Les voies de l'âme

Ce blog a pour objet d'amener à réfléchir sur le sens de la vie, sur notre évolution personnelle. C'est donc l'expression d'un chemin de vie à la fois philosophique et spirituel.

12 octobre 2010

Jour de grève

embouteillage


Mardi, jour de grève. Pas de transports pour se rendre sur son lieu de travail. Paris encerclé par les embouteillages. Je suis chez moi et je ne vais pas sortir. J’ai une pensée pour tous ceux qui sont sur les routes ou en train d’attendre un train hypothétique sur le quai d’une gare. Bousculade dans le métro, énervement, injures qui fusent.....Lorsque je travaillais à Paris, Porte d’Auteuil exactement, les jours de grève étaient des journées galères. J’entrais sur l’autoroute à 6 heures du matin mais les embouteillages avaient déjà commencé. Et les femmes qui travaillent et ont des enfants qui vont à l’école ?

Je me souviens des grèves de 1995 qui avaient duré plusieurs semaines. Il avait fallu s’organiser. Certains ne rentraient plus chez eux et couchaient sur leur lieu de travail. D’autres avaient organisé le covoiturage. Je mettais 3 à 4 heures pour me rendre à mon travail. Je prenais des gens en stop et avais ainsi fait des rencontres spontanées et intéressantes. On discutait beaucoup car il fallait bien passer le temps. Une certaine solidarité s’était créée.

Dans Paris tout le monde avait ressorti son vélo ou s’était remis à la marche. Plus de courrier pendant plusieurs jours. Plus de crèches et d’écoles.

Un autre mode de vie s’était mis en place pour quelques temps.....

Daniel

Posté par DANIEL GENTY à 07:41 - Expériences de vie - Commentaires [73] - Permalien [#]
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Commentaires sur Jour de grève

    Système D !

    Oui Daniel en 95 nous avions mis en place notre système D. Fait de covoiturage, d'aménagement du temps de travail, les amis, la famille pour trouver des solutions...

    Comme quoi nous arrivons toujours à nous adapter quelque soit la situation !

    Aujourd'hui un train bondé mais je pouvais rentrer dedans Yesss !!..

    Ce soir..... Mystère !!!!

    Posté par Sarah, 12 octobre 2010 à 09:36 | | Répondre
  • Ô Sarah!

    Aurais-tu déjà oublier mon balai ...!
    Allez! ce soir, c'est ma tournée...
    Je ramasse tout le monde!!! Eh! hooop ...

    Posté par Eve Lyne, 12 octobre 2010 à 09:47 | | Répondre
  • Ô Eve lyne

    Merci c'est très gentil !

    Posté par Sarah, 12 octobre 2010 à 10:15 | | Répondre
  • En ce temps-là

    Oui je me souviens très bien des grèves de 1995, moi je mettais un peu moins longtemps pour aller bosser (de Bastille à la Bourse, grosso modo) et je faisais du stop, je m'étais fabriqué deux pancartes, l'une pour l'aller qui disait "Bouse", l'autre "Bastille" pour le retour. Les automobilistes étaient très sympa et je n'ai jamais eu d'ennuis (bien qu'encore une jeune femme à l'époque)...

    Il y a eu aussi une période, je ne sais plus si c'était en 95 ou autre, où la grève a coincidé avec une période de neige et là, ça a été vraiment dur !

    Posté par Elizabeth, 12 octobre 2010 à 12:34 | | Répondre
  • La Retraite de France

    Je travaille beaucoup en ce moment. Voilà pourquoi je dors peu car j'écris tard.
    Cette nuit, j'insiste un peu car je suis atterré par la folie qui règne dans notre pays.
    Je sais que je vais faire des mécontents et c'est tant mieux ; je suis fatigué par tant de stupidité et d'inconscience.

    Comme si l'activité professionnelle, celle qui nous permet de vivre, pouvait autant être dévalorisée.
    Comme si l'enfant, déjà, pouvait manifester son mécontentement et préparer son avenir dans un douillet enchantement.
    Comme si la vie pouvait se résumer en congés, RTT, arrêts maladie et retraite.
    Comme si la retraite était l'aboutissement d'une vie insipide pour vivre enfin.
    Comme si l'instant présent n'était pas en soi déjà des vacances ou du repos perpétuel.

    Je prends des vacances tous les soirs lorsque je rentre chez moi et m'assois dans mon canapé en lisant, en regardant un bon film, en écoutant de la musique ou tout simplement lorsque je me prépare un bon plat.

    Je prends ma retraite chaque dimanche lorsque je me donne un moment de repos salvateur après une semaine de labeur.

    Je ne pars jamais en vacances "proprement dit", je ne voyage jamais (erreur peut-être), je reste dans mon village à l'image des villageois du temps de Pagnol.

    J'écoutais ce midi cet intervenant sur RMC, cheminot, qui se demandait jusqu'où irait le gouvernement parce qu'aujourd'hui, il peut partir à la retraite à 50 ans et qu'il se demande s'il ne partira pas bientôt à 55.

    Mais où va-t-on pendant que ceux qui ne mangent pas à leur faim dans le monde (un milliard d'individus) ne se posent même pas la question d'une retraite ?

    Mais que diable veut dire ce mot pendant que nous discourons sur ce blog sur l'instant présent ?

    Qu'y-a-t-il de mieux dans ce monde que l'activité, même si, convenons-en, la pénibilité du travail doit être prise en compte, si tant est que cette pénibilité existe réellement, tellement bon nombre d'êtres disparaissent chaque jour en pleine santé ?

    Quelles valeurs donnons-nous à nos enfants si nous leur disons dès maintenant que le travail est une saloperie, une sorte de virus malfaisant et qu'ils devront patienter longuement avant de prendre leur retraite comme si celle-ci allait leur apporter le "BONHEUR" ?

    J'entends aujourd'hui des femmes et des hommes politiques appeler leurs concitoyens à la violence.

    Ceux qui descendent dans la rue sont toujours les mêmes, ceux qui mangent à leur faim, sans aucun problèmes.

    Attention !

    Le régimme en place sera inflexible et la violence s'en suivra, pendant qu'un milliard d'individus continueront à ne penser qu'à se nourrir.

