Les voies de l'âme

Ce blog a pour objet d'amener à réfléchir sur le sens de la vie, sur notre évolution personnelle. C'est donc l'expression d'un chemin de vie à la fois philosophique et spirituel.

30 octobre 2010

Le temps des origines


                                                                                                                                                                                       

 

Le temps des origines.jpg

Illustration *MEL* Blog de nuit, à laquelle je dédie cette petite poésie.

 

C'était au temps des origines

C'était au temps des androgynes

Tu étais Elle et j'étais Il

Tu étais Il et j'étais Elle

Et nous n'avions qu'un coeur pour deux.

 

C'était au temps de l'oeuf cosmique

C'était au temps du vase unique

Et maintenant  oh mon amour

J'attends tellement le retour ...

Ariaga

Posté par DANIEL GENTY à 07:26 - Poèmes - Commentaires [32] - Permalien [#]


Commentaires sur Le temps des origines

  • Gaïa

    En allant sur mon blog vous pouvez voir mon interprétation de l'oeuf cosmique dans l'album photo "Gaïa" qui présente mon tableau en trois parties : "Oeuf cosmique", "Terre mère", "Jeune Terre", et triptyque entier "Gaïa".

    Posté par Francine, 30 octobre 2010 à 18:58 | | Répondre
  • Les Mondes Parallèles

    Dès que l'on fait référence au temps, on dépasse l'entendement sur les origines, car depuis des temps sans commencement se situent les origines, tel un cercle où l'on cherche encore son point de départ.

    Dans ce monde de la création, il fut un temps des origines, de la naissance, où les choses animées étaient bien différentes de celles d'aujourd'hui.
    Sans faire offense à Darwin, l'évolution est bien réelle dans ce monde-là, mais totalement différente dans le monde parallèle des âmes réunies.

    Dans ce monde de l'absolu, il n'y a rien qui puisse faire référence aux origines, uniquement au cercle, l'éternel retour à la Source, laquelle étant née d'elle-même et dont rien ne peut causer la mort.

    Posté par Alain Thomas, 31 octobre 2010 à 09:24 | | Répondre
  • O mon amour ...

    Nous sommes tous inscrits dans le cosmos.
    Poussière d'éternité, frêle roseau changeant,
    Blessé d'ingratitude, tu ne crois plus au bonheur.
    Jadis si doux, ton coeur est devenu pierre.
    Tes yeux tendres ont perdu leur éclat rieur.
    Le monde suit sa course, ignorant nos souffrances.
    Ils sont pourtant beaux nos souvenirs et nos rêves.
    Tu demeures pour chacun de nous,
    Celle que tu n'as jamais cessé d'être.

    Posté par amoureux, 31 octobre 2010 à 19:42 | | Répondre
  • Oh Amour

    Aimer toute la terre
    Aimer toutes les femmes
    Au-delà de la famille
    Être universel
    Donner son coeur aux passants
    Donner son âme au monde
    Être transparent
    Ne pas s'attacher
    Offrir son coeur
    Viellir sans regrets
    Ne pas espérer
    Garder sa Joie
    Pour mourir averti
    Prêt à être accueili
    Prêt à recevoir
    Prêt à donner
    Prêt à aimer
    Prêt à être unifié.

    Posté par Alain Thomas, 01 novembre 2010 à 04:07 | | Répondre
  • Regard

    Je ne sais si c'est le bon endroit pour exprimer ce qui va suivre, surtout après ces deux magnifiques poèmes... Mais j'y vois tout de même un lien, celui de l'absolu...

    Après avoir ouvert les yeux ce matin, dans un demi-sommeil, je me pose la question de savoir si je ne suis pas entrée dans un monde contigu au nôtre… Ce n’est pas première fois que cela m’arrive… Et aujourd’hui je me pose la question de savoir si c’est cela le rêve « éveillé » ?

    Mon regard intérieur s’est posé sur un arbre majestueux, resplendissant, ensoleillé et de son feuillage lumineux, dense et léger en même temps, un visage de femme s’est détaché.
    Le feuillage composait sa chevelure, dans son ensemble, et la couleur des feuilles étaient celle de ses yeux, du vert-printemps au jaune doux soleil.
    Le visage de cette femme était d’une grande pureté. Il intégrait l’arbre à la perfection, un tilleul argenté me semble t’il. Peut-être celui qui se trouve près de la maison. Cette « vision » était très belle.

