Les voies de l'âme

Ce blog a pour objet d'amener à réfléchir sur le sens de la vie, sur notre évolution personnelle. C'est donc l'expression d'un chemin de vie à la fois philosophique et spirituel.

28 novembre 2010

PLV s'interroge

Pourquoi ce mot ?

Ce mot qui, par pur hasard, chatouille mon esprit ...
Ce matin, sans que je le cherche d'aucune façon, sûrement par intuition, l'image du bouclier est venue questionner ma raison. Je roulais en voiture, seul, vers le littoral du nord de la France. Deux heures et demie de trajet monotone. Bien que ne goûtant guère l'autoradio, je me décide à tourner le bouton pour rompre le silence.
On y évoque ce matin l'éventualité pour le ciel européen d'un bouclier anti-missiles. Protection suprême contre tout danger aérien. Ou plutôt folle escalade vers un armement de plus en plus sophistiqué ? Je crois savoir que notre planète dispose déjà des moyens pour s'autodétruire.

sarkozy_bouclier_fiscal"Si vis pacem, par bellum !" comme disait notre ami Astérix. "Si tu veux la paix, prépare la guerre !" Et moi qui pensais naïvement : "Si vis pacem, para pacem ..."
Dans le même flash infos, le média parle ensuite d'une autre protection : celle du bouclier fiscal. Qui protège-t-il celui-là ? Le plus riche bien-sûr. Voici une autre forme d'escalade : les plus riches, de plus en plus riches, et les plus pauvres, de plus en plus exclus.
Je songe alors à l'apôtre qui nous conseille : "Ayez toujours en main le bouclier de la foi." Et le psalmiste qui chante : "Il est le bouclier qui m'abrite."
Ainsi je retrouve ces trois points qui cohabitent dans le cœur de tout homme :


La lutte contre le faible ou l'opposant
L'argent qui écrase et qui domine.
La foi, sujet de toutes nos interrogations.

D'où venons-nous ?
Que faisons-nous ?
Où allons-nous ?

PLV

Posté par DANIEL GENTY à 07:22 - Expériences de vie - Commentaires [15] - Permalien [#]
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Commentaires sur PLV s'interroge

    Hier, aujourd'hui, demain...

    Toujours le même refrain...
    Une chose change...
    Toujours plus de monde aux restos du coeur.
    J'aime à chiner, j'achète pour 1 ou 2 Euros, des livres qui m'ont aider.
    Je sais que sans tarder, ils seront replacés, car il y a beaucoup de monde à n'avoir pas les moyens d'acheter un livre.
    Ces temps derniers, j'ai fait bonne pêche...
    J'en profite d'ailleurs toujours un peu.
    Ce matin, ça tombe bien:
    Extrait:
    Médecins Du Ciel,Médecins De La Terre
    Maguy Lebrun

    La vie terrestre n'est qu'une illusion et ce qu'elle offre est trompeur. La soif des pouvoirs, l'argent, le plus pompeux et brillant ne sont qu'apparence et mensonge...

    Dans notre monde aujourd'hui règnent tant de matérialisme et tant de cruauté, de cynisme et d'indifférence que vivre selon les lois de Dieu est suspect, vivre sa foi est rare.
    Beaucoup d'hommes ont une croyance, appartiennent à une religion, à une idéologie, vont à la messe, à la synagogue, mais dans leurs actes de tous les jours il y a un abîme entre la théorie et l'acte.
    (26 novembre 1986)

    Que se passe t'il donc ???
    On parle de plus en plus d'amour...
    La misère ne fait qu'empirer sous nos yeux,à notre porte !!!

    Posté par Eve Lyne, 28 novembre 2010 à 08:07 | | Répondre
  • Vrai problème

    Nous vivons dans une société où l'individualisme est de plus en plus grand.

    Mais est-il si grand que cela ?

    Nous regardons parfois par le mauvais côté de la lorgnette tout simplemement parce que les infos nous disent que la pécarité est là et que peu font ...

    Mais regardez autour de vous ...

    Combien de personnes s'interrogent sur l'autre ? Aujourd'hui nous avons de plus en plus conscience de l'existence de cette précarité car elle touche n'importe qui, aussi peu à peu nous revenons à nos premières valeurs.