    Posté par Alain Thomas, 13 octobre 2010 à 01:32 | | Répondre
  • Un monde idéal

    Se lever chaque matin, faire ce que l'on aime et progresser sans cesse dans la voie qui semble le mieux nous correspondre.
    Ainsi, il n'y aurait pas "travail" au sens rébarbatif, mais éxister vrai, pleinement. Aller jusqu'au bout de nos possibilités, de nos forces...
    Tiens! je refais le monde...
    Les enseignants seraient des êtres spéciaux chargés de détecter le chemin de vie de chaque enfant, ce, pourquoi il est venu se perfectionner ect... Ensuite, dirigés en ce sens, chacun serait à sa place et la vie prendrait tout son sens.

    Soyons réalistes, Alain...
    Combien réalisent leurs vocations.
    En venant au monde, on nous apprend qu'il faut gagner sa vie, c'est à dire gagner de l'argent et si possible, beaucoup d'argent.
    Dans tous les métiers, on voit des gens qui ne sont pas à leur place.
    Pourquoi la dépression gagne du terrain?
    Un monde d'ombres et de zombies.
    Y'a qu'à observé la tête des gens.
    Être ou avoir.
    Bon! allez,je garde le reste pour moi.
    J'ai pas envie de me faire lapidée de bon matin.

    Posté par Eve Lyne, 13 octobre 2010 à 05:35 | | Répondre
  • Savoir poser les questions

    Pour pouvoir comprendre le problème des retraites il faudrait peut-être se poser la question de savoir à quoi sert la retraite ?

    Pourquoi elle a été instaurée ? Pourquoi elle est différente dans chaque corporation.

    Si nous travaillons jusqu'à 70 ans serons-nous assez aptes intellectuellement à faire face à l'évolution des technologies, au changement des process mis en place dans le travail ?

    Ce que je peux en dire c'est qu'à partir de 50 ans dans le monde du travail d'employé modeste, ou parfois cadre, il arrive à un moment donné où on ne veut plus "en jouer". Tout simplement parce que on aspire à autre chose. A s'occuper de soi, de sa petite vie, faire des voyages etc...

    C'est normal c'est humain.

    Quand nous sommes actifs nous nous rendons pas compte de cela car nous sommes pris dans la spirale mais il arrive toujours à un moment où on fait le point.

    Alors on aspire à la retraite. Cette retraite qui permet de vivre de manière "indépendante" sans aller vivre chez ses enfants comme il y a fort longtemps.

    Cette retraite qui aujourd'hui risque de devenir de plus en plus une retraite à deux vitesses qu'un principe de parité.

    Si on peut souscrire un contrat supplémentaire nous permettant de pouvoir profiter du temps qu'il nous reste alors tant mieux ; mais je pense à ceux qui gagne peu et qui eux n'auront pas cette possibilité ; qui eux dépendront du régime des retraites ; qui eux gagneront 700 € par trimestre...peut-on vivre avec 700 € à taux plein ?

    @Eve lyne : il y a bcp de dégoût aujourd'hui et de rejet de la société car elle ne permet plus d'être "heureux"...nous vivons à 100 à l'heure.
    Hyper stressé, être toujours au top, avoir des signes extérieurs de bien être et de réussite sociale alors que tout n'est pas aussi rose.
    Nous nous orientons vers une révolution morale et intellectuelle...nos mentalités sont entrain de changer mais quelle sera l'issue ?

    Se faire lapider de bon matin..c'est la guerre civile..qui sait peut-être qu'un jour elle aura lieu ...

    Posté par Sarah, 13 octobre 2010 à 07:31 | | Répondre
  • le système

    Moi je pense que vous avez tous raison .
    Le peuple mûrit, le peuple commence à prendre conscience des manipulations .
    C'est tout le système qui va être remis en question .
    Les valeurs, les conditionnements, les croyances, les faux besoins ... Tout cela va tourbillonner, faire une jolie valse dans les airs et retomber en décantation purificatrice .
    Le processus est en marche .
    J'ai été obligée d'acheter un nouvel ordinateur à parce que plus rien n'est compatible et dans deux ans il ne sera plus compatible parce que tout est fabriqué en Chine et on ne répare plus rien, on remplace à moindres frais et on s'en fiche si on épuise la nature . Vive la technologie !
    Qu'appelle-t-on le progrès ?

    Posté par marie christine, 13 octobre 2010 à 11:16 | | Répondre
  • "Être ou Avoir"

    Pourquoi ne commencerions-nous pas par nous poser les vraies questions, quant à prendre conscience par exemple de ce que l’on a ?
    Pourquoi ne commencerions-nous pas à bouger dans nos têtes, de façon constructive ?
    Excusez-moi Eve Lyne, mais le fond du problème à mon sens se situe dans « l’avoir » uniquement car ce mode-là prend toute la place aujourd’hui et « l’être » malheureusement a bien du mal.

    La plupart des individus sont absents, vides, sans espoir et lorsque l’on discute avec eux, il n’en ressort que des propos négatifs. « Tout est noir », « On va droit dans le mur » ou « Il n’y a pas d’issue possible » ou encore « De toute façon 2012 n’est pas loin » ??!!! C’est d’autant plus grave que cela touche l’inconscient collectif. Je reste persuadée que le « négatif » appelle le « négatif ».
    Je suis effarée d’observer autant de noirceur et d’entendre autant d’inepties. Je me dis, au fond, ceux qui parlent ainsi en sont tellement persuadés qu’ils finissent par le vouloir vraiment.

    Alors oui, on voit « des ombres et des zombies » dans les bus, les trams, le métro, au volant des voitures, le matin, le soir, toute la journée et les temps sont difficiles. Encore que, d’aussi loin que je me souvienne les temps étaient déjà très difficiles !
    Finalement je m’aperçois que l’on ne change pas, enfermés que nous sommes dans nos schémas mentaux.
    Qu’attendons-nous alors pour travailler de façon constructive et commencer par voir ce qu’il y a de bien autour de nous ? Le « positif » appelle le « positif » !
    De quoi se plaint-on ? De cette nécessité absolue de vouloir à tout prix « avoir » des droits ? Certains sont plus que légitimes j’en conviens, mais d’autres non !
    Et nos devoirs ? Où les mettons-nous ? En toute honnêteté, j’ai vraiment l’impression qu’ils sont envoyés aux oubliettes !
    Ce qui m’interpelle d’autant plus que l’on « oblige » nos enfants à faire leurs devoirs comme ils « se doivent » de les faire ! Et nous, où en sommes-nous avec les nôtres ?
    On parle de solidarité nationale afin de conserver des acquis sociaux mais on oublie aisément, pour ne pas polluer notre propre confort, la solidarité au coin de notre porte. Handicapés, personnes âgées, jeunes en détresse vivent pourtant dans des conditions déplorables.

