Je ne peux m'empêcher de diffuser le texte d'Alain. Il est tellement vrai et plein de sensibilité. Il fait suite à mon texte sur les deux pigeons mais il est beaucoup plus intense.

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Le lac du parc de la Tête d'Or


A LYON, le Parc de la Tête d'Or est l'un de nos plus grands fleurons.

A une époque de ma vie, ma fille avait cinq ans et plus. J'étais séparée de sa mère et j'avais choisi le RMI plutôt que l'absence du Père.
Chaque fois qu'il était possible, j'emmenai ma petit fille au Parc et petit à petit, au même endroit, nous conversions avec les pigeons. Progressivement, avec la confiance, ils s'approchaient de nous, les cacahuètes comme ralliement.
Ma fille avait un don avec les oiseaux et les animaux en général. Elle l'a toujours.
Mais à cette époque, nous parvenions ensemble à attirer un très grand nombre de pigeons, à la surprise des passants, qui, pour la plupart, pensaient que nous risquions toutes les maladies possibles.
Je revois ma petite fille, couverte de pigeons, sur tout le corps, de la tête aux pieds, attirant par là même les autres.
Les autres. Les écureuils et les moineaux.
Elle les attirait tous, au point que le pigeon se posait sur sa tête, le moineau venait chercher la nourriture dans sa main et l'écureuil, descendant de son arbre, prenait la noisette jusque dans cette même main et la grignotait, ne faisant que quelques pas en arrière, comme pour ne pas la perdre de vue.

Certainement les plus beaux instants de nos vies.

Alain