Les voies de l'âme

Ce blog a pour objet d'amener à réfléchir sur le sens de la vie, sur notre évolution personnelle. C'est donc l'expression d'un chemin de vie à la fois philosophique et spirituel.

18 juin 2010

Là bas sur le chemin.....

J’ai longtemps hésité à diffuser ce poème. Je le trouve triste et assez noir. Mais pourtant une force me pousse. Exutoire ? Fêlure de la vie, souffrance encore présente ?


chemin

Là bas sur le chemin
J’ai trainé mes pieds
C’étaient les jours chagrins
Que je n’ai jamais oubliés
Je marchais dans les caniveaux
Et rêvais de beaux châteaux.

Là bas, c’était avant
Quand j’étais enfant
Un chien pour ami
Des parents pour ennemis.
Je courrais dans les bois
A la recherche des indiens iroquois

Là bas sur le chemin
Je ne voulais pas plié
Cœur rebelle d’un gamin
Qu’on voulait humilier.

Je regardais les nuages
S’en aller vers l’horizon
Ils n’avaient pas d’âge
Et passaient comme des vagabonds.

Les mains dans les poches
La vie était bien moche
En ce temps là
Barbe à papa
Et fête foraine
Quelques sanglots et beaucoup de peine.

Daniel

Posté par DANIEL GENTY à 08:29 - Poèmes - Commentaires [81] - Permalien [#]
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Commentaires sur Là bas sur le chemin.....

  • Souffrance

    En voici un qui me touche à chaque fois profondement, il décrit la souffrance à vif....


    Arrêter les pendules, couper le téléphone,
    Empêcher le chien d'aboyer pour l'os que je lui donne.
    Faire taire les pianos, et sans roulements de tambours,
    Sortir le cercueil avant la fin du jour.

    Que les avions qui hurlent au dehors,
    Dessinent dans le ciel ces trois mots, Il Est Mort.
    Nouer des voiles noirs aux colonnes des édifices,
    Ganter de noir les mains des agents de police.

    Il était mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest,
    Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste,
    Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson.
    Je croyais que l'amour jamais ne finirait, j'avais tort.

    Que les étoiles se retirent, qu'on les balaye,
    Démonter la lune et le soleil,
    Vider l'océan, arracher la forêt,
    Car rien de bon ne peut advenir désormais.

    W.H Auden
    "Funéral blues"

    Posté par Isa, 18 juin 2010 à 09:39 | | Répondre
  • courage !

    Quand les souffrances du passés remontent cruellement à la surface, c'est le signe qu'elles demandent à être travaillées, à disparaître .
    Je dirais donc que c'est un bon signe .
    Et il n'est pas inutile de se rappeler que tout est toujours plus facile qu'on ne le croit !

    Posté par marie christine, 18 juin 2010 à 13:02 | | Répondre
  • Trop beau !

    Pourquoi hésiter Daniel ?
    Votre poème est si beau.
    Il me touche énormément.
    Sauf pour le chien et le combat avec les parents.
    Ma propre maman est si bonne ...
    Un fils ne dira jamais le contraire n'est-ce pas ?
    Et moi, assez docile, j'acceptais en râlant l'autorité paternelle.
    Ajoutez les balades interminables à bicyclette dans la cour de l'usine ou dans les champs voisins.
    Quelle insouciance !
    C'était si beau !
    Maintenant c'est différent.
    Ce n'est sans doute pas moins beau ...
    Rester "petit" dans le monde des "grands" !
    Serait-ce ça la sagesse ?

    Posté par PLV, 18 juin 2010 à 13:16 | | Répondre
  • Souffrance partagée

    Souffrance partagée = souffrance allègée !
    Souffrance ==> émotion, + qualité d'expression ==> un poème qui nous touche profondément !

    Posté par Francine, 18 juin 2010 à 18:03 | | Répondre
  • Le temps

    Quel beau texte !
    Ah l'enfance, l'école, les copains, les week-end à la campagne.

    Prendre le petit chemin derrière la maison, partir en vélo avec mes voisins, rentrer dans les propriétés privées : goûter les groseilles, les mures, les fraises sauvages

    La chasse aux escargots..

    Ma chienne qui partait en campagne pour aller récupérer son fils adoptif mon chat.

    Mon chat qui allait dans le grenier attraper les papillons et les croquer sous nos yeux à l'heure du repas.

    L'autorité parentale à laquelle tous les enfants sont soumis ..il nous faut bien quelques exemples à suivre...bons ou mauvais (nous rejetons souvent les sévérités de nos pères !)

    Les amis et les jeux tel que la "chasse à l'homme" dans la cour de ma cité, à l'heure de l'été après la sortie des chiens se retrouver tous (15 personnes) et s'assesoir sur les bancs de pierre à la recherche d'un peu de fraicheur.

    Les razzias à la boulangerie de nounours à la guimauve...

    Mon grand-père entrain de cuisiner...ou nous aider à démouler les figurines mako pour les peindre....

    Même si nous avons souffert de ce trop plein d'autorité il n'en demeure pas moins que nos souvenirs d'enfance sont toujours merveilleux pour chacun d'entre nous

    Posté par Sarah, 18 juin 2010 à 19:18 | | Répondre
  • Amour filial

    Un enfant sent la différence entre autorité sans amour et fermeté avec amour. Dans le deuxième cas la souffrance ressentie sur le moment s'estompe avec le temps. S'il en subsiste des traces, le pardon, voire le remerciement, à son parent autoritaire est plus facile. Mais dans le premier cas, que faire ? Comprendre l'origine de ce désamour pour pouvoir pardonner ? Connaître la mission de vie (au sens spirituel) de la lignée familiale pour la travailler et guérir ce karma familial ?

    Posté par Francine, 18 juin 2010 à 21:46 | | Répondre
  • Le poème ne sait pas s'il est sombre ou lumineux, s'il plaira ou déplaira. Il EST.