    Alors se pose-t-on vraiment les bonnes questions ?
    Sommes-nous vraiment cohérents face à nous-mêmes ? Avec nos façons d’être, de faire et d’avoir ? J’en doute.

    L’avoir n’est qu’une représentation de notre esprit distordu par les artifices. Nous sommes sclérosés par les médias (arrêtons de les écouter !), figés dans les jalousies, immobilisés par les manipulations de toutes natures des uns contre les autres.
    On répond à des exigences extérieures alors que celles que l’on devrait avoir dans un premier temps sont celles qui nous incombent, en tant qu’individu, à part entière, respectueux de ce qui nous entoure.

    Cette représentation de l’avoir n’est en fait qu’une illusion, un mirage et ce qui est plus grave, c’est qu’elle se justifie au détriment des autres, de ceux qui n’ont pas forcément les moyens de se défendre et qui se taisent.
    Je vais probablement m’attirer des jugements, des hostilités, que sais-je, mais ce n’est pas bien grave, je prends le risque.
    Les grèves d’aujourd’hui ne remplissent plus leurs rôles. Elles ne sont pour moi qu’un moyen détourné de préserver son propre confort. Rien ne change semble-t-il et il y a toujours autant de personnes malheureuses.
    Vous savez je n’ai jamais été syndicaliste et ne le serai jamais. Je n’ai jamais fait grève non plus et quelqu’un aujourd’hui qui ne fait pas grève est montré du doigt. Alors que l’on me montre du doigt !
    J’ai toujours travaillé dans le privé, avec tous les aléas que cela comporte. Licenciements économiques, périodes de chômage, galères et j’en passe. Cela dit je pars toujours du principe que je n’ai pas à me plaindre.
    J’ai la chance à ce jour, d’avoir un travail, précaire, mais en retour, j’ai un salaire et c’est normal puisque c’est un échange. Quand bien même il est aléatoire, de toute façon rien n’est figé. Et chaque matin j’ai le sourire quand je m’en vais travailler, même si je sais que ma journée sera difficile.
    Alors je préfère « l’être » à « l’avoir ». Il est bien plus enrichissant. « Être heureux » est un vrai choix.
    Vous savez tout récemment encore mon patron me demandait d’un air enjoué et quelque peu interrogateur: « Vous avez toujours le sourire ?! ». Je lui répondais alors : « Oui, parce que je suis heureuse ! ».
    Et voyez-vous ce qui m’a frappé c’est la mine désenchantée de la plupart des personnes autour de moi. Elles sont restées sans voix. J’ai eu l’impression ne serait-ce qu’un instant de venir d’une autre planète.
    J’en conclu, à mon grand regret, qu’être heureux de nos jours est rare, inouï, voire impossible.

    En fait je reste persuadée qu’il faut arrêter de vivre sa vie comme un combat. Il faut cesser de la subir et la prendre à bras le corps, l’aimer, la provoquer, la vivre et en profiter de manière positive.
    Faire grève ne démontre rien quant au fait que l’on se batte. Je vais sûrement paraitre décalée, je ne sais pas au juste, mais j’ai la curieuse impression que tout cela n’est que de la manipulation, le principe même de la grève est une gigantesque manipulation. Finalement mon sentiment, c’est que l’on tente de monter les uns contre les autres et ce depuis longtemps quelque soit le système. C’est facile, d’autant que cela fonctionne car beaucoup, d'une manière générale, se complaisent aujourd'hui dans leur pensées pour le moins négatives.

    Tout le monde est en droit de trouver son compte mais il faut apprendre à comprendre qu’un échange n’est réellement constructif que si chacun y met du sien de A jusqu’à Z. A vouloir se battre contre tout, on finit par se battre contre soi même.

    Rien n’est parfait mais changer le monde est possible, à condition que chacun se réveille enfin, ouvre les yeux, sorte des ses ornières et cesse de lutter continuellement contre des choses qui au fond sont bien peu, comparées à d’autres qui laissent voir aisément que la dignité de vivre et la liberté individuelle sont gravement entachées.

    C’est en nous que doit se situer le changement !

    « Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le monde ». Gandhi

    Posté par Hanami, 14 octobre 2010 à 09:25 | | Répondre
  • Changement

    Hanami : ce changement est clair pour tous, c'est seulement la façon d'opérer qui est choquante.
    On impose les choses au lieu de les discuter.

    Posté par Sarah, 14 octobre 2010 à 10:51 | | Répondre
  • le recul

    Il y a toujours dans le monde des oppresseurs et des opprimés .
    Gandhi fut un grand résistant contre les Anglais envahisseurs . Et il les détestait tellement qu'il était favorable à Hitler .
    Travaillons sur nous-mêmes mais ne fermons pas les yeux sur la situation générale, vue d'en haut .

    Posté par marie christine, 14 octobre 2010 à 13:09 | | Répondre
  • Se poser les bonnes questions

    A vingt ans, quel genre de questions nous posions-nous? Hummm... Voyons voir...
    A trente ans, quel genre de questions nous posions-nous? Hummm... Voyons voir...
    A quarante ans, quel genre de questions nous posions-nous? Hummm... Voyons voir...
    Et ainsi de suite...
    Nous ne sommes pas tous égaux devant la prise de conscience.
    De toutes les époques, le même refrain...
    Gardons le sourire, Hanami!
    Appliquons-nous à nous-même.
    Le travail ne manque pas, à notre porte.
    Oui! Marie, ouvrons nos yeux sur la réalité du monde dans lequel nous vivons.
    Garder la conscience de la chance que nous avons encore...
    Quant à être heureux...
    Quelle inconscience... (Sourire)

    Posté par Eve Lyne, 14 octobre 2010 à 17:29 | | Répondre
  • Inconscience ?