    Combien de personnes déposent dans les bennes réservées des vêtements usagés ?

    Combien de personnes déposent des jouets dont ils n'ont plus l'usage ?

    Nos actes ne sont pas liés à notre religion ou à notre foi mais liés à notre propre conscience d'humain ..savoir tendre une main, sourire, parler à un homme assis sur le rebord de la route simplement pour lui montrer qu'il n'est pas une ombre.

    Nous cherchons sans cesse à nous protéger de l'extérieur et de nous-même ce qui en soit est louable puisque sans cela nous serions totalement démunis face à l'adversité mais il ne faut pas laisser ce bouclier nous empêcher d'être nous-même des êtres à part entière doués de sentiments...de conscience ce qui nous différencie tant des animaux...

    Il faut préparer la guerre pour avoir la paix. Pourtant on nous demande d'aider notre prochain...cherchons l'intrus !

    Nous avons oublié de prendre en compte celui qui est assis à côté de nous. Tout simplement parce que nous-mêmes on nous demande d'être parfait, de ne commettre aucune erreur, d'être au top au niveau financier, professionnellement, dans sa vie en générale cela nous fait complément oublier l'essentiel et passer à côter de ceux qui sont dans le besoin.

    Il suffit parfois de s'arrêter, de subir de près ou de loin cette précarité pour d'un seul coup se rendre compte que notre survie dépend de notre fraternité, de notre solidarité à aider l'autre, à le protéger à son tour par un bol de soupe, par un vêtement, par une écoute.

    "A tous les recalés de l'âge et du chômage
    Les privés du gâteau, les exclus du partage
    Si nous pensons à vous, c'est en fait egoïste
    Demain, nos noms, peut-être grossiront la liste

    Aujourd'hui, on n'a plus le droit
    Ni d'avoir faim, ni d'avoir froid
    Dépassé le chacun pour soi
    Quand je pense à toi, je pense à moi
    Je te promets pas le grand soir
    Mais juste à manger et à boire
    Un peu de pain et de chaleur
    Dans les restos, les restos du cœur

    Autrefois on gardait toujours une place à table
    Une soupe, une chaise, un coin dans l'étable
    Aujourd'hui nos paupières et nos portes sont closes
    Les autres sont toujours, toujours en overdose

    J'ai pas mauvaise conscience
    Ça m'empêche pas d'dormir
    Mais pour tout dire, ça gâche un peu le goût d'mes plaisirs
    C'est pas vraiment ma faute si y'en a qui ont faim
    Mais ça le deviendrait, si on n'y change rien

    J'ai pas de solution pour te changer la vie
    Mais si je peux t'aider quelques heures, allons-y
    Y a bien d'autres misères, trop pour un inventaire "

    Posté par Sarah, 28 novembre 2010 à 09:40 | | Répondre
  • J'accuse !

    Je viens de me relire et voir que j'ai écrit que l'homme était doué de conscience ce qui le différenciait de l'animal.
    Cela m'a fait penser à une chanson de Sardou...

    "J'accuse les hommes, un par un et en groupe
    J'accuse les hommes de cracher dans leur soupe
    D'assassiner la poule aux œufs d'argent
    De ne prévoir que le bout de leur temps
    J'accuse les hommes de salir les torrents
    D'empoisonner le sable des enfants
    De névroser l'âme des pauvres gens
    De nécroser le fond des océans

    [..]

    J'accuse les hommes de crimes sans pardon
    Au nom d'un homme ou d'une religion
    J'accuse les hommes de se croire sans limites
    J'accuse les hommes d'être des hypocrites
    Qui jouent les durs pour enfoncer du beurre
    Et s'agenouillent aussitôt qu'ils ont peur
    J'accuse les hommes de se croire des surhommes
    Alors qu'ils sont bêtes à croquer la pomme


    [..]