    Posté par Leslie, 19 juin 2010 à 05:33 | | Répondre
  • Fermeté avec amour

    Quelle alchimie, Francine!
    Depuis peu, je cesse de trembler, celui que j'appelle mon gamin ( le fils de ma soeur )revient de loin. Une fois de plus, me voilà bien confortée par la certitude d'avoir reçu de l'aide. Une aide particulière, tu sais Francine, ce genre d'aide ou tout semble cauchemar et tout d'un coup pleins d'éléments favorables se mettent en place, comme qui dirait le vent tourne... ( Enfin, celà est plutôt le langage des sceptiques ) Pour ma part, le vent n'a rien à voir là dedans.
    Pour rester dans le sens du blog, je viens d'apprendre quelle est ma place dans le coeur de ce gamin de 17ans. Et celà par les paroles de son éducatrice qui le suit depuis que sa mère est partie, il y a quatre ans. Les derniers évènements malheureux ont bien failli nous propulser en fausse route. Je n'ai pas cédé à la tentation de m'en remettre aux pros. Comme dirait Alain, ( ne pas écouter son esprit ordinaire ... )
    La fermeté avec amour semble bien être une belle alchimie qui fonctionne. Entre nous deux, une nouvelle relation voit le jour, je ne suis pas la maman,ni une copine, ni une soeur...
    Qui suis-je au juste?
    L'avenir nous le dira... ( sourire du matin ) Et merci le Ciel, parceque moi, je n'ai jamais cessé de croire au miracle qui se manifeste au travers des hommes de bonne volonté. Merci, merci et merci !

    Posté par Eve Lyne, 19 juin 2010 à 05:53 | | Répondre
  • Les ténèbres et la lumière

    Bonjour Leslie !
    Du Canada, il me semble...?

    Posté par Eve Lyne, 19 juin 2010 à 06:12 | | Répondre
  • la famille

    Tout à fait juste, Francine !
    Nous ne naissons pas tous égaux dans l'amour reçu au cours de l'enfance, et il peut y avoir un lourd karma familial à résorber .
    Mais même l'amour reçu est toujours teinté d'angoisse ou de possessivité ou de tristesse ou de sautes d'humeur, etc ...
    Donc, les uns ou les autres, nous avons tous des souvenirs heureux et des souvenirs malheureux . Nous avons tous un travail à faire sur nous-mêmes .

    Est-ce un tabou absolu de reconnaître que nos parents ne nous ont pas aimés ou mal aimés ? Est-ce si scandaleux ? Qu'est-ce que ça remue si fort en nous que nous ne pouvons pas nous permettre de regarder les choses en face ? Culpabilité ? Peur de faire souffrir ? Peur de souffrir soi-même ? Chantage affectif ? Vieux relents de culture judéo-chrétienne ? On ne remue pas la boue familiale !
    Est-ce la raison pour laquelle tant d'enfants maltraités ou abusés sexuellement se taisent et continuent à subir psychologiquement jusqu'à la fin de leur vie ?
    On peut expliquer calmement à ses géniteurs les effets que leur éducation a produit sur nous car ils n'en ont pas conscience . C'est le plus beau cadeau qu'on puisse leur faire : les aider à progresser en les faisant sortir de leur conditionnement, de leur enfermement dans un comportement répétitif, les libérer de leur cercle vicieux stérile et douloureux pour tout le monde .

    J'ai lu quelque part cette petite phrase émouvante :
    "Les gens qui souffrent font souffrir les gens ."

    Posté par marie christine, 19 juin 2010 à 09:14 | | Répondre
  • Transcender la souffrance

    Il est vrai que la plupart des gens qui souffrent font souffrir les autres, mais cela permet d'externaliser nos souffrances en s'entraidant. Savoir voir nos souffrances, les accepter, lâcher prise, faire en sorte qu'elle deviennent transparentes au sens propre et au sens figuré, qu'elles s'évaporent pour que l'on passe au travers pour continuer notre chemin en se sentant plus légers.

    Posté par Francine, 19 juin 2010 à 11:19 | | Répondre
  • authenticité

    Oui Francine . Devenir conscient de son mal-être, c'est déjà apprendre à ne pas le déverser sur les autres sans discernement .
    Ainsi, une communication et des échanges plus sains peuvent s'installer, une entraide sincère pour rechercher les causes et les solutions .

    Posté par marie christine, 19 juin 2010 à 12:34 | | Répondre
  • Et puis

    Je suis contente pour toi et pour ton neveu, Eve Lyne !
    Ne jamais désespérer, n'est-ce pas ?

    Posté par marie christine, 19 juin 2010 à 12:46 | | Répondre
  • IL EST MORT

    Le poème de Daniel est triste car l'enfant qui reçoit une éducation sans amour peut être frustré pour toute sa vie. Mais combien sont-ils à avoir vécu cela ?
    Il y a tellement d'enfances douloureuse et bien pires que celle-là, tout au moins sur d'autres plans. Car la souffrance n'a pas d'échelle, de niveau proprement dit.
    Elle se vit selon sa propre condition et n'est pas plus grande ou plus petite selon les circonstances.
    Je dirais que la souffrance (morale s'entend), est élastique et prend toute la place de l'enfant, quelles que soient son origine et sa condition.

    Entre l'enfant qui naît difforme, celui qui est maltraité, celui qui est ignoré, celui qui ne reçoit pas d'amour ; entre l'enfant qui est roi, celui qui est aimé avec excès, la souffrance est toujours présente, même s'il semblerait qu'elle comporte différents niveaux.