    Cela n’a duré que le temps d’une seconde, une demi-seconde… Je ne sais pas…. Mais son intensité était telle que j’en ai sursauté, comme souvent, lorsque cela arrive, alors que je suis dans un demi-sommeil.
    Est-ce cela le rêve « éveillé » Alain ? Un état de « conscience autre », avant le sommeil ou après ?
    C’est quelque chose que l’on ne contrôle pas. C’est fugitif et pourtant si puissant.

    En prenant mon petit déjeuner, j’ai souhaité l’inscrire dans ma conscience pour ne pas l’oublier.
    J’ai voulu ensuite l’écrire afin de mieux le conserver…
    Je souhaite maintenant le partager afin de le donner…
    Rassurez-vous je ne prends rien de particulier au petit déjeuner, juste du thé et quelques tartines… Sourire !

    Mais une question subsiste tout de même. Etait-ce le fruit d’un simple rêve, d’un rêve « éveillé » ou celui de mon imagination qui suit certaines de mes lectures contant la beauté des arbres et de leur magnificence ?

    Je n’ai depuis mon réveil cessé de penser à ce « rêve » et j’en conclus que l’arbre à lui seul est l’expression de l’unité comme chaque parcelle de vie sur terre.
    Le tronc serait à l’image de l’homme et le feuillage à l’image de la femme. Le tout relié entre ciel et terre.
    Nous sommes à l’image des arbres, dans leur force, leur vigueur et leur délicatesse, leur vitalité.
    Evidemment on peut me dire… Oui, c’est cela mais j’y vois encore plus de profondeur.

    Il y a là l’expression du Tout qui s’exprime en un seul et même mouvement, en une seule et unique volonté de vivre.
    Il y a l’Unité dans la diversité, la Vérité derrière le jeu illusoire des apparences, la Sobriété dans la complexité.

    C’est curieux. De l’écrire, cela me conforte dans « l’idée » que j’en ai.
    J’ai la sensation d’être à la fois dans un questionnement perpétuel face à la vie qui nous entoure, et dans le même temps des semblants de réponses interviennent en pointillé quant à notre être le plus profond.
    Celui auquel nous devrions nous attacher plus souvent.
    Cet être qui vit en nous par-delà les différences, les apparences, pleinement, dès lors que nous lui en donnons la possibilité.
    Pourquoi sommes-nous tant enchainés à nos liens ? Car nous le sommes tous… Dites-moi que nous le sommes tous…
    Pourquoi dérivons-nous vers autant de certitudes matérielles ? Car nous en avons tous… Dites-moi que nous en avons tous…

    Il nous faut alors trouver cet équilibre entre l’âme, le corps et l’esprit. Entre l’être, l’avoir et le faire. Entre le « soi », le « moi », et le Tout. Entre l’individualité et le collectif. Entre le ciel et la terre. Entre la vie et la mort…
    Trouver cet équilibre c’est alors accepter que l’on « soit » dans l’instant (j’y reviens encore au risque de lasser).
    C’est accepter la densité de l’Être dans son Universalité.
    Ainsi je pense de plus en plus, que multiplier, accueillir devrai-je dire, les instants de joie dans nos vies, ces instants de pureté où l’essentiel est un authentique présent, une offrande, ces instants de paix profonde qui nous ouvrent aux autres, et bien c’est apprendre sur nous, sur la vie et ce que l’on peut entrevoir par delà notre réalité.

    Et voilà ce qu’un « rêve éveillé » (?) me fait écrire en ce matin d’automne quand je contemple la beauté des arbres.
    « Un visage de femme dans un tilleul argenté »

    Posté par Hanami, 01 novembre 2010 à 11:11 | | Répondre
  • .....

    Hommages aussi à Ariaga !

    Posté par Hanami, 01 novembre 2010 à 11:36 | | Répondre
  • Chère Hanami

    Hanami je n'ai pas la prétention de définir ce qu'est "le rêve éveillé" sinon de faire part de mon expérience à ce sujet.

    Il y a plusieurs stades très intéressants que j'ai voulu expérimenter à l'époque où j'étais un étudiant assidu du bouddhisme et de son enseignement le plus élevé de la tradition dans laquelle j'étudiais (nyingma).
    Le Dzogchen (Grande Perfection) enseigne la méditation de la nature de l'esprit, sans objet véritable, uniquement basée sur une posture et sur l'attention, la pure attention.
    Certains Maîtres comme Namkhai Norbu, m'ont permis de mieux comprendre le bardo du rêve. La pratique du yoga du rêve m'a permise d'expérimenter certains états très intéressants.

