Les voies de l'âme

Ce blog a pour objet d'amener à réfléchir sur le sens de la vie, sur notre évolution personnelle. C'est donc l'expression d'un chemin de vie à la fois philosophique et spirituel.

07 octobre 2010

Sont-ils vraiment si différents ?

Le thème du handicap a suscité de votre part des témoignages émouvants, voir poignants.  Je pense qu’il est important de les diffuser car finalement on peut se poser une question essentielle « Qu’est ce que la normalité ? ». C’est une question que je me pose souvent car, derrière celle-ci, se trouve cachée, tapie, une autre réflexion « Le droit à la différence », souvent vecteur d’intolérance, de rejet et d’agressivité.

 

 

J’avais 9 ans

 

Quand j'avais à peu près 9 ans, mon père m'a fait changer d'école et tous les matins en prenant le bus qui m'emmenait à Gonesse je rencontrais la même dame avec qui ma mère parlait.

Un jour j'ai parlé des handicapés et de ma peur. Ma mère ne m'a rien dit ; puis en aparté elle m'a dit que la jeune dame avait perdu deux fois un enfant. Ceux-ci étaient handicapés avec une espérance de vie limitée.

Mon regard ce jour là a complètement changé. Aujourd’hui, pour moi, l'handicap n'existe plus.

Durant mes vacances, j'ai rencontré un couple qui avait deux enfants dont un en fauteuil roulant. J’ai préféré ne pas poser de question. Il m'arrivait de parler avec l’autre de leurs filles, atteinte de surdité partielle et  qui avait de problème pour parler. A la fin du séjour j'ai découvert que c'était les dernières vacances de l'enfant dans le fauteuil roulant. Il lui restait 6 semaines à vivre...terrible d'avoir un compte à rebours, difficile pour les parents de partager ces moments en sachant que l'enfant qu'ils chérissent va bientôt disparaître.

Quelle force pour l'enfant sourd de vivre cet "enfer" et d'être heureuse pour sa sœur, d’être près d'elle, de rire avec elle, tout en sachant que la dégénérescence est inéluctable.

Les handicaps aident à se surpasser, à donner le meilleur parce que justement il y a cet handicap. C’est en même temps une gageure de dire aux autres, "Je suis comme toi malgré ce que tu vois."

Sarah

 

 

 

Cyril

 

handicapJ'ai assisté à de nombreuses scènes de rejet du handicapé et mon cœur saigne.
Nous avons un jeune de25 ans qui souvent nous téléphone. Cyril a été éjecté lors d'un accident de la route, il avait 12ans. Trépané, puis paralysé d'un côté il ne marche plus.
Il possède un fauteuil électrique car il n’a pas suffisamment de force pour s'aider lui-même. Le plus grave c'est qu'il a perdu la faculté de compter et de lire.

Le couple de ses parents n'a pas résisté à cette épreuve. Ils ont divorcé. La maman est restée seule avec 3 garçons.

Ayant fait la connaissance de ce jeune il y a 7ans une sympathie est née. Il a besoin de parler. Ses frères, plus âgés, sont mariés et ne le supportent plus.

Il me téléphone donc, mais toujours à la mauvaise heure ou bien le soir, car il est souvent seul. Patience, patience pour ne pas l'expédier. Chaque fois, sourires, mots gentils et promesse de le rappeler.

Le handicap peut être de naissance ou par accident et peut arriver à chacun de nous...

 

 Sylvie

 

 

Et si je me trouvais à leur place ?

 

Moi-même proche spirituellement de l'oeuvre de l'Arche de Jean Vanier, je suis, depuis toujours, sensible à la présence des handicapés dans notre monde.

Bien sûr, ils me font peur, car j'appréhende leur cri ou leur réaction imprévisible, comme celle, toute simple, de venir me serrer la main en me demandant mon prénom. Eux, ils m'énoncent le leur, chose que, parfois, ne fait même pas une personne dite "normale".
Et si la personne handicapée avait comme mission mystérieuse d'humaniser notre terre ?
Ces personnes me font toucher mes limites (eh oui, encore) :

Pourquoi suis-je mal à l'aise avec eux ?

Et si je me trouvais à leur place ?

Et si j'avais un enfant comme eux ?

Alors revient sur le tapis, le sujet insoluble des injustices de la destinée des hommes.
Pourquoi lui et pas moi ?

Mon apaisement, c'est la douceur du regard et de la voix de Jean Vanier, avec son délicat petit accent.
Cet homme, non pas fils du hasard, mais de l'exception, comme aurait dit Maurice Druon.

 

PLV

 

 

Aller vers l’essentiel

 

Les personnes handicapées ont une faculté extraordinaire, celle d’aller vers l’essentiel, toujours.
Aujourd’hui René a 52 ans. Son retard mental est prononcé. Il a conservé son esprit d’enfant. Il ne sait ni lire, ni écrire mais il travaille assidument en tenant ses cahiers à jour. Il est amoureux et fière de sa compagne. Il fait du ski, monte à cheval, court le marathon (le gagne !) et voyage, grâce aux efforts soutenus du centre dans lequel il vit, grâce aux éducateurs qui accomplissent un travail formidable, exceptionnel. On ne les remercie jamais assez tant ils sont solides dans leur courage, leur patience, leur bonté et leur humilité. Ce courage, cette bonté et cette humilité que l’on retrouve immanquablement chez les résidents eux-mêmes.

Mais quoique l’on dise, les éducateurs et les centres pour lesquels ils travaillent sont insuffisamment soutenus. Relégués au second plan, ils sont noyés dans les lenteurs administratives et sociales, dans les confusions et les faux semblants de ceux qui seraient censés leur fournir de l’aide.

Cependant ces hommes et ces femmes ne désarment pas face à l’ingérable, face au manque de subventions, aux insuffisances de tout genre. Il s’agit là, pour eux, d’une lutte continuelle, ne serait-ce que pour repeindre des locaux, de manière à les rendre plus accueillants. En revanche des sommes ahurissantes sont dépensées pour des futilités et ce dans le seul but de satisfaire la machine économique.

Il en est malheureusement de même pour les personnes âgées qui sont le plus souvent oubliées, seules et démunies.

Les handicapés, mentaux notamment, peuvent être imprévisibles. Mais dites-vous qu’eux aussi ont peur, de vous, de moi, de nous tous, les gens « normaux ». Leur peur est légitime, peut-être même qu’elle n’existe pas ou tout au moins pas de la manière dont on peut la percevoir. Ils passent outre et viennent vers vous naturellement parce qu’ils en ont envie. C’est une démarche authentique. Ils ont beaucoup d’amour à donner. Leur tendresse est immense, bien plus que beaucoup d’hommes réunis en parfaite santé.

Ils sont, sans conteste, différents. Ils le savent. Ils connaissent aussi les joies, les douleurs. Mais ils donnent toujours d’eux avec sincérité. Leur joie n’a d’égale que leur amour qu’ils offrent de façon inconditionnelle. Et puis quand nous parlons avec eux, ils se font toujours une joie de nous raconter leur journée parce que le rapport est humain avant tout et qu’ils attendent de nous ce que nous pouvons leur donner, à savoir notre écoute.

 

Hananmi

 

Pierre


Il aura 32 ans ce mois-ci.

