Les voies de l'âme

Ce blog a pour objet d'amener à réfléchir sur le sens de la vie, sur notre évolution personnelle. C'est donc l'expression d'un chemin de vie à la fois philosophique et spirituel.

18 décembre 2010

le conte de Noël de José

Bien avant Noël 1944, les troupes allemandes avaient fuit la Belgique, refoulées sur le sol germanique. Je venais d’avoir 10 ans, la fin de la guerre nous semblait proche. Mais, dès l’automne, Hitler fomenta un “dernier coup de dés” : couper les lignes alliées et gagner le port d’Anvers. Parallèlement, ses“armes de représailles” préparaient le terrain en semant la panique parmi la population avec ses V1 et V2. Mes parents, tout en restant à Liège, nous avaient, ma sœur et moi, confiés à nos oncle et tante, dans les Ardennes, pour échapper à cette terreur aveugle.

Le 16 décembre 1944, de Monschau à Echternach, sous un déluge de feu, les quelques divisions américaines déployées sur 130 km sont bousculées, certaines seront même anéanties, les divisions nazies allemandes, lourdement armées, sèment une épouvante programmée sur les militaires, mais aussi sur certaines populations civiles.

JOSE_04_45_ECOLEDès le 18 décembre, les nazis étaient stoppés à 300 m. de notre maison, à l’entrée du village. Des rumeurs de massacres de civils circulèrent rapidement. Ma famille ardennaise, bien inspirée, décida de s’exiler avec tout son petit monde - 7 personnes - dans un petit village tout proche, mais situé sur une colline aux versants abrupts, chez des amis fermiers. Là, nous occupions un véritable poste d’observation, ce qui n’était pas pour pas me déplaire, j’ignorais le danger, curieux de voir et de savoir...

Lorsque l’avance des troupes allemandes fut définitivement stoppée, aux environs de Noël 1944, nous fument brusquement aux mains d’une division de fantassins allemands qui purent occuper le village sans avoir à combattre, suite à une retraite stratégique des Américains.

Ces Allemands-là étaient corrects avec les civils, tout en occupant sans ménagement tous les bâtiments des villageois.

Ce que nous ignorions : nous étions en première ligne, les troupes américaines (en fait les paras ayant libéré Sainte-Mère-Église...) étaient à 400 mètres de nous. Pendant une semaine, nous avons bénéficié d’un calme tout relatif, seuls les obus des artilleries américaine et allemande “survolaient” le village tant de jour que de nuit, signalant leur passage par leur sifflement caractéristique.

Tout changea brusquement le 1er janvier 1945 à 9 h. après une trêve conclue entre les belligérants, les Allemands donnaient une heure aux civils pour quitter le village et fuir vers le sud. A cette époque là, il gelait à -10° et la neige recouvrait le sol sur 30 à 40 cm.

Avec d’autres villageois, paniqués, nous nous empressons de prendre la route vers le sud, notre ami fermier emmenant sa famille, mais aussi son cheval, son char à foin et... son bétail. Quelques vêtements et couvertures et nous voici sur le chemin de l’exode. Son fils Freddy et moi sommes installés sur le char : nous ne sommes pas du tout équipés pour marcher dans la neige. ‘’ Curieuse colonne’’ devront sans doute penser les aviateurs américains qui nous survoleront à plusieurs reprises à très basse altitude...

Nous allons ainsi serpenter sur dix-huit kilomètres durant sept longues heures, en évitant obligatoirement les campements des troupes allemandes. A la nuit tombante, nous touchons au but fixé pour nous réfugier chez d’autres amis fermiers : nous atteignons enfin leur village qui est, lui aussi, investi par les lignes arrières allemandes.