    « Être heureux » ne veut pas dire être inconscient ou hermétique aux problèmes existants, aux souffrances d’autrui. Cela ne veut pas dire non plus « ne pas prendre de recul » ou ne pas avoir conscience de la chance que l’on a. Bien au contraire.
    Cela dit Eve Lyne vous avez raison lorsque vous dites que "nous ne sommes pas tous égaux face à la prise de conscience". Et l'on se doit bien sûr d'en tenir compte.
    « Être heureux » c’est la synergie entre le corps, l’esprit et l’âme. C’est l’acceptation « réfléchie » de ce qu’il se passe en soi et autour de soi.
    Être heureux bien évidemment n’est pas un état permanent, et quand je dis « Oui, parce que je suis heureuse », il s’agit là de la traduction d’un état d’esprit à un moment précis, d’une joie intérieure qui se manifeste par des gestes, des mots, une attitude générale. Un état, qui bien sûr, fluctue en fonction de plusieurs critères (de temps, d’espace et d’évènements).

    Cela dit, pourquoi ne pas exprimer le fait de se sentir heureux ?
    Je crois bien au contraire que de l’exprimer (en toute modestie, sans blesser quiconque) prouve que cela est possible, notamment pour ceux qui ne le sont pas.

    Le bonheur de plus est communicatif, et sa transmission ouvre des portes, brise des silences, et scelle des amitiés. C’est une manière comme une autre de donner de soi, de sa personne en faveur d’un réconfort donné à autrui.
    Quand nous sommes heureux, le monde s’éclaire, la vie est belle et les problèmes se résolvent comme par « enchantement ». N’est-ce pas étonnant ?

    On est dans l’ouverture et l’on se rapproche de celui qui est en demande, guidé par une sensibilité juste et objective. On est ainsi plus à même de tendre la main.

    Posté par Hanami, 14 octobre 2010 à 19:45 | | Répondre
  • Bien vu Hanami !

    Voilà pourquoi j'adore faire l'andouille!
    Bonne soirée.

    Posté par Eve Lyne, 14 octobre 2010 à 20:14 | | Répondre
  • Eve Lyne

    Je m'en doutais Eve Lyne et j'aime beaucoup votre sourire (mutin !)
    Bonne soirée à vous.

    Posté par Hanami, 14 octobre 2010 à 21:15 | | Répondre
  • "Être ou Avoir" ?

    Et oui Hanami, cette vieille sorcière très chouette est ainsi.
    Avec elle, il faut lire entre les lignes, peut-être parce que sa vie l'a obligée à communiquer ainsi qui sait !
    Eve Lyne connaît la vie et apprécie tout ce que nous disons, enfin ... presque, n'est-ce pas vieille sorcière qui a mis son balai au placard.

    Ceci dit, Hanami, je me suis retrouvé dans votre discours, une fois encore. Votre démonstration sur le sens opposé de nos deux auxilliaires "Être et "Avoir" m'enchante parce que c'est tellement cela.

    Vous voyez, on ne se rend pas compte de ce qu'il se passe. Vous parlez de l'inconscience collective, j'en ai parlé aussi sur ce blog.
    L'inconscience collective, l'ignorance.

    Et votre "sens" d'être heureuse est bien dite.
    Parce que vous n'êtes pas attachée aux choses matérielles dans cette vie, parce que donc vous avez su résoudre certains problèmes que j'appellerais "les besoins essentiels", vous vous en êtes contentés et vous avez regardé cela sous un autre l'angle, qui vous a amené au contentement.
    Chaque chose est un contentement. Chaque situation aussi parce que vous vous êtes appropriés ces choses délicieuses et notamment ce nectar qu'est "le contentement".
    Cela se lit dans vos lignes et c'est bon de lire cela.

    Vous ne trouvez pas curieux tout de même que les personnes que nous voyons dans la rue "faire la grêve", pour la plupart, ne connaissent pas ce "contentement" car ils n'ont pas ce regard sur la vie, sur l'"être". Ils errent, dans leur confort, en prenant soin de conserver des privilèges qu'ils n'ont même pas puisqu'ils ne sont pas heureux, comme vous le dites si bien.
    Ils jouent au poker, au loto, à tous les gratte-gratte, ils achètent une maison et placent de l'argent. Enfin bref, ils paient leurs impôts et pensent à tout âge à leur retraite.
    "Le malheureux n'est pas celui qui a peu mais celui qui n'a pas assez".
    Celui qui n'a pas assez revendiquera toujours et il voudra toujours plus, au détriment de son voisin.

    Cela ne veut pas dire que nous devons nous contenter que du contentement.
    On peut pousser des coups de gueule, chaque fois que nous sommes indignés et il y en a des raisons de les pousser.
    Justement, c'est ce genre de coup de gueule qui me fait ... comment ... vivre et agir, ah oui ... être.

    Merci à tous et toutes parce que ce thème est aujourd'hui difficile à aborder et chacun a le mérite de dire vraiment ce qu'il pense, dit et fait.

    Mais pourrions-nous nous contenter de ce que l'on a pour être et pourrions-nous comprendre que moins on a, mieux on est ?

    Posté par Alain Thomas, 14 octobre 2010 à 22:30 | | Répondre
  • Moins on a, mieux on est?!

    Dernièrement, j'ai observé un enfant qui jouait avec rien, son attention à tout ce qui l'entourait confirme ce que je pense et dis tout haut: Cessons de gaver les petits avec des jouets idiots!
    Aussi loin que je me souvienne, jamais un enfant n'a reçu un jouet de moi, et il en sera toujours ainsi. J'ai quand même remarquer que les enfants aiment me parler ect...
    Alain, je l'ai déjà dit mais je le redis encore, c'est le petit curé d'ARS qui m'a conduit à me dépouiller de biens des futilités, de tout ce qui brille.Crois bien que ce fut un vrai ménage matériel d'abord, puis intérieur ensuite. Je l'ai véçu comme un choc, tout celà bien malgré moi.
    Ô! Faut pas croire...
    Il y a encore du boulot! Mais tout de même, il m'a bien eu, le petit curé, au fil du temps, je continue de croire que je vais à ARS pour les autres...
    Et, je continue de dire aux autres:
    Prenez garde à ce que vous faites entrer chez vous, car tout se met en marche... En action.
    Vous tous, ici, vous voyez ce que je veux dire, n'est-ce pas?
    Pour finir, je crois toujours que j'aide les autres...
    Ah! la grande farce!!!
    Allez! ( Grand sourire édenté du matin )
    Bonne pensée à tous ceux qui ont le petit curé chez eux!
    Et bien sûr, bonne pensée à tous ceux qui marchent sur des carpettes d'animaux tanés!

