui Alain

    Je comprends ce que tu veux dire .
    La mort est un néant pour certains ...
    Mais il me semble qu'au moment ultime,des visions de l'autre monde apparaissent et qu'une acceptation s'installe .
    Ma mère, qui refusait l'idée de Dieu, préférait parler du sacré ... Elle s'intéressait à toutes les religions, dont le bouddhisme, mais a toujours rejeté la "théorie" de la réincarnation .
    Maintenant, il paraît qu'elle dit qu'elle ne veut pas revenir dans une prochaine vie !
    Que voit-elle ? Que verra Frédérique ?
    Sans doute emporteront-elles une partie du mystère avec elles, histoire de nous obliger à chercher encore, à nous maintenir en éveil encore, à nous rapprocher encore ...

    Posté par marie christine, 23 janvier 2011 à 15:46 | | Répondre
  • Isa

    Le restaurant s'appelle "Lithang", il est situé rue St Jacques à Paris, face au Val de Grâce. Je ne sais si cela correspond au votre?
    C'est tout petit, une trentaine de couvert pas plus.

    Posté par Daniel, 23 janvier 2011 à 16:13 | | Répondre
  • Lâcher prise

    Mon frère est mort paisiblement il y a deux semaines, dans l'acceptation de ce qui lui arrivait. Il ne croyait en rien. Alors pourquoi ton amie ne lâche-t-elle pas prise??? Elle seule pourrait le dire!

    Posté par kea, 23 janvier 2011 à 16:36 | | Répondre
  • Marie

    Pour ceux qui croient au Principe de la Réincarnation, le moment douloureux de la mort est presque attendu. On se lâche mieux et on peut même rester seul, si on n'est pas atteint d'une maladie qui entraîne la dépendance et l'extrême souffrance.
    L'avantage de la Foi fait que l'être, au moment de la mort n'est pas en détresse totale. Il espère que le passage va l'amener au cortège de visions et que la Lumière l'emportera en son Sein.

    Le problème pour Frédérique est que le processus peut mettre un temps fou avant de commencer, le corps humain disposant d'une résistance insensée. C'est le coeur qui tient ou ne tient pas.
    Tant que le processus de dissolution n'a pas commencé et tant que le mourant ne croit en rien, c'est-à-dire qu'il ne croit qu'au néant, il n'accepte pas l'"idée" de la mort.
    Il ne risque pas de parler du "sacré" et ne s'intéresse à aucune religion ni à aucune spiritualité ou philosophie.
    Cet être là croit en la vie comme quelque chose de définitif. Il s'accroche désespérément jusqu'à la déformation de son propre corps.


    Marie si ta maman dit qu'elle ne veut pas revenir dans une prochaine vie, c'est que l'"idée" de la Réincarnation a fait son chemin et peut-être a-t-elle eu un aperçu dans son approche de la mort.
    Il est important qu'elle ne souffre pas et qu'elle soit entourée car, en ces moments importants de vie, pour elle comme pour ses enfants, il est nécessaire d'être Présent.

    Posté par Alain Thomas, 23 janvier 2011 à 16:45 | | Répondre
  • Kea

    Si ton frère est mort paisiblement, peut-être ne souffrait-il pas ?

    Je sais pourquoi mon amie ne lâche pas prise.

    Posté par Alain Thomas, 23 janvier 2011 à 16:49 | | Répondre
  • sérénité

    C'est bien d'être serein devant l'inconnu !
    Sans idées préconçues ...

    Posté par marie christine, 23 janvier 2011 à 20:06 | | Répondre
  • serein devant l'inconnu

    Oui Marie, tout au long de sa maladie mon frère s'est montré serein devant l'inconnu, lui qui ne croyait en rien. Cela a ébranlé certains de mes concepts, je t'assure. J'en sais moins que j'en savais... grâce à lui.

    Alain, je te fais confiance, tu connais ton amie.

    Posté par kea, 24 janvier 2011 à 00:18 | | Répondre
  • chère Kea

    La sérénité de ton frère a du renforcer celle de son entourage, et inversement .
    Je continue à me demander ce qui détermine cette sérénité . Un bilan de vie sans remords ? Une vision de la lumière ? La sensation d'une présence ? Un tempérament confiant ?
    La culpabilité fait des ravages . Il faut savoir se pardonner . Se pardonner c'est s'aimer et c'est aimer les autres . Se pardonner c'est pardonner aux autres .