    J'accuse les hommes je veux qu'on les condamne
    Au maximum, qu'on arrache leur âme
    Et qu'on la jette aux rats et aux cochons
    Pour voir comment eux ils s'en serviront
    J'accuse les hommes, en un mot comme en cent
    J'accuse les hommes d'être bêtes et méchants
    Bêtes à marcher au pas des régiments
    De n'être pas des hommes tout simplement"

    Quand on lit l'ensemble de la chanson qui date des années 70 on a l'impression que rien n'a vraiment changé ...avec la corée du Nord/Sud, haïti et le choléra, le djhad islamique ...etc..

    Posté par Sarah, 28 novembre 2010 à 10:29 | | Répondre
  • L’AMOUR, lui aussi, est un BOUCLIER.

    Pour enchaîner sur le texte d'Eve Lyne se référant à Maguy LEBRUN, je voudrais ajouter que Maguy utilise aussi le BOUCLIER pour synthétiser sa pensée :

    Médecins du ciel, Médecins de la Terre
    Page 103

    [...] La puissance de la pensée, ça existe. Et bien plus qu’on ne le croit ! Si nous émettons des vibrations, les pensées très fortes peuvent avoir une action sur le matériel, le tangible, tout comme la prière et la méditation peuvent aider un malade, par exemple.
    Les médecins de l’espace nous disent toujours : «Sans vous, nous ne pouvons rien. C’est le matériel (spirituel, évidemment) que vous nous fournissez qui nous permet de vous aider».
    Par notre foi, nous attirons à nous de multiples forces divines et bienfaisantes. Notre initiation nous permet de servir, de développer notre désir de devenir un bon instrument. Nous devons tenir compte des lois cosmiques qui sont les lois de Dieu et nous devons sans cesse être dignes, pratiquer la prière, la méditation, la charité, émettre des vibrations d’amour. Cette attitude humble et attentive constitue notre BOUCLIER, car la route est longue et ardue, les pièges nombreux.
    Recevoir une initiation si on n’en est pas digne, c’est s’assurer une ascension suivie d’une descente vertigineuse. Plus haute sera la montée, plus profond le gouffre. Il ne faut jamais essayer d’acquérir des pouvoirs. Vous commencerez à en avoir lorsque vous serez sincèrement détaché de bien des choses.
    [...]

    Page 274

    [...] (narrant l’accident grave survenu à Liliane : 20 jours de coma, les médecins ne laissaient aucun espoir...)

    Nous n’avons jamais baissé les bras ; la prière, l’espérance étaient notre BOUCLIER [...]


    L’Amour en Partage
    Page 143

    [...] (Témoignage d’un ami du Groupe de TOULOUSE)

    Et c’est ainsi que, depuis le 15 septembre 1987, après la venue de Daniel et Maguy LEBRUN, auréolés du message d’ETTY, nous sommes une centaine (médecins et accompagnants) à harmoniser nos coeurs et nos pensées pour un combat contre la douleur, le mal et l’angoisse de vivre et de mourir. Chacun participe avec sa propre sensibilité, chaque expérience est unique, mais nous sommes tous unis pour le même message d’amour inconditionnel et d’élans vers ceux qui souffrent. L’amour est notre BOUCLIER, et son énergie, nos victoires. Mais qui donne le plus à l’autre ? [...]


    La Joie qui soulève les Montagnes
    Pages 161-162

    [...] Imaginez - c’est un rêve - que l’amour devienne la plus grande religion sur notre planète ! Elle engloberait vite toutes les autres !
    N’oublions pas que nous sommes des vibrations, que nous attirons à nous les vibrations correspondant aux nôtres par notre foi, ainsi que de multiples forces divines bienfaisantes. Nous devons tenir compte des lois cosmiques, nous devons pratiquer la prière, la méditation, la charité vraie, qui permet à nos vibrations de s’élever. Cette attitude nous rend humble et attentif; elle constitue notre BOUCLIER car la route est longue, ardue, et les pièges sont nombreux. [...]


    Note : on remarquera ici que Maguy reprend pratiquement mot à mot une partie du texte du premier extrait. Distraction ? Facilité ? Ou importance du message qu’elle nous donne ?

    José.