Tous les jours il va au cimetière. Il chérit la tombe d'Annie, sa maman, disparue le 2 juin 2006 des suites d'une longue maladie. Le soir, au moment du coucher, il ouvre sa fenêtre et regarde le ciel. S'il est dégagé, il fouille les étoiles et trouve Annie, qui veille sur lui.

colombe_de_la_paixPierre est handicapé sous tutelle et vit avec son père, lui-même sous curatelle. Il vient me voir tous les jours et me raconte sa journée. Il travaille au CAT de Belleville. A la fin de chaque mois, il m'apporte sa fiche de paie. Il est content quand je la range dans son dossier.
Il me demande des nouvelles de ma fille. Il veut lui faire un cadeau pour Noël. Je lui dis qu'elle va bien et qu'elle demande de ses nouvelles, elle aussi.

Il me parle de son travail, de sa cousine qui travaille avec lui. Il aime la musique.  Il me récite tous les départements avec les chefs-lieux.  C'est un garçon merveilleux.

Il n'arrive pas à regarder dans les yeux mais il progresse. Tantôt il dit "tu", tantôt il dit "vous".
Je lui pose des questions sur son travail et je lui parle d'Annie.
Il a fait de sa tombe la plus belle du cimetière. Il y a des fleurs toujours fraîches.

Parfois, il entre dans mon bureau et je suis occupé. Il s'en aperçoit et il me dit :
"Je peux venir demain ?"

De temps en temps, je lui dis qu'il est comme un fils mais que je ne remplacerai jamais son père. Je lui dis que je serai toujours là pour lui. Voilà quatre ans maintenant qu'il vient me voir tous les jours de la semaine.

Pierre est le fils que je n'ai jamais eu. J'ai beaucoup de chance de l'avoir.

Il me donne beaucoup d'amour.

Je te remercie Pierre de me donner autant d'amour.

Alain

 

« Les 5 sens des handicapés sont touchés mais c’est une 6e qui les délivre ; bien au-delà de la volonté, plus fort que tout, sans restriction, ce 6e sens qui apparaît, c’est simplement l’envie de vivre. »

Grand Corps Malade

 

A lire un excellent bouquin sur le sujet : Où on va, papa ?  Récit autobiographique d’un père confronté aux lourds handicaps de ses deux fils. Jean-Louis Fournier y raconte la vie, sur le ton de l’humour, de ses deux fils nés gravement handicapés –physiques et moteurs. Avec ce livre Jean-Louis Fournier a obtenu le prix Fémina.

Posté par DANIEL GENTY à 07:38 - Expériences de vie - Commentaires [66] - Permalien [#]
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Commentaires sur Sont-ils vraiment si différents ?

  • Daniel

    Merci d'avoir repris tous nos témoignages et d'avoir corrigé mes fautes ; trouvé les mots quand ceux-ci n'étaient pas appropriés.

    Quand on témoigne il y a toujours une part d'émotion qui nous fait oublié la diversité de la langue française !

    Ce slam de Grand Corps Malade (qui a fait un très beau slam sur St Denis ..la ville de mes premiers pas !...pour explication j'ai vécu à St Denis et j'ai fait trois écoles primaires dont une à Gonnesse tout en vivant à St Denis) est l'expression même de l'handicap, un 6ème sens qui nous est inconnu, que nous découvrons par nos rencontres.

    Une dimension de l'être qui nous échappe.

    Posté par Sarah, 07 octobre 2010 à 10:34 | | Répondre
  • 6ème sens

    Ce fameux 6ème sens est une merveille aidant l'handicapé. Comme quoi la nature est bien faite pour permettre de s'adapter (du moins avoir un plus).
    Merci Daniel de signaler le livre de j.L Fournier
    nous le lirons.
    Hier soir je suis allé voir ma belle-soeur qui perd la vue. Elle a 57ans et adorait lire (elle était bouquiniste) Possèdant déja une mauvaise vue 1dixième d'un oeil l'autre moyen, cela ne la gênait pas pour peintre de très belles oeuvres à l'huile. Et voilà qu'un AVC de l'oeil correct est arrivé! Cela est très rare. Actuellement chaque mois elle a une piqûre dans l'oeil qui lui permet
    de voir un peu de son oeil valide.
    Fini l'avion, conduire sa voiture...
    Le diagnostique est très mauvais il y a risque de glaucome foudroyant.

    Mes amis j'ai honte car nous avons parlé de choses banales, alors que j'avais vraiment envie
    de la réconforter. Trois heures de banalités après
    j'ai tourné autour du pot comme on dit.
    Ce matin je suis très mécontente de mon attitude
    et suis décidée à lui téléphoner.
    Nous n'étions pas trop proche car elle n'était pas facile, dure et nous nous heurtions.
    Regrets, de ne pas avoir réussi à lui dire :
    amour et non pitié pour toi.

    Voyez mes amis on est plus courageux avec des étrangers qu'avec ses proches.

    Posté par sylviesissi57, 07 octobre 2010 à 11:18 | | Répondre
  • Les plus proches ...

    Daniel, vous posez ainsi les vrais questions :

    1°) Pourquoi je qualifie tel état de normal, et tel autre d'anormal ? Cela touche directement mon système de valeur.

    2°) Le droit à la différence ? Evidemment mon référenciel, c'est ma petite personne, ma façon de fonctionner. Ce qui me ressemble me rassure. Ce qui m'est différent me trouble. Cela me remet en cause et c'est inconfortable, douloureux parfois.

    Alors, que faire ?
    Quel but me suis-je fixé pour ma vie ?
    Ai-je le courage de prendre les moyens pour y parvenir ?
    Où trouver l'énergie qui me fera réagir ?
    Pour ne pas me laisser submerger par les événements.

    Posté par PLV, 07 octobre 2010 à 12:35 | | Répondre
  • Plv

    Vous trouverez la force au fond de vous et avec la présence de vos proches.

    Même si aujourd'hui vous vous sentez dépassé, les choses et les événements se mettront en place naturellement et vous saurez quoi faire au moment voulu, les réponses apparaitront d'elles-mêmes.

    C'est vrai que c'est très angoissant, on a l'impression que l'obstacle est insurmontable mais n'ayez pas peur...tout prendra place en son temps.

    Cela ne vous rassure pas ...mais ayez confiance.

    Posté par Nemrod, 07 octobre 2010 à 13:09 | | Répondre
  • A PLV

    Un seul mot, PLV, " ACCEPTER" et ça risque d'aller mieux.
    Bonne fin de journée

    Posté par Daniel, 07 octobre 2010 à 16:30 | | Répondre
  • Amour

    Ayant mené au bout de sa vie mon compagnon lourdement handicapé pendant plus de vingt ans tu comprendras combien j'ai été touchée. Le secret pour surmonter et même être très heureux, c'est l'Amour et le chaque jour est beau. Amitiés.

    Posté par ariaga, 07 octobre 2010 à 17:48 | | Répondre
  • Transcendance

    Peut-être pourrions-nous comprendre que celui que l'on nomme "handicapé" ne l'est pas plus que nous-mêmes !

    L'amour traverse tous les êtres animés, quels qu'ils soient.

    La souffrance, tout comme l'esprit, est élastique. Elle est inhérente, indissociable et participe au chemin de vie. Son échelle n'a pas de graduation définie.

    Si nous croyons que l'handicapé est "autre" et si nous nous apitoyons, alors nous faisons une erreur fondamentale : nous nous séparons de lui.

    L'handicapé se reconnaît dans sa forme, pas dans sa véritable nature.

    S'il a du mal à s'adapter à notre monde, c'est parce que nous ne l'acceptons pas en tant que personne à part entière.

    Il y a toujours une possibilité de communiquer avec lui et de trouver une analogie avec ce qu'il y a de plus profond en nous-mêmes, l'amour ... immuable.

    Il n'y a pas de différence fondamentale.

    L'handicapé aime. De cet amour naît sa force, ce que l'on peut appeler le sixième sens, ce qui n'est pas forcément "correct".

