Les voies de l'âme

Ce blog a pour objet d'amener à réfléchir sur le sens de la vie, sur notre évolution personnelle. C'est donc l'expression d'un chemin de vie à la fois philosophique et spirituel.

03 décembre 2010

Elles vont....Elles viennent

pens_es


Elles vont, elles viennent. Elles passent, elles s’arrêtent. Elles nous prennent et nous emportent. Si nous n’y prenons garde, elles nous envahissent et peuvent nous couper de la vie et de sa réalité.

Elles nous grignotent et nous rongent. Pourtant nous ne pouvons vivre sans elles. Elles sont comme les nuages dans le ciel, tantôt noires, tantôt légères, petites et vaporeuses ou bien lourdes et menaçantes.

Ce sont nos pensées qui nourrissent notre mental, le construisent et le déforment. Combien de fois me suis-je surpris à être pris par celles-ci, alors que face à moi, un ami me parlait. Je ne l’écoutais pas et aurais été bien incapable d’expliquer ce qu’il me disait. Je n’étais pas dans l’instant présent, ni à l’écoute, totalement accaparé par une préoccupation qui encombrait mon esprit. Les pensées créent ainsi des dissociations de perceptions au sein même de notre être. Elles sont consommatrices d’énergie et nous empêchent d’agir dans une unité intérieure. « Je quitte la maison mais j’oublie de prendre mon portefeuille. Je rentre de faire les courses mais j’ai oublié d’acheter du pain ». Je ne suis pas présent à ce que je fais, je pense à tout autre chose…..

Dans mes cours de yoga, je dis souvent à mes élèves «  Essayez d’abandonner un peu vos pensées pour ressentir ce qui se passe dans votre corps. Vivez l’instant présent ». Nous ne savons pas utiliser nos sens pour comprendre, appréhender. Nous préférons raisonner, faire appel à notre mental au risque de nous perdre et de nous tromper.

Un événement un peu difficile surgit et nous voilà pris par nos pensées qui se multiplient, s’amplifient, créant des scénarios plus ou moins positifs, nous projetant dans un avenir que l’on ne connaît pas : supputations, peurs, souffrances, obsessions !!. Et puis le temps passe et nos préoccupations sont autres, l’importance de l’événement s’est envolé.

Bien sûr, on ne peut vivre sans  pensées,  mais nous pouvons néanmoins tenter de mieux les gérer : créer de l’espace entre deux pensées, apprendre à percevoir avec ses sens, ne pas se laisser envahir, écouter le silence, savoir se rendre disponible. Il s'agit d'être présent d'où la nécessité d'éveiller une attention juste afin de cultiver la vigilance de l'esprit.

Alors seulement le cerveau pourra travailler autrement, avec acuité et intelligence. C'est dans cet état que pourra surgir l’intuition, cette information mystérieuse qui vient de je ne sais où :information qui, peut être, émane de notre âme, information qui n'a rien à voir avec le savoir.

Tout cela doit se vivre et non pas être pensé.

Oui les pensées peuvent constituer un écran entre soi et le monde invisible.

Je propose un exercice simple et efficace pour calmer son mental lorsque les pensées sont trop présentes: il suffit de déplacer son attention au centre de la tête, donc vers l'arrière et de faire doucement respirer cette zone.

Daniel

Que chacun examine ses pensées, il les retrouvera toutes occupées au passé et à l’avenir. Nous ne pensons presque point au présent.

Blaise Pascal

La plage musicale que vous entendez est extraite de l'album de Bernard Tabanous: Les chants du Totem

Posté par DANIEL GENTY à 07:07 - Bazar spirituel - Commentaires [10] - Permalien [#]
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Commentaires sur Elles vont....Elles viennent

    J'aime,

    ... ton discours et cette belle musique.
    Il y a des Mondes qu'il faut distinguer ...
    et tu l'as bien compris...
    Ou alors ouvrir un autre blog sur les faits
    de Société ...

    J'espère que tu as compris ma démarche dans
    le document " QUELLE JUSTICE ?"

    Tu restes ainsi crédible en maitrisant les
    deux aspects ..

    Bien amicalement Marie Jeanne

    Posté par Mamydou, 03 décembre 2010 à 09:33 | | Répondre
  • Un détail

    Un détail mais qui a son importance, j'admire beaucoup comment tu arrives à illustrer tes articles, et sur des sujets aussi abstraits que celui d'aujourd'hui ce n'est pas évident, mais l'image que tu as mis "colle" parfaitement au sujet !

    Posté par elizabeth, 03 décembre 2010 à 12:01 | | Répondre
  • Fleurs envolées

    Les papillons ne sont-ils pas "des fleurs envolées?"
    Les fleurs envolées ne sont-elles pas des âmes désincarnées?
    Que de pensées, que de pensées...

    Posté par Eve Lyne, 03 décembre 2010 à 12:14 | | Répondre
  • A Mamydou

    Oui je ne souhaite pas trop mélanger les genres et préfère, pour le moment, rester sur le thème de la spiritualité, du développement personnel et des expériences de vie. C'est déjà un vaste sujet.
    Ma marge de manœuvre est étroite car je souhaite que le blog dégage du positif alors que le monde ne va pas très bien.
    Il me faut donc être à la fois positif et réaliste et savoir garder les pieds sur terre.
    Pour votre texte sur la justice, je pense pouvoir le diffuser prochainement

    Posté par Daniel, 03 décembre 2010 à 16:28 | | Répondre
  • A Eve Lyne et Elizabeth

    Pour moi j'ai toujours vu les pensées comme des papillons.....Le papillon vibre avec ses petites ailes, il est éphémère, se déplace de fleurs en fleurs et resplendit de toutes les couleurs.
    Exactement comme les pensées qui peuvent être noires, qui surgissent et s'en vont, qui peuvent vibrer fortement et qui viennent picorer notre mental.