    Posté par marie christine, 24 janvier 2011 à 02:31 | | Répondre
  • Se pardonner à soi-même

    Durant des années, avec ma mère, nous avons porté à bout de bras, ma soeur et ses enfants.
    Un drame térrifiant nous a tous plongé dans l'horreur total. Je ne parlerais pas de celà.
    Seulement de ma soeur.
    J'ai le dossier complet de sa descente aux enfers, puis de sa métamorphose spectaculaire. Photos à l'appui.
    En 2002, nous n'avions plus aucun espoir, c'était une question d'heures, nous le savions tous.
    En ce temps là, j'étais accaparée par l'organisation d'une conférence dont j'avais pris l'initiative en hommage à Monsieur Philippe de Lyon. Je tremblais à l'intérieur de moi-même, car en même temps, il fallait songer à assumer le départ de ma soeur, son agonie ayant atteint son paroxysme.
    Une vision insoutenable devant ce corps de matière devenu si laid et cette âme de douleur.
    Je me souviens encore de ces odeurs nauséabondes
    qu'elle dégageait, lorsque je m'occupais d'elle.
    Bien sûr, je l'a confiai à la Dame...
    Bien sûr, je m'en remettai à Monsieur Philippe.

    Du jour au lendemain, il se passait l'inpensable, nous avons vécu sa métamorphose.
    Jusqu'à ses dents qui étaient redevenues éclatantes de blancheur.
    Au bout d'une année, elle avait retrouvé sa superbe et ce physique qui faisait son personnage.
    Elle était même devenue l'objet de biens des questionnements, quant à cette métamorphose.
    Notre vie à tous, en fut, de ce fait, transformée.

    Elle a même rédigée une lettre de témoignage, pensant que j'étais à l'origine de sa guérison.
    J'avais beau lui expliquer que ce n'était pas moi...

    Bref, nous avons tous rayonner pendant deux ans.

    Puis, de nouveau, son âme s'est assombrie et tout est reparti dans l'autre sens.

    J'ai continué de m'occuper de ses enfants, elle m'en a fait voir de toutes les couleurs.
    Ce fut insoutenable.
    Je l'ai abandonnée.
    Lorsque j'ai revu son corps inerte...( Celà faisait une année que je ne l'avais pas vu )alors que nous habitions si près l'une de l'autre !

    Tout ça pour dire que j'avais atteint mes limites de compassion en l'abandonnant.

    J'ai compris beaucoup de choses, avant de me pardonner à moi-même.
    Elle avait un chemin, voilà tout.
    Quand nous demandons la guérison d'un être...

    Posté par Eve Lyne, 24 janvier 2011 à 05:34 | | Répondre
  • Kea

    Voir partir son frère dans la sérénité est une bénédiction.
    Ce n'est pas le cas de tous les malades, loin s'en faut.
    Beaucoup, beaucoup trop d'êtres meurent dans des conditions de détresse et de grande souffrance dans nos hôpitaux, nos maisons spécialisées ou encore chez eux, dans l'isolement le plus total.

    Frédérique a eu ce que l'on appelle le "coup du lapin" en 1997 et depuis, à cause de cervicalgies chroniques parfois invalidantes, elle a pris des antalgiques puissants dont on sait aujourd'hui qu'ils entraînent des effets secondaires dangereux pour l'hygienne corporelle à long terme.
    Elle a été opérée le 14 janvier d'une mastectomie gauche pour un adénocarcinome canalaire infiltrant de 35 mm. Deux ganglions ont été massivement envahis au curage axilliaire droit.
    En post-opératoire, elle a eu une chimiothérapie adjuvante, puis une radiothérapie sur le lit opératoire qui s'est terminée fin août.
    Malheureusement, fin novembre, elle a commencé à présenter des déficits sensitivo-moteurs prédominants sur l'hémicorps droit, associés à une hémianopsie latérale homonyme, l'IRM cérébrale réalisée en Urgence retrouve de nombreuses lésions secondaires sus et sous-tensorielles.
    Le reste du bilan d'extension retrouve une atteinte multi-métastatique, avec un lâcher de ballons pulmonaires, de volumineuses masses ganglionnaires médiastinales, et un foie multi-hétéro-nodulaire.
    Les radiothérapeures ont réalisé une irradiation panencéphalique.
    La dernière IRM, réalisée pendant les rayons, retrouve notamment une lésion frontale droite de 44 mm, une lésion occipitale gauche de 41 mm, une lésion temporo-occipitale droite de 40 mm, de nombreuses autres lésions, dont certaines sont le siège de remaniements hémorragiques.
    Avec le début de l'irradiation cérébrale, l'état neurologique s'est dégradé, malgré une corticothérapie à fortes doses (jusqu'à 500 mg par jour). La dernière séance de radiothérapie cérébrale a eu lieu le 31 décembre.
    Il n'y a pas lieu de reprendre de chimiothérapie compte tenu de l'état général actuel de Frédérique.
    Nous avons été prévenus que le risque de décès à court ou moyen terme était très élevé (notamment à cause de l'évolution des métastases pulmonaires et hépathiques). Elle peut mourir noyée.
    Ses deux amis médecins (ophtalmologue et anesthésiste) qui viennent la voir régulièrement, me disent que ce type de cancer généralisé peut entraîner une fin de vie atroce si l'on n'aide pas le malade.
    Sa mère (70 ans), qui ne supporte plus de voir souffrir sa fille unique ainsi, s'appuye sur une loi de 2005 (Léonetti) qui indique notamment que l'on n'a pas le droit de laisser souffrir un malade.
    Cette nuit, elle a dormi parce qu'ils ont fait le nécessaire, en augmentant massivement la dose de morphine.
    Prions pour que cela lui apporte un peu de tranquillité !

