Les voies de l'âme

Ce blog a pour objet d'amener à réfléchir sur le sens de la vie, sur notre évolution personnelle. C'est donc l'expression d'un chemin de vie à la fois philosophique et spirituel.

12 décembre 2010

Le Domaine de mon vieil ami

Une belle histoire contée par Mamydou( Marie-Jeanne Edel)

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Les hauteurs de Toulon

J’ai chaud sur l’avenue qui grimpe jusqu’au sommet du Mont Faron ; mais c’est toujours le cœur léger que je parcoure cette route. Peu avant la première corniche qui domine Toulon, j’aperçois le mur blanc, le portail et la cheminée dans les arbres ; me voici presque au but. Je me retourne, laissant dans mon dos les montagnes, hélas de plus en plus déboisées ; je respire profondément et mon regard embrasse la ville et sa rade jusqu’à l’horizon.

Deux sons cristallins ! La clochette annonce ma visite. J’entre, sans attendre, dans une Paix de Cathédrale, sous la voûte des arbres centenaires. J’ai laissé le monde derrière la grille refermée. Mes pas sur l’allée de graviers se font religieux.Ce Domaine est celui d’un ascète qui a puisé sa Sagesse en Orient. Je suis privilégiée de son cœur et une habituée de ces lieux bénis.

Je sais qu’il m’attend, penché sur la terre, vigoureux, candide, immuable comme l’Eternité. Son regard est bleu comme les trouées dans le feuillage. Il se cache et je savoure le bonheur de sa présence encore invisible. Dans la communion de nos cœurs, je fais durer la joie …
Là près de l’entrée, je contemple un moment le ballet des poissons rouges entre les massifs de pierres moussues. Le bassin où s’élargissent les nénuphars est adossé au mur de clôture. Un rideau de roseaux dérobe aux regards le bain matinal du Maître. Devant la maison, sans âge, enfouie sous le lierre argenté, un mûrier depuis bien longtemps ne nourrit plus de vers à soie. Il m’offre ses mûres douceâtres et son ombre fraîche. Je savoure les fruits et le désordre luxuriant du jardin, juste retouché d’une main d’artiste pour le ravissement des yeux.

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Le Mont Faron

Tout est là pour tous les rêves : le palmier exotique et la haie d’aubépine ; le laurier-fleurs près du banc de troncs rugueux ; le sapin bleu serrant contre lui le néflier fragile aux larges feuilles vernissées. Sous le couvert d’un odorant pittosporum où un coin d’herbe invite à la méditation, un papillon décrit une courbe gracieuse. Les branches d’un poivrier caressent les touffes de cyclamens sauvages.

Je m’avance entre les haies de roses. Cette goutte d’eau sur un pétale fané me rappelle une larme de tendresse sur une joue ridée. Je me souviens de ma confusion lorsque deux mains chères m’offrirent le premier bouton entr’ouvert. Je m’assois au bord du puits surmonté d’un treuil de fortune. Une source d’eau pure remplit le seau à l’extrémité de la chaîne grinçante. C’est un vrai cadeau du ciel à ce Domaine enchanté. Tout contre, un tronc d’olivier cache sa misère sous un jeune lierre. De là j’observe mon ami. Il le sait, mais feint de l’ignorer. Un sourire malicieux fait trembler sa barbe. Son crâne luit sous le soleil, une couronne de longs cheveux blancs vole sur ses pommettes hautes. Il n’est vêtu que du minimum décent, cependant la Majesté le recouvre naturellement du plus digne des manteaux.

Avec des gestes d’une lenteur appliquée, il enfonce de son pied la bêche à deux manches, outil provençal. La symétrie du mouvement des bras qui plongent avec le buste, donne au geste de la puissance et de l’harmonie. L’effort a fait saillir les muscles sous sa peau bronzée, la motte retournée, il rejette la tête en arrière en redressant tout son corps ; entre le pouce et l’index, il lisse sa barbe et offre son visage au ciel … bref instant d’abandon pour un nouvel effort.
C’est un spectacle saisissant qui nous fait réviser la valeur de certaines affirmations. Dire qu’il est octogénaire n’a pour lui aucun sens ! Tout autour s’alignent les semis, les pousses neuves, les carrés de salades, les files de tomates. Plus loin s’étend un pré d’herbe ondoyante d’où émergent pêchers, abricotiers et cerisiers.