Sur le char à foin, Freddy (cinq ans) et moi, à jeun depuis notre réveil brutal, étions grelottants et, bien sur, affamés. En ce qui me concerne, ce fut d’ailleurs la seule fois de ma vie où j’ai pleuré de froid et de faim. Mais, à l’entrée du village, les Allemands nous arrêtent, contrôlent la colonne de réfugiés. L’un d’eux, un ange parmi les diables, nous tendit un “biscuit de soldat” qui nous goûta comme un chou à la crème. Freddy, ses parents et sa sœur s’arrêtèrent dans une première ferme pouvant “accueillir” leur bétail.

Encore quelques centaines de mètres et nous serons chez nos amis où un véritable conte de Noël nous attend.

Accueillis ? Pas vraiment, le “patron” ne le souhaite pas, mais les femmes qui l’entourent auront le dernier mot. Et, surtout, les Allemands qui occupent la ferme, nous “ordonnent” de rester. Pour nous remonter le moral, leur commandant fait amener “tout le nécessaire” - produits des pillages et des vols - pour préparer des “boules de Berlin”. Et c’est dans la fête générale que se termine cette journée commencée dans une peur panique ! C’est la guerre, paraît-il, et elle tue pas très loin de nous !

Le lendemain, lorsqu’il fait jour, les Allemands insistent pour nous connaître, comprendre les soucis que sont les nôtres depuis 15 jours. S’ils ne parlent pas un mot de français, il y a parmi eux un Alsacien, enrôlé de force. Il se bat “contre son frère” qui a pu rejoindre l’Armée Française. Il sert de traducteur pour tout le monde.

Mais le plus extraordinaire : un officier lui fait demander mon âge, puis si ma famille accepterait qu’il me prenne sur ses genoux : il a un fils de 10 ans, lui aussi...

Me voici donc sur les genoux d’un officier ennemi, il me serre tout contre lui. Sans doute lui a-t-on fait un beau cadeau. Et moi, malgré mon jeune âge, je n’en mène pas large, car je n’y comprends rien, et je suis envahi par une gêne morale comme je n’en avais jamais connue.

Dès le lendemain, les combats se rapprochent, et tandis que les Allemands décampent, nous investissons la cave. Durant 5 jours vécus à la lueur de la flammèche d’une lampe à huile, les combats sont de plus en plus rapprochés... si proches mêmes qu’on se bat brièvement dans la maison. Le 7

janvier 1945, nos problèmes d’alimentation et d’hygiène deviennent cruciaux, mais en fin de journée, nous sommes libérés par les troupes américaines, au prix de très lourdes pertes, nous l’apprendrons bientôt.

Des combats horribles ont eu lieu non loin de nous. Dans le village, ce fut “plus calme” si je puis dire.

Un obus explosa sur le toit de la maison, un autre sur un véhicule abandonné contre la ferme.

Le conte de Noël n’était pas terminé... la cuisine des G.I.’s s’installa à la ferme. Les privations étaient terminées !!!

Mais nous nous retrouvions à nouveau à quelques centaines de mètres du front, qui avait été provisoirement stabilisé. Cette fois, ce furent les Américains qui nous expulsèrent vers le nord... Le danger nous collait toujours aux talons. En prenant des risques insensés sous prétexte qu’il connaissait les bois “comme le fond de sa poche”, notre oncle nous traça un chemin à travers bois où, il y a peu, tant de sang avait coulé, mais déjà recouvert d’une bonne couche de neige fraîche : 30 nouveaux centimètres étaient tombés.

Notre histoire devenait ainsi un véritable “Conte de Noël” : entre “notre Noël” et la Noël orthodoxe du 7 janvier !
Mais la “Bataille des Ardennes” a coûté la vie à 2.300 civils au cours des six semaines de combats.

Photo de José à l'école

José Buche - Noël 2010

 

J’étais un gamin de 10 ans et, comme je l’ai dit, j’ai surtout observé, oubliant au passage que j’aurais dû avoir peur...