    Posté par Alain Thomas, 24 janvier 2011 à 06:13 | | Répondre
  • Eve Lyne

    Ton histoire est effectivement troublante.

    Pour demander la guérison d'un être, il faut en posséder le pouvoir.
    Ce n'est pas notre cas.
    On s'en remet alors à la Dame de Lumière, au Christ en nous ou encore aux anges du malade.
    On peut aussi essayer de lui transmettre la paix par le pouvoir de la pensée, dans la prière et la méditation.

    Mais le plus important, c'est réaliser simplement ce qu'il demande, tant que c'est possible.

    Posté par Alain Thomas, 24 janvier 2011 à 06:27 | | Répondre
  • Les Drames de la vie

    Marie Christine, Kéa vos témoignages sont tres touchant nous découvrons souvent la "grandeur" des membres de notre famille dans ces moments de douleurs.
    Sur la vie de ma famille je pourrais écrire un roman je crois mais il y a deux événements qui m'ont marqué car pour moi injuste.

    Le premier a eu lieu il y a 25 ans. A l'époque j'avais 13 ans et était près de moi une personne qui était un "ange protecteur", qui me comprennait à la perfection, nous avions un lien invicible si fort qu'il me permettait d'avoir confiance en moi et être sereine.
    Cette personne a déclaré un cancer des poumons. Elle a subi des traitements de chimiothérapie avec tout cela a pour conséquence.
    Moi à cette époque je comprennais ce qui arrivait mais je n'étais pas préparée à la mort. Elle ne pouvait pas l'emporter..ce n'était pas possible.
    Aussi avec mes mots d'enfant je lui ai dit qu'il ne fallait plus fumer qu'elle allait continuer à être malade sinon ...mais elle était déjà malade !
    Grand secours il n'y a pas de doute !!!...
    Je suis restée avec elle tout le temps que je pouvais, avec des visites régulières chez elle.. nous passions du temps à rire, à parler de mon enfance.
    La vieille de sa mort nous avions convenu de nous revoir pour manger des crêpes..j'adore les crêpes...et les siennes étaient délicieuses !
    Le lendemain, le soir on m'annoncait sa mort.
    Comme j'étais effrondrée et que j'avais ce sentiment de culpabilité en moi ...je me suis enfermée dans le silence pendant 5 ans.
    Mes parents eux m'ont simplement dit qu'elle avait eu un arrêt cardiaque qu'elle n'avait pas souffert.
    Quand on voit la déchéance de l'être au fil des jours on ne souhaite que le croire.
    Puis des années plus tard, en discutant d'elle avec ma soeur, c'était la première fois depuis sa mort, nous évoquions le passé, les crises de fou rire et je lui ai dit que j'étais heureuse qu'elle soit morte sans souffrir.
    Ma soeur m'a avoué que la chimio avait fragilisé les os et qu'une crise d'éternument avait brisé les os de la cage thoracique en perçant les poumons...
    C'était comme si elle décedait à nouveau..mais j'avais grandi ma souffrance avait disparu, la maturité de cette épreuve avait pris le deçu je pris la nouvelle avec tristesse mais comme m'a dit ma soeur "Garde en mémoire ce qu'il y a eu de plus merveilleux entre vous ...c'est le plus bel hommage que tu peux lui rendre".

    Autre événement dramatique :

    Mon oncle le mari de la soeur de mon père a eu une attaque cérébrale, il s'est retrouvé hémiplégique.
    Cet homme s'est battu pour retrouver l'usage de parole, de la mobilité..à force de persévérance, il a réussi à reparler presque correctement et avait retrouvé une mobilité à telle point qu'il pouvait à nous conduire.
    Un jour en allant chercher le pain, une voiture roulant à 140 sur une rue prévue à 30 à l'heure a roulé sur un "gendarme couché", elle a percuté mon oncle et l'a trainé sur 10 mètres.
    Il n'avait plus de jambes, le bassin était broyé et un trou dans la tête.
    Quelle injustice, lui, qui avait presque vaincu sa maladie, lui qui souriait à nouveau à la vie et l'espoir de renaitre ..en un instant tout était fini.