J’abandonne mon puits et descends quelques marches de pierre. Je suis maintenant tout près de mon ami et mon cœur bat un peu plus vite de notre joie à tous les deux.

Il lève les yeux, subtilement triomphant. Son visage s’illumine et nos regards s’étreignent de toute une infinie compréhension.

- Regardez, les limaces ont encore fait des dégâts dans mes semis !

-Quelle audace ! Voulez vous que je désherbe les allées ?

- Avec joie, vous trouverez la binette dans la remise !

En passant, sans permission, je cueille une tomate toute chaude de soleil, c’est bon !

Les paroles, les gestes de tout le monde, tombent comme des petits cailloux rassurants dans le grand Océan de notre mystérieuse entente.

Marie Jeanne Edel

Posté par DANIEL GENTY à 07:00 - Expériences de vie - Commentaires [18] - Permalien [#]
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Commentaires sur Le Domaine de mon vieil ami

  • Frissons

    Ce texte est splendide.
    Il y a tout.
    Il est au-dessus du niveau des grands prix littéraires ; une histoire d'amour si forte et si belle qu'on en reste pantois.

    Il vient d'ailleurs, peut-être du ciel de vos yeux, du vécu de votre bardo, entre votre vie précédente et celle-ci, comme un intervalle de Sagesse infinie, la Connaissance Suprême.

    Je connais bien vos vertiges Mamydou.
    Rester allongée et attendre que ça passe, j'espère sans nausées.

    Vous êtes une sacrée femme Mamydou.
    Quelle Joie de vous connaître !

    Posté par Alain Thomas, 12 décembre 2010 à 08:52 | | Répondre
  • Merci Alain

    C'est une histoire vraie et une amitié
    extraordinaire avec un Sage. Il vrai que son
    Domaine était un vrai paradis et une telle
    atmosphère !

    Il est parti après avoir rendu son dernier
    soupir dans son jardin... Il m'a laissé un
    cahier écrit de sa main, avec tellement de
    " belles pensées " que je trouverais sacrilège
    de les diffuser dans notre monde actuel. Il
    tenait beaucoup à ce que j'écrive sur son
    Domaine et notre amitié si belle, ce fut un grand
    bonheur pour lui. Il se prénommait EUGENE.

    Il y a si longtemps, mais
    c'est hier ...

    Ton commentaire m'a fait
    verser quelques larmes ...il est si beau lui
    aussi.

    Mamydou

    Posté par Mamydou, 12 décembre 2010 à 12:13 | | Répondre
  • Unité

    "Absoluement" , quand on lit votre texte, on ressent que votre histoire est indifférenciée du divin qui émerge de vos mouvements, vos pensées et paroles, de votre vue. Comme les rayons du soleil vous touchent et vous innondent.

    Au plaisir,

    Posté par isa, 12 décembre 2010 à 12:13 | | Répondre
  • UNITE - C'EST BIEN !

    Tu as trouvé la bonne formule ISA,

    UNITÉ,

    la route est encore longue.....

    mais notre bâton de pèlerin

    C'est l'AMOUR. Merci et bisous

    Mamydou

    Posté par Mamydou, 12 décembre 2010 à 17:01 | | Répondre
  • Simplicité

    Écrire un texte comme le vôtre, décrire la beauté de ce lieu, vivre une telle relation demande d'avoir en soi beaucoup d'appréciation pour la vie. Voir. Aimer.
    Ce qui me touche le plus dans votre écrit c'est de me permettre de ressentir la grâce, la profondeur, la simplicité qui habite le coeur humain.

    Posté par maty, 12 décembre 2010 à 21:25 | | Répondre
  • L'amour

    Je vois votre rencontre au sommet du Mont Faron comme une peinture de Cézanne.

    Il est possible dans le mouvement de la Vie de figer en un instant l'amour.

    L'émotion surgit alors, comme un talent émané du Divin.

    Votre texte est une oeuvre Sacrée, un message d'Amour Universel, la Gloire de l'instant, décrite en mots.

    Ce matin, je suis allé au Mont Faron et j'y ai trouvée mon amie, atteinte d'un mal incurable. J'ai cueilli son sourire et sa force, dans ce combat inégal. J'ai gardé mes larmes pour plus tard. Nous avons partagé l'humour et la dérision.
    Le chemin est long et bien difficile.