    Le rêve éveillé n'est pas tout à fait, je pense, celui que tu as fait parce qu'en une seconde, cela ne correspond pas.

    L'exemple d'un rêve éveillé est lorqu'en étant conscient, on est spectateur du rêve que l'on fait mais on a la possibilité aussi de le modifier, de le diriger, puisqu'on est conscient.
    Rêve éveillé n'est pas le terme correct. Je dirais plutôt "l'état de veille" car un rêve éveillé peut être un rêve de clarté (à un niveau encore plus profond).

    J'ai souvent rêvé depuis l'âge de vingt ans peut-être que je prenais mon envol. Cela se passe toujours en couleur avec la sensation de s'envoler, tout comme Supermann par exemple, à la différence qu'ici, je dois d'abord courir pour sentir les pieds se dérober sous moi ou battre des bras à l'image d'un hélicoptère qui s'élève du sol.
    A chaque fois, le plaisir de voler est incroyable. La sensation est parfaite. Je suis vraiment en train de voler, avec les sensations qui vont avec. Ce n'est donc pas un rêve de clarté. Cet état ne me réveille pas proprement dit. Je suis conscient que je vole et qu'en même temps c'est un rêve. Pourtant, j'ai l'impression que le rêve est plus réel que la réalité elle-même. C'est bon, cela ne fait pas de mal et lorsque cela s'arrête, je me rappelle parfaitemnt de l'état exceptionnel dans lequel je me suis trouvé et que l'expérience a duré un long moment.

    Je fais donc la différence avec cette autre expérience que j'ai apprise à contrôler très succintement où, comme tu le dis :
    "je me pose la question de savoir si je ne suis pas entrée dans un monde contigu au nôtre…"
    Dans un post que j'ai écrit plus haut et que j'ai appelé "Les Mondes Parallèles", je voudrais aussi donner deux exemples d'expériences que j'ai travaillées et vécues.

    Le soir, avant de m'endormir, à une époque, je faisais l'effort, allongé dans la position du lion couché sur le côté droit, de m'endormir en restant attentif. C'est extrêmemnt difficile à réaliser, mais, à plusieurs reprises, le temps de quelques millièmes de seconde, j'ai vécu dans le monde parallèle de situations totalement différentes mais qui ressemblaient toutes à des situations de vie comme celles que nous vivons tous chaque jour. Ainsi, j'allai d'un monde à l'autre, selon mon état de sommeil.
    Je faisais aussi cela, le dimanche après-midi avec un livre, au moment de la sieste. Alors que le sommeil gagnait, je tentai de rester attentif (en pleine conscience) et passai là aussi d'un monde à l'autre, le temps de quelques millièmes de secondes.
    Ces expériences ne m'ont pas appris grand chose, sinon que cela m'a conforté dans mes convictions profondes sur les bardos (entre deux), ces situations où nous pouvons vivre dans plusieurs dimensions à la fois (comme dans l'hypnose par exemple).

    je voudrais, au risque de me répéter moi aussi, qu'il n'y a rien d'extrordinaire à vivre ces situations, bien au contraire. Ce qui serait extraordinaire, ce serait de ne pas les vivre.

    Ce qui est extraordinaire, c'est d'avoir la chance inouïe de disposer d'un corps sain, et de vivre des moments d'amour, de paix, de joie et de compassion et de les offir aux autres.
    Nous n'aurons peut-être plus jamais cette chance car tout le monde n'a pas la chance de renaître dans un corps humain.
    Quand bien même la souffrance est inhérente à la vie, elle n'est rien à côté des expériences sublimes d'amour que nous pouvons vivre à chaque instant, si nous le voulons vraiment.

    Bonjour à Ariaga, avec mes pensées affectueuses et bienveillantes.

    Posté par Alain Thomas, 01 novembre 2010 à 16:57 | | Répondre
  • Ah Hanami pardon j'ai oublié.
    Ton rêve peut parfaitement s'apparenter à un rêve de clarté.
    Si c'est le cas, c'est très profond. Le rêve est parfaitement clair, plus clair que la réalité illusoire du monde apparent. Les couleurs sont très lumineuses. Mais surtout il est symbolique. Il signifie quelque chose. C'est un message pour toi. Il n'y a que toi qui peut l'interpréter.
    Bises.