    Nous sommes souvent entre deux pôles juge et partie...juge et partie vis à vis nous et à nos actions au moment des faits et juge et partie face à événement extérieur.
    Il faut du temps pour panser ses blessures et nous comprendre. C'est un parcours diffcile car il nous oblige à regarder notre passé (dans certaine circonstance) et l'accepter ..mais surtout nous ne devons pas nous culpabiliser car nous ignorons toujours nos réactions au moment des faits ...nous les rencontrons lorsqu'ils arrivent.
    Il faut simplement être là présent et accompagner du mieux que nous pouvons.

    Posté par Sarah, 24 janvier 2011 à 06:57 | | Répondre
  • Emotions

    Je viens de prendre connaissance de vos commentaires que je n'avais pas lus depuis deux jours et je suis ému par tout vos témoignages liés à la santé et la mort. Que de souffrance parfois, que de douleurs. Chacun a son propre chemin mais quand l'horloge du destin sonne, le moment est venu et il n'y a rien à faire sinon aider et accompagner. Je pense souvent à la mort et sais que mon jour viendra aussi. Alors la vie me paraît encore plus précieuse...

    Posté par Daniel, 24 janvier 2011 à 09:51 | | Répondre
  • pas des saints

    Extraordinaire témoignage Eve Lyne et Sarah .

    Accéder au pardon inconditionnel suppose déjà un travail de nettoyage karmique considérable !
    Avec des hauts et des bas ...
    On n'est pas coupable de ne pas être un saint . On est juste coupable de penser qu'on devrait déjà l'être .
    C'est comme ça que l'ego nous tient !
    Nous ne sommes que des êtres en reconstruction ...

    Posté par marie christine, 24 janvier 2011 à 13:11 | | Répondre
  • les religions et les athées

    Les religions nous montrent comment on devrait être mais elles oublient de nous accorder le droit de ne pas y arriver du jour au lendemain . Les religions ne pardonnent pas .
    Les "péchés" ne sont "pardonnés" que si l'on fait pénitence .
    Dieu se comporte-t-il ainsi ?
    Quand nous décidons de pardonner, le faisons-nous sous condition ?
    Les athées sont souvent des personnes qui ont flairé l'arnaque et qui n'acceptent pas l'idée du chantage .
    Mais il faut aller plus loin, dépasser la révolte primaire, s'élever au-dessus des religions, là où
    il n'y a plus de contradictions .

    Posté par marie christine, 24 janvier 2011 à 17:31 | | Répondre
  • Pénitence ! Pénitence !

    Jeudi 11 février 1858 :

    " J'apercus une dame vétue de blanc..."
    Bernadette récite le chapelet avec la Dame.
    La prière terminée, la Dame disparaît brusquement.

    Mercredi 24 février 1858 :

    Message de la Dame :
    "Pénitence! Pénitence! Pénitence!
    Priez pour les pècheurs!"

    Posté par Eve Lyne, 24 janvier 2011 à 18:16 | | Répondre
  • La guérison

    Pour obtenir la guérison d'un être...
    Il suffit de demander...
    Point de pouvoir.
    Savons-nous ce qu'est la guérison ?

    Posté par Eve Lyne, 24 janvier 2011 à 18:43 | | Répondre
  • Les religions

    Tout à fait d'accord avec toi, Marie Christine. Moi les religions, ça me plombe, ça me rebute. Je préfère avoir le contact direct avec Dieu sans passer par des rites, des dogmes, des trucs et des machins.
    Je m'assois, je fais le silence et il ne se passe rien mais je suis bien. Dieu a du mal à me joindre. Il fait dire que je suis un mécréant.

    Posté par Daniel, 24 janvier 2011 à 18:48 | | Répondre
  • Les religions

    Moi aussi, Daniel...
    Les religions: CA ME PLOMBE !!!
    Comment ça...
    Vous?! Mécréant...

    Posté par Eve Lyne, 24 janvier 2011 à 18:54 | | Répondre
  • interprétations

    T'enflamme pas trop vite Eve Lyne !
    Est-on sûrs que le mot pénitence dans la bouche de la Dame avait le sens que l'Eglise lui donne ?
    Il y a plusieurs définitions dans le dictionnaire .
    Entre "regrets sincères" et "culpabilité-punition", il y a une marge !

    Posté par marie christine, 24 janvier 2011 à 18:54 | | Répondre
  • Marie

    Le dictionnaire aussi, me PLOMBE!
    Pour cette fois, c'est toi qui est chouette...
    Pénitence pour la Dame...
    Celà vibre en moi.
    Ô! Marie, t'as les mots pour le dire !!!

    Posté par Eve Lyne, 24 janvier 2011 à 18:59 | | Répondre
  • sacré Daniel !

    Jésus a-t-il repoussé les mécréants de bonne volonté ?