    Parce que le sixième sens est aussi à notre portée. Il suffit de l'appréhender.

    Si nous avons l'audace de nous hisser à la profondeur de l'handicapé, alors nous entrons dans son royaume, quel que soit le niveau de sa souffrance.
    Ainsi, nous communiquons avec lui.
    Les portes de l'amour s'ouvrent en grand et il n'y a pas de limites.
    Les seules limites sont les nôtres, celles du mental illusoire, du désir, de l'aversion, de l'égoïsme.

    Si nous inversons le processus, l'handicapé peut lui-même éprouver pour nous de l'empathie car il peut ne pas comprendre notre soif. Il se tait mais il observe et il sait. C'est peut-être cela son sixième sens. C'est peut-être aussi cela sa souffrance.

    Si nous pouvons comprendre qu'il n'y a pas de différence fondamentale entre l'handicapé et nous-mêmes, nous aurons alors un aperçu du message d'amour qu'il nous transmet et de l'importance de son existence sur nos chemins de vie.

    En nous promenant sur son fil, à ses côtés, nous évoluons à son rythme et il nous suit. C'est à nous de l'accompagner, sans le guider, en lui ouvrant les portes de l'amour.
    Alors, nous pourrons vivre les plus beaux instants de l'amour.

    Nous pourrons même être transcendés.

    Posté par Alain Thomas, 08 octobre 2010 à 00:26 | | Répondre
  • Nature humaine

    La chaleur humaine est je pense le cadeau le plus précieux de l’être, et ce quelques soient ses origines, son statut, ses différences.
    Nous avons chacun nos caractères, et il nous arrive d’en oublier notre véritable nature. Il en ressort néanmoins une qualité remarquable, à savoir, ce besoin viscéral d’aider l’autre, quoique nous en pensions.
    Il existe de très nombreuses inégalités mais tous, nous revendiquons tous le droit à la différence. Ce qui signifie que chacun est capable de comprendre et de partager. Chacun à sa manière, est en mesure de réconforter l’autre du mieux qu’il le peut, avec ses moyens. C’est là, je crois le point essentiel, et commun à toutes les relations humaines.

    Ce désir fondamental de partager, de soutenir et d’aimer surtout.

    Posté par Hanami, 08 octobre 2010 à 08:45 | | Répondre
  • Aide/Compassion

    Oui Hanami nous avons le don de compassion.

    Même si nous ne pouvons vivre ce que l'autre ressent au plus profond de lui ; nous ne pouvons qu'imaginer ce que nous pourrions ressentir à sa place.

    Grâce à cela, par nos gestes et par nos mots, nous essayons de soutenir, de consoler l'autre afin qu'il se sente épaulé et qu'il n'aie pas l'impression d'être seul face ce vide où il peut tomber à tout moment...

    Même si nous pensons parfois que nos actions sont inutiles, je pense qu'au final la simple présence peut aider.

    Posté par Sarah, 08 octobre 2010 à 10:57 | | Répondre
  • A Sylviesissi

    Pas de regret à avoir au sujet de votre belle soeur. C'est le passé et on ne peut revenir en arrière. Par contre, compte tenu de son problème, aide là ou du moins efforcez vous d'être à son écoute même si cela vous coûte. On n'est pas des Saints !!

    Bon WE et à bientôt

    Posté par Daniel, 08 octobre 2010 à 16:34 | | Répondre
  • A Ariaga

    J'espère maintenant que la vie est un peu plus douce pour toi. Face à ces épreuves que tu as du affronté, je suis sûr que tu en sors grandie avec une compréhension des choses plus grande.
    Bonne route et fais partager ton expérience et ton nouveau ressenti de la vie.

    Posté par Daniel, 08 octobre 2010 à 16:37 | | Répondre
  • Bonne fête

    Alors, Sarah, bonne fête de ma part à Pélagie !!
    Attention aux bonbons

    Posté par Daniel, 08 octobre 2010 à 16:39 | | Répondre
  • Merci Daniel !

    Merci Daniel je lui dirai ...
    Deux, trois... pas plus... !!!!!!
    Bonne soirée, et bon théâtre.

    Posté par Sarah, 08 octobre 2010 à 18:19 | | Répondre
  • Les inégalités

    Je crois Hanami qu'il n'y a pas d'inégalité puisque je ne crois pas à l'injustice.
    Cependant, sur la forme, je vous rejoins évidemment.
    Sur le fond, il n'y a ni égalité, ni inégalité, ni non égalité ni non inégalité.
    Pardon pour cette analyse totalement improbale ni non improbable.
    Je ne sais pas faire autrement.

    Ce que je veux dire, c'est que sur le plan absolu, dans le monde réel de la non forme non née, il y a équanimité.

    Bon ! PLV va encore réagir, mais dites-lui que je l'aime profondément.

    Posté par Alain Thomas, 08 octobre 2010 à 20:50 | | Répondre
  • "La non forme non née"

    Quand je parle « d’inégalités », je pense eneffet à celles que nous nous créons en tant qu'individus, et ce justement parce que nous
    croyons, dans notre réalité que nous sommes séparés, et donc différents.
    Dans la forme, oui nous le sommes. Dans le fond,il n’y a pas d’égalité ni d’inégalité car nous sommes Un. Cela dit c'est un sujet que je pense comprendre mais que je ne maitrise pas. Je me documente, je recherche beaucoup dans ce sens, mais j'ai encore beaucoup de mal à saisir certains points. Nous sommes tous reliés, les uns aux autres, à l’univers, et ce sont nos croyances en des êtres séparés qui créent nos inégalités.

    Par contre je ne sais pas ce qu'est "la non forme non née"

    Si je devais donner un sens à l’équanimité je dirai que c’est la (re)connaissance de l’harmonie
    de l’âme. Une recherche intérieure, et profonde,
    libératrice. Dans l'absolu la plénitude en serait
    l'aboutissement.

    Posté par Hanami, 08 octobre 2010 à 23:09 | | Répondre
  • Chère Hanami

    Oui Hanami !

    Juste un point très important. Il n'y a pas d'aboutissement, seulement un retour à notre vraie nature, un retour à la Source ... originelle et sans commencement ... la non forme non née.

    Pardon !

    Je n'ai pas de certitude, seulement une incroyable conviction, émanant de notre être le plus profond, indivisible, ne nous appartenant pas ; une sorte d'intuition fondamentale, en deçà de ce qui nous dépasse, indicible, sans que jamais ce ne soit une certitude, simplement une foi qui fait courber la tête, comme si l'on voulait se rapprocher du soleil ou de ce qui peut lui ressembler ... le divin.

    La non forme non née serait l'esprit, que nous ne trouvons nulle part dans notre enveloppe corporelle et surtout pas dans notre cerveau. Nous pourrions la trouver dans notre coeur mais nous ne la trouvons pas non plus.

    Posté par Alain Thomas, 09 octobre 2010 à 00:34 | | Répondre
  • Esprit es-tu là ?!

    @Hanami : l'Equanimité c'est l'Equilibre, l'égalité d'âme, humeur, une disposition affective sereine à l'égard de toute sensation ou évocation intérieure ou extérieure.

    En somme, l'hamronie, la sérénité, le détachement qui s'enracine dans l'acceptation de soi des circonstances actuelles et passées ; un lacher prise constant en dépit des évenements extérieurs malgré sa réactivité personnelle.

    Dans le bouddhisme cela pourrait s'apparenter ou être considérer comme de l'impartialité. C'est à dire une attitude bienveillante à l'égard des ses proches comme à l'égard de personne malveillante et de ne pas prendre les choses personnellement. C'est l'acceptation de ce qui est.