    Posté par Eve Lyne, 15 octobre 2010 à 06:00 | | Répondre
  • "Se contenter du contentement"

    Alain
    Il est vrai que se satisfaire du « contentement » signifierait que nous n’avançons plus. Il nous faut au contraire continuer, toujours, quant à notre désir profond d’évoluer, quant à notre recherche face à nous-mêmes et aux autres, quant à notre cheminement parfois difficile, mais oh combien révélateur d’une joie profonde, comme lorsque je vous lis par exemple ! Même si derrière vos mots, dans votre dernier commentaire, je ressens comme une certaine tristesse.(Mais je suis peut-être dans l'erreur).

    Je vous rejoins complètement dans votre propos sur les retraites. Votre discours est authentique, et justifié.
    « Les coups de gueule » sont quelquefois nécessaires.

    Ils sont à l’image de ces orages d’été, alors qu’une chaleur étouffante nous assied à l’ombre, dans l’immobilisme… L’attentisme.
    Viennent alors la pluie, le vent, l’orage. Tout est balayé, nettoyé, purifié. Le ciel s’éclaircit et nous laisse dès lors entrevoir une éclaircie.
    Le calme se détache et le monde redevient paisible. La fraicheur tant attendue nous ragaillardit et nous fait admettre que tout est mouvement et que jamais rien n’est acquis.

    Les petites graines ont été éparpillées par les vents. Arrosées par les pluies, ou « les larmes du cœur », (pour reprendre votre expression dans «La tristesse » sur « Chroniques d’une journée banale »), certaines d’entre elles grandissent alors, s’épanouissent pour nous offrir des arbres magnifiques.

    Posté par Hanami, 15 octobre 2010 à 18:51 | | Répondre
  • Chère Hanami

    Comme tous les clowns, je vis avec la tristesse. J'ai souvent dit sur ce blog que j'avais une âme d'enfant et que je ne souhaitais pas grandir.
    En fait, pour être franc, je ne suis pas quelqu'un de mature.
    Je suis inachevé, comme cette symphonie de Beethoven ou toutes ces peintures qui traînent dans les greniers et n'en sortiront jamais, alors qu'elles sont pleines d'amour.
    Entre le clown et l'homme triste, il y a le Pierrot et le Petit Prince.
    Il y a aussi Peter Pan, moins réel, issu de l'imaginaire mais qui a sa part d'absolu.

    La tristesse est ma compagnone de chemin. Sans elle, je ne pourrai pas regarder la lune comme je le regarde, je ne pourrai pas m'émouvoir aussi souvent et verser quelques larmes d'amour et de joie.

    Cette nuit, je n'arrive pas à m'étendre car j'ai une douleur récurrente dans le dos et dans la poitrine jusque dans la mâchoire et dans tout le bras gauche.
    Il n'y a que la position assise qui me satisfait. Cela me permet de répéter quelques gammes de méditation et me concentrer sur cette douleur si forte qu'elle me coupe le souffle. Aucun médicament ne peut l'atténuer cette nuit. Pour mes rendez-vous de demain, cela va être difficile.
    Vous voyez, je compte maintenant que cela fait plus de cinq ans que je ne me suis pas arrêté plus de deux jours.
    Ce n'est pas que je travaille trop, c'est que je n'arrive pas à quitter mon travail et mes clients. Ils m'appellent tout le temps et j'ai toujours des rendez-vous.
    je dois m'occuper aussi de mes courses, de ma cuisine et de ma vaisselle, sans oublier un peu de ménage. Ma compagne n'est là qu'une semaine sur deux et quand elle est là, chacun se fait à manger, sauf à midi où elle me prépare une salade.
    Il faut que je prenne soin de moi et que j'arrive à me relaxer.
    C'est difficile car mon entreprise n'arrive plus à équilibrer ses comptes, du fait de la crise. Et puis j'ai une façon de faire avec les clients qui est d'un autre temps.
    Aujourd'hui, la méfiance est partout et cela me fait de la peine.
    Un coup ils veulent signer tout de suite et le lendemain, ils ont réfléchi que cela ne leur convient plus.
    Moi, ça m'est égal mais je pense que tout de même, cela doit influer car il va falloir que je prenne une décision si cela continue comme ça.

    La douleur est toujours là mais je suis assis et c'est la seule position qui m'aille.
    je vais tout de même essayer à nouveau de m'étendre mais je ne peux plus prendre de médicament car je dépasserai la dose autrement.
    Je pense que c'est un nerf qui est comprimé. Hier, j'ai dû aller passer un scanner car mon médecin a pensé que j'avais peut-être une micro fissure de l'aorte. Heureusement il n'en est rien. Non, j'ai comme une sciatique et c'est au niveau de l'épaule gauche, cela comprime toute ma poitrine, mon dos et ma mâchoire. Au plus fort de la crise, cela me fait tomber à genoux.
    Quand la douleur est trop forte, je me pose en méditation et fixe mon attention sur elle. Cela l'atténue. Je garde le dos bien droit, m'assois sur une chaise en bois dur et pose mes mains sur mes genoux. Cela atténue et ça donne du répit.
    Allez chère Hanami, je vais essayer d'aller m'étendre. On verra bien.
    Je vous embrasse tiens !
    En plein sur votre sommeil.

    Posté par Alain Thomas, 16 octobre 2010 à 02:16 | | Répondre
  • Impossible, la douleur est trop vive. Peut-être par terre.
    Allez !

    Posté par Alain Thomas, 16 octobre 2010 à 03:03 | | Répondre
  • Répit

    Alain, j'espère que tu dors maintenant?