    Posté par marie christine, 24 janvier 2011 à 19:00 | | Répondre
  • Les religions (bis)

    Bon, Eve Lyne, on se laissera pas faire par les religions, les curés, les bonnes soeurs( quoique il y en a qui sont bien !)

    Posté par Daniel, 24 janvier 2011 à 19:14 | | Répondre
  • L'espèrance

    Oui, Daniel...
    Une vie est magnifique !
    Des hommes qu'on croyait bons...
    Des hommes qu'on croyait mauvais...

    Posté par Eve Lyne, 24 janvier 2011 à 19:38 | | Répondre
  • Eve Lyne

    Je lis et relis ton témoignage.
    C'est une expérience troublante car il y a beaucoup de symboles importants.
    J'imagine l'épreuve que vous avez vécue. Ce n'est pas facile. Se pardonner bien sûr, quand jamais l'intention est négative.


    Je viendrai te voir cette nuit dans ton grenier. Nous irons faire un tour en balai, maintenant que la lune est descendante.
    Tu m'apprendras à rester assis derrière toi, sans tenir ta taille de guêpe.
    Nous pourrons alors happer toutes les imperfections solides de l'espace d'air, la bouche bien ouverte ; notre récolte baveuse ajoutée à la soupe de grenouilles parfumera celle-ci dans un savant mélange. Nous la dégusterons autour d'un verre d'une mixture dont tu as le secret, euphorisante et propice aux sarcasmes.


    Tu vois, depuis hier Frédérique a enfin réalisé. Elle sait maintenant.
    Est-ce alors encore le temps pour que les choses se transforment subitement, comme pour ta soeur ?
    Ou bien est-ce le temps de l'acceptation et d'un départ plus serein, malgré les terribles souffrances déformantes ?

    Posté par Alain Thomas, 25 janvier 2011 à 13:33 | | Répondre
  • Un message !

    Si vous parlez religion, alors PLV sort du bois.
    Et sans pseudo puisque Daniel me l'a interdit. Lol !
    Pour moi, c'est simple, j'ai envie d'aimer le Christ.
    Je me délecte de ses paroles dans l'Evangile.
    Je me sens le frère de ce lointain sémite qui a écrit le Vieux Testament.
    La vie que Jésus me propose correspond à mon attente.
    On entend dire que la foi est un don.
    Mais alors quelle injustice !
    Certains auraient le cadeau ... Et d'autres ne l'auraient pas !
    Moi je dis que la foi est une question d'accueil, et de découverte.
    Attention, je n'ai pas dit que je me trouvais bien dans la souffrance.

    Posté par PLV, 25 janvier 2011 à 14:06 | | Répondre
  • Aimer le Christ

    Eh bien, cher PLV...
    C'est très beau ce que vous dites!
    Beaucoup l'ont rencontré hors l'Eglise.

    Posté par Eve Lyne, 25 janvier 2011 à 19:12 | | Répondre
  • Ah l'Eglise !

    Eh oui, Eve Lyne, et heureusement.
    Cette Eglise, composée d'hommes imparfaits.
    On y trouve du bon grain, mais aussi de l'ivraie.
    Est-ce pour autant qu'il faille tout brûler ?
    C'est un peu comme dans l'éternité, il y a des anges, mais aussi des démons.
    Moi, j'avoue préfèrer les anges ...

    Posté par PLV, 25 janvier 2011 à 20:38 | | Répondre
  • Ah les religions

    Toutes les Ecritures Saintes proviennent d'une religion, tandis qu'aucune religion ne procède d'une Ecriture. Les Ecritures Saintes sont un produit des religions et non leur cause. L'histoire des religions résulte des faits religieux. la dévotion provient de certaines expériences, alors que les Evangiles proviennent de toutes les religions.
    On ne tardera pas à découvrir que l'unité des mobiles et des efforts constitue le plus puissant moyen d'atteindre un but désiré. Alors les innombrables individus, qui dispersent leurs pensées dans toutes les directions et tirent à hue et à dia, ne penseront plus que comme un seul et les hommes connaîtront la signification d'un effort vigoureux, continu, et commun. Quand ils seront mus par une volonté unique, toutes choses leur seront possibles. Quand ils rejetteront de leur conscience les pensées d'égoïsme, les batailles cesseront. Mais il ne faut pas compter sur une divinité extérieure pour y parvenir.

    Bagget Irand

    Posté par Alain Thomas, 25 janvier 2011 à 21:28 | | Répondre
  • Blocage

    Alain, j'ai des difficultés à décrire certaines expériences vécues, soit, je ne trouve pas les mots appropriés, soit, je bloque à faire partager parceque moi même, je n'ai pas la compréhension et ne détiens aucune clé à ce jour.
    Seul, le constat m'ammène à penser d'une intervention extérieure à nous même dans le cas de ces guérisons inexpliquées.
    Je ne m'aventure pas sur ce terrain là...
    Dialogues de sourds , depuis la nuit des temps.