    Attention cela ne veut pas dire faire preuve d'indifférence mais plutôt de compréhension, d'ouverture, de clarté.

    Ce n'est pas vouloir contrôler ou diriger les choses selon nos désirs non plus. C'est accepter les choses simplement telles qu'elles sont dans l'état actuel.

    Ainsi si nous acceptons les choses telles qu'elles sont non pas telles que nous voudrions qu'elles soient alors nous obtenons une paix intérieure.

    Voilà en gros ce qu'est ce "BARBARISME de MOT" !!!

    Quant à l'esprit, G Ryle estime que l'esprit n'est autre que la façon dont se comporte un individu. Ce qui tend à dire que les états mentaux (amour, tristesse, joie, douleur, souffrances,réflexion etc...) ne sont liés qu'à nos comportements... Si on suit ce raisonnement alors les phrases "Avoir de l'esprit" ou "Faire preuve d'esprit" prennent tout leur sens.

    Posté par Sarah, 09 octobre 2010 à 07:56 | | Répondre
  • Retour à la Source

    A Alain
    Un Retour à la Source… Un Cercle… Et non un aboutissement. Je comprends. Il n’y a pas de commencement, il n’y a pas de fin. Pas de séparation non plus.
    Mon souci c’est que je tente de conceptualiser ce qui ne peut l’être. Car j’ai envie d’y mettre une forme. J’ai envie de toucher ne serait-ce que du bout de mes doigts ce qu’il m’est impossible de toucher, et pourtant, en toute modestie je sens, je pressens cette force indicible, cette puissance merveilleuse qui existe par delà nous-mêmes. Elle est là, présente au fond de moi, au dessus, partout. « Quelque chose » qui me dépasse. C’est aussi une « conviction » profonde qui me suit depuis très longtemps sur laquelle je ne peux rien, seulement y croire.

    Quand je pratique le qi gong, une profonde harmonie m’envahit, une grande paix intérieure, l’Univers est en moi, autour de moi et je l’en remercie car je fais partie de l’Univers et l’Univers fait partie de moi. C’est un peu comme lorsque l’on se promène dans la nature. Il n’y a pas de commencement, ni de fin. C’est l’instant. Un cadeau, précieux, un souffle qui nous confie secrètement que la vie est amour. Il n’y a rien que l’instant qui fusionne avec l’infini, l’ineffable.
    Il m’est difficile de l’expliquer car j’ai envie d’y mettre des mots. Les mots ont un sens, une forme, une force visuelle que l’on a envie de donner, de partager. Et quelque part il y a comme une frustration de ne pouvoir le « conceptualiser » car on a besoin de le comprendre pour le donner, et le recevoir pour le donner à nouveau. Un cercle…

    Cela me rappelle un souvenir. J’étais assise sur un banc, un matin très tôt en été et je contemplais la nature, j’écoutais son rythme, ses silences, sa respiration. L’air était doux, comme la caresse d’un souffle. Les arbres étaient magnifiques. (Ils le sont toujours, quelques soient les saisons). J’y ai vu me semblait-il, en l’espace d’un court instant, leur cœur. L’amour. Ce fut comme une révélation. C’est quelque chose que je n’oublierai jamais. J’ai compris je crois ce jour-là que nous n’étions qu’Un, unis et indivisible. La même âme, le même instant, insondable et éternel.

    Vous savez j’ai un peu de mal à aller vers les autres, c’est là un mes traits de caractère. J’ai toujours été dans une certaine mesure réservée. Mais toujours j’ai eu « conscience » de ce qu’il se passait autour de moi. Et quelque part ce retrait m’a beaucoup aidé à réfléchir, sur moi, sur le monde et les autres. Mon désir le plus grand aujourd’hui, avec le temps qui a fait un petit bout de chemin, avec mes expériences diverses, c’est d’aider l’autre (mais tout le monde ici recherche la même chose).De continuer à avoir des expériences, car ce sont elles qui nous grandissent. De donner ce que j’ai au fond du cœur, de soutenir et d’apporter ce que je peux apporter. « Les voies de l’âme » m’y poussent graduellement. J’ai la sensation de sortir de moi. Je crois que j’attendais cela depuis longtemps. Mais il est dit qu’il n’y a pas de hasard.
    Pour preuve juste après avoir écrit ces lignes, je suis tombée « comme par hasard » au cours d’une mes lectures sur un commentaire définissant « le cercle ».

    «Le cercle est le symbole du Soleil, de la Terre et de l’Univers. C’est un symbole de sainteté, de perfection et de paix. C’est aussi le symbole de l’éternité de la vie spirituelle, de l’amour et de la vie… de ce qui n’a ni commencement ni fin».
    Merci infiniment Alain.

    A Sarah
    J’ai bien compris tout ce que vous avez écrit Sarah et je m’efforce chaque jour d’être en cohérence dans mes actes avec tout ce que je pense. Je vous rejoins complètement mais quelquefois il nous est difficile d’appliquer ce que l’on croit être juste et bon car on est emberlificoté dans un système propre à notre réalité qui nous dépasse aussi. Cela dit, oui, je partage votre opinion de bout en bout.
    Il n’y a qu’un point sur lequel j’ai un doute, c’est la définition que l’on attribue au terme « équanimité ». Je vous explique :
    Dans le Robert « équanimité » qui vient du latin aeque : égal, et animus : esprit/âme, signifie au sens littéraire du terme « égalité de l’âme/sérénité ».
    Je veux bien l’admettre. Cela dit il y a la notion d’égalité, quand bien même on l’apparente à la sérénité. Mais qui dit égalité implique son contraire. C’est pour cela que je préfère parler d’une (re)connaissance de l’harmonie de l’âme. Cela me paraît plus juste.
    Mais au fond cela revient peut-être au même.
    Merci à vous aussi Sarah.

    Posté par Hanami, 09 octobre 2010 à 14:49 | | Répondre
  • Hanami

    Oui Hanami nous sommes toujours sur le fil du rasoir et nous essayons tous les jours d'être en équilibre comme un funambule.

    Cela est lié au monde extérieur et à notre implication.

    Car nous sommes avant tout humain.

    Ce qui signifie que nous ressentons les choses, que nous les vivons pleinement.

    Cela ne veut pas dire que l'on ne peut pas les vivre sereinement; néanmoins l'humain est fait de sentiments, il lui est donc difficile parfois de les maîtriser tant le monde extérieur d'aujourd'hui est agressif.

    Aussi se défend-t-il avec ces propres armes. Même si il veut donner bcp d'amour autour lui car c'est son but premier, il y a toujours au fond de lui un peu de cro-magnon qui sommeille.

    Posté par Sarah, 09 octobre 2010 à 16:48 | | Répondre
  • L'équanimité

    A Hanami
    Je ne voudrais pas que vous croyiez que ce que je vais vous dire est un remerciement ou une flatterie.
    Votre texte est si profond ... et si bien écrit. Je vous lis et relis comme si je buvais un élixir.
    Quoi d'autre ajouter lorsque l'on sait qu'au-delà de la réalité illusoire, il n'y a plus de mots. C'est un ressenti, au plus profond de nous, là où tout est possible parce que nous allons si profondément que nous nous rapprochons de la Source.
    C'est un bien être si profond que nous ne pouvons le croire. Alors certes, nous continuons à conceptualiser, mais une joie profonde nous envahit et notre discours n'est plus le nôtre. Il ne nous appartient plus et en même temps, les mots ne suffisent pas parce que nous touchons au divin.
    Imaginez un instant que nous sachions, que nous ayions une certitude ! Le monde s'arrêterait instantanément et notre existence n'aurait plus de sens.
    Se rapprocher du divin n'est surtout pas une religion. C'est un état de profondeur tel, que nous sommes vraiment, bouche bée, tel le "Pierrot" au plus fort de son expérience, de son vécu, alors qu'il est "fabriqué", comme pour mieux définir sans les mots ce que nous ressentons ou éprouvons.