    Le plus beau cadeau que l'enfant peut recevoir, Francine nous le dit clairement :
    "Un enfant sent la différence entre autorité sans amour et fermeté avec amour."
    La fermeté avec amour est certainement la meilleure méthode.
    Cependant, et j'en discutais récemment avec une éminente spécialiste de la question, dans chaque famille, quand bien même l'éducation est la même pour tous les enfants, la fermeté avec amour n'engendre pas forcément le même résultat. Il y a même des paradoxes, surprenants, voire terrifiants.
    Ceci démontre que le karma prend tout son sens dans ce genre de situation.
    Les enfants naissent tous égaux entre eux à l'endroit où ils naissent. Cependant, ils n'ont pas la même trajectoire car celle-ci dépend de leurs acte antérieurs. Non pas comme une récompense ou une punition, mais comme une évolution sur leur chemin unique. Rien n'indique ce que va être notre prochaine renaissance car nous ne sommes pas conscients de nos actes, quelle que soit notre condition.

    "Les gens qui souffrent font souffrir les gens ."

    Voilà un très beau sujet de philosophie que nous aurions pu proposer à nos futurs bacheliers.

    Si j'avais pu avoir la chance d'écrire sur ce thème, j'aurais été partagé car c'est toujours l'autre qui décide de quoi faire de la souffrance de celui qui souffre.
    En clair, celui qui souffre doit rester conscient de ce qu'il émane autour de lui mais cela lui est difficile car son enfermement l'empêche la plupart du temps de rester lucide (je ne parle pas des souffrances du corps, de la maladie ou de la vieillesse).
    Puis l'autre, celui qui prend la souffrance de l'autre en pleine face, selon son attitude, va attiser ou diminuer le mal être.

    C'est le lien qui existe entre les êtres qui souffrent, ceux qui accompagnent, et réciproquement selon le cours de la vie.

    Car celui qui souffre aujourd'hui et qui a besoin de soutien, sera demain celui qui soutiendra l'autre.

    Isa nous a proposés un poème de souffrance.
    Celui des assistants de cette souffrance d'autrui. Une révolte momentanée, une souffrance partagée avec l'amour pour assistance naturelle et professionnelle.
    On est là pour accompagner l'être, le soigner, lui prodiguer quelques gestes d'amour et il s'en va.

    IL EST MORT

    Et la vie continue parce que celui qui est mort continue à vivre... dans son évolution.

    Posté par Alain Thomas, 19 juin 2010 à 16:07 | | Répondre
  • Aimer ?

    Comment définir l'amour ? Comment évaluer ?
    N'y a-t-il pas autant de manières d'aimer que de personnes sur terre ?
    Le mot amour n'est-il pas un fourre-tout commode, cuisiné à toutes les sauces, du petit élan de tendresse à l'attachement maladif, de la sympathie à la folle passion, de la bienveillance à au désir enflammé ... Comment s'y retrouver ?
    C'est la raison pour laquelle j'en parle avec prudence . Je crois que chacun l'interprète à sa manière ... C'est souvent abstrait, subjectif, flou, incertain et passager (en ce qui concerne les autres) .
    Quelqu'un a dit : "C'est le mot le plus galvaudé pour le sentiment le plus mal connu !"
    C'est un vaste sujet !
    On n'est même pas sûr soi-même de ce qu'on éprouve exactement à l'égard de telle ou telle personne tellement il y a de mélanges .
    La fougue peut faire plus de dégâts que la tiédeur . La tiédeur peut être ressentie comme de l'indifférence . L'indifférence peut faire plus de dégâts que la fougue ...
    Aimer sans attachement, c'est à dire sans dépendance donc sans exigence aucune, voilà qui peut être une piste ... Tout accepter mais garder son discernement et donner un avis contradictoire le cas échéant .... Eradiquer absolument toute culpabilité, pitié, accusations, intimidations, chantage, louanges excessives, mensonges, cachotteries, plaintes, séduction, manipulation ...
    Etre le plus vrai possible ...

    Posté par marie christine, 19 juin 2010 à 17:21 | | Répondre
  • magnifique daniel! ce poême est très triste mais
    que de résonnance en chacun de nous!
    Pas de soucis pour mon enfance,je faisais partie d'une famille italienne très aimante avec tontons tatis adorables de gentillesse et d'intelligence du coeur...mais étant enfant, je me souviens de certains gosses de l'école toujours sales et sentant mauvais mis de coté. Leurs yeux tristes reflétaient la misère sociale et familiale de leur foyer...mais que faire quand on est petit? Hélas ils existent encore aujourd'hui. Merci à la maitresse de mes petits enfants qui discrètement chaque jour lave un petit garçon car les parents sont négligeant.
    Merci à elle de lui donner un gouter. Parfois en hiver il est sans chaussettes dans ses chaussures et pas assez vêtu. Que de bonheur elle donne à ce petit. Parfois, il n'y a pas de coups juste de l'indifférence. Alors, prendre sur soi sans alerter car il ne faut pas détruire une fratrie...

    comme dis si bien alain: celui qui souffre aujourd'hui sera celui qui soutiendra demain!

    oui marie christine être le plus vrai possible là est une clé du bonheur et de la sérénité. Amour n'est qu'un mot. Que dire de l'amour maternel s'il n'est point ressenti? Amour des siens, amour des bêtes, amour de l'argent aussi!?
    ben vlà que je divague! non, non fais ta confiture avec amour sylvie cela sera pas mal déja...
    Amour de son prochain oui, oui,mes amis une grande bouffée d'amour vers vous en ce jour

    Posté par sylviesissi57, 20 juin 2010 à 17:16 | | Répondre
  • Sylvie, Femme !

    Ton discours me touche, au creux de mon estomac, là où le coeur semble nous faire croire qu'il est un organe.
    Tu es italienne. J'ai eu la chance de cotoyer les italiens, dans les joies du football. Les Cachionni, Baldassara, Ravanello, Ferrigno, Lauri, Di Nallo, Chiesa, etc...

    La Mamma !