    Posté par Alain Thomas, 01 novembre 2010 à 17:08 | | Répondre
  • Alain

    Un rêve de clarté... qui transmet un message symbolique... Oui probablement, et si c'est le cas je crois en effet comprendre certaines choses, en fonction de ma propre interprétation, au regard de ce que je vis en ce moment.

    Cela étant le fait d'avoir vécu certains "rêves" avec le même ressenti, dans un demi sommeil, et qui se sont par la suite "réalisés" ? Je n'aime pas parler de prémonition car à mon sens c'est plus profond et cela va au-delà de
    notre "réalité". Enfin, je crois... Je m'aventure peut-être sur un terrain glissant car je ne maitrise pas... Je mettrais davantage en avant le phénomène "Temps".
    Par contre je ne saisis pas ce qu'est le "bardo",(juste pour ma culture personnelle).

    Alors je comprends bien que les situations en elles-mêmes ne sont pas extraordinaires car chacun de nous peut les vivre. Elles nous interpellent en revanche et nous poussent peut-
    être à mieux comprendre qui nous sommes. Je suis aussi tout à fait d'accord sur le fait que le plus important au fond n'est pas tant ce que l'on cherche à comprendre, mais l'expérience elle-même, celle qui nous permet de saisir l'amour dans son sens le plus pur et le plus noble.

    Merci Alain pour ta réponse.

    Posté par Hanami, 01 novembre 2010 à 18:01 | | Répondre
  • Alain! tu bats de l'aile!!!

    Tiens! ça me plairais de voir ça...
    C'était juste un petit coucou.
    J'vous laisse dicutter sérieusement.
    Bonne soirée à tous.

    Posté par Eve Lyne, 01 novembre 2010 à 18:57 | | Répondre
  • Georges Sand

    Attendez Eve Lyne ! Je souhaite depuis deux jours, pour vous, vous livrez cette petite citation... Mais vous devez connaître !

    "L"automne est un andante mélancolique et gracieux qui prépare admirablement le solennel adagio de l'hiver."
    Georges Sand.

    Posté par Hanami, 01 novembre 2010 à 19:10 | | Répondre
  • Hanami

    Attennntion...!
    On ne rigole pas de mes fôtes...Hein!
    Oui! oui! Alain, s'il te plait! dis-nous pour le "bardo"...

    Posté par Eve Lyne, 01 novembre 2010 à 19:12 | | Répondre
  • Bonne âme

    Vous ètes adorable, Hanami!
    Cette pensée pour moi, à travers G.SAND, me touche
    jusqu'à l'âme!
    Tous les ans, à la même période, la dame de Nohant ne me quitte pas...
    Je voyage pour pas cher avec elle!
    Sauf, que dernièrement, j'ai eu grande joie d'être dans ses pas...
    Jusqu'à la mare au diable!
    Vite, vite, je m'en vas la retrouver!

    Posté par Eve Lyne, 01 novembre 2010 à 19:23 | | Répondre
  • La dame de Nohant

    Très heureuse que cela vous ait plu.
    Bonne soirée à vous avec la dame de Nohant...

    Posté par Hanami, 01 novembre 2010 à 20:15 | | Répondre
  • Les rêves prémonitoires sont légion.
    Pour la plupart, ils ne sont pas reconnus en tant que tels parce que les personnes qui les font n'ont pas forcément conscience qu'ils les font.
    Comme le temps n'existe pas, dans l'Absolu, et que le bardo du rêve est propice à la libération, il est presque naturel que dans certains rêves de clarté, on puisse accéder à certaines situations tant dans le passé que dans le furur, comme si la "goutte" était libérée de ses liens dans le continuum de conscience.
    Car il s'agit bien de conscience.
    Ne fait pas des rêves prémonitoires qui veut, c'est encore une affaire de présence, de conscience, d'attention et de vigilance.
    Un rêve prémonitoire peut sauver une ou plusieurs vies. Cela a déjà été démontré.
    La voyance existe. Comme un flash, elle révèle une situation donnée dans le futur qui ne s'avèrera pas forcément exacte car les influences de l'égo sont insidieuses.
    Pas de vérité donc pour la voyance, pour les rêves prémonitoires, simplement que cela existe et que nous en avons des preuves.

