Les voies de l'âme

Ce blog a pour objet d'amener à réfléchir sur le sens de la vie, sur notre évolution personnelle. C'est donc l'expression d'un chemin de vie à la fois philosophique et spirituel.

12 septembre 2010

S'émerveiller

s__merveiller



Nous avons tous nos petites habitudes, nous avons tous besoin de repères. Parfois la routine peut nous sécuriser. Ah que c’est agréable de savoir où l’on va !! Nous sommes bien à vivre dans notre milieu, entouré de nos amis et nos proches. Peut être même partons nous en vacances toujours au même endroit ? Peut être nous couchons nous toujours à la même heure ?

Et pourtant si nous n’y prenons pas garde, nous nous assoupissons doucement, nous paressons et nous nous consumons lentement dans une douce torpeur. Et puis les habitudes rigidifient nos personnalités. Tout ce qui est nouveau, l’inconnu qui nous guette au coin de la rue, commence à nous faire peur.

Alors c’est sur !! nous filons un mauvais coton car la vie est tout, sauf une programmation savamment organisée. Et nous le savons bien au fond de nous même. Au lieu de lâcher les vannes, nous avons peur, nous retenons, nous nous protégeons au cas où….

 

Et nous perdons notre capacité à nous émerveiller. Nous cessons de nous montrer curieux de tout et nous oublions notre faculté à nous étonner. Ouvrons nous à l’inconnu, entrebâillons la porte de nos émotions car s’émerveiller c’est se donner la possibilité de créer. S’émerveiller, donne envie et avoir envie, c’est agir et donc créer. Allez un petit effort « Regardez la banalité sous un jour nouveau », il y a toujours à apprendre.

S’émerveiller demande une certaine aptitude à se perdre, à s’abandonner. Il nous faut garder la fraîcheur de notre enfance que la vie et ses vicissitudes nous ont enlevée. Car en fait, si nous savons prêter attention à ce qui nous entoure, tout change et se transforme constamment et cela, déjà, peut constituer une source d’émerveillement.

Daniel

Posté par DANIEL GENTY à 08:46 - Bazar spirituel - Commentaires [3] - Permalien [#]
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Commentaires sur S'émerveiller

    La prise de conscience ou observation

    Il n'est pas nécessaire de voyager pour s'émerveiller. Tout du moins, à l'endroit même où nous nous trouvons, à l'instant précis où nous le vivons, tout ce qui apparaît peut être merveilleux. C'est notre regard qui nous permettra de capter le "superbe". Il suffit de quelques fleurs, un coin de ciel bleu, une brise légère, une pluie rafraîchissante, un peu d'eau qui coule dans un lit pentu, quelques cailloux étranges, de la vie au-dessus de nous ou sous nos pieds, la solitude pour être attentif, et chaque mouvement deviendra harmonieux. Quel miracle, quelle magie !

    Le plus beau des voyages se situe en nous-mêmes, lorsque notre regard est tourné vers l'intérieur. Alors, nous sommes en connexion directe avec la nature de notre esprit, pleine et lumineuse, vide et claire, apaisante, sage et connaissante. De ce voyage fabuleux surgissent du tréfonds de notre être, tout un tas d'intuitions qui semblent ne pas nous appartenir et qui nous surprennent par leur lucidité, leur clairvoyance.
    Pendant que certains choisiront de creuser, escalader, marcher, regarder toujours de nouveaux paysages pour s'émerveiller, d'autres, en un seul point, trouveront en eux-mêmes la sagesse née d'elle-même, la simple nature de l'enfant émerveillé.

    Alors, le rituel peut devenir à la fois un moyen habile mais aussi une habitude, une accumulation de pensées et mouvements, cause de notre maturation sur notre chemin.
    L'homme chemine au rythme de ses rites qu'il s'est octroyés dans son évolution spirituelle. En est-il bien conscient ?
    Cette prise de conscience ne serait-elle pas la clef de tout évolution spirituelle ?

    Posté par Alain Thomas, 12 septembre 2010 à 16:13 | | Répondre
  • Alain Thomas

    "Le plus beau des voyages se situe en nous-mêmes lorsque notre regard est tourné vers l'intérieur.
    ... surgissent du tréfond de notre être, tout un tas d'intuitions qui semblent ne pas nous appartenir et qui nous surprennent par leur lucidité...C'est très beau, réel, vrai. Tu le décris clairement.
    J'ajouterais que je suis souvent surprise que dans un si petit espace intérieur existe un monde si vaste.
    Je suis l'invité du Divin sur terre et quand je me tourne vers l'intérieur je deviens l'hôte qui accueille le Divin. Thérèse d'Avila disait "En moi, il a fait sa demeure et je l'y laisse si souvent seul" Ses paroles m'ont toujours suivi et j'essaie de l'y rejoindre le plus souvent possible.
    Je dois avouer que je suis souvent distraite et par de bien petits riens.

    Posté par maty, 13 septembre 2010 à 03:00 | | Répondre
  • Maty

    "Je suis l'invité du Divin sur terre et quand je me tourne vers l'intérieur je deviens l'hôte qui accueille le Divin".
    Cette phrase me touche.

    Je vois Maty que tu as expérimenté ton être intérieur et tu t'es aperçue que sa capacité à se manifester était illimitée.
    Pourtant, comme nous tous, il t'arrive souvent d'être distraite par de biens petits riens.
    C'est déjà si important d'être conscient de cela.

    Alors tu sais maintenant comment on fait.

    Chaque fois que nous le pouvons, accueillons par notre attention le Divin qui est en nous. S'il nous arrive d'être distrait par quelque pensée émergeante, ramenons notre esprit en nous-mêmes par la lampe de la vigilance.

    L'avantage est qu'avec cette pratique de l'observation de notre esprit, les portes de la connaissance sont ouvertes et laissent filtrer nos intutions.

    Bon voyage à toi, Maty !

    Posté par Alain Thomas, 14 septembre 2010 à 00:32 | | Répondre
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