    Je suis parti en vacances avec Raymond en 1973 avec Roberto et Patrick Baldassara. J'ai rencontré l'architecture italienne à Milan et surtout à Rome et à Florence.

    Mais ce que j'ai rencontré et qui restera gravé dans ma mémoire est la grand'mère de Roberto à Milan, cette Mamma qui nous a reçus comme ses enfants... avec des pâtes cuisinées, comme je n'en avais jamais mangées avant.

    En Italie, il y a une force immuable... la famille.
    Mais il y a la Mamma !
    Une femme, une mère, une force, un amour incoditionnel.
    Une tradition inéluctable.

    Chère Sylvie !

    Posté par Alain Thomas, 20 juin 2010 à 17:45 | | Répondre
  • Marie Christine

    Oh Marie, je viens seulement de lire ton message "Aimer ?", il me touche beaucoup, je suis d'accord avec toi.

    Il est dit dans le Dharma que l'esprit à quatre qualitées principales l'amour, la joie, la compassion, l'équanimité. Tout le monde peut faire émerger ses qualitées, mais pour savoir ce qu'elles sont vraiment, il faut d'abord les chercher en soi sans les conceptualiser, c'est à dire sans imaginer ce qu'elles pourraient être ou une raison ou des conditions à celles-ci.
    C'est par la méditation profonde que l'on peut developper ses qualitées sans limite , tout au long de notre vie.

    Ce que je pense avoir compris c'est qu'aujourd'hui je ne peux plus dire l'amour c'est ceci ou la compassion c'est cela..... Et quand quelqu'un me dit par rapport à une cause ceci est de la compassion ou de l'amour ou de la joie...,j'en reste suspendu !!! en ne donnant ni tort ni raison.

    Posté par Isa, 20 juin 2010 à 18:04 | | Répondre
  • A Sylviesissi

    Les gens du sud ont souvent le sens de la famille. alors les familles italiennes !! ma ma mia !!
    J'ai toujours envié les enfants qui se sentaient bien dans leur famille

    Posté par Daniel, 20 juin 2010 à 18:23 | | Répondre
  • Chère Isa !

    "Tout le monde peut faire émerger ses qualitées, mais pour savoir ce qu'elles sont vraiment, il faut d'abord les chercher en soi sans les conceptualiser, c'est à dire sans imaginer ce qu'elles pourraient être ou une raison ou des conditions à celles-ci.
    C'est par la méditation profonde que l'on peut developper ses qualitées sans limite , tout au long de notre vie. "

    Voilà !

    Seule la méditation de la nature de l'esprit peut nous aider à Voir.
    Quand nous méditons sur la nature de l'esprit, si nous avons en nous le véritable sens de la vacuité, la plénitude, nous voyons ce que nous enseigne le Dharma.
    Cela ne s'explique pas, cela s'expérimente.

    Alors, nous vérifions ce qu'est l'amour et la lumière, sans certitudes. D'ailleurs, les certitudes n'ont plus d'existence.

    Isa rajoute :

    "Ce que je pense avoir compris c'est qu'aujourd'hui je ne peux plus dire l'amour c'est ceci ou la compassion c'est cela..... Et quand quelqu'un me dit par rapport à une cause ceci est de la compassion ou de l'amour ou de la joie...,j'en reste suspendu !!! en ne donnant ni tort ni raison."

    Il semblerait qu'Isa est parvenue à un niveau de conscience hors de toute saisie et d'appropriation. Elle semble ne connaître ni bonheur ni souffrance...
    Elle est sur le chemin.
    Elle transforme tout ce qui émerge, avec équanimité... autant que possible.

    Bon sang comme je suis loin de cela !

    Posté par Alain Thomas, 20 juin 2010 à 19:28 | | Répondre
  • réalité

    "Ce que je pense avoir compris c'est qu'aujourd'hui je ne peux plus dire l'amour c'est ceci ou la compassion c'est cela..... Et quand quelqu'un me dit par rapport à une cause ceci est de la compassion ou de l'amour ou de la joie...,j'en reste suspendu !!! en ne donnant ni tort ni raison."

    Ces propos ont peut être été mal comprris. Car ce que je voulais dire ici c'est que je ne peux pas dire ce que sont ces qualités ou si elles sont réellement présente dans une cause, car je ne suis pas sur de ce qu'elles SONT vraiment, car on en fait notre propre perception et on leur donne nos propres limites.

    Sur ce, je vais méditer. A bientôt.

    Posté par Isa, 20 juin 2010 à 21:55 | | Répondre
  • Et aussi

    Tu vois Alain, tu es gentil, mais tu me donnes des qualités que je suis loin d'avoir. Ta perception ou ton interprétation de mes propos ne reflette pas ce que j'ai voulu dire.

    Posté par isa, 20 juin 2010 à 22:19 | | Répondre
  • Isa

    Pour te répondre, Isa, je me dis que finalement ce qui compte c'est de ressentir un élan du coeur qui englobe tout : sérénité, joie, plénitude, douceur, compassion, don de soi ...
    Avec des vocabulaires différents, on se comprend .
    Et permets-moi de t'attribuer une qualité : je te ressens comme une personne de confiance, quelqu'un qui recherche toujours la vérité de son être . Et c'est rare !
    Je t'embrasse affectueusement .

    Posté par marie christine, 21 juin 2010 à 12:42 | | Répondre
  • Sylviesissi

    J'aime te lire Sissi !
    Tes messages sont toujours pleins de pertinence, de sagesse et de fraîcheur .

    Posté par marie christine, 21 juin 2010 à 12:44 | | Répondre
  • Mon amour !