Les véritables héros étaient sur le terrain, l’arme à la main. L’un deux a sillonné les bois et les champs que j’ai moi-même traversés. Il s’agit du Colonel Benjamin Vandervoort. Il a terminé sa carrière militaire à un jet de pierre, pourrait-on dire, de l’endroit où je me trouvais. On pourra s’étonner de l’attitude bienveillante de certains Allemands avec les civils, en pleine guerre.

On sait aussi que les troupes ennemies observent parfois spontanément une trêve de Noël, avant de se retirer dessus le lendemain. Quelle connerie la guerre !

Je pourrais aussi vous citer le cas d’un soldat allemand qui, dans le village d’Arbrefontaine  a donné le biberon pendant plusieurs jours à un bébé de trois mois, avec l’accord des parents. Voyez-vous, il avait, lui aussi, un bébé de trois mois.

Posté par DANIEL GENTY à 07:00 - Expériences de vie - Commentaires [21] - Permalien [#]
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Commentaires sur le conte de Noël de José

    A José,

    Cher Papy Jo,

    Comment ne pas partager de tels souvenirs ? C'est bien de mettre cela à une
    courte distance pour nos enfants, petits enfants, et la suite ..

    Mais il faut avoir vécu ces heures
    tragiques avec quelques instants de "répit
    effleuré par des gestes d'Humanité ..."

    Vous m'avez mise de bon matin, en
    situation de revivre la tragédie à plusieurs facettes de TOULON.

    Une enfance de toutes les terreurs,
    peut être sommes nous là pour dires à nos
    jeunes et même un peu moins jeunes : Nous
    avons échappés au pire, alors de votre côté
    faites en sorte de de n'avoir que des projets
    de Paix.

    Pour ne pas mettre du gris sur les
    couleurs de Nöel, les heures d'épouvante à
    Toulon, vous seront contées l'année prochaine !

    Bisous à vous et votre épouse cher
    Papy Jo.

    Marie Jeanne

    Posté par Mamydou, 18 décembre 2010 à 07:40 | | Répondre
  • suite

    Je ne suis pas réveillée, je relève des fautes ...

    C'est la faute à " je n'ai pas assez dormi"!
    et vous m'avez réveillée au son des bombes !

    Mamydou

    Posté par Mamydou, 18 décembre 2010 à 07:43 | | Répondre
  • Ma mère m'a souvent raconté

    J'ai beaucoup entendu d'histoires de ces soldats allemands qui avaient un coeur humain et qui respectaient la souffrance des civils.
    Certains, et ils étaient nombreux, ne comprenaient pas trop cette guerre. Ils obéissaient aux ordres, disciplinés que sont les allemands dans leur culture.
    Les allemands ont été victimes d'un homme et de quelques barbares cruels assoiffés de pouvoir.

    L'histoire retiendra l'horreur des camps, les bombardements et les atrocités des fusillades.

    La petite histoire, celle que nous raconte José, est emplie de ces moments de fraternité entre bon nombre de soldats allemands et une certaine population en difficulté.
    Il y eut de fortes amitiés et des mariages aussi.

    Comme quoi la guerre est une connerie sans nom, comme si des nations voisines pouvaient être différentes au point de se massacrer.
    Les guerres arrivent toujours par les hommes politiques, qu'ils soient dictateurs ou non. Il faut bien avoir conscience de cela.

    Quand je pense que nous continuons à voter ?...

    Posté par Alain Thomas, 18 décembre 2010 à 08:41 | | Répondre
  • Sous le manteau de La Dame

    Serait-ce pour témoigner que certains sont épargnés, quand d'autres s'en vont...
    Témoigner de l'humanité...
    Témoigner de la réalité...
    Alors ce petit garçon est un missionné.
    Un miraculé.
    Merci, José de ce témoignage à méditer.

    J'y pense tout d'un coup...
    Juste pour savoir...
    Est-ce votre vrai prénom José ?