    Je ne me mine plus à chercher de comprendre.
    Pourquoi certains êtres et pas d'autres...
    Ect... Ect...

    Te souviens tu, j'ai raconter mon expérience auprès de cette femme médecin:

    Ma mission avait été déterminée, évaluée...
    Tout était tranché,presque moribonde, il ne lui restait que environ trois semaines d'èspérance de vie.
    J'étais auprès d'elle de jour comme de nuit.
    Je passe les détails.

    Il se trouve qu'elle était athée...
    Mais, bizarre, elle avait l'Ave Maria de Barbara Hendrix qu'elle aimait bien.
    Alors, on va dire qu'en cachette, quand la grande maison était vide de tout le personnel qu'elle déployait...
    Sur le tapis de sol, je l'aidais à quelques mouvements de son corps raidi et déformé.
    Ainsi, elle arrivait à s'agenouillée...
    Les yeux au ciel. Etions nous en train d'implorer?!

    Le fait, est, que je suis restée six mois.
    De moribonde, son état de santé remontait.
    Les médecins auraient ils fait une erreur de diagnostic?!
    Ne cherchons pas à comprendre, pourquoi...

    Ce qui est sûr, j'y ai laisser quelques plumes de ma santé, va t'on savoir...

    Bref, Alain...
    Nous ne savons pas ce qu'est la guérison.
    Pensée pour Frédérique.

    Posté par Eve Lyne, 26 janvier 2011 à 05:19 | | Répondre
  • Deux en un

    Certains êtres n'ont plus besoin d'images...
    Je n'en suis pas encore là.
    Ce que je sais: La Dame me conduit peu à peu au Christ, de ce fait, je les vois deux en un.
    Point d'idolatrie.
    C'est à l'intérieur que celà se passe.
    Il est dit que l'Eglise a son utilité.
    Je n'ai pas encore aborder l'Evangile.
    Le ferai je dans cette vie?

    Aïe! Aïe! mon dos !!!

    Posté par Eve Lyne, 26 janvier 2011 à 05:45 | | Répondre
  • Incorrect

    Seul, le constat m'ammène à "penser"...
    Cette phrase ne convient pas.
    Elle est de tièdeur...

    Posté par Eve Lyne, 26 janvier 2011 à 06:08 | | Répondre
  • Deux en Un

    C'est à l'intérieur que cela se passe.
    A l'intérieur, tout n'est qu'Esprit. La Pensée y est installée. C'est de par son pouvoir que le monde prend forme.
    Si cette pensée a pour idéal l'idéal que s'est forgé Jésus, par notre volonté nous deviendrons Jésus, le Fils de l'Homme et du Père, le frère ainé et nous aurons le même pouvoir.
    Si cette pensée a pour idéal la personnalité de Jésus, par notre volonté, nous idolâtrerons et créerons la division en nous, la séparation entre le Divin originel et ce que nous adorons, comme séparés. Il s'ensuivra les discordes, les dysharmonies, les dominations et les servilités.

    Si nous sommes capables de faire Deux en Un, nous pouvons aussi faire "Un pour Tous et Tous pour Un".


    "On ne peut obtenir le pouvoir de guérir qu'en apprenant à remonter à l'origine des choses. Nous n'obtenons la suprématie sur toutes les discordances que dans la mesure où nous comprenons qu'elles ne viennent pas de Dieu. La divinité qui forge vos destinées n'est pas un puissant personnage qui vous moule comme un potier moule son argile. C'est un grand pouvoir divin qui réside en vous et autour de vous. On le trouve également dans toute substance et autour de toute matière. Si vous ne saisissez pas cela, vous ne pouvez avoir confiance en vous-mêmes. Le plus grand remède à l'inharmonie est de savoir qu'elle ne vient pas de Dieu, que Dieu ne l'a jamais créée."

    Emile

    Posté par Alain Thomas, 26 janvier 2011 à 22:22 | | Répondre
  • Alain

    J'ai un peu de mal à comprendre ce que tu entends par pensée .
    Pour moi (dans mon enseignement) il n'y a pas une pensée, il y a un monde mental avec toute une gradation de niveaux, une hiérarchie qui correspond à des niveaux de conscience . Ca va du mental ordinaire à un mental très élevé, plus directement sous l'influence de l'Esprit, plus proche de l'origine .
    Et on ne peut s'élever durablement à un niveau de conscience (se stabiliser là) que si on a nettoyé au fur et à mesure les conflits émotionnels en nous .
    On peut penser et vouloir un idéal mais ça ne suffit pas pour qu'il soit permanent . A la première occasion, on retombe dans les petites mesquineries habituelles (pensées, sentiments, désirs, passions, peurs) tant qu'on ne s'en est pas débarrassé .
    C'est comme ça que je vois les choses, qui se confirment continuellement dans mon expérience de vie .
    Mais tout cela n'est pas forcément en contradiction avec ce que tu dis .
    Ce sont deux manières un peu différentes d'aborder les choses ...
    Je t'explique simplement la mienne .