    Posté par José, 28 novembre 2010 à 13:51 | | Répondre
  • Inverser le mouvement

    Ce n’est pas pour vous Sarah, mais je me dis qu’il est facile d’accuser.
    Je me dis aussi qu’il très simple de dévaloriser l’homme et de ne voir que son aspect négatif.
    Il est vrai que nous ne pouvons pas fermer les yeux, et nous ne le devons pas.
    Le monde tourne dans un « drôle » de sens et croyez-bien que j’éprouve également une profonde tristesse quant à voir tout ce que nous voyons aujourd’hui.

    En revanche, « accuser » ne mène nulle part. Et ne voir que les aspects négatifs du monde et des hommes ne change rien.
    Nous nous enroulons dès lors dans une spirale négative qui, alimentée par du négatif ne fait que s’amplifier.
    « Accuser » c’est rendre coupable d’avantage encore, et entretenir la culpabilité aggrave les problèmes. (C’est ce que font les médias de nos jours… Ils maintiennent la culpabilité, ils la déversent continuellement et abêtissent les hommes…)
    « Accuser » jusqu’où et jusqu’à quand ? De plus cela ne date pas d’hier.
    Nous n’en sortons pas et nous nous enfermons.

    Je crois bien au contraire que nous devons rester positifs (sans fermer les yeux pour autant).
    Nous devons continuer à croire en l’homme et en ses exceptionnelles qualités, car il en a, et c’est heureux.
    La noblesse de l’homme existe. Il ne faut pas l’oublier, surtout pas.
    Elle réside dans sa capacité à générer la beauté, dans ses facultés à réaliser de grandes choses, dans ses découvertes extraordinaires, dans sa fabuleuse énergie à s’adapter aux changements.
    Sa noblesse réside de même dans sa bonté, sa compassion, sa fraternité, son formidable désir de secourir autrui.
    Le tout est d’y croire profondément et de prendre conscience que l’homme est capable de donner beaucoup d’amour.
    Nous entrons dès lors dans une spirale positive et nous pouvons l’alimenter continument dans ce sens.

    C’est le libre choix, formidable opportunité que nous avons de choisir en notre âme et conscience. Notre volonté de vouloir y parvenir intensifie nos bonnes énergies et nous insuffle le courage de poursuivre dans la même direction quand bien même les obstacles et les doutes quelquefois restent nombreux.

    Plus la prise de conscience est positive et plus elle génère du positif.
    Plus il y aura de personnes positives et plus le monde sera positif.

    Vous savez je crois profondément en la qualité de notre état d’esprit, au pouvoir de nos pensées.
    Une pensée d’amour entraîne l’amour et ainsi de suite, car l’amour s’étend à l’infini et gagne en amplitude et en aisance.
    Les énergies similaires s’attirent et se déploient.

    Le meilleur moyen de « transformer » le monde est de commencer par soi et d’arrêter de ne saisir que le mauvais côté de la vie et des hommes.
    Il y a du beau, en tout et en tous, et ce beau nous aide surement à « enrayer » son contraire.

    N’avez-vous jamais remarqué que nos vies sont à l’image de nos pensées ?
    Quand tout va mal il en résulte des enchaînements consécutifs de situations et d’évènements qui vont dans le même sens.
    Quand tout va bien, nous nous portons mieux et il en est autant de notre vie dans son ensemble.

    C’est ainsi que nous pouvons aider ceux qui en ont besoin, que nous pouvons nous donner en toute bonté et en toute clarté. L’amour prend tout son sens.
    C’est ainsi que nous embrassons la vie et que nous entraînons avec nous une spirale positive.
    Nous sommes dans cette spirale… Elle s’étend et s’étend, à toucher d’abord les êtres qui nous sont proches, les êtres que nous côtoyons, ceux avec lesquels nous travaillons, ceux avec lesquels nous avons ou n’avons pas d’affinités…
    Cette spirale vient toucher ensuite les êtres qui entourent ceux cités précédemment… Et ainsi de suite…

    Nous sommes tous capables d’entretenir et d’amplifier cette spirale d’énergies positives.
    Elle est à mon sens notre porte de sortie vers un monde plus équitable. Et je ne crois pas que cela soit de l’utopie.
    Nous avons pour habitude de figer nos pensées. Le plus grave c’est que nous les fixons sur les aspects négatifs de toute chose. Nous nous y arrêtons comme pour mieux les y ancrer en nous-mêmes. Quelle erreur !
    Inversons le mouvement et optons pour des attitudes de sérénité, de compassion et d’amour.
    Le monde ne s’en portera que mieux tant du point de vue de notre belle planète, qui n’est autre que le reflet de ce que nous autres les êtres humains dégageons, que du point de vue de nos états d’esprit et de ce qui en résulte aujourd’hui.