    Posté par Alain Thomas, 13 décembre 2010 à 00:43 | | Répondre
  • A Maty

    Merci Maty,

    Des uns, des autres, vos commentaires
    sont autant de diamants qui s'enfilent en
    Collier d'Espérance ...

    Pour moi, un grand Bonheur ...
    La beauté de l'inspiration est un cadeau
    du Ciel.

    Une énorme tendresse, pour tous,
    de Mamydou

    Posté par Mamydou, 13 décembre 2010 à 08:47 | | Répondre
  • Ah ces paysages !

    A mon humble avis, pas aussi beaux que ceux de l'Estérel ...
    Mais je ne cracherais pas sur la balade.
    Merci Mamydou.
    Un morceau de mon coeur se trouve à Sanary ...
    Ce n'est pas si loin je crois ?

    Posté par PLV, 13 décembre 2010 à 21:08 | | Répondre
  • TOUS BEAUX

    Les commentaires, bien sûr .....!

    Oui Sanary est avant TOULON, c'est beau
    mais le tourisme est cher !

    Ce qui veut dire que lorsque vous
    viendrez à Sanary, vous ferez la visite de la
    rade sous mes yeux ... et une apparition chez
    moi avec l'impression, depuis notre quatrième,
    d'être dans la rade, le Mont Faron au Nord.

    Au prochain rendez vous photo, un
    sourire et la frimousse de la cavalière sur les épaules de Papa... Je ferai apparaître mes quinze
    descendants et un Conte! de Mamydou

    Merci et bisous à tous, sans oublier
    bien sur le Maître à bord : DANIEL !

    Posté par Mamydou, 15 décembre 2010 à 07:34 | | Répondre
  • JOYEUX NOEL

    Un petit tour dans le Domaine de mon vieil
    ami ... ça fait du bien ! J'ai une amie à Carry
    le Rouet qui se promène chaque jour dans ce
    petit Paradis ... " ça remet de l'ordre dans mon
    âme ! me dit-elle !

    Avec une Clé " POUR LA VIE !"

    et toute ma tendresse,

    Mamydou





    LE MESSAGE DE NOEL A
    TOUS, ET BISOUS POUR TOUS




    Aime ton prochain
    Comme toi même


    Cette petite phrase est le prisme où

    se reflète la rutilance de

    l’Arc en Ciel après la Tempête.

    Elle est la Lumière Éblouissante

    des consciences.

    Elle est le soc en or de la charrue qui

    retourne le champ des valeurs !

    Elle est la Clé qui ouvre les cœurs d’airain

    comme s’ouvre le Cœur de la Rose

    au premier matin de

    son Épanouissement.

    Marie Jeanne EDEL

    Posté par Mamydou, 24 décembre 2010 à 07:30 | | Répondre
  • Amour Parfait

    De grâce continuez à nous abreuver de cette Poèsie Sacrée qui ouvre nos coeurs d'airain !
    Vous inondez de votre lumière.
    Devant cet Amour Parfait et vos mains ouvertes, nous ne pouvons qu'être à genoux, courbés, silencieux... comme bénis.

    Depuis que le Mont Faron existe dans l'espace infini de mon esprit, il est des couleurs éclatantes qui traversent parmi les chants des cigales et les pépiements.
    Abondance de la nature, au sommet d'une colline où le Sage, en récompense d'un dur labeur, cueille les fruits et légumes d'un jardin d'Eden, dans le silence de l'être.
    Alors, quand sa belle amie vient d'en bas pour le saluer, un seul regard suffit pour Révéler l'Être achevé.
    Comme une Peinture sacrée, une oeuvre inachevée, parce que la Magie du Mouvement de la Vie perpétue l'Unité, d'instants en instants.

    Posté par Alain Thomas, 30 décembre 2010 à 09:17 | | Répondre
  • Demande irresistible

    A la demande d'Alain,

    D R A P E A U - D’A Z U R,

    Nous voulions, toi et moi, même élan de nos cœurs accordés , aux heures d’hier et demain ne plus penser.

    C’était un rêve, une heure, un jour, une
    vie, peut être l’Eternité …..

    Une corolle, robe frémissante, aux tons de rose nacrée, me faisait femme et fleur, pour toi légère et parfumée.

    Ta présence sensible, c’était d’abord ton bras, sur ma taille appuyé, et ma tête sur ton épaule abandonnée.