    "Les gens qui souffrent font souffrir leurs proches."
    Voilà une affirmation bien réelle, mais aussi bien culpabilisante.
    Qui n'a jamais souffert ?
    Sans doute celui qui ne l'a jamais montré (il est très fort celui-là).
    Qui n'a jamais blessé quelqu'un ?
    Ma souffrance me renvoit à la qualité de mon amour ... A ma capacité de pardonner, de me réconcilier ... Quel est mon désir de l'autre ?
    Qu'est-ce que l'Homme pour être ainsi toujours en recherche, et jamais pleinement satisfait ?
    Alain, elle est très belle votre conclusion : "Celui qui souffre aujourd'hui sera peut-être celui qui soutiendra l'autre demain."
    Avec l'âge et les épreuves de la vie, j'ai l'impression de perdre certaines de mes illusions, mais en même temps de devenir plus humble, plus compatissant, plus humain.
    Alors, avançons tous ensemble !

    Posté par anonyme, 21 juin 2010 à 13:16 | | Répondre
  • Silence

    Anomyne votre com est plein de sagesse.
    Toutefois il existe des souffrances silencieuses.
    Le fait de ne rien montrer ne veut pas dire que l'on est insensible à la souffrance mais qu'on ignore les mots pour les exprimer.
    Alors il demeure en nous.
    C'était juste un point que je souhaitais éclaircir.
    Pour le reste vous êtes sur la bonne voie.

    Posté par Nemrod, 21 juin 2010 à 13:26 | | Répondre
  • souffrance et culpabilité

    N'est-ce pas justement pour ne plus faire souffrir les autres, que l'homme qui souffre est toujours en recherche ?
    Existe-t-il des gens qui ne souffrent pas d'une manière ou d'une autre ?
    Tout et n'importe quoi peut être vécu comme culpabilisant par celui qui se culpabilise lui-même .
    Celui qui se culpabilise, culpabilise les autres .
    Il doit rechercher dans son histoire personnelle les raisons de ce sentiment de culpabilité .

    Posté par marie christine, 21 juin 2010 à 17:36 | | Répondre
  • Daniel, Alain et Marie christine votre gentillesse me va droit au coeur hi! hi! une mama! j'adore car dans les familles latines quel bien être quand on est enveloppé de cet amour-là. Peu importe s'il est loin du bla bla spirituel car chez ces gens -là: "on cause pas" m'sieur "on aime...", parfois trop bruyant, trop gesticulant...mais c'est pour masquer
    un gros coeur comme on dit.

    Nemrod c'est vrai :comment mettre des mots sur des maux? Les grandes souffrances sont souvent silencieuses. Comment expliquer à quelqu'un la douleur morale? trop difficile. D'ailleurs je ne sais plus qui a dit" la douleur est notre maître et nul ne se connait tant qu'il n'a pas souffert"
    oui, oui Anomyme ,tous ensembles, tous ensembles, oui ,oui avançons mes amis!

    Posté par sylviesissi57, 21 juin 2010 à 18:23 | | Répondre
  • Marie

    Le Dalaï-lama se trouva confronté à un de ses disciples : Il lui demanda :
    "Êtes-vous heureux ?"
    Il rétorqua :
    "Oui, très heureux."
    Il répondit :
    "Comment faîtes-vous ?"

    Marie je te lis avec attention depuis plus d'un an.
    A travers tes écrits, j'ai l'impression que tu ne connais pas la souffrance.
    Est-ce par pudeur, par peur de toute transparance, par certitude, ou bien est-ce parce que tu as su l'éliminer ?
    Ou encore autre chose bien sûr.

    Je pose la même question à Isa.

    Posté par Alain Thomas, 21 juin 2010 à 23:56 | | Répondre
  • Ça brasse au Canada

    Bonjour Eve Lyne,

    Mercredi dernier : une secousse sismique de 5,0; pas trop de dommages, mais une bonne frousse. Vraiment étrange de sentir le building tanguer. 30 secondes paraissent 30 minutes.

    Et puis, en fin de semaine le G20 à Toronto. Une horreur tous ces engins de sécurité. J'espère que tout se passera bien quand même.

    À une prochaine,
    Leslie

    Posté par Leslie, 25 juin 2010 à 17:27 | | Répondre
  • Canada

    Hé ben ! Je pars à Montréal le 6 juillet .