    Pardonnez-moi Hanami mais je vous aime, au-delà de toute forme !

    A sarah et Hanami
    S'agissant de l'équanimité.
    Sarah, ce que tu écris est juste mais, si tu le veux bien, insuffisant, sans aucun jugement.
    Ce mot n'est pas inscrit dans le dictionnaire des académiciens, tout simplment parce qu'il ne fait pas partie de notre culture.

    Ce que je vais écrire "entre guillemets" provient du dictionnaire encyclopédique du bouddhisme, le reste émane de mon esprit.

    Dans le bouddhisme donc, on parle des "quatre illimités".
    "Les quatre volets de la compassion cultivés pour développer une attitude altruiste. Encore appelés (les quatre incommensurables).
    On médite sur la bienveillance ou amour, la compassion, la joie et l'équanimité pour entraîner son esprit aux activités altruistes bienveillantes. La culture d'une attitude d'amour et de compassion pour les êtres qui souffrent est omniprésente dans le bouddhisme et fait partie de la pensée.
    La pratique des quatre illimités diminuent l'attachement au (moi) et prédisposent l'esprit à l'aide altruiste sans partialité.
    Elles deviennent l'objet d'un entraînement spécifique de (celui qui est sur le chemin) à la production de l'esprit d'éveil (d'aspiration). Ils sont donc le préliminaire indispensable à la pratique (du coeur de l'esprit d'éveil) de mise en oeuvre qui consiste à pratiquer (les vertus transcendantes).

    Patrül Rinpoché, l'un des grands maîtres du 19ème siècle de la tradition Nyingma a écrit :
    [Les quatre illimités sont l'amour, la compassion, la joie et l'équanimité. En général, l'amour vient en premier, mais, dans cet entraînement pratique où l'on procède par étapes, nous commencerons par l'équanimité. En ne la prenant pas pour point de départ, nous ne parviendrions pas au résultat parfait, car l'amour, la compassion et la joie tomberaient dans la partialité].

    S'agissant de l'équanimité illimitée :
    [Puissent tous les êtres s'établir dans l'équanimité qui est libre d'attachement et d'aversion].
    Il s'agit de renoncer à la haine envers ses ennemis et à l'attachement envers ses amis et ses proches et de développer une attitude égale ou impartiale à l'égard de tous les êtres sans exception.
    On ne doit pas confondre l'équanimité avec l'indifférence apathique ou une simple neutralité. L'impartialité est ici une attitude aimante qui n'est plus réservée à quelques-uns mais destinée à tous. L'intention d'une telle méditation est de se débarrasser de l'aversion et de l'attachement. Son objet, tous les êtres, est illimité.
    L'entraînement consiste à méditer sur une personne qui nous inspire de la colère ou de la haine et l'on réfléchit sur le fait que, dans ses vies passées, elle était peut-être notre mère, un parent, un ami, etc... En comprenant que nos sentiments actuels sont le fruit d'une vision illusoire, et que les agrégats sont impermanents et changeants, on s'entraînera à penser que cet ennemi actuel peut avoir été très bon pour nous dans le passé. On s'entraîne de même à considérer ceux qui nous sont indifférents et ceux qui nous sont chers jusqu'à atteindre une impatialité complète.
    Une fois l'équanimité développée, il est possible d'aborder les trois autres illimités."

    Voilà pourquoi dans le thème que nous a proposé Daniel : "Famille si tu m'aimes", je voudrais apporter un éclairage important.
    Il est plus aisé, auprès de notre famille, d'éprouver tout un tas d'émotions diverses. Il est naturel que nous voulions protéger ce que nous appelons notre "famille", au prétexte que les autres n'en font pas partie. Cependant, nous trouvons bon nombre incalculable de situations de haine au sein de toutes les familles constituées dans ce monde.
    Pour éviter de tomber dans le piège de l'excès au sein de notre propre famille, si nous pratiquons la méditation sur l'équanimité, nous nous apercevrons qu'autant, nous ne prodiguerons pas plus de soins envers nos proches que d'aversion.
    Ainsi, nous serons ouverts à tous les êtres quels qu'ils soient et notre famille prendra une dimension incroyablement plus forte.
    Car n'oublions jamais que le fait de concevoir des enfants nous oblige naturellement au sens de la responsabilité, tout comme ces mêmes enfants auront un sens identique de la responsabilité envers leurs parents.
    Cela revient à dire que la pratique de l'équanimité nous aporte un sens noble de l'amour envers tous les êtres et que ceux que nous appelons notre famille auront certainement la chance d'être aimés pour ce qu'ils sont vraiment et non pas ce que nous voudrions qu'ils soient.

    Posté par Alain Thomas, 09 octobre 2010 à 17:18 | | Répondre
  • Me Jourdain

    Alain en lisant ton explication je viens de m'aperçevoir que j'ai pratiqué et que je pratique l'Equanimité avec ma famille sans le savoir...

    Je comprends mieux ce que la femme de mon parrain m'a dit un jour à mon concernant....malgré mon "sale caractère" !

    Posté par Sarah, 09 octobre 2010 à 18:21 | | Répondre
  • Arhgggg !

    Faut vraiment que je change de lunettes !!!

    "à mon sujet me concernant"...

    Soyez patient pas avant décembre..et même pas sur que je fasse moins de fautes !!!!!

    Posté par Sarah, 09 octobre 2010 à 18:23 | | Répondre
  • Indicible

    Alain
    Rassurez-vous, il n’y a pas de remerciement ou de flatterie car je comprends ce que vous dites.
    Il s’agit là d’un ressenti. C’est ainsi que je le perçois bien au-delà du sens qu’on lui accorde.

    C’est « quelque chose » que l'on ne peut toucher et pourtant c’est là, impalpable.
    C’est « quelque chose » que l'on ne peut sentir et pourtant c’est là, tel un parfum qui enivre.
    C’est « quelque chose » que l'on peut « voir », si l'on regarde au travers, sans chercher à y mettre une forme, une étiquette, un concept.

    Un simple regard, une pierre que l’on touche, les yeux rieurs d’un enfant, le bruissement du feuillage au-dessus de nos têtes.
    Debout sous un chêne ou assis près de lui, on inspire en regardant le ciel, les yeux sont grands ouverts. «Quelque chose» de magnifique se produit et l’on se sent en communion totale avec le Tout. On est à l’écoute, on vit.
    Le cœur, l’être tout entier s’emplissent d’une joie profonde, indescriptible.
    La course du vent dans les arbres, la beauté des étoiles dans le firmament, la terre ou le sable qui glisse entre nos doigts. Et l’on sait au creux de nous que ce qui les compose nous compose aussi, et compose l’Univers dans son entier.
    Les couleurs de la vie. On regarde, en surface, puis au travers, et l’on voit la plénitude et l’amour.

    L’instant. L’instant pour toujours. Celui qui nous grandit, qui nous fait Exister. Celui qui nous pousse à croire en l’impossible, à savoir, l’essentiel de la vie, Son Souffle.