    Posté par Eve Lyne, 16 octobre 2010 à 05:27 | | Répondre
  • Deux heures pas plus.
    Quand le corps s'épuise, on peut s'allonger tout de même mais pas longtemps.
    Je vais appeler Nanard.

    Posté par Alain Thomas, 16 octobre 2010 à 06:57 | | Répondre
  • Au fait Eve Lyne, où en sont tes dents ?
    La mienne s'est envolée il y a dix jours environ. Elle s'en est allée facilement.
    Je n'ai pas eu à prendre d'anti douleur. Cela a saignoté un peu, sans plus. L'oeil est reté en place.
    Je ne sais pas si je vais la remplacer. A nos âges, l'esthétique hein !
    Et toi, il t'en a enlevé combien, fumeuse de cigarettes ?

    Posté par Alain Thomas, 16 octobre 2010 à 07:13 | | Répondre
  • Hummm

    Bon, voilà au moins un problème régler!
    Je t'avoue que j'ai bien hésiter avant de prendre la décision...
    Si j'étais sûr de casser ma pipe sans tarder, j'aurai laisser les choses en l'état!
    Deux d'un coup, c'est un coup dur pour la mastication...
    Pour les dents blanches, j'ai un truc...
    Bicarbonate et citron!
    Allez! courage

    Posté par Eve Lyne, 16 octobre 2010 à 07:29 | | Répondre
  • Réponse

    Dans trois semaines, j'aurai deux belles dents en plus...
    Et mon compte à sec!

    Posté par Eve Lyne, 16 octobre 2010 à 07:38 | | Répondre
  • Alain

    Je viens de vous lire et la seule chose que je puisse vous souhaiter c'est de vous rétablir rapidement. La santé est précieuse.
    Courage Alain !

    Posté par Hanami, 16 octobre 2010 à 08:58 | | Répondre
  • ...

    ...Et surtout reposez-vous...

    Posté par Hanami, 16 octobre 2010 à 09:28 | | Répondre
  • Hummm

    Hanami...
    Le repos selon Alain... Voyons voir???

    Alain...?
    T'es où?
    T'es mort?!

    Posté par Eve Lyne, 16 octobre 2010 à 10:51 | | Répondre
  • Repos

    Tu parles!
    J'vous l'avais dit Hanami...
    Le Alain, il est déjà par monts et par vaux...
    A moins qu'il soit vraiment trépassé !!!
    Hou! hou! Alain...
    T'es mort ou tu dors ?!

    Posté par Eve Lyne, 16 octobre 2010 à 13:50 | | Répondre
  • ???!!!!

    Vous croyez ?!
    Il est peut-être parti faire la fête !!!
    Qui sait ?!!

    Posté par Hanami, 16 octobre 2010 à 14:26 | | Répondre
  • Qui sait?!

    Oui Hanami...
    Défois... ça remet d'aplomb!
    La preuve...Je suis toujours debout!

    Posté par Eve Lyne, 16 octobre 2010 à 14:46 | | Répondre
  • Il n'y a rien de tel que faire la fête !!

    Oui, vous avez raison !
    C'est ainsi que je procède moi aussi !!
    D'ailleurs, voyez-vous...
    Je dois partir maintenant...
    Pour faire la fête !!!!

    Posté par Hanami, 16 octobre 2010 à 14:54 | | Répondre
  • Non j'suis pas encore mort

    Juste sous morphine et piquouzes de cortisone dis-donc !
    Sans parler de l'arythmique et du décontractant musculaire à hautes doses.
    L'infirmière est plutôt jolie. Elle a les mêmes fesses que mon ventre.
    Je lui ai vendu une pension pour chiens et chats y-a cinq ans, enfin, pour son mari plutôt.
    Ils sont vachement contents et ça m'fait vraiment plaisir.
    P'tain c'est la première fois que j'me choute à la morphine. Ca s'voit non !?
    En tout cas, j'peux toujours pas m'allonger boudiou. J'ai dû dormir à peine deux heures et avec la cortisone, t'as les yeux grand'ouverts et le dos bien droit sur une chaise.
    Comme ça j'peux vous écrire un p'tit moment.
    Dis la Marie, j'ai lu c'que t'avais écrit sur l'autre page, et ben t'as oublié qq chose. Si tu veux bien j't'en parle ici.

    Le pire c'est pas la souffrance, c'est la peur de la souffrance.
    Une expérience comme celle que j'ai eue cette nuit, est très intéressante sur le plan spirituel.
    Tu fais tous les symptômes de l'infarctus ou de la scissure de l'aorte, sans la sueur ni les nausées (heureusement) et t'es si bloqué et t'as si mal que tu te concentres sur ta souffrance physique comme une méditation où l'objet est la souffrance elle-même, que l'on fixe pour la centrer en un seul point.
    Dans le bouddhisme, c'est la méditation de shamata. Comme je pratique cela souvent, au repos, assis ou en marchant, l'avantage est que tu peux atténuer la souffrance, malheureusement sans la faire disparaître.
    L'autre avantage, c'est que tu peux quelque part l'empêcher de s'intensifier ; tu la canalises en te fixant dessus. Tu élimines toute panique et toute peur et tu gagnes du temps.
    Par contre, t'es figé, assis sur une chaise et tu fixes. En même temps, tu peux pratiquer le donner-recevoir, qui consiste dans l'inspiration à emmagasiner toute la misère du monde (tu peux visualiser certains êtres) et dans l'expir, tu renvoies tout l'amour qui est en toi.
    Bon ! Faut reconnaître que la barre que t'as dans le dos et la poitrine, elle est bien là, surtout si t'amènes bêtement ton esprit là-dessus.
    Mais, si tu ramènes ton esprit à l'objet de la méditation dans le but de dissoudre la souffrance, ça va.
    Même s'il est impossible de s'allonger car là, la douleur est insoutenable, tu restes assis et tu médites sur l'impermanence des choses, que rien n'est figé, rien ne dure, tout est éphémère et donc, à un moment ou à un autre, les choses vont s'arranger, d'une manière ou d'une autre.
    Au p'tit matin, t'as tellement bien reposé et stabilisé ton esprit que, exténué, tu t'allonges comme tu peux (par terre sur le plancher) et tu restes ...
    Tu finis par dormir deux petites heures, tu prends un thé, ta douche (aie), tu t'habilles (aie), tu vas à ton premier rendez-vous (aie la voiture, le dos), et tu décommandes le deuxième, tu files chez ton médecin, tu poireautes 1h30 (normal y-a que des femmes et des enfants dans la salle d'attente) et quand c'est ton tour, tu t'lâches un peu pour dire à ton toubib :

    "FAUT M'SORTIR DE LAAAAHH !"