    Le bardo est un terme tibétain qui signifie "état intermédiare" ou "entre-deux" ou "transition".
    C'est un intervalle entre l'achèvement d'une situation et le commencement d'une autre.
    Le terme bardo est devenu célèbre grâce à la popularité du "Livre des Morts Tibétains".
    Nous pouvons diviser la totalité de notre existence en quatre réalités : la vie, le processus de la mort et la mort, l'après mort et la renaissance. Ce sont les quatre bardos :

    - le bardo "naturel" de cette vie
    - le bardo "douloureux du moment précédent la mort
    - le bardo "lumineux" de la dharmata (nature absolue ou réalité absolue des phénomènes)
    - le bardo "karmique" du devenir

    Quiconque jette un regard lucide sur la vie reconnaîtra que nous vivons dans un état constant d'expectative et d'ambiguïté. Notre esprit oscille perpétuellement entre confusion et clarté. Si seulement nous étions toujours dans la confusion, cela nous donnerait au moins un semblant de clarté. Mais ce qui est déconcertant à propos de la vie est qu'en dépit de toute notre confusion, nous pouvons aussi vrament faire preuve de sagesse.
    Ceci nous montre ce qu'est le bardo : une oscillation continuelle et déroutante entre clarté et confusion, perspicacité et perplexité, certitude et incertitude, santé mentale et folie. Tels que nous sommes actuellement, sagesse et confusion s'élèvent simultanément dans notre esprit ; on dit qu'elles sont co-émergeantes. Cela signifie que nous sommes constamment amenés à choisir entre les deux, et tout dépend de celle que nous choisirons.
    Cette incertitude permanente peut donner l'impression que tout est morne et san espoir. Pourtant un examen minutieux montre que celle-ci, de par sa nature même, crée des intervalles, des espaces au sein desquels s'offrent sans cesse à nous des occasions profondes de transformation - à condition, toutefois, que nous sachions les percevoir comme telles et les saisir.
    La vie n'étant rien d'autre qu'un mouvement perpétuel de naissances, de morts et de transitions, les expériences de bardo se produisent donc pour nous conyinuellement. Pourtant, d'ordinaire, nous n'avons pas conscience de ces intervalles ; notre esprit passe d'une situation "solide" à une autre, ignorant généralement les transtions qui surviennent en permanence. En fait, chaque instant de notre expérience est un bardo car chaque pensée, chaque émotion naît de l'essence de l'esprit et s'y fond à nouveau. C'est dans les moments de changement et de transition importants, que la vraie nature de notre esprit, primordiale et semblable au ciel, a tout particulièrement une chance de se manifester.

    Supposons qu'un jour vous rentriez du travail avec votre maison vidée par la suite d'un cambriolage. Vous entrez et découvrez que tout ce que vous possédiez a disparu. D'abord, le choc vous paralyse puis vous essayez désespérément de faire en esprit le bilan de ce qui s'est envolé et vous réalisez que vous avez tout perdu. Vous devenez ahuri puis vos pensées se calment. Soudain, vous ressentez une profonde quiétude, presque une sérénité. Vous ne luttez plus, vous ne faites plus d'efforts, vous savez qu'ils seraient vains. Il vous faut maintenant renoncer : vous n'avez pas le choix.
    Vous vous trouvez ainsi dépossédé en un instant de tout ce qui vous était précieux pour découvrir soudain, l'instant d'après, que votre esprit repose dans un état de paix profond. Restez un moment dans cette quiétude. Laissez cet état être un intervalle. Et si vous y demeurez en tournant votre regard vers l'intérieur, vous aurez un aperçu de la nature immortelle de l'esprit d'éveil.
    Plus notre vigilance s'affine, plus notre sensibilité s'aiguise aux possibilités étonnantes de la vue profonde que ces intervalles et transitions nous offrent dans la,vie, et mieux nous serons préparés intérieurement lorsque ceux-ci se produiront, de manière incomparablement plus puissante et incontrôlée, au moment de la mort.
    Ceci est d'une extrême importance. Les enseignements sur les bardos nous expliquent en effet qu'il y a des moments où l'esprit est bien plus libre qu'à l'ordinaire, des moments bien plus puissants que d'autres, dont la portée karmique et les conséquences sont beaucoup plus fortes. le moment suprême entre tous est celui de la mort : nous abandonnons notre corps physique et une possibilité exceptionnelle de libération s'offre alors à nous.
    Pourquoi le moment de la mort est-il si riche de possibilités ? Parce que la nature essentielle de l'esprit, la Luminosité fondamentale ou Claire Lumière, se manifeste alors spontanément, dans toute son immensité et sa splendeur. Si nous pouvons reconnaître la Luminosité fondamentale à cet instant crucial, nous disent les enseignements, nous atteindrons la libération.