    Posté par Hanami, 28 novembre 2010 à 14:53 | | Répondre
  • Les boucliers et la nudité

    Cher PLV vous démontrez là qu'il n'existe aucun bouclier qui puisse exister fondamentalement puisque les deux que vous citez sont faussement protecteurs.
    Il suffit qu'un seul ne puisse protéger totalement pour que son concept soit inexistant, donc inefficace.

    Avec nos pensées nous créons le monde.
    Pensons de manière impure et le malheur s'ensuivra !
    Pensons de manière pure et le bonheur s'ensuivra !
    Ceci est symbolique puisque bonheur et malheur sont des concepts.
    Cependant, la pensée est comme une flèche destinée, une graine semée, un acte produisant ses effets.

    Notre relation avec Dieu et les religions nous éclaire ou nous aveugle, ou un peu des deux, selon ...

    "Notre culture a particulièrement oublié le monde intermédiaire, le jeu du monde dans la célébration de son déploiement continu, un jaillissement pur d'émotions. Cette dimension est, sous une forme ou une autre, pourtant attestée dans toutes les grandes civilisations humaines, et toutes les traditions initiatiques visent à permettre à leurs adeptes de s'y relier avec confiance.
    La dimension intermédiaire est celle de la parole prophétique, de la poèsie, du symbolisme, de l'imagination visionnaire, des anges et des dieux, des fées et des elfes, des mythes et des rituels, de l'intuition et de la beauté ...
    Il est frappant de constater que nous avons liquidé cette dimension toute entière. Il n'en reste rien. Nous avons dévalisé le monde. Ainsi, pour nous, le monde est mort, et nous nous sentons mal.
    Le constat est si profondément triste, qu'il semble difficile de toucher l'ampleur et la gravité de cette situation. On s'en prémunit en fermant les yeux. Parfois, néanmoins, en entrant dans un hypermarché, en voyant la pollution détruire la terre et les paysages de notre enfance se recouvrir d'immeubles en béton, en observant la laideur de l'uniformité produite industriellement, en se promenant au coeur d'une ville inconnue et y retrouver les mêmes enseignes, les mêmes magasins que dans toutes les villes du monde occidental, en entendant la même musique fabriquée à la chaîne qui étouffe tout, recouvrant tout interstice possible de silence, l'angoisse nous étreint. Est-cela désormais le monde où nous devons vivre ?
    Pour les poètes, les prophètes et ceux qui ont préservé le coeur de l'enfance, le monde est vivant. Ils nous le disent. Ils nous montrent autre chose. Ils savent, comme le dit Georges Braque, que "la réalité ne se révèle qu'éclairée par un rayon poétique. Tout est sommeil autour de nous".
    Mais on nous a appris depuis si longtemps à croire en la légende idéologique du monde mort. Je me souviens de la terreur quand, enfant, en classe de quatrième, on nous demandait de disséquer des souris blanches pour comprendre le vivant. C'était là un symbole - celui du monde dans lequel, adulte, il nous faudrait vivre. Pour lequel, tout n'est que mécanisme démontable.
    "La science, comme le note le philosophe Merleau-Ponty, manipule les choses et renonce à les habiter".
    Nous n'avons plus de sol. Nulle part où demeurer. Nous sommes si pauvres en ce monde... Nous sommes éloignés de tout lieu où nous laisser toucher par le vent de la tendresse vivifiante, où trouver un chemin, où préserver l'espace d'une écoute.

    ....