    C’est une sensation si intense et profonde que l'on aimerait la vivre infiniment, dans le secret de l’éternité. Un bien-être absolu, que l'on aimerait partager. Mais dans ces moments-là généralement on est seul, dans le silence de nos pensées. Ce sont, peut-être au fond, des instants choisit. On les vit en soi, pour soi, en union parfaite.
    Les mots ne suffisent pas, et je comprends tel que vous l’avez expliqué, que si l’on pouvait en effet conceptualiser, notre vie et tout ce qui s’y rattache n’auraient plus lieu d’être.
    Mais finalement peut-être que nous sommes tous là, sur terre afin d'« expérimenter » en partie ce qui ne peut-être conceptualiser.

    Belle nuit à vous Alain

    Posté par Hanami, 09 octobre 2010 à 23:49 | | Répondre
  • Bonjour Hanami

    Quel doux réveil de parcourir vos mots comme si je vous lisais depuis toujours !
    J'ai écrit un poème l'année dernière auquel je pense instantanément en vous lisant.
    je vous l'offre de tout mon coeur.


    La Rencontre

    Ce matin-là, tôt levé
    J’allai me promener
    Sur mon chemin de terre
    Bordé par le sous-bois,
    Quand soudain devant moi
    Juste avant une clairière
    J’aperçus le petit pont
    Sous lequel bruissait l’eau
    De petites truites en suspension
    Frétillaient dans le cours d’eau.

    J’arrêtai là ma promenade
    Emerveillé dans ma ballade
    L’esprit ouvert aux sens
    Happé en pleine conscience.
    En un instant non séparé
    La vérité du mode non né
    Mêlée à la magie des formes
    Fit naître une sensation hors normes.

    Je m’agenouillai alors
    Dans la fraîcheur du bois
    Rompu dans l’unique saveur
    Du renoncement au moi.
    Ce moment fut si doux
    Qu’il me mit en émoi
    Le temps de la Joie
    A vous rendre jaloux.

    Tous les sens en éveil
    Je perdis le contrôle
    De mon esprit rebelle
    Reprenant tous ses rôles.
    L’eau, la terre, le sous-bois
    Les bruissements
    Emanés par les vents
    La présence du moi,
    Je me relevai au mode irréel
    Reprenant mon chemin de plus bel.

    Posté par Alain Thomas, 10 octobre 2010 à 11:50 | | Répondre
  • La nature de l'esprit

    Aussi insondable qu’elle soit,
    Touchée à peine par la Foi,
    Elle demeure dans l’état,
    Purifiée de tous les agrégats.

    Nous la croyons vivante
    Alors qu’elle ne l’est pas :
    Immuable dans cet état,
    Indicible et transcendante.

    Le cœur de l’esprit d’éveil
    Participe au chemin merveil,
    Troublé par les artifices.

    Nous expérimentons son bénéfice,
    Reliés par sa nature au Divin
    Au milieu de notre chemin.

    Posté par Alain Thomas, 10 octobre 2010 à 17:32 | | Répondre
  • Alain

    Toute la magie de l’instant est dans votre poème.
    Elle suffit à envelopper chacun d’entre nous, au plus clair de notre désir de nous ouvrir à la nature, à ce qui nous entoure.

    Merci infiniment Alain. Votre poème est un cadeau qui me touche profondément.

    Posté par Hanami, 10 octobre 2010 à 17:41 | | Répondre
  • Hanami

    Mon cadeau est comme un reflet de ce que vous "êtes".
    Merci à vous.

    Posté par Alain Thomas, 10 octobre 2010 à 18:00 | | Répondre
  • enfants handicapés

    Nous avons chaque année des enfants handicapés . La plupart sont handicapés mentaux ou présentant des symptômes d'autisme . Jamais aucun médecin ni aucun psy ne nous renseigne . Apparemment ils ne savent pas ou ne veulent pas ou n'ont pas le droit (secret professionnel) .
    On se débrouille comme on peut .
    La démarche n'est pas vraiment la compassion mais trouver des stratégies pour faire faire des progrès, que l'on suit minutieusement .
    Les enfants handicapés sont tellement nombreux maintenant dans les écoles qu'on est "à l'aise" avec le handicap, c'est à dire qu'on n'est pas impressionnés, on gère .
    Ils sont encore très petits et capables de
    progresser (jusqu'à un certain point) .
    C'est admirable de voir comment les autres les intègrent tout naturellement dans leur vie .
    La discrimination, le dégoût, la gêne, la pitié sont des sentiments d'adultes .

    Posté par marie christine, 10 octobre 2010 à 20:08 | | Répondre
  • Marie Christine/ Acceptation

    Bonsoir Marie Christine,

    Les enfants sont parfois très durs lorsqu'ils existent des différences car eux n'ont pas toujours consciences du mal qu'ils peuvent faire de part leur propros.

    Les choses se disent spontanément. Cela peut être traumatisant pour eux.

    Je suis dyslexique (cette dyslexique est peu prononcée quand je ne suis pas fatiguée par contre elle est importante lorsque je le suis)

    C'est un handicap que je connais depuis toute petite ; pourtant combien de fois on a ri de mes fautes, combien de fois mes profs de français ont en ri ...ne comprenant pas.....

    Néanmoins avec de la perséverance, et de la volonté, j'ai un peu gommé ce problème....et il est flagrant pour ceux qui me connaissent pour les autres c'est moins voyant.

    Maintenant je ris de mes fautes et même si je porte de lunettes cela ne résout pas le problème.... !!!...et je m'offusque pas qu'on me les corrige ....ni même des réflexions que l'on peut me faire...car je sais que les personnes ignorent mon problème.

    Et puis .....il n'y a pas mort d'homme ?!!!!!! si ...ah désolée !!!!!!!

    L'adulte a plus de retenue tout simplement à cause de son éducation. On nous apprend à taire les choses à ne pas dire telle ou telle choses car contraire aux convenances...

    Donc nous sommes sur notre retenue, notre appréhension des choses....

    Le développement aux accès scolaires mais aussi professionnels aujourd'hui est une bonne initiative.

    Les sociétés étant obligées d'avoir dans leur effectifs au moins 5% d'handicapés aide à une meilleure "acceptation" de l'handicap car il fait parti du "courant"...nous avons moins l'impression d'être en présence de personne peu ordinaire mais à des gens normaux ayant un handicap ce qui n'est pas la même vision.

    Et je pense que plus on va développer, et progresser dans ce cheminement plus nous arriverons à évoluer dans notre propre acceptation, et l'acceptation de l'autre.

    Posté par Sarah, 10 octobre 2010 à 20:35 | | Répondre
  • Sarah

    Bonsoir Sarah,
    Je comprends bien ce que tu as pu éprouver . Les enfants deviennent méchants vers 6 ans, quand ils ont bien intégré mentalement la méchanceté de leurs parents (et de l'enseignant !)et la reproduisent .
    J'ai la chance d'avoir des plus petits, qui n'ont pas encore le mental suffisamment développé pour comprendre l'intention de discrimination . Ca glisse comme dans du beurre . D'ailleurs la communication entre eux n'est pas mentale, elle est de l'ordre de la sympathie, de la joie d'être ensemble, de jouer ensemble, de s'entraider aussi . L'autre n'est pas pareil que moi, point . On ne se pose pas de questions, ou alors on accepte facilement une courte explication .

    Dyslexique, Sarah ? Qui l'eut cru ?
    Tu fais appel à un nègre pour écrire ?
    (plaisanterie de mauvais goût)

    Posté par marie christine, 10 octobre 2010 à 21:22 | | Répondre
  • Nègre ?!

    Oui... mon chat ....!!!!

    J'ai bcp travaillé personnellement, je lis énormément, je me force à écrire etc.. j'ai été suivie par un orthophoniste..pas longtemps ! (je devais être irrécupérable !!!!!!)

