Les voies de l'âme

Ce blog a pour objet d'amener à réfléchir sur le sens de la vie, sur notre évolution personnelle. C'est donc l'expression d'un chemin de vie à la fois philosophique et spirituel.

02 juin 2010

Le Bharata Natyam

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Maya
 


J’ai rencontré Maya, un vendredi après midi, à l’Espace34. Elle venait me voir pour me parler de l’exposition de photos qu’elle souhaitait présenter à l’Espace34. Nous organisons régulièrement des expositions mensuelles de peintures, sculptures et photos ce qui est une façon de promouvoir le travail de certains artistes.

Maya est danseuse de Bharata Natyam et se rend régulièrement en Inde, à Tanjore, pour travailler avec ses professeurs. Lors de son dernier séjour, son amie photographe, Dominique Guillemain d’Echon est venue la rejoindre lors de , la nuit de Shiva Ratri, et elles ont réalisé ensemble un reportage photos qui s’est traduit par la création d’un livre magnifique «   « Lumière de l’Inde du Sud, voyage dansé au cœur des temples ». Maya m’a donc présenté avec passion son livre, m’expliquant son art, son travail avec ses professeurs et son maitre, aujourd’hui décédé, le symbolisme des photos, l’atmosphère si particulière de cette région. J’aime bien les personnes qui ont une passion et je l’ai écoutée attentivement me laissant porter par sa voix et ses explications pour mieux pénétrer le sens de ses propos et de son art. Le livre est splendide et explose de couleurs multiples, rouge, orangé, bleu. Visages burinés par le temps, sensualité des paysages, grâce de la danseuse, sens de l’esthétisme, l’Inde s’offre à nous avec ses mystères et ses temples si particuliers. Un très beau travail de la photographe.

Maya pratique le Bharata Natyam qui est la danse classique de l’Inde du Sud.

Le Bharata Natyam est transmis oralement de maitre à disciple. La pureté du mouvement dépend du placement parfait du corps dans l’espace et dans le temps, par le respect absolu du rythme. Des unités de mouvement ont été identifiées et rassemblées par famille. Elles constituent un véritable alphabet gestuel, lisible dans les temples sous forme de sculptures : les karanas.

La relation maître-disciple est au cœur de cet art. L’enseignement reçu repose sur un temps de vie partagé auprès du maître dans l’intimité de sa maison. Les heures de danse débordent dans le quotidien. Tout devient matière à être enseignée. Les chorégraphies sont répétées mentalement au détour d’un peu de repos. Sous le regard du maître, le disciple évolue, lui confiant sa présence jour et nuit, acceptant la sieste imposée, les heures de prière et de silence. Un lien se tisse par le don de soi : efforts, doutes, satisfactions, fatigues, abnégations et attentions sont livrées sans réserve. Maître et disciple deviennent alors indissociables dans leur quête de la beauté.

Les placements postural et rythmique sont indissociables. Ils requièrent une forte concentration. La danse est transmise par le rythme, le rythme par le son, claquement du bâton sur un socle de bois, verbalisation des sons. Les pieds répondent simultanément.

A l’origine les maîtres sont des musiciens et non des danseurs. Le son est vibration créatrice.

Les grelots aux chevilles des danseuses soulignent la relation à la pulsation sonore incarnée par Shiva Nataraja le danseur cosmique. Une salutation commence et conclut la pratique.

Professeur de Hatha yoga, Maya a créé en France une école de danse et transmet son art. Elle fait également des conférences et donne des spectacles. Pendant une heure, j’ai été ainsi transporté dans ce monde, mystérieux et totalement inconnu de moi, qu’est la danse indienne. Tout cela m’a rappelé des souvenirs car j’ai déjà eu l’occasion d’aller en Inde, un pays paradoxal et attachant, que j’ai beaucoup aimé malgré ses côtés parfois excessifs.

Lumière de l’Inde du Sud, voyage dansé au cœur des temples aux éditions Degeorge : texte de Maya et photos de Dominique Guillemain d’Echon

www.natyamaya.net - www.dominiqueguillemain.fr

Daniel

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Posté par DANIEL GENTY à 08:50 - Informations - Commentaires [10] - Permalien [#]
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Commentaires sur Le Bharata Natyam