    Il te prescrit un scanner vertébral cérébro-dorsal et tout le reste.
    Tu pars à la pharmacie. La voiture, c'est vraiment pas l'top.
    Pis tu rentres.
    Après la piquouze (j'aime bien), j'ai pris un comprimé de morphine. Bon, j'peux toujours pas m'allonger et j'risque pas de dormir avec la cortisone, c'est un dopant. On finira bien par aller mieux. D'ailleurs j'ai moins mal ; c'est juste pour m'allonger que c'est vraiment problèmatique.

    Voilà les filles !
    Allez, j'vas prendre RV pour mon scanner.
    Bises à tous !

    Posté par Alain Thomas, 16 octobre 2010 à 14:56 | | Répondre
  • Confettis

    Ah flûte !!!
    J'ai oublié les confettis !!!!
    Mais où les ai-je mis ???
    ça y est , j'ai trouvé
    Ils sont dans mon sac !!!

    Posté par Hanami, 16 octobre 2010 à 14:57 | | Répondre
  • OK !

    Attendez-moi!
    Un peu de sent bon...
    Des hauts talons...
    J'arrive !

    Aïe! Aïe! Aïe! Mon dos... !!!
    Mais qui c'est???

    Posté par Eve Lyne, 16 octobre 2010 à 14:59 | | Répondre
  • Repos

    Ah contente de vous revoir Alain !
    Je dois partir !
    Je vous lirai plus tard et en attendant... Reposez-vous bien !

    Posté par Hanami, 16 octobre 2010 à 15:00 | | Répondre
  • Je dois partir Eve Lyne et je n'ai pas le temps de vous répondre
    Flute, zut, crotte
    A très plus

    Posté par Hanami, 16 octobre 2010 à 15:01 | | Répondre
  • Le chapelet

    Alain, à 15h30, je pars à Lourdes pour le chapelet.
    Je te mets dedans.
    Mais pas en lotus !!!
    Toi, ca va t'es déjà à genoux.

    Posté par Eve Lyne, 16 octobre 2010 à 15:09 | | Répondre
  • A Alain

    Bon courage Alain pour passer cette étape critique ...
    Au cours de yoga nous pratiquons aussi l'inspiration / expiration lorsqu'il y a tension ou souffrance; ce cycle passe par l'endroit concerné du corps.

    Posté par Francine, 16 octobre 2010 à 21:20 | | Répondre
  • Merci Francine

    Dans mon cas il y a tension. Mais la tension est un paramètre de la souffrance.
    Nos vies passées ne nous révèlent pas tout malheureusement et même notre enfance ; pour ceux qui ont beaucoup souffert dans leur enfance sans trop le savoir (n'ayant pas de réels repères), demandez-leurs s'ils se souviennent.
    Ceux qui n'ont que très peu de souvenirs ont souffert, n'en doutons pas !

    Pour soigner cette tension nerveuse (ma tension artérielle est excellente), il faudrait que je parte en retraite ou en cure. Et je vais le faire, quitte à fermer ma boutique définitivement. Je m'investis trop dans tout ce que je fais et quand c'est la crise comme depuis trois ans, les investissements émotionnels que je fais sont en train de se retourner contre moi. Je dois donc cesser et faire autre chose.
    Voilà !

    Merci encore Francine

    Posté par Alain Thomas, 16 octobre 2010 à 21:44 | | Répondre
  • Alain

    Quand l’énergie passe mal, elle est à l’origine de bien des maux. Le repos et le calme nous aident à nous détacher des instabilités de la vie. Ils sont importants, en ce sens qu’ils sont profitables, voire salutaires. Quelquefois la vie nous envoie des signes pour nous mettre en garde et en tenir compte c’est se préserver.
    La santé est notre bien le plus précieux.
    Bon courage et que votre rétablissement soit rapide.

    Posté par Hanami, 16 octobre 2010 à 23:14 | | Répondre
  • Monsieur philippe de Lyon

    Eh bien l'Alain, tu vas quand même pas finir comme Monsieur Philippe!
    Il est mort dans sa chambre à 56 ans.
    Il ne pouvait plus dormir dans un lit.
    Il restait dans un fauteuil, car chaque fois qu'il voulait s'étendre, ses souffrances étaient insupportables.
    Il semble qu'il avait tout donné.
    Il était comme vidé.
    Son coeur aurait éxplosé.
    On l'a trouvé sur le sol,
    "rendant le sang par le nez et les oreilles"

    Posté par Eve Lyne, 17 octobre 2010 à 06:27 | | Répondre
  • La joie

    C'est exactement cela Hanami.
    Mais ce n'est pas si simple.
    Les circonstances et événements extérieurs peuvent déstabiliser à tout moment les êtres sensibles que nous sommes.
    Ils sont un signe effectivement ; tout ce qui émerge comme un message fort doit être accueilli comme un enseignement.
    La maladie fait partie intégrante de notre vie à tous.
    Elle n'est pas que la conséquence de nos actes passés mais aussi un moyen de nous nourrir pour progresser sur la voie.
    Pour certains hélas et il y en a beaucoup, ils n'ont pas la chance dans cette vie de tout expérimenter comme la vieillesse par exemple.

    La naissance, la vieillesse, la maladie et la mort sont le tribut de la Création (auto-création).

    J'ai une pensée pour mon amie Françoise qui est partie récemment pour d'autres fruits. Elle avait une telle grandeur d'âme et la maladie l'a frappée.
    Dans ces conditions où nous pensons à l'injustice tellement le hasard semble prendre la place devant cette tumeur inaccessible et donc inopérable, son attitude face à la maladie et la souffrance précédant la mort, ainsi que l'attitude empreinte d'une grande dignité de ceux qui l'ont accompagnée jusqu'au bout de la vie, sont des grâces infiniment plus belles que toute forme apparente.
    Il n'y a pas de mots pour décrire le vécu et le ressenti, dans ces moments de vie douloureux et profonds en même temps.
    Il n'y a que l'amour et la tristesse confondus sans jugement.