    Posté par Eve Lyne, 18 décembre 2010 à 10:14 | | Répondre
  • Buche

    Et est-ce votre vrai nom, "buche" de Noël ? En souvenir d'une période qui n'était pas du gâteau ?
    Voilà un épisode de votre vie qui a été important pour votre regard sur le monde et les êtres humains ...

    Posté par Francine, 18 décembre 2010 à 11:10 | | Répondre
  • @ vous...

    @ Mamydou
    A nos âges, nous avons le privilège (?) de savoir ce que peut être la vie pendant plusieurs années au milieu d’ennemis. Vivre dans des zones de combats est encore une autre histoire...

    Etre acteur sur un champ de bataille, puis croupir 5 ans dans un camp, tel fut le destin du papa de Denise.

    Le temps passe et fait son oeuvre : les souvenirs de toutes ces épreuves finissent par s’adoucir, mais ces expériences nous permettent de prendre pleinement conscience de la souffrance que traversent encore aujourd’hui ceux qui sont sur le chemin de l’exode, ceux qui sont au milieu de la guerre.

    La lecture de centaines de livres sur le sujet ne pourra jamais remplacer le “vécu”.

    Tiens, vous ne croyez pas que sur le plan spirituel c’est un peu pareil : il y a la Foi, mais aussi la connaissance par le “vécu”.

    Je crois bien que je vais en terminer avec la lecture “De l’autre côté”. Ce n’est pas trop tôt !!!

    @ Alain

    Oui, je vous rejoins complètement.

    Il nous reste à espérer que les Belges ne finissent pas par se “taper dessus”. Mais cela, c’est une autre histoire !

    Mais de grâce, cher Alain, ne supprimez pas les élections : aux prochaines, je vote pour le parti “Wallonie-France”. Et Liège est déjà tellement française dans son coeur !

    Cordiales amitiés.

    @ Evelyne

    Témoin ! Les Hommes ont tellement besoin de témoins...
    “Heureux ceux qui ont cru sans avoir vu” !

    Dans mon conte de Noël, j’aurais pu ajouter que nous avons “usé” beaucoup de chapelets, mais je ne voulais pas faire trop long !

    Dans la Campagne des Ardennes, il y avait 2 Joseph Buche : mon oncle et moi. Mais dès ma naissance on m’appela José, sauf maman qui trouva Jojo plus mignon. Ma belle-fille, c’est Jo tout court. Cela lui est venu spontanément le 1er juillet 2000.

    @ Francine

    Ma belle-fille, justement se prénomme Francine. Et moi, je l’appelle Marie car...

    ... Francine, Marie, Jeanne. Comme ma nièce, et cela ne s’invente pas...

    Pour la bûche de Noël, vous avez lu ma réponse à Evelyne, j’espère avoir dissipé vos doutes !


    @ vous, Mesdames, mes gros bisous.

    José.

    Posté par José, 19 décembre 2010 à 11:38 | | Répondre
  • Cher José

    Le fait que vous puissez revenir de temps en temps sur le blog de Daniel serait un enchantement car je ressens un profond respect envers votre personne et tout ce qu'elle représente, bien au-delà de l'amitié légendaire franco-belge.

    Je voudrais que vous compreniez ma démarche provocante, non pas comme une violence mais comme un message pour réveiller.
    Je n'ai pas le pouvoir et le degré d'Eveil pour cela, mais je ressens en moi cette Mission.
    Je ne suis pas Jean-Baptiste, mais il est en moi.

    Bien sûr cher José que je m'inscris dans la société car trop de marginalité nuit à la fraternité.
    C'est pourquoi je vote, bien sûr... mais épisodiquement.

    Je voudrais voter pour la Fraternité et l'Egalité, en tous points, de tous les êtres, dont la Femme représente la Sagesse protectrice.

    J'arrive au bout du livre de Mamydou et je n'en connais pas la fin car ce livre est un immense vécu sur le fil d'Or qui relie les êtres, leur matière et le Divin,... un livre authentique, préventif, annonciateur et plein d'Espérance.