    Et puis...mon humour m'a bcp aidé !

    La dureté de l'école et des enfants t'aident énormément d'abord à grandir, à comprendre que parfois la méchanceté n'a pas limite, de ne pas être rancunière et puis...ça forge le caractère !

    Posté par Sarah, 10 octobre 2010 à 21:33 | | Répondre
  • Ô! Marie

    Ton idée est lumineuse!
    C'est un nègre qu'il me faut...

    Posté par Eve Lyne, 10 octobre 2010 à 21:40 | | Répondre
  • les besoins

    Et pourquoi il n'y a pas d'orthomathistes ? Moi, j'ai besoin d'un orthomathiste .
    Il m'apprendrait à comprendre une règle de trois (la honte !)

    Posté par marie christine, 10 octobre 2010 à 22:57 | | Répondre
  • du boulot

    C'est beaucoup de courage, Sarah !

    Eve Lyne, tu triches !

    Posté par marie christine, 10 octobre 2010 à 23:02 | | Répondre
  • Les filles

    En fait, elle pompe sur son voisin l'Eve Lyne.
    Sarah la dyslexie n'empêche pas l'ouverture du coeur.
    Et puis j'te rassure, avec l'âge, on le devient tous ... ou presque.
    Et ça change pas grand chose.
    De toute façon, dans cette société, y aura de plus en plus de dyslexiques et de moins en moins de nègres.
    Faudra faire avec non !

    Bon, les nègres auront compris, j'espère ! J'en suis bien un moi.

    Posté par Alain Thomas, 11 octobre 2010 à 01:08 | | Répondre
  • Tête de nègre

    J'ai souvenance d'une anecdote racontée autrefois par le pêcheur:
    Ayant fait toute sa carrière en maroquinerie, dans ses débuts il avait un client noir trés sympathique, mais difficile en affaire...
    Un jour, celui-ci entre dans une colère noire (feinte)... Il exige:
    "Mais, enfin! monsieur Blanc Bec...
    Quand donc, allez-vous me présenter le colori: Tête de nègre!


    Bon! avec tout ça, les amis, je ne comprends pas ce que vous voulez dire:
    L'evelyne elle pompe... Elle triche. Merci d'éclairer ma lanterne???

    Pour sûr! il me faudrait bien un nègre pour vous relater tout ce que mes yeux ont vu et tout ce que j'ai fait en un temps trop court.
    Heureusement, l'amie qui m'a mené dans ce périple hors du temps a pris de très belles photos!
    Je caresse l'espoir de vous en faire passer...

    @ PLV il faut absoluement vous rendre en Berry !


    Madame Sand m'a offert un très beau papillon, tombé à mes pieds, juste sous son portrait, dans ma chambre Berrichonne.
    D'après mes recherches, il s'agit du: Varesse de l'ortie que l'on appelle aussi: petite tortue.
    " Les papillons ne sont que des fleurs envolées..."dira-t'elle.

    Cependant, je suis jalouse...
    Mon amie s'est trouvée enssérée dans une étreinte toute spéciale.
    Mais stop! vous n'en saurez pas plus, même en me suppliant.

    Posté par Eve Lyne, 11 octobre 2010 à 05:53 | | Répondre
  • Equanimité !

    @Alain : Serait-ce de la dureté ?!

    Mon coeur est si ouvert que je prends tes propros avec douceur et amour ...

    Je t'accompagne dans cette voie car même le plus parfait doit continuer sur chemin de la progression.


    @Eve lyne : Peu importe les mots que tu utlises, ton enthousiasme fera le reste.
    Je mets cette région dans ma liste.

    @Plv : Voici une très belle destination.
    Allez PLV ..en route !

    Posté par Sarah, 11 octobre 2010 à 06:41 | | Répondre
  • En route !

    Oui, Sarah...
    Autrefois, Paris Nohant, trois jours de périples en calèche... Fouette cochet !!!
    Les routes sont à l'infini, toutes droites...
    Gare! les radars.

    Posté par Eve Lyne, 11 octobre 2010 à 07:28 | | Répondre
  • Vite !

    Avec des arrêts aux Relais de postes !..et quelques inscriptions sur les registres !!!

    Ligne droite et belle, paysage rassurant et chaleureux de l'autonme..hmmmm.. dire que je dois aller bosser !!!!

    Nous respecterons les limitations de vitesse pour mieux profiter du paysage ...

    Posté par Sarah, 11 octobre 2010 à 07:35 | | Répondre
  • Sarah

    Quand je vous lis Sarah, je vous vois comme une personne ayant beaucoup de coeur. De la chaleur humaine se dégage de vos interventions, et là voyez-vous il n'y a pas d'apparences, de différences, de handicaps qui tiennent. Et quand bien même, ce qui est important à mon sens c'est la personne en avant des mots et son désir profond de se tourner vers les autres. Et vous donnez !
    Vous avez de plus beaucoup d'humour !
    En conclusion vous êtes "Tip Top" !
    Merci Sarah

    Posté par Hanami, 11 octobre 2010 à 09:06 | | Répondre
  • question:

    Le berry que jai eu la chance de parcourir à pied
    quelle belle et mystèrieuse région. J'ai adoré la mare au diable cet écrit a berçé mes rêves de jeune fille!
    Une question aujourd'hui pour Alain et Daniel qui je crois sont très au fait du bouddhisme.
    Ayant suivi l'émission"enquête exclusive" sur M6 le dimanche 10/10à 22h50 sur la thailande: la vrai vie des filles de bar
    pourriez vous revoir cette émission avec M6replay
    et me dire ce que vous pensez de la deuxième partie de cette émission sur le temple bouddhiste
    qui organisait des visites de son mouroir des personnes recueillies ayant le sida.

    Je sais que les boudhistes ont une autre vue de la mort que nous, mais quand j'ai vu ce temple organiser des excursions pour visiter leur musée des"horreurs" à savoir les corps momifiés des malades décédés en se targuant d'éveiller la conscience des gens au virus hiv.
    Demander de l'argent et choc pour moi de voir que cet argent ne va pas pour aider ces malades
    mais permet d'ériger d'immenses statues le long d'un non moins immense escalier!!!
    Cela m'a laissé penser qu'encore le dieu argent est passé par là.
    Par contre vous verrez un merveilleux personnage
    transsexuel qui masse les malades et leur parle avec amour. La est le véritable amour de son prochain.
    Me sentant proche de l'esprit bouddhiste depuis longtemps, j'ai eu du mal a saisir.Excusez-moi Daniel et Alain de vous ennuyer avec ça mais dimanche soir j'étais perturbée avec ce que jai vu. merci et bonne nuit

    Posté par sylviesissi57, 12 octobre 2010 à 01:04 | | Répondre
  • La mare au diable...

    Ma chère Sylvie, avec émotion, j'ai touché la croix de la mare au diable... Remerciée les esprits de m'avoir acceuilli en cet endroit, dans cette magnifique forêt bordée de fougères.
    J'attends avec impatience que mon amie m'installe les photos sur mon ordi.
    Si j'ai une affection toute particulière pourGeorge Sand, je ne connais pas son oeuvre...
    Seulement son voyage en Espagne et ce qu'elle pense des espagnols (sourire)
    Me voici maintenant prète pour aborder la bonne dame de Nohant(cheveux blancs obligent...)