    Posté par Daniel, 03 décembre 2010 à 16:34 | | Répondre
  • OK Daniel !

    Tout à fait d'accord...

    Maîtriser les deux aspects c'est rester
    lucides... et ne pas faire d'amalgame inopportun.

    Nous en reparlerons après la sortie de mon
    prochain livre "Lettre Ouverte à DIEU".


    Très amicalement

    Marie Jeanne

    Posté par Mamydou, 03 décembre 2010 à 16:55 | | Répondre
  • Poème volé !!!

    Dans les matins de rosée
    Papillons à peine réveillés
    Sur les pétales mouillés
    Vous venez vous poser
    Papillons dans l'air s'envolent
    Vous dansez la farandole
    Quelques battements d'aile
    En route pour le ciel.


    A qui donc aie-je volé ce poème ???

    Posté par Eve Lyne, 03 décembre 2010 à 17:37 | | Répondre
  • Picorer

    Oui Daniel les idées noires picorent à mon avis plus que les idées qui nous rendent joyeux.

    Ces idées sont éphémères, elles durent le temps du bonheur qu'elles ont suscitées.

    Néanmoins elles restent dans nos pensées comme une source de bien être lorsque cela ne va pas bien.

    Les idées noires quant à elles sont empoisonnantes.

    Elles sont plus fortes et plus présentes.
    Nous n'arrivons pas toujours à dépasser ces pensées car elles polluent notre lucidité.

    Elles nous empêchent de prendre du recul et de voir plus clair..elles deviennent néfastes car elles arrêtent toute évolution.

    Empêchant de reprendre le court normal des choses car ancré sous une "mauvaise" raison..notre propre raison nous ne réfléchissons plus en tenant compte de tous les éléments mais seulement du seul élément celui qui est néfaste.

    Posté par Sarah, 03 décembre 2010 à 17:40 | | Répondre
  • L'image que tu as mis "colle" parfaitement au sujet

    Daniel, ton texte est magnifique.
    Il condense ce que nous sommes.
    Pouvons-nous y remédier ?
    La pensée n'est-elle pas le moteur du mouvement ?
    Sans elle, comment pouvons-nous évoluer ou régresser ?
    Le plus important est de reconnaître le mouvement.
    Parce qu'il est indissociable de notre nature.
    La pensée émerge. D'où émerge-t-elle ? D'où vient sa naissance ? Où va-t'elle ? Ne va-t'elle pas à sa propre mort ?
    Le problème est que nous la saisissons. Nous ne la reconnaissons pas telle qu'elle est. Nous la prenons comme existente et nous la solidifions pour créer une histoire, un film.
    La pensée n'existe que parce que nous mentalisons. Pourquoi mentalisons-nous ? Parce que nous croyons en la solidité du monde qui apparaît devant nous.
    Faut-il pour autant rejeter les pensées qui émergent ?
    Non, c'est impossible.

    Alors Francine nous dit :

    "En tout l'on peut voir le mauvais côté ou le bon, ou accepter tel quel sans juger du bon ou du mauvais !"

    Cet enseignement est majeur.

    Il dispense la pensée de tout jugement et en même temps, il crée le "chaos ordonné".
    Dans "chaos", il faut entendre l'"être" et dans "ordonné", il faut entendre le "mouvement."

    Le mouvement est indissociable du jugement.
    C'est lui qui crée la société, ses règles, ses lois et qui justifie sa solidité ; cela ne signifie pas qu'elle est solide.
    Elle repose sur le chaos... l'"être".

    La conscience mentale est une instance individuelle de connaissance dépendant de la faculté mentale et ayant pour objets d'observation les phénomènes mentaux. La faculté mentale dont elle dépend n'existe pas physiquement, elle est un moment précédent de la conscience.
    Autrement dit, elle précède le moment où nous mentalisons et où nous jugeons.
    Aucun n'est soustrait.
    Dans l'intervalle que nous propose Daniel, entre la pensée précédente et celle à venir, il existe un espace, celui de l'être, celui où il faut "accepter tel quel, sans juger du bon ou du mauvais."
    Cet espace est accessible, pour celui qui fait l'effort.
    Au-delà de cet espace, le mental s'insinue et "en tout l'on peut voir le mauvais côté ou le bon".

    Faut-il pour autant abandonner l'un ou l'autre ?
    Non.
    Il ne faut rien rejeter parce que nous ne pouvons pas rejeter.
    Le plus important est de reconnaître ce qui émerge comme mouvement et l'embrasser.
    C'est prendre conscience de ce qui émerge comme nuages dans le ciel ou vagues dans l'océan.
    Nous ne pouvons pas vivre sans l"être" et le "chaos".
    Nous sommes des papillons funambules, partagés entre le mouvement (les pensées) et la stabilité (l'être), entre ce que nous "jugeons" et ce que nous "sommes".

    Posté par Alain Thomas, 04 décembre 2010 à 20:17 | | Répondre
  • Pardon

    "Nous ne pouvons pas vivre sans l"être et le "mouvement".

    Posté par Alain Thomas, 04 décembre 2010 à 20:27 | | Répondre
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