    Mon cher José, je m'unis avec vous et tous ceux qui vous sont proches.
    Je vous souhaite de passer de doux moments de famille, partagés de Coeur et de Foi, en cette fin d'année.

    Posté par Alain Thomas, 19 décembre 2010 à 13:45 | | Répondre
  • TOUT S'IMBRIQUE

    Je suis née le jour de la St Joseph, mon parrain se prénommait Joseph, le médecin qui a
    mis ma fille au monde également Joseph et elle née
    à l'instant où le Pape descendait place St. Pierre
    pour décréter que la Fête de St. Joseph serait à
    compter de ce Ier Mai 55 la Fête de St. Joseph
    artisan. La première visite qu'elle eut c'était une Religieuse, Sœur Colombe.

    J'ai hâte mon cher Papy JO de lire
    vos commentaires à comparer avec ceux d'Alain.

    C'est à dessein que j'ai occulté ma vie familiale et professionnelle, je devais rester
    sur cette "partie extra-ordinaire" d'un destin parallèle.

    Et j'ai quinze descendants ...

    Que la Dame de Lumière
    Illumine votre Noël
    A TOUS !

    Posté par Mamydou, 19 décembre 2010 à 15:28 | | Répondre
  • Magnifique témoignage !

    Oui cher José, merci de cette histoire vécue.
    J'adore ce genre de témoignage qui permet d'avoir une vision plus juste de l'humanité et de l'histoire contemporaine.
    C'est bizarre comme la guerre fait partie des "gènes" de l'homme. Pourquoi ?
    A notre échelle, pris individuellement, combien de petites guerres habitent sournoisement notre coeur ? Conflit de jalousie, d'incompréhension, de jugement, ...
    Dans ma cour, cet après-midi, il y a 30 cm de neige.
    Devrais-je donc aussi déneiger mon âme en cette veille de Nativité ?
    Avec toute mon amitié.

    Posté par PLV, 19 décembre 2010 à 16:18 | | Répondre
  • "Je ne voulais pas faire trop long"

    Tout de même...
    Cher Joseph..
    Cher José...
    Vous avez failli nous priver de l'essentiel, vous concernant dans ce témoignage.
    Sans le savoir, le chapelet...
    Le manteau de La Dame...
    Tiens, j'ai envie de dire comme Alain...
    Je ne suis pas La Dame de Lumière, mais je sens qu'Elle est en moi.

    Je vous rejoins pour dire que la lecture de centaines de livres sur le sujet ne pourra jamais remplacer le "vécu".

    La Connaissance par le "vécu".

    Comme Mamydou, j'ai hâte de lire votre commentaire...

    Posté par Eve Lyne, 20 décembre 2010 à 05:17 | | Répondre
  • à Alain

    De quel Jean-Baptiste parlez-vous ?
    Celui qui porte un vêtement de poils de chameau ?
    Et qui mange bio : du miel et des sauterelles ?

    Posté par PLV, 21 décembre 2010 à 13:13 | | Répondre
  • à Mamydou

    Votre vie est aussi belle que votre visage.
    Joseph, le charpentier de Nazareth, est un compagnon sur qui on peut s'appuyer. Vous en êtes la preuve me semble-t'il.

    Posté par PLV, 21 décembre 2010 à 13:17 | | Répondre
  • Encore à Alain

    "Je m'inscris dans la société, car trop de marginalité nuit à la fraternité."
    Wouah ... Voici bien une phrase dont j'aurais aimé être l'auteur !
    C'est une notion qui me hante depuis toujours : osciller entre le dur réalisme du quotidien et le doux rêve de mon idéal altruiste.

    Posté par PLV, 21 décembre 2010 à 13:23 | | Répondre
  • A PLV

    Je parlais du prophète fils d'Elisabeth, cousine de Marie, Mère de Jésus, qui se nourrissait de miel sauvage et de sauterelles, pratiquant le jeûne et qui a baptisé Jésus.
    Ses colères étaient foudroyantes.