    Posté par marie christine, 27 janvier 2011 à 22:08 | | Répondre
  • Marie

    Je ne trouve pas de contradiction sur le sens profond, seulement dans l'emploi des concepts.
    Je parlerais d'esprit ordinaire et d'Esprit de Sagesse et toi de toute une gradation de niveaux de conscience inclus dans un monde mental... pourquoi pas !
    Cela revient au même, l'important est d'admettre que lorsque nous avons "mentalisé", nous avons créé la séparation d'avec notre Esprit de Sagesse Immuable, notre Esprit Parfait, issu de la Source.
    Nous sommes "descendus" en quelque sorte au point d'être obscurcis et, comme tu le dis, il faut nettoyer, encore et encore car nous sommes empêtrés dans nos schèmes d'habitudes, de peurs, d'angoisses, de dualité.
    Je ne vois donc pas de contradiction entre nous. Je suis même en osmose, sur le fond, dans ce que tu dis.

    Ceci dit, s'agissant de la Pensée Universelle Parfaite, voici ce qu'en dit Emile, l'un des plus grands Maîtres ayant vécu au 19ème siècle en Orient, sur les hauteurs himalayennes et possédant les Pouvoirs Suprêmes.

    "C'est par le pouvoir de notre propre pensée mise en action que nous pouvons exprimer, rendre tangible, la Conscience du Christ. Par le pouvoir de la pensée, nous pouvons faire évoluer nos corps jusqu'au stade où nous ne connaissons plus la mort, où nous n'avons plus à subir le changement appelé mort. Par le processus de la pensée, par la Conscience intérieure de Christ, nous pouvons transmuer notre entourage et nos conditions de vie. Tout cela se fait entièrement par le pouvoir donné à l'homme de concevoir un idéal et de réaliser l'objet correspondant. Il faut d'abord savoir, percevoir, croire par la foi que Christ est en nous. Il faut ensuite comprendre le vrai sens de la doctrine de Jésus, maintenir uni à Dieu notre corps spirituel fait à son image et à sa ressemblance. Il faut le fondre dans le corps parfait de Dieu, car c'est ainsi fondus que Dieu nous voit. Alors nous avons idéalisé, puis conçu et manifesté le corps parfait de Dieu. Nous sommes vraiment "nés de nouveau" dans le Royaume de l'Esprit de Dieu, et nous en faisons partie.
    En pensant de la sorte, on peut réintégrer toutes choses dans la Substance Universelle d'où elles sont issues et les retirer parfaites dans leur forme extérieure de manifestation. On les maintient en pensée dans leur état parfait, pur et spirituel, puis on abaisse leur rythme de vibration et elles se manifestent sous forme parfaite. Par ce procédé, on peut reprendre toutes les fausses croyances, tous les anciens ennuis, tous les péchés de notre vie passée, bonne ou mauvaise. Peu importe le monceau d'erreurs, de doutes, d'incrédulité, ou de craintes qui a pu être érigé sur notre chemin par nous-mêmes ou par d'autres. A toutes ces choses, on peut dire : Je vous réintègre dans le grand Océan de la Pensée Universelle, dans la Substance Cosmique d'où tout provient, où tout est parfait, et d'où vous êtes issues. Dissolvez-vous et redevenez les éléments qui ont servi à vous créer. Maintenant, je vous ressors de cette pure substance, parfaites et telles que Dieu vous voit. Je vous maintiens dans cet état de perfection absolue. Dans l'ancien ordre de choses, je vous avais ressorties imparfaites, et votre manifestation était imparfaite. Comprenant la vérité, je vous reproduis maintenant parfaites comme vous l'êtes aux yeux de Dieu. Vous êtes nées de nouveau à l'état parfait. "Et il en est ainsi."
    Le divin alchimiste intérieur prend en charge ce que vous lui apportez. Il transmue, raffine, perfectionne ce que vous lui rendez après l'avoir manifesté sous forme imparfaite. Il en est de même pour votre corps qui est transmué, raffiné, perfectionné. Dieu vous le rend incorruptible, joyeusement parfait, magnifiquement libre. Telle est la parfaite Conscience de Christ, en tous et pour tous. C'est la vie "profondément cachée en Christ avec Dieu"."