    Tant qu'il reste un espoir quelconque d'y arriver, de pouvoir atteindre l'Eveil - nous sommes en train de nous fourvoyer. Comme le proclame Chögyam Trungpa :
    "Tout cela est totalement sans espoir. Sans espoir. Il n'y a pas d'espoir, pas le moindre, d'être sauvé. Non-espoir. Permettez-moi de définir ceci par le terme d'inespoir.
    Le désespoir contient encore de l'espoir. Le sol se dérobe. On est lessivé. Par conséquent, on pourrait se raccrocher à ce que l'on est fondamentalement".
    L'inespoir est seul à même de couper notre hypocrisie - la saisie de la base primordiale sans contour. L'hypocrisie consiste à affecter une piété, une vertu, un noble sentiment qu'on n'a pas. Molière, dans "Le Tartuffe", en a brossé un terrible portrait. En réalité, nous sommes tous des Tartuffe. Nous portons un masque en permanence : nous ne voulons pas apparaître dans notre nudité, nous montrer tels que nous sommes. Comme nous sommes fatigants."

    Fabrice Midal (L'incandescence de l'amour) Fayard.

    Posté par Alain Thomas, 28 novembre 2010 à 16:04 | | Répondre
  • Bonjour José !

    Enfin, vous voilà !
    Si j'osais... Cher José, je vous dirais que Maguy a le don de réssussiter les morts.
    Quelle joie de vous entendre !
    Avec Denise, venez nous rejoindre sur la photo de famille !

    Posté par Eve Lyne, 28 novembre 2010 à 16:44 | | Répondre
  • Vie

    « Nous n'avons plus de sol. Nulle part où demeurer. Nous sommes si pauvres en ce monde... Nous sommes éloignés de tout lieu où nous laisser toucher par le vent de la tendresse vivifiante, où trouver un chemin, où préserver l'espace d'une écoute. »

    Le « sol » est en nous, et nous sommes riches au contraire de ce que l’on est capable de donner quand nous ouvrons les yeux.
    Ce « lieu où nous laisser toucher par le vent de la tendresse vivifiante, où trouver un chemin, où préserver l'espace d'une écoute. » C’est le présent, ce cadeau qui nous est offert dès lors que l’on décide de se laisser aller à ce qui se présente à nous, sans recherche et dans l’acceptation de ce que nous sommes… Dès lors, il n’y a plus de bouclier, ni de masque puisque nous sommes dans l’ouverture. Le monde de la poésie prend toute sa dimension et nous inonde. C’est ainsi, en multipliant les « expériences » de ce genre que les énergies positives se déploient. Dans l’intention, l’attention et l’écoute… Il nous suffit d’ouvrir nos portes...

    Posté par Hanami, 28 novembre 2010 à 18:16 | | Répondre
  • Hanami

    hanami dans son texte "j'accuse" Sardou accuse l'homme dans sa généralité que la situation que nous vivons est liée à ses dérapages..

    Toutefois à la fin il y a un message d'espoir de ne pas être "un homme tout simplement".

    A savoir doué d'amour, de compassion, respectant l'environnement...

    En cela ce texte est magnifique il dépeint ce que nous ressentons en accusant facilement l'homme de tous les maux...mais l'homme c'est "nous"..sommes-nous si néfaste que cela ?

    Ou justement sommes-nous plus que ça ?

    Donc il ne faut pas voir "j'accuse" dans le premier sens du terme mais dans une reflexion au delà de ce que nous sommes...

    Posté par Sarah, 28 novembre 2010 à 18:21 | | Répondre
  • Masque

    "L'hypocrisie consiste à affecter une piété, une vertu, un noble sentiment qu'on n'a pas. Molière, dans "Le Tartuffe", en a brossé un terrible portrait. En réalité, nous sommes tous des Tartuffe. Nous portons un masque en permanence : nous ne voulons pas apparaître dans notre nudité, nous montrer tels que nous sommes. Comme nous sommes fatigants." "

    Alain a partir de quel moment pouvons-nous voir la différence si nous portons un masque en permanence ?

    Existe-t-il un moyen de l'identifier ?

    Cela signifie que nous devons en permanence nous protéger mais à partir de ce moment là quand pouvons-nous faire confiance si nous sommes toujours dans le doute d'une hypocrisie ?

    En même temps cette hypocrisie n'est-elle pas apparentée à une certaine éducation reçue parce qu'on nous a dit de ne pas se comporter ainsi ou ainsi et donc aller à l'encontre de notre propre volonté ..et faire montre ainsi d'hypocrisie ...