    Il y a des similitudes avec Milarépa, grand Maître tibétain, retiré en haute montagne après de multiples épreuves, se nourrissant exclusivement de grains de riz et de soupe d'orties, au point que sa peau prît un teint verdâtre.
    Caché dans sa grotte, il a médité et composé "Cent Mille Hymnes sur le nirvana" et est devenu très populaire pour ses chants poètiques.

    "Osciller entre le dur réalisme du quotidien et le doux rêve de mon idéal altruiste."

    Dommage PLV que votre idéal altruiste soit un doux rêve. J'aurais aimé que vous eussiez dit autrement.
    Osciller signifie que nous sommes bien sur le fil.
    De chaque côté, le rêve est comme un songe, un mirage.
    Sur le fil, il n'y a que ce que nous faisons.

    Bien à vous cher PLV et que ces fêtes de fin d'année vous apportent les joies familiales !

    Posté par Alain Thomas, 21 décembre 2010 à 20:11 | | Répondre
  • josé enfant!

    comme je me sens proche de vous josé et vous remercie de votre écrit...
    La guerre quelle belle connerie!
    Ce témoignage d'enfant est très émouvant et démontre bien que dans chaque camp il y a des bons et de l'humanité...
    Vous avez parlez de ce soldat alsacien qui portait l'uniforme allemand sans le vouloir. Vous réveillez en moi la voix de mon père parlant de ses 2 jeunes frères enrôlés de force alors que notre famille lorraine ne sympathisait pas du tout avec l'ennemi. Ils avaient 17 ans et se sont retrouvés sur le front russe.
    Nous espèrons biensûr que les jeunes générations
    n'auront plus a souffrir.
    Envoyons toutes nos pensées de paix et amour.
    José passez de belles et douces fêtes de fin d'année!!!

    Posté par sylviesissi57, 22 décembre 2010 à 20:31 | | Répondre
  • La commande de Joseph Buche

    " Bonjour madame,

    Je souhaite passer commande...
    Une bûche de Noël s'il vous plait..."

    " Bien monsieur...
    A quel nom s'il vous plait? "

    " JOSEPH BUCHE... Tiens, pardi !!!"

    La vendeuse (à part)...
    Encore un illuminé de bon matin!!!

    Posté par Eve Lyne, 24 décembre 2010 à 11:09 | | Répondre
  • Un an déjà !

    Petit retour en arrière...
    Le conte de José nous incite à méditer l'essentiel:
    "Aimez vous les uns les autres."

    Bonne fin d'année à tous !

    Posté par Eve Lyne, 18 décembre 2011 à 05:51 | | Répondre
  • Bon Noël

    Pensées affectueuses et amicales pour José .

    Sacrée Eve Lyne ! Tu n'oublies personne !

    Posté par Eve Lyne, 18 décembre 2011 à 15:49 | | Répondre
  • A José

    Moi aussi je vous envoie mes pensées affectueuses et amicales .

    Posté par marie christine, 18 décembre 2011 à 19:53 | | Répondre
  • Quel cadeau !

    Deux amies - et non des moindres ! - aux petits soins avec moi...
    Ben tiens, voilà un cadeau qui vient du coeur !

    Merci Eve Lyne et Marie Christine, il me sera impossible de passer ce Noël sans penser à vous !

    Mais que la Paix de Noël soit dans le coeur de vous toutes et vous tous !

    Posté par José, 19 décembre 2011 à 11:05 | | Répondre
  • les mots de la sagesse

    "Que la Paix de Noël soit dans le coeur de vous toutes et vous tous !"
    Merci José . Nous le souhaitons aussi avec toute la sincérité possible .
    Et qu'elle se prolonge et se développe au-delà de Noël !

    Posté par marie christine, 19 décembre 2011 à 18:58 | | Répondre
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