    Posté par Alain Thomas, 28 janvier 2011 à 00:24 | | Répondre
  • La bonne du curé

    Petite anecdote et témoignage receuilli dernièrement qu'il me vient à l'esprit de vous relater:

    Une dame de 80 ans, que je vois très souvent me confia ceci:

    Mon Jean ( son mari) est parti depuis sept ans maintenant, mais je continue d'être la bonne du curé...
    Chaque matin, je vais à l'église.
    Vous voyez, Evelyne...
    Je ne peux raconter cette histoire à tout le monde, mais vous comprenez, n'est-ce pas...

    Quand il était jeune mon Jean, il a vu le Christ, une lumière spéciale qui a changé toute son éxistance. Il a voulu devenir curé, mais ses parents avaient d'autres vues pour lui...

    Nous nous sommes mariés, nous avons eu une fille.
    Mais toute notre vie, je n'aie été que la bonne du curé.

    Cette dame oeuvre humblement, toujours par mont et par vaud (?) au service des autres.
    Elle n'a pas de salle de bains (Eh oui, celà existe encore en ville)...
    Mais elle est toujours bien mise.
    Toujours le sourire...
    Elle rayonne de cette lumiére spéciale...

    Posté par Eve Lyne, 28 janvier 2011 à 04:54 | | Répondre
  • J'y pense tout d'un coup

    Une autre anecdote me revient à l'esprit.

    Quelqu'un que je connais bien me raconta ceci:

    Il y a plusieurs années, revenant d'une soirée bien arrosée de Whisky, au volant de sa voiture, pas de vitesse excessive, mais, à 22 heures...
    Personne dans les rues...Le feu orange passer sans
    doute pour un feu vert...

    Personne dans les rues...
    Erreur! La police était là, au coin...
    Notre ami fut prié de se remiser sur le bas côté...
    Feu orange non contesté, il fut conduit au poste pour "souffler dans le ballon."

    C'était la première fois de sa vie qu'il passait cet examen là...

    Il y avait au moins quatre ou cinq personnes en service dans les locaux.

    Dans un appel intérieur, me dit-il, se sachant "cuit"...
    " Jésus! ne m'abandonne pas..."

    Tout alla très vite...
    Une lumière très spéciale l'envahit...

    Il souffla dans le ballon...
    Test négatif!

    Cette histoire qu'il médite encore...

    Il a juste écopé de l'amende pour non respect du feu.

    Alors, que s'est il donc passé ???

    Morale de cette histoire, l'ami ne prend plus sa voiture pour sorties nocturnes.


    Beau témoignage! Pas vrai?!

    Posté par Eve Lyne, 28 janvier 2011 à 06:04 | | Répondre
  • le pouvoir de l'Esprit

    Ben oui Eve Lyne, c'est le pouvoir de l'esprit sur la matière . Ca a marché parce que l'homme a appelé sincèrement . Mais ça reste une expérience ponctuelle .
    En tout cas, cet homme a la sagesse de ne plus conduire dans les sorties nocturnes . Combien auraient profité de l'aubaine pour réitérer l'expérience, qui ne se serait certainement pas répétée deux fois, d'ailleurs, parce qu'il n'y aurait plus la spontanéité ni la sincérité de l'appel .
    Il est sage parce qu'il sent cela intuitivement . Il a le sens de la gratitude, pas celui du profit .

    Alain, c'est très beau ce que dit Emile, mais il oublie de dire que ça peut prendre des siècles à réaliser !
    C'était sans doute facile pour lui parce qu'il était très évolué déjà !

    Posté par marie christine, 28 janvier 2011 à 13:00 | | Répondre
  • La rencontre

    Mon avis, Marie...
    Si tu me le permets...
    Cet être là a appeler l'Ami!
    L'homme détiendrait-il des pouvoirs!
    Je ne suis pas prête de croire à celà, Marie.

    Posté par Eve Lyne, 28 janvier 2011 à 13:24 | | Répondre
  • Bonjour les filles !

    "Jésus ne m'abandonne pas".
    En fait, il a du dire :
    "Seigneur, vous savez avec quelle facilité je vous abandonne"
    Car le Christ en nous est immuable.

    Quand à Jésus, il est un "homme". Voilà pourquoi il nous rassure en nous disant que nous sommes tous des frères et que nous avons en nous le même pouvoir que lui. Il suffit de révéler le Christ en nous et de croire en "JE SUIS".
    Ainsi, nous pouvons accéder au pouvoir de la même façon que Lui, Bouddha et pleins d'autres Maîtres qui y sont parvenus à une époque où cela était encore possible.

    Posté par Alain Thomas, 28 janvier 2011 à 13:45 | | Répondre
  • Demande et tu reçevras

    Donc, Alain...
    Si je comprends bien ce que tu dis...
    Aucune intervention extérieure.
    L'homme détiendrait donc des pouvoirs, ignorant ainsi...

    Posté par Eve Lyne, 28 janvier 2011 à 13:57 | | Répondre
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