    La trace qui reste est comme un nectar, un parfum et une saveur uniques, indélébiles, et la joie profonde s'installe, libératrice.

    Merci à vous !

    Posté par Alain Thomas, 17 octobre 2010 à 06:38 | | Répondre
  • Oh Eve Lyne

    Je me suis rendu sur la tombe de Monsieur Philippe, l'an dernier à la Toussaint. Elle n'est pas très loin des caveaux, du côté de ma mère.

    La souffrance du corps, en fin de vie, pour certains, n'est pas chose aisée à aborder.

    Le sang est en nous pour un temps.
    Lorsqu'il sort, quel que soit l'endroit par où il sort, il devient libérateur de cette souffrance.
    Un coeur qui explose est un message fort, sans doute celui d'une vie explosive, intense et excessive.
    Mais rien n'est moins sûr.

    Posté par Alain Thomas, 17 octobre 2010 à 06:48 | | Répondre
  • Comme un nectar

    Ce que tu dis, Alain, me renvoie à ma soeur:
    La veille de sa mort, il y a quatre ans,son fils qui aura bientôt 18 ans, se souvient:
    Maman a chanté avant de se mettre au lit.
    Au matin, ma nièce entre dans la chambre, croyant sa maman endormie... Elle souriait.

    Posté par Eve Lyne, 17 octobre 2010 à 07:01 | | Répondre
  • Monsieur Philippe

    Un chemin...
    C'est la Dame qui m'a conduit à Monsieur Philippe.
    Vois-tu, Alain, quand je le lâche, je me casse la figure...

    Posté par Eve Lyne, 17 octobre 2010 à 07:24 | | Répondre
  • Madame Eve Lyne

    Je ne suis pas certain que tu te casses la figure quand tu le lâches.
    Penses-y !

    Ta soeur a eu une très belle mort.

    Posté par Alain Thomas, 17 octobre 2010 à 09:24 | | Répondre
  • 1968

    En ce mois de mai, je viens de fêter mes 18 ans. Ce matin-là, je rejoins mon lycée comme chaque jour.
    Un lycée simple et plutôt populaire, dans le troisième arrondissement de Lyon, le lycée Antoine Charrial.
    Je ne sais pas combien nous sommes dans ce lycée, ce n'est pas ma préoccupation du moment.
    J'arrive près de la cour et je vois une masse de jeunes se coller les uns aux autres comme s'il allait se passer qulque chose d'important.
    Je n'avais pas à l'esprit les problèmes de notre société. Je vivais l'insouciance de la jeunesse, les joies de la camaraderie, du sport et j'écoutais les Beatles.
    Je ne me rappelais plus que la veille, mon copain de classe m'avait prévenu qu'il y aurait la grève le lendemain.
    J'entrai dans la cour, un peu agacé et ahuri. Le bureau du Proviseur avait été pris d'assaut par quelques-uns des lycéens, que je ne connaissais pas. Des littéraires pour la plupart, je crois.
    A peine quelques minutes après mon arrivée, je discutais avec des potes, et, de la fenêtre du bureau du Proviseur, à l'aide d'un micro, un lycéen de terminale demanda "à la cour" sans discours préalable :
    "Ceux qui sont pour la grève, à ma gauche !".
    Un grand mouvement de foule devant représenter environ 80 pour cent se déplaça sans que je puisse y faire quoi que ce soit et je restai là, interdit.
    Puis, l'autre ajouta :
    "Ceux qui sont contre la grève, à ma droite !"
    Un petit mouvement de foule devant représenter environ 20 pour cent se déplaça à nouveau, sans que je puisse y faire quoi que ce soit et je restai là, interdit.
    Pendant que je levai la tête pour savoir s'il allait demander à ceux qui n'étaient ni pour ni contre la grève de rester au centre, il opina d'un grand sourire et dit :
    "Vous êtes 80 pour cent à avoir voté la grève. Nous sommes en grève et nous allons manifester dans la rue".
    Une grande clameur de satisfaction s'empara du côté le plus nombreux pendant que les autres acceptaient sans difficulté la sentance.

    Alors que je restai un moment tout seul assis sur mon banc, au milieu de la cour, je me mis à penser à ce que je pourrais faire maintenant et que je n'avais pas prévu. Je me dis que finalement, c'était super, comme un jour de vacances imprévu ; ce sont les meilleurs. Comme j'avais une nouvelle passion, le billard français, j'entrepris de prendre le chemin de ce bar où l'on peut tranquillement jouer à ce jeu passionnant, dans une salle à part, où les joueurs qui veulent vraiment apprendre ce jeu difficile et magnifiqque peuvent le faire sereinement.

    Aujourd'hui, avec le recul, je me dis qu'à l'époque, nous étions (les jeunes) très matures finalement (pas moi bien sûr).
    Parce que ce jour là, ce fut une sacrée leçon de démocratie comme on aimerait les voir aujourd'hui dans nos rues.

    Et oui, ils avaient fait voter la 'cour" avant de descendre dans la rue.

    Alors je ne veux pas faire dans l'inquiétude, surtout en ce moment, ce ne serait pas bon pour ma santé, mais quand je vois comment cela se passe aujourd'hui dans les lycées où chacun veut imposer sa loi, je suis troublé.
    Quand j'entends certains responsables politiques appeler à la violence, je suis troublé.
    Quand je vois les infos diffuser quelques images où l'on voit des jeunes voyoux hurler :
    "A mort les patrons !".
    Je suis troublé.

    Posté par Alain Thomas, 17 octobre 2010 à 10:22 | | Répondre
  • Monsieur Alain

    Alors, Monsieur Alain...
    "On" est toujours stone!

    Posté par Madame Eve Lyne, 17 octobre 2010 à 18:50 | | Répondre
  • Madame Eve Lyne

    Très bien !
    Et vous ?

    Posté par Alain Thomas, 17 octobre 2010 à 19:20 | | Répondre
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