    Il existe d'autres réalités comme le bardo de la méditation, le bardo du sommeil et des rêves, mais aussi l'endormissement.
    Combien d'entre nous sont capables de percevoir le changement de leur état de conscience au moment de l'endormissement, ou la période de sommeil avant le début des rêves ? Combien d'entre nous sont conscients qu'ils rêvent au moment même où le rêve se déroule ? Imaginez alors, combien il nous sera difficile de rester conscients dans le tumulte des bardos de la mort.
    L'attitude de notre esprit dans l'état de sommeil et de rêve indique la manière dont il se comportera dans les états correspondants du bardo ; la façon dont nous réagissons aujourd'hui aux rêves, aux cauchemars et aux difficultés nous montre, par exemple, comment nous pourrions réagir après notre mort.
    C'est pourquoi le yoga du sommeil et des rêves joue un rôle si important dans la préparatiuon à la mort.

    Ecrit avec l'aide du "Livre Tibétain de la Vie et de la Mort", de Sogyal Rinpoché.

    Posté par Alain Thomas, 01 novembre 2010 à 23:59 | | Répondre
  • Etat d' Esprit

    Tous les Esprits n'éprouvent pas au même degré et pendant la même durée, le trouble qui suit la séparation de l'âme et du corps.
    Celà dépend de leur élèvation, c'est à dire sans doute parceque,déjà dégagé de la matière pendant la vie du corps.
    L'homme charnel conserve bien plus longtemps l'impression de matière.
    Sans doute, nos éxpériences nous conduisent à étudier les théories qui correspondent le mieux à ce que nous observons.
    Le bardo, avec d'autres mots, d'une certaine façon ressemble à la théorie spirite.
    Tu en conviendras, Alain, il faut être un grand Esprit pour connaître toutes les expériences et étudier toutes les théories.
    Il est cependant évident que le comportement d'un homme en dit long quant à son état d'Esprit.

    Posté par Eve Lyne, 02 novembre 2010 à 04:47 | | Répondre
  • Grandeur d'Esprit

    George Sand
    Est un coeur lumineux,
    une belle âme,
    un généreux combattant
    du progrés,
    une flamme dans notre temps,
    c'est un bien
    plus vrai
    et bien plus puissant
    philosophe
    que certains bonshommes
    plus ou moins fameux
    du quart d'heure
    que nous traversons.

    Victor HUGO

    Posté par Eve Lyne, 02 novembre 2010 à 09:04 | | Répondre
  • Etat d'esprit

    Les bardos seraient si j’ai bien compris, ces moments de tranquillité naturelle entre deux évènements, deux situations qu’elles soient bonnes ou mauvaises, qui permettraient de se « poser ». Des intervalles de quiétude, qui ressourceraient de l’intérieur. Et ce afin de mieux repartir et de faire le choix entre la clarté et la confusion. Il s’agirait là du bardo "naturel", celui de la vie dans son ensemble et de toutes les expériences qui s'y rattachent. C’est lui qui nous prépareraient aux autres bardos, notamment celui de la mort. Sachant que la prise de conscience de ces bardos consécutifs et notre application à en tenir compte d’un point de vue « pratique » auraient aussi une incidence non négligeable d’un point de vue karmique.

    Le bardo "naturel" permettrait de faire des choix judicieux par rapport à telle situation. Dès lors que l’on en prend conscience, il serait plus « aisé » de le contrôler (dans sa fréquence et son intensité), afin de maitriser telle attitude face à tel évènement. Un "état d'Esprit" comme le dit Eve Lyne.
    D’où l’intérêt de favoriser le calme en soi, pour ralentir le flot continu de ses pensées, de s’apaiser par rapport aux émotions qu’elles suscitent, afin de s’en détacher au mieux et de percevoir la clarté.

    Mais ces bardos existent dans la nature ?! Des instants de calme profond où on a l’impression que plus un son, plus un mouvement ne se manifeste (tout au moins selon notre présence et notre attention à tel ou tel endroit).

    Les bardos seraient-il une forme de « non manifestation » du mouvement ? Alors que tout est mouvement ?!