    Notre silence savourait la forêt du printemps. Notre bonheur emprisonnait le chant des oiseaux, les flots de poussières d’or trouant les feuillage neufs, les fleurs multicolores, délicates et parées, l’herbe nouvelle où nous posions nos pieds.

    Où commençait l’Enchantement ? Aux lambeaux de ciel bleu sur la cime des arbres, ou à ton regard bleu, troublé, sous le charme ?

    Et, pour nous reposer la mousse nous offrait une couche tiède. Ta tête dans le creux de mon bras replié, sur ton front, le mien, si tendrement penché. Toutes les racines vivantes de l’Amour vibraient en harmonie avec l’enfantement d’une Saison prodigue.

    De mon doigt, doucement la caresse contournait ton visage. J’effaçais
    les sillons de tes souffrances … ! Papillon léger sur tes paupières abaissées, mes lèvres se posaient pour l’oubli de tes peines. Les tiennent exhalaient ton âme paisible dans l’esquisse d’un fin sourire.

    Puis, lentement, tes yeux s’entrouvraient dans le soleil pour cueillir ma tendresse.

    Notre joie claqua comme un Drapeau d’Azur sur la forêt jalouse de se voir oubliée !
    Pour étreindre ta ferveur, brusquement, tu m’avais enlacée …..
    Oh ! Pourquoi, pourquoi, me suis-je donc éveillée ?

    1978 Marie Jeanne EDEL




    ,

    Posté par Mamydou, 30 décembre 2010 à 09:57 | | Répondre
  • Mamydou...

    quel beau poème! les sensations s`unissent aux sentiments des amoureux à la perfection. Comme tu as dû la ressentir cette union de deux êtres pour être capable de la coucher ainsi sur le papier!

    je ne te connaissais pas ce genre de poésie, plus réaliste mais tout autant divine et spirituelle.

    Gros bisous bien doux à toi.

    Posté par manuela, 30 décembre 2010 à 13:37 | | Répondre
  • Il y a 33 ans,

    A ma Douce Manuela,
    Et c'est toute la différence ....

    " Des corps appesantis, les rêves merveilleux
    s'envolent dans la nuit ...."
    C'était un rêve ... évaporé en me frottant les yeux .

    Souvenirs de l'âme .. dans le temps ...
    Éternel ...





    Poésie libérée


    CELESTES ORGUES



    Les Célestes Orgues célèbrent les Noces Mystiques des Élus.

    Souviens toi, Bien aimé .. des siècles de nuit où nous sommes cherchés.

    Au dernier jour de nos vies, passées, nous fermions les yeux
    Sur un rêve oublié…..

    Poignante nostalgie de nos âmes assoiffées d’Amour,
    Nous délaissions nos vies usées, pour revenir Chérubins
    En berceau, reprendre l’aventure où nous l’avions laissée.

    Le temps a coulé, comme l’onde glisse en des poings fermés.

    Mais je vois le Ciel et la Terre unis au Fil d’Or d’un Nouvel Horizon.

    L‘Azur déverse sur nos têtes un Torrent de Lumière.

    Lapidaires amoureux de Perfection, nous avons taillé
    Le Diamant à l’image de nos cœurs.

    Nos mains blessées ont laissé des traces de sang au portail du temps refermé.

    Dans un Palais de Cristal, au premier cri du Nouveau-né,
    Nous boirons à la Coupe de l’Immortalité.

    Célestes Orgues et Chœurs Triomphants vont célébrer en Divine Cathédrale,
    Les Noces de nos âmes qui se sont enfin retrouvées.

    Marie Jeanne EDEL








    Dédié à une Divine Loi : LA REINCARNATION !

    Posté par Mamydou, 30 décembre 2010 à 16:30 | | Répondre
  • REINCARNATION !

    Reprendre l'aventure où nous l'avions laissée...
    Mamydou...
    Vos mots pour le dire...
    Avec vous, nous finissons l'année sur une apothéose !!!
    Bonne fin d'année à tous.

    Posté par Eve Lyne, 30 décembre 2010 à 17:11 | | Répondre
  • enchantement

    oui eve lyne bonne fin d' année à tous...
    et pleins de belles et bonnes choses...
    pensées de joies et bonheur.

    demain matin tgv et hop! Paris où j'adore trainer
    célébrer la nouvelle année. Un bon repas, bon hotel et le sacré coeur et notre dame...
    avec mon cher mari (mariés depuis 73 oups!).
    quelle joie! une de nos filles en partance pour le cap vert, nous rejoins pour le déjeuner samedi.
    mamidou nous nourrit de ses merveilleux contes et poêmes. Grâce à Daniel je déguste...cela me fait un bien fou.