    Quand est-il lorsque l'on reçoit un cadeau que l'on n'aime pas mais que l'on met car l'on sait que l'on ferait "plaisir" à l'autre qui a fait ce cadeau par "amour".. c'est de l'hypocrisie à l'état pur mais celle là est-elle si néfaste ? ou est-ce agir par "amour" pour l'autre ? ex : le collier de nouilles de la fête des mères ..!!!!

    Effectivement nous devons porter des masques ..dans le jargon des psychologues de comptoir on appelle ça "jouer un rôle".

    A chaque moment de notre vie nous endossons un "role" et nous jouons ce rôle plus ou moins à la perfection...

    Ex : lorsque nous arrivons au travail nous endossons le rôle de l'employé avec tout ce que cela comporte et impose...mais nous devons vivre selon les règles établies qui ne correspondent pas forcément à notre état d'esprit, à notre nature profonde.

    Posté par Sarah, 28 novembre 2010 à 18:47 | | Répondre
  • Sarah

    C'est vrai vous avez raison Sarah. Cela étant, je reste persuadée que plus on reste dans le propos négatif et plus on s'enferme. Alors oui, il permet dans une certaine mesure de prendre conscience de ce qui existe et nous n'avons pas le droit de fermer les yeux sur la réalité d'aujourd'hui car pour beaucoup elle se vit dans la souffrance, voire l'horreur.
    Néanmoins je reste tout autant convaincue qu'il y a d'autres solutions, comme celle par exemple de rester positif tout en respectant bien évidemment
    la souffrance de ceux qui la vivent.
    Être positif, entièrement, de bout en bout c'est donner du soleil, c'est diffuser de la chaleur... C'est à mon sens ainsi que l'on aide vraiment.

    Mais l'homme, "nous" sommes "plus" effectivement et il faut y voir une réflexion qui va au-delà de ce que nous sommes capables de faire, tant dans un sens que dans l'autre... Car oui nous sommes capables des pires horreurs comme des plus belles réalisations mais il serait peut-être temps de tenir compte enfin que le seul lien qui nous unissent tous c'est l'amour et rien d'autre... D'en tenir compte et d'aller dans ce sens, tous dans la même direction.
    Il ne faut pas y voir de l'utopie car je crois profondément que tout est possible... La foi, la joie, la méditation... les lois cosmiques... comme il est précisé dans le com. de José sont à mon sens aussi importantes, si ce n'est plus...

    Posté par Hanami, 28 novembre 2010 à 18:59 | | Répondre
  • Hanami

    Oui Hanami il faut rester dans le positif.

    Mais si vous écoutez autour de vous vous entendez que du négatif. Qu'un constat négatif.
    On pose le postulat et voilà.

    Parfois j'ai l'impression que l'on se complait dans ce négatif car il nous "rassure".

    Pour ma part, effectivement, il est important de voir le côté positif ; de faire le constat de ce qui ne va pas et d'agir de soi-même à son niveau pour améliorer les choses.

    Cela ne veut pas dire tout remettre en cause, cela veut dire accepter une situation et qu'est-ce que je peux faire pour la changer.

    Posté par Sarah, 29 novembre 2010 à 09:47 | | Répondre
  • Sarah

    Oui Sarah, cela n'est pas si simple... Le négatif est tant invasif quelquefois... Et voir le côté positif en chaque chose nous permet de le "contrer", de l'accepter aussi tel qu'il est dans une certaine mesure. Ce qui nous amène sans nul doute à réviser parfois nos positionnements en regard de telle situation ou de telle personne.
    Vous avez raison quand au fait d'agir en fonction, de manière à ce que les choses changent. Mais quelquefois on ne peut rien faire... Si ce n'est oui, d'accepter...

    Bonne journée Sarah

    Posté par Hanami, 29 novembre 2010 à 11:35 | | Répondre
  • Hanami

    Oui tout à fait.

    Posté par Sarah, 29 novembre 2010 à 11:38 | | Répondre
  • Citation

    "Vous dîtes : les temps sont mauvais.
    Soyez bons et le monde changera !"

    Posté par Augustin, 30 novembre 2010 à 00:25 | | Répondre
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