    Posté par marie christine, 25 juin 2010 à 20:23 | | Répondre
  • Alain

    Excuse-moi, je n'avais pas vu ton message .
    Que te dire sur la souffrance ?
    Depuis ma plus tendre enfance, j'ai souffert plus que de raisonnable : pas d'affection parentale, attouchements sexuels d'un grand-père, tabassages de mon père sur ma mère, menaces d'abandon de ma mère (qui faisait sa valise, partait puis revenait en disant qu'elle ne nous supportait plus), cris de terreur de ma soeur et moi dans l'escalier :"maman, reviens, on ne se bagarrera plus", gifles, fessées à la maison et regifles à l'école, humiliations, mépris du cancre que j'étais, vols dans les magasins, milieu bourgeois de province mais discrimination sociale à cause de l'attitude pas catholique de ma mère qui ne cachait pas son amant et allait le retrouver le soir par la porte de derrière (mes parents dormaient dans des chambres séparées) et ma soeur et moi allions nous coucher seules à n'importe quelle heure . Le matin, elle donnait des grands coups de poing dans le mur pour nous réveiller à 8h moins le quart pour être à l'école à 8 heures . On sautait du lit, on se lavait vite fait, on enfourchait le vélo, pas le temps de prendre le petit déjeuner, rien dans le ventre jusqu'à midi . En plus, interdiction de dévoiler quoi que ce soit sur notre vie de famille aux profs, alors je ne répondais jamais aux questions en classe de peur que les profs y voient des indices ...
    Mal en point à l'adolescence, envies de suicide . A 17 ans, je me dis définitivement : "Je ne suis pas normale, il me faut un psy" .
    Timidité maladive, impossibilité de lever le doigt au lycée quand je connaissais les réponses, le coeur battant à exploser la poitrine, sueurs d'inondation .
    Mes plaintes, mon mal-être, récoltaient des accusations d'égoïsme de la part de ma mère : "Ne sois pas si égoïste, regarde comme il y a des gens qui souffrent autour toi !" . Elle les recevait à la maison et les écoutait pendant des heures raconter leurs malheurs . Elle aimait son rôle de conseillère et pompait copieusement les énergies de ses enfants en nous laissant apathiques, vidées, complèment à sa merci . Elle pleurait souvent, quand son ego était bafoué . J'essayais par tous les moyens de la consoler, sans rien comprendre aux histoires des adultes . Aujourd'hui, beaucoup de personnes reconnaissantes vont lui rendre visite .
    Puis j'ai été mariée et femme battue, comme on dit .
    Dans toute ma vie jusqu'à ce jour, je n'ai jamais pu compter que sur moi-même pour m'en sortir .
    Qui pouvait m'aider ? M'aider à quoi ? J'ai eu et j'ai des amies à la vie à la mort, ça fait du bien, mais nous sommes nous-mêmes la première personne à pouvoir nous aider . J'ai eu de très bonnes aides, psychanalyse puis thérapeuthes spirituels . Maintenant, je vole de mes propres ailes .
    Aujourd'hui, je ne souffre plus de mon passé . J'ai beaucoup enduré pour m'en sortir . Quand je souffre, c'est du présent, des duretés des gens car je ressens fortement leurs vibrations . J'ai toujours eu une grande sensibilité . C'est parfois terrible .
    Alors je sais par expérience que les pleurnicheries ne mènent à rien . Elles représentent pour moi un manque de dignité, de courage et souvent une emprise perverse sur les autres .
    Je ne vois aucune raison de fierté à dire que l'on souffre . Je répugne à donner cette image à mes enfants et à quiconque, sauf des petites contrariétés, bien sûr .
    La souffrance personnelle est pour moi une affaire intérieure . J'en parle seulement une fois que j'ai compris le mécanisme pour m'en sortir . Et c'est seulement à cette condition qu'on peut aider . Dernièrement, j'ai plongé avec ma mère dans le monde de la folie où elle avait sombré . Je te jure qu'il faut s'accrocher et savoir ce qu'on veut !

    Il faut trouver la Force . La Force, c'est Dieu qui nous la donne si on Lui montre que l'on a le désir de sortir du cercle vicieux . Il nous donne la Force avec tout son amour . Il veut pour nous la Joie . On ne sort de la souffrance que par une attitude positive .

    Posté par marie christine, 25 juin 2010 à 21:29 | | Répondre
  • Marie

    Témoignage poignant.
    Je comprends mieux ta force.
    Permets-moi de courber la tête, un instant, en guise d'amitié profonde.

    Posté par Alain Thomas, 26 juin 2010 à 00:06 | | Répondre
  • À Marie Christine

    Hum... Marie Christine, il n'y a pas de mots pour traduire ce qu'on ressent après avoir lu ton message.

    Bienvenue et bon séjour à Montréal, le pire sera passé un peu comme dans ta vie; bye-bye G8/G20... Amuse-toi bien; c'est le temps des festivals - jazz, humour et plein d'autres bonnes choses pour se payer du bon temps. J'espère que tu aimeras.

    Leslie

    Posté par Leslie, 26 juin 2010 à 05:00 | | Répondre
  • Rêver le nez en l'air

    Bonjour Leslie,


    Pas de pigeon bagué pour ce message, qui, j'en suis sûre te parviendra à la vitesse de la lumière.

    En France, beaucoup ont véçu leur fin du monde en perdant tout dans les inondations de ces dernières semaines.

    A cet instant, la lune me regarde et je l'observe...

    Je suis dans la lune et t'envoie mille lumières.

    Et puis je pense à Kéa, notre Kéa du Canada.

    Posté par Eve Lyne, 26 juin 2010 à 05:24 | | Répondre
  • La vitesse de la lumière

    Au même moment, nous sommes derrière notre clavier...
    Toi, en France!
    Moi, au Canada!

    Posté par Eve Lyne, 26 juin 2010 à 05:28 | | Répondre
  • Marie au Canada !

    Le Dieu qui est en nous, ne nous abandonne jamais.
    Ce n'est que nous qui l'abandonons parfois.
    Que de fois j'ai entendu cette phrase résonner à mon oreille: " je suis venu t'aidé ".
    C'est bête, je n'ai jamais compris que le Ciel puisse faire une faute pareille? Pourquoi?
    Longtemps, je me suis demander: Si celà venait de moi, j'aurais dit: " je suis venu t'aider "
    Oui, Marie, la souffrance nous apprend beaucoup de choses, et puis si elle ne tue pas, alors nous pouvons aider.Je suis contente pour toi et de ces moments que tu vas vivre auprès de ta fille.

    Posté par Eve Lyne, 26 juin 2010 à 06:19 | | Répondre
  • A Marie

    Je viens de lire ton témoignage. Il est bouleversant et d'une sincérité....Je n'ai pas été heureux dans mon enfance , mais à côté de toi!!ce n'est rien. Que la vie est parfois( souvent) douloureuse.

    Posté par Daniel, 26 juin 2010 à 09:29 | | Répondre
  • Marie

    Je lis et relis ton post et découvre à chaque fois des choses très profondes.
    Eve-Lyne nous dit :
    "Le Dieu qui est en nous, ne nous abandonne jamais.
    Ce n'est que nous qui l'abandonons parfois."

    C'est le résumé de ce que tu nous a offert dans ton témoignage, authentique et tellement attachant.

    Je le ressens d'autant plus qu'à l'inverse de toi, j'ai été un enfant gâté, comme tu me l'as dit un jour sur ce blog.
    Mais tu es forcément d'accord pour savoir que les enfants gâtés ne peuvent pas être responsables de l'éducation qu'ils ont reçue.
    C'est aussi une souffrance lorsque ces enfants, aujourd'hui de plus en plus nombreux, entrent dans la vie d'adulte. Ils ne sont tout simplement pas armés pour affronter.