    Longue vie au blog .

    Posté par sylviesissi57, 30 décembre 2010 à 20:49 | | Répondre
  • Le Cinéma est un Art

    Ce n'est plus une Peinture Sacrée.
    C'est devenu une Oeuvre d'Art Cinématographique.
    Le cinéma est au projecteur ce que le reflet de la lune dans l'eau est au rêve, une sorte d'illusion d'optique où la magie s'opère.

    Vous avez écrit le scénario d'un court métrage où le metteur en scène, vous-même, a su mettre en valeur les instants de l'amour grâce aux décors, aux dialogues et au talent des acteurs dont vous faites partie et qui ont su transcender leur sentiment amoureux en un espace infini de Tendresse et de Douceur.
    Le Cinéma est un Art qui, lorsqu'il s'exprime à son Apogée, délivre des Oeuvres conservées en Mémoire pour des temps indéfinis.

    Et la scène écrite en Prose Divine permet au spectateur de vivre un moment d'émotion d'une telle intensité dans sa Douceur infinie comme seule sait le traduire la Poèsie Cinématographique.

    Vous êtes une Enchanteresse, une Messagère de l'Amour Divin ; vous êtes votre propre muse car tant de vies écoulées pour donner la vue aux aveugles du Sens de la Vie ; tant d'engagement pour la Paix et la Transformation des âmes.

    Lorsque l'on SAIT que le plus fort de l'Amour échappe à la sexualité tout en étant empreinte d'une Tendresse sans limites et d'une Amitié devenue possible dans la Transcendance des Sentiments, la Relation prend une Dimension Sacrée et apporte un plaisir beaucoup plus intense que le seul rapport qui laisse toujours un goût d'insatisfaction et d'inachevé.

    Peut-être pouvez-vous encore nous ravir mais prenez votre temps car nous ne pouvons nous enivrer chaque jour de vos elixirs.
    Votre capacité à les distribuer à l'envie ne nous laisse même pas le temps de les assimiler.



    Quant aux Célestes Orgues, nous entrons là dans un Domaine qui nous dépasse car ces poèsies-là, même libérées sont écrites en une Inspiration Divine qui laisse pantois.

    Allez doucement Marie-Jeanne ! Nous sommes des êtres sensibles.
    Le coeur est un organe fragile.
    Délivrez-nous avec parcimonie afin que nous puissions tous assimiler !
    Notre Amour pour vous est Inconditionnel.


    Demain, mon amie ophtalmologue Marie-Joseph m'accompagne à Léon Bérard pour rester l'après-midi auprès de Frédérique.
    Ce sera la dernière séance de radiothérapie.
    Nous commençons à comprendre ce que souhaitent les médecins pour leurs patients lorsqu'ils sont trop jeunes pour mourir.
    Les soins palliatifs permettent au patient de prendre progressivement conscience de l'évolution et du caractère incurable de sa maladie.
    Les médecins n'envisagent que le confort du patient afin qu'il puisse disposer de journées supplémentaires de vie... si précieuses, malgré les souffrances.
    On ne cherche plus à soigner, on ne cherche qu'à trouver le moyen d'accompagner, en atténuant les souffrances tout en aménageant un protocole qui prend progressivement le dessus sur le corps.
    La médecine ne fait pas la différence entre le cerveau et l'esprit.
    L'esprit de Frédérique est intact.
    C'est pourquoi nous restons vigilants.

    Marie-Joseph et moi croyons en la Divine loi de la Réincarnation.
    Ce n'est pas le cas de Frédérique et de sa mère Janine.
    Nous venons pour lui apporter l'amour et la paix dont elle a besoin. Nous venons pour l'accompagner sans modifier le cours de sa Pensée.
    Elle est très heureuse quand je viens car dit-elle à sa mère, "Alain me rassure de sa présence".

    Posté par Alain Thomas, 31 décembre 2010 à 00:30 | | Répondre
  • Paris by night !!!

    Bravo Sylvie!
    Mariés depuis 73...
    Savoure les moments de joie à découvrir le monde.
    Je suis heureuse pour toi!
    A l'année prochaine !!!

    Posté par Eve Lyne, 31 décembre 2010 à 06:45 | | Répondre
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