    Posté par Hanami, 02 novembre 2010 à 09:18 | | Répondre
  • Eve Lyne

    "Un coeur lumineux... Une belle âme... Une flamme dans notre temps..."
    Je les emmène avec moi avant d'aller travailler...

    Bonne journée !

    Posté par Hanami, 02 novembre 2010 à 09:26 | | Répondre
  • A Daniel

    J'y pense tout d'un coup...
    Si celà n'est pas contraire...
    Maintenant que je sais envoyer des photos...
    Histoire de sortir de mon état d'ésprit, de l'anonymat...
    Voulez-vous de l'evelyne à la mare au diable ?

    Posté par Eve Lyne, 02 novembre 2010 à 09:32 | | Répondre
  • A Eve Lyne

    Oui bien sûr et même avec deux ou trois photos. Et un petit texte en commentaire mais si vous ne sentez pas la chose, ce n'est pas grave: une seule photo et un commentaire expliquant la photo feront l'affaire.
    En tout cas c'est une bonne idée( j'y pensais mais je n'osais....)

    Posté par Daniel, 02 novembre 2010 à 15:01 | | Répondre
  • Merci Daniel !

    Dommage...
    On aurait dû oser avant...
    Histoire d'avoir la tombe, ce jour...

    Posté par Eve Lyne, 02 novembre 2010 à 18:14 | | Répondre
  • Le grand Esprit Universel

    Eve Lyne tu dis :

    "Tu en conviendras, Alain, il faut être un grand Esprit pour connaître toutes les expériences et étudier toutes les théories."

    Je ne sais pas ce qu'est un grand esprit.
    Je sais que pour la science par exemple, ce sont des continuums d'expériences qui permettent aux scientifiques d'évoluer vers des découvertes nouvelles basées sur les expériences de leurs ainés.

    "Il faut être bien savant pour savoir saisir un fait".

    En spiritualité, c'est la même chose.
    Ce sont les expériences d'attention et d'exploration qui permettent de découvrir des lois natutelles.
    la méditation est un moyen incroyable de vérifier ce qu'est la théorie du vide par exemple, ce qu'est la luminosité fondamentale.
    Forts de ces expériences toutes personnelles, le méditant sait de quoi il parle.

    Les seules théories ne sont qu'intellectuelles et ne sont surtout pas des expériences.
    L'expérience permet d'ouvrir les portes de l'esprit en grand et d'y puiser la sagesse et la connaissance transcendantes.
    Les intuitions sont des instants de conscience issues des niveaux les plus secrets de cette sagesse.
    Ici, ni théories ni palabres ni discours ni sermons, juste des hypothèses mêlées à l'Amour et la Connaissance sans le Savoir ; la seule intelligence non identifiée qui ne nous appartient pas.
    Les bardos sont des moments propices à l'accomplissement de découvertes issues de la nature immortelle de l'esprit, lorsque notre esprit ordinaire repose dans la paix, ces intervalles de pensées et d'émotions.

    Posté par Alain Thomas, 03 novembre 2010 à 08:07 | | Répondre
  • George Sand

    Les photos seront diffusées demain, chère Eve Lyne. Cela va tout à fait dans le sens que je souhaite donner au blog: que chacun puisse s'exprimer s'il a des choses à dire à condition de rester dans l'esprit du blog.
    Bonne journée

    Posté par Daniel, 03 novembre 2010 à 11:34 | | Répondre
  • Méditation

    N'ayant aucune connaissance dans la pratique de méditation dont tu parles, Alain, je m'abstiens.
    Il semble en effet que cette forme de méditation se développe en milieux psychiatrique, carcéral, avec de bons résultats.
    Dans certains domaines, la science n'explique pas tout, on aimerait bien, d'ailleurs...
    Des chercheurs cherchent...
    Je crains quand même de quitter ce monde avec mes questions sans réponses.
    Quoique, moi aussi, j'ai cherché.
    Je ne cherche plus, je me contente d'être.
    Tiens! serait-ce un grand Esprit qui me souffle de clore le sujet!!!

    Posté par Eve Lyne, 03 novembre 2010 à 17:55 | | Répondre
  • Ma chouette préférée

    Ben oui Eve Lyne, c'est bien ça.
    Tiens, j'ai vu le frère de Raymond Domenech aujourd'hui.
    Il a dit :
    "La richesse, c'est se contenter de ce que l'on a."
    Et toi, quelque part, tu dis :
    "La sagesse, c'est se contenter d'être."