    Je voudrais te dire par là que la souffrance est partout, que nous ne pouvons pas l'éliminer. C'est la façon de l'aborder et de l'accepter qui compte.
    La souffrance est un don. Elle ne nous appartient pas. Elle nous est donnée et notre chemin est de quoi savoir en faire.
    En fait, il faudrait déjà être conscient. Ensuite, chaque fois qu'elle surgit devant nous, il faudrait la transformer en esprit d'éveil.

    Ce qui me ravit ma chère Marie, c'est que non seulement tu as compris cela depuis longtemps, mais surtout, tu as cette force magnifique qui te permet de la transformer, constamment, avec une pugnacité exemplaire.

    Si je devais relire tous tes post depuis plus d'un an maintenant, je dirais que la force de ton amour est dans la pugnacité, cette combativité toujours positive, cet amour de la lutte.

    Tu vois Marie, je me sens souvent en conflit avec moi-même, simplement parce que je n'ai pas ta force, cette récompense au travers des souffrances des âges d'enfants.

    Merci à toi !

    Posté par Alain Thomas, 26 juin 2010 à 14:14 | | Répondre
  • A Marie

    Quel poignant témoignage Marie ! Si tu arrives à exprimer tout cela maintenant, c'est que tu as déjà fait un long chemin de travail sur toi. Et ce passé difficile t'a fait découvrir ta grande force.
    Je te souhaites un heureux voyage au Canada.

    Posté par Francine, 26 juin 2010 à 14:14 | | Répondre
  • Kea, Ariaga

    Ces jours-ci je pense fort à Kea. Je vais de temps en temps sur son site, mais rien. J'espère qu'elle va bien. Quelqu'un a-t-il de ses nouvelles ?
    Et Ariaga qui vient de passer une épreuve de vie très éprouvante; ses poèmes sont d'une force !

    Posté par Francine, 26 juin 2010 à 14:22 | | Répondre
  • gratitude

    Merci de votre amitié à tous . Je redoutais un peu les réactions et, pour le coup, je n'avais pas envie de me battre .
    Je sais que je me suis incarnée cette fois pour mettre le paquet . A ma naissance, mes premiers mots ont été : "il faut que je travaille, il faut que je travaille ! (en revivant ma naissance de l'intérieur) . Il fallait mettre fin à un terrible karma familial . J'ai l'image d'un TGV en marche et moi devant pour l'arrêter .
    C'est bizarre, en racontant, j'ai l'air d'être une victime, mais heureusement quand on est dedans on n'en a pas conscience, tout paraît normal puisqu'on ne connaît pas autre chose .
    Tout le monde a ses souffrances, et je les respecte .
    Merci Leslie, je ne m'ennuierai donc pas au Canada !
    Au fait, gna gna ! Vous ne m'avez pas vue aujourd'hui danser le kasatchoc, déguisée en Russe avec les enfants pour la fête des écoles . Et devinez où ? Sur le stade de foot !

    Posté par marie christine, 26 juin 2010 à 20:04 | | Répondre
  • Alleï Kalinka ! ! !

    " Ra-Ra- Raspoutine ... "
    Et une bonne golée de vodka !
    Déguisée en Russe, la Marie, j'aurais bien aimé voir...

    Posté par Eve Lyne, 26 juin 2010 à 20:58 | | Répondre
  • Quelques jours plus tard !

    Je viens de voir ta question Alain, Alors là encore je ne vais pas me casser la tête, donc je dirai (pareille-même) que Marie Christine en reprenant ses phrases avec lesquelles je me trouve en accord.

    "nous sommes nous-mêmes la première personne à pouvoir nous aider ."

    "Alors je sais par expérience que les pleurnicheries ne mènent à rien"

    "La souffrance personnelle est pour moi une affaire intérieure. J'en parle seulement une fois que j'ai compris le mécanisme pour m'en sortir . Et c'est seulement à cette condition qu'on peut aider ."

    Posté par Isa, 27 juin 2010 à 00:21 | | Répondre
  • Le travail !

    Marie, mis à part le fait que tu es très instruite et moi très intélligente, c'est incroyable les points communs que nous avons !
    A l'intérieur de moi, je ne puis imaginer ma vie sans travailler, je ne cesse de monter des plans, même quand je me lache un peu dans la farniente, il y a cette phrase qui ne me quitte pas: il faut que je travaille, il faut que je travaille ! Alors, je ramasse des cailloux, c'est un travail.
    Le train, tu es devant pour l'arrêter.
    Moi, le train, je l'ai pris et j'ai sauté en marche ( pour de vrai ) juste quelques égratignures. Il faut dire que je n'avais pas l'intention de mourir, mais échapper au contrôleur car je n'avais pas de billet.
    Au poste de police, après avoir subi un interrogatoire, quand ma mère est venue me chercher, y'en a un qui lui a dit: votre fille, on l'a reverra chez nous. ( y devait être voyant celui-là... ) J'avais 14 ans.
    Puis, à Vinatier, ils m'ont examiné sous toutes les coutures, ils n'ont pas trouvé d'anomalie... La chance que j'ai eu ! tu te rends compte, Marie, ça tient à peu de chose la destinée... Sous pretexte que je voulais connaitre le monde, pour un peu, j'allais passer ma vie entre quatre murs. Et puis, n'oublions pas nos deux Martine.
    Dernièrement, elle m'a fait un de ces coucou ! incroyable ! C'est trop long à raconter...
    Peut-être un de ces jours...
    Bon! je vous laisse, il faut que je travaille!

    Bon dimanche à tous.

    Posté par Eve Lyne, 27 juin 2010 à 06:31 | | Répondre
  • Isa

    C'est vrai Isa, tant que je pleurnichais, je n'avançais guère .
    Je ne sais pas si Alain pleurniche, en tout cas c'est difficile de sortir des conditionnements de l'enfance mais toujours possible . Et on a tout à y gagner !

    Posté par marie christine, 27 juin 2010 à 09:50 | | Répondre
  • Eve Lyne

    Réussir à jeter de la poudre aux yeux des psys du Vinatier, oh, oh ! en effet, c'est très intelligent !
    Un coucou de ta soeur, c'est magnifique !
    Raconte !

    Posté par marie christine, 27 juin 2010 à 10:01 | | Répondre
  • Marie

    Je ne crois pas qu'Isa pense que je pleurniche mais c'est vrai que, comme elle parle... pas très clairement, cela pourrait s'adresser à moi.

    Je la sais assez noble pour ne pas déballer ces choses-là sans me les dire en face, mais...
    Or jamais elle ne m'en parle et pourtant on se voit ou se téléphone régulièrement.

    D'ailleurs pleurnicher signifie :
    1.) Pleurer souvent et sans raison. Cet enfant pleurniche pour des riens.
    2.) Se lamenter d'un ton larmoyant.

    Le pleurnichement est considéré comme une douleur feinte, peu sincère. Une habitude, un fait de pleurnicher.

    Bref un pleurnichard est quelqu'un qui pleurniche.

    La vie est belle, très belle et si précieuse.
    Quelle beauté que la nature, quel enchantement que le bal des hirondelles pour aider leurs petits à s'envoler !
    Quelles images bouleversantes que cette eau qui courre sous le petit pont et ces petits poissons frétillants... en passant.
    Quelle force que les arbres, leurs branches et leurs feuilles, quand ils nous prennent dans leurs bras à l'abri de la bise !
    Que c'est beau un chemin de terre sur lequel on marche, dans le silence assourdissant d'un sous-bois !
    Que le ciel empli de bleu, rougeoyant le soir au coucher du soleil, à l'horizon de la mer, laissant les vagues se calmer comme pour disparaître et se fondre dans ce Tout si merveilleux, me transporte de paix intime !

    Quand je parle de la souffrance, je parle de celle des autres car la mienne est personnelle et je suis tout seul pour la gérer. Il n'y a personne à cet endroit et surtout pas Dieu.
    Et comme j'ai eu la responsabilité depuis tout petit de porter à bout de bras mes proches (parents, frères, amis, enfant, femmes), de créer des entreprises et de gérer des employés pour la plupart heureux d'avoir travaillé avec moi, d'avoir sauvé mon Père de la maison de fous, (je l'avais carrément enlevé contre l'avis de ma famille, on avait pris ses affaires et on était partis comme des voleurs sans signer de décharge. Il était heureux comme un enfant ; quel bonheur ce jour-là !), de l'avoir rapatrié dans une maison de retraite près de moi un peu avant qu'il s'envole vers d'autre fruit, un matin de déjeuner, sans aucune souffrance (les infirmières n'avaient jamais vu cela), d'avoir quitté femme et enfant pour loger avec ma mère sur sa fin de vie, de prendre en charge un handicapé, d'essayer de résoudre les problèmes professionnels récurrents ses dernières années (salaire coupé en deux sans que cela suffise pou assainir, compagne qui n'a jamais travaillé), les problèmes très graves que ma fille unique traverse constamment depuis cinq ans maintenant, je suis seul à pouvoir faire quelque chose et surtout à assumer.

    "Aide-toi, le Ciel t'aidera !"

    Gérer la souffrance des autres est plus délicat et tu as connu cela Marie, en des temps de jeunesse si difficiles.
    Car on ne peut pas, sous prétexte de taire sa propre souffrance, laisser tomber les autres dans leurs souffrances aigues, particulièrement ses proches.

    Ce serait trop facile d'ailleurs.

    Quand on voit de plus en plus ces personnes abandonnées, isolées, qui se suicident ou meurent dans les mouroirs, quand on voit cette jeunesse qui se drogue à l'héroïne et quand ça nous touche, on ne pleurniche pas, enfin je ne crois pas.

    Posté par Alain Thomas, 27 juin 2010 à 11:25 | | Répondre
  • Marie

    Il est très fréquent que je me trouve en accord avec tes ressentis (même si je ne m'exprime pas), ta vision des choses, du monde, du travail intérieur. Je pense que je l'aborde sous un angle proche du tien, il m'arrive donc de pouvoir reconnaître ma vision à travers tes pensées.

    Ma mère s'est beaucoup plainte tout au long de mon enfance et encore maintenant mais je n'ai pas envie de rentrer dans les détails en ce qui la concerne car cela lui appartient, ses souffrances sont son propre travail intérieur à faire et même s'il est vrai qu'elles m'ont atteinte, qu'elles m'ont fait souffrir durant mon enfance, elles m'ont permis très tôt de commencer à travailler avec au lieu de pleurnicher sur moi même.

    Le déclencheur s'est fait tout bêtement on pourrait dire, mais en fait c'est comme si un noeud se déliait, c'est profond. C'est une DECISION ultime de regarder la souffrance en soi et de travailler avec elle, au mieux que l'on puisse faire suivant notre capacité et on s'aperçoit qu'on pollue moins les autres en étant moins pleurnicheur et comme tu le dis, on est plus apte à les aider.

    Posté par isa, 27 juin 2010 à 12:08 | | Répondre
  • Quelle histoire de fous !

    Dis-donc, Marie, veux-tu insinuer que les psys y ont pas fait leur travail !!!
    C'est vilain, ça !

    Un jour prochain, je raconterai pour la Martine...
    Mais tu le sais, je dois énormémmment m'appliquer pour être claire, donc, plus tard.
    Là, il faut que je travaille!

    Posté par Eve Lyne, 27 juin 2010 à 12:40 | | Répondre
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