    Si je puis mettre mon grain de sel quant au reportage qui semble t'avoir beaucoup perturbé, que dire... S'il n'y avait pas de filles, il n'y aurait pas de clients.
    S'il n'y avait pas de clients, il n'y aurait pas de filles.
    Tiens! cela me remets en mémoire une certaine causerie qui ne manquait pas de verve, je dirais plutôt que c'était "un savon" bien envoyé à l'intention de ces bons pères de familles qui se tapent des gamines en Thailande ou ailleurs...
    Il y a de celà une bonne quinzaine d'années, dans les salons d'un grand hôtel parisien, il y avait foule et personne ne bronchait, un silence à entendre voler une mouche...Une conférence de Maguy Lebrun. Je crois, ma chère Sylvie que celà t'aurais remuer les tripes.
    Pour l'époque, c'était bien audacieux...
    Le sujet tabou. Tu imagines! traiter les Francais, ces bons pères de familles... de salopards!!!
    Non! mais défois!!!

    Posté par Eve Lyne, 12 octobre 2010 à 06:31 | | Répondre
  • Hummm

    S'il n'y avait eu...
    Ni filles, ni clients...
    Sans doute, le Sida ne serait pas venu en France
    Qui sait?!
    Le préservatif a épargner les autres.
    Pour le reste, je laisse la parole aux spécialistes...

    Posté par Eve Lyne, 12 octobre 2010 à 09:07 | | Répondre
  • Eve lyne

    Pas sur !
    Il me semble que le sida n'est pas qu'à faire de commerce sexuel !
    Pour le reste ...je ne suis pas spécialiste !!

    Posté par Sarah, 12 octobre 2010 à 09:27 | | Répondre
  • Ah et ...

    Sortons couvert !

    Posté par Sarah, 12 octobre 2010 à 10:15 | | Répondre
  • A Sylviesissi

    Je ne suis pas un grand spécialiste du bouddhisme même si ma philosophie se rapproche de ce courant spirituel. Chaque religion, chaque institution a ses propres perversions.
    C'est toujours pareil, rien n'est jamais blanc ou noir mais bien souvent gris. Peut être avez vous lu sur le blog tous les commentaires consacrés à Sogyal Rinpoché(C'est pas triste !!) Mais, comme vous le dites, ils ont une autre vision de la mort.
    Je pense qu'Alain vous apportera une réponse bien plus intéressante que la mienne)

    Posté par Daniel, 12 octobre 2010 à 10:36 | | Répondre
  • bouddhisme

    oui Daniel parfois c'est bien gris...La pensée bouddhiste m'a toujours inspirée (bien que comme dans toutes religions il y a des incohérences...)
    et là ce reportage m'a interpellée.
    Je me suis permise de le signaler car nous sommes entre amis n'est-ce pas?
    J'aimerai avoir vos avis.
    Le temple présenté dans le reportage passe juste après les bars et la misère que même des français
    exploitent.
    bonne journée

    Posté par sylviesissi57, 12 octobre 2010 à 11:11 | | Répondre
  • eve lyne

    ce qui m'a choquée eve lyne c'est le temple qui se sert du sida pour faire sa promo...
    faut voir la deuxième partie' du reportage sur les malades dans ce temple et l'attitude des personnes venant comme au spectacle voir les moribonds de l'hopital!

    Posté par sylviesissi57, 12 octobre 2010 à 14:38 | | Répondre
  • Sylvie

    Tout groupement religieux, quel qu'il soit, mène à l'adoration, à l'idolâtrie.
    Seul le chemin individuel permet toute orientation conforme à son intuition, sa foi.
    Les enseignements sont multiples. Le coeur de leurs messages est l'amour d'autrui.
    Rien qui ne soit tangible puît être un objectif ou un but.
    Eriger des statues, des mosquées ou des cathédrales ne constituent pas une preuve concrète de notre foi.
    L'amour se situe à l'intérieur de notre esprit, dans le recueillement, dans l'introspection, dans notre propension à trouver la paix pour le bien de tous les êtres, sans exception.

    Ce reportage, excellement fait, stigmatise les excès d'une région du monde où il fait bon vivre, en dehors des nuits chaudes comparables à celles de Pigalle ou de Los Angeles par exemple.
    Cependant, nous ne pouvons éluder que cinq pour cent des touristes occidentaux amènent la manne dévastatrice des traditions violées du monde libre de l'Asie du Sud Est.
    La Thaïlande de Bangkok n'échappe pas à la règle.
    Eve Lyne nous dit :
    "S'il n'y avait pas de filles, il n'y aurait pas de clients.
    S'il n'y avait pas de clients, il n'y aurait pas de filles."
    En clair, cela pourrait signifier qu'une fois encore, l'Occident continue à colonialiser, d'une certaine manière.

    Lorsque j'entends la mère de "Wann" dire à sa fille, sortie de sa prostitution et qui a repris ses études, d'accepter de "danser à nouveau" et de sacrifier ses études car cela ne sert à rien, alors qu'elle vit dans une case qui ferait pâlir un habitant des favellas de Rio, je compatis d'abord avant de juger.
    Ce n'est pourtant qu'une des rares exceptions quand on sait combien ce peuple est hospitalier et gentil naturellement.

    Je voudrais comprendre pourquoi ce sont les jolies filles qui exercent ce "boulot".
    Je voudrais comprendre pourquoi elles sont si jeunes et souvent mineures.
    Je voudrais comprendre pourquoi il y a des hommes, pas forcément asiatiques, qui exploitent ces jeunes filles, même s'ils semblent ne pas les maltraiter.

    Le temple qui accueille les malades du SIDA, sur le plan pédagogique, est exceptionnel de modernité. Il sauve à coup sûr un nombre incalculable de jeunes thaïlandais, par sa manière d'éduquer.
    Cependant, il se fourvoie.

    Lorsque la jeune femme chargée de recueillir des fonds auprès de jeunes étudiants de la classe riche pour ériger une voie somptueuse bordée des plus belles statues, elle n'hésite pas à quémander des dons en argent qui permettront aux donneurs d'avoir leurs noms gravés sur les cloches des familles (de Bouddha). C'est totalement contradictoire des enseignements du Bouddha sur la vacuité et l'absence d'identité intrinsèque.
    Le ridicule se situe dans la somme quémandée : vingt neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix-neufs bahts (29.999 bahts).
    Et oui ! Pourquoi pas 30.000 non ?
    On connaît tous ce principe marchand : la paire de chaussettes à 9,99 euros.

    Pendant que 10.000 personnes sont inscrites dans l'attente de venir mourir dignement dans ce temple, les dons affluent pour ériger des statues en or. Ceux qui attendent se meurent atrocement dehors.

    En 1973, j'ai visité Saint-Pïerre de Rome. Je suis sorti abasourdi par autant de richesse. L'homme n'a pas changé, qu'il soit catholique, musulman ou bouddhiste.
    Dès qu'il adore, dès qu'il prie ou dès qu'il se prosterne, il est la proie de tous les dangers inhérents à son groupe.
    Cela ne veut pas dire qu'il ne faille pas prier ou méditer.

    Cette jeune femme transexuelle, exceptionnelle de simplicité, donne son amour chaque jour à ceux qui souffrent et qui vont mourir. Dénuée de sexe, elle est comme un ange, donnant deçi delà, à chaque instant.
    Ces êtres-là, il y en a partout. Le caméraman et le journaliste ont su la repérer. Elle est bouddhiste, catholique, musulmane, soufiste, juive, athée ... universelle.

    Posté par Alain Thomas, 13 octobre 2010 à 00:42 | | Répondre
  • Pardon Francine

    Il m'est arrivé la même chose que vous.
    Cette fois-ci, c'est vous qui allez me coller contre le mur.
    Normal !

    Posté par Alain Thomas, 13 octobre 2010 à 00:49 | | Répondre
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