    Tu dis aussi :
    "Dans certains domaines, la science n'explique pas tout, on aimerait bien, d'ailleurs..."
    Ben non, moi, je n'aimerais pas parce que la science ne pourra jamais tout expliquer, sinon le monde n'aurait pas de sens.

    Une vieille légende hindoue dit dans sa conclusion :
    "L'homme a cherché, il a escaladé, creusé, exploré, il a cherché par tous les moyens la vérité sans jamais se rendre compte qu'elle se trouve tout au fond de lui."

    Alors non, les scientifiques ne contribuent pas au progrès de l'homme. Certes, il contribue un peu à son bonheur mais ce bonheur ne se trouve pas à l'extérieur dans une quête acharnée mais à l'intérieur, dans une quête de paix, d'amour et de sagesse.

    Gros bisous du viel hibou.

    Posté par Alain Thomas, 03 novembre 2010 à 21:55 | | Répondre
  • L' homme n'est rien...

    L'oeuvre est tout.
    C'est Flaubert qui écrit celà à George Sand.
    Tous deux sont comme le jour et la nuit.
    Opposés en biens des points.
    Flaubert est très lent pour écrire.
    Madame Sand écrit un roman en quelques jours.
    Quelle belle et grande amitié lie ces deux là!
    Flaubert dit:
    " La rage de vouloir conclure est une des manies les plus funeste et les plus stériles qui appartiennent à l'humanité... "

    Tiens, Alain...
    C'est pas pour te mettre de mauvaise humeur de bon matin, mais...
    Les théories ne sont-elles pas basées sur des expériences ?!
    Pour le Raymond, j'espère que ça se passera bien pour lui.
    Fait gaffe, le Daniel il aime pas trop les chouettes et tout ce qui va avec...
    Bon! allez... Bon réveil et bonne journée étoilée.

    Posté par Eve Lyne, 04 novembre 2010 à 04:54 | | Répondre
  • La Belle

    L'hibou a écrit :

    "la méditation est un moyen incroyable de vérifier ce qu'est la théorie du vide par exemple, ce qu'est la luminosité fondamentale."

    On confirme bien ici que les théories sont basées sur des expériences.

    Dis-donc, moi qui te connais, à quand remonte cette photo sur la page d'à côté ?

    Posté par Alain Thomas, 04 novembre 2010 à 08:58 | | Répondre
  • J' m'en vas réffléchir...

    Ambiance Sandienne...
    Oui, je sais!
    J'ai l'air vieille, cent cinquante ans en arrière.
    C'était hier...
    Début octobre de l'an 2010.
    Séjour bref, mais d'une grande intensité à tous points de vue.
    Pleins d'anecdotes, les gens sont charmants.
    J'ai eu le bourdon d'en partir.
    Ah oui! j'savais bien que t'allais me riffler pour
    la négligeance de tes observations:
    La méditation est un moyen incroyable...

    Posté par Eve Lyne, 04 novembre 2010 à 09:22 | | Répondre
  • T'as raison de me riffler

    Pardon pour la négligence de mes observations !
    La méditation est un moyen habile d'espacer l'intervalle entre deux pensées.
    C'est là que cela se passe.
    Pour ceux qui ne savent pas, cela peut paraître incroyable et extraordinaire au début.
    C'est ensuite que l'on appelle cela l'Ordinaire, car il n'y a rien d'extraordinaire à vivre des expérience de luminosité, d'insubstantialité des phénomènes, d'interdépendance entre les énergies aveuglantes des êtres animés, de félicité et aussi de sagesse intuitive, de clarté et d'amour.

    Je ne cherche pas à te riffler, cela doit être ordinaire chez moi ou une projection chez toi.

    Avec l'affection du viel hibou pour sa chouette.

    Posté par Alain Thomas, 05 novembre 2010 à 06:49 | | Répondre
  • Sand / Flaubert

    Mon pauvre vieux...
    Tout ce que nous ne comprenons pas, semble extraordinaire.
    Dans la nature, tout à un sens...
    Il nous manque seulement les sens...

    Posté par Eve Lyne, 05 novembre 2010 à 07:28 | | Répondre
  • Négligence

    Il fallait comprendre bien sûr:
    Manque d'attention de tes propos,Alain.
    Pardon !

    Posté par Eve Lyne, 05 novembre 2010 à 07:44 | | Répondre
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