Bamako1
Bamako


Les yeux encore pleins de nuit
Devant mon bol de café noir
Je suis à moitié endormi.
Bercé par le chant de la bouilloire,
J’allume la radio
Pour écouter les infos.
Joyeux mélange de pubs et de nouvelles,
Les ondes déversent leurs malheurs habituels.
Holdups, crimes et violence.
Mon dieu que le monde est en souffrance !!

J’avale mon café chaud
Et j’éteins la radio.
Il est temps de partir,
Et le temps de me vêtir,
J’ouvre les fenêtres du matin.
C’est un jour crachin
Qui m’attend sur le trottoir.
J’habite une cité dortoir,
Tristesse des coins de rues
Aux rendez vous des imprévus.

Comme beaucoup ici, je suis un africain
Et personne ne me tend la main.
Je pars retrouver mon camion benne
Qui va longer la Seine
Pour vider les poubelles.
Il pleut sur la tour Eiffel,
Bamako est bien loin
Tel est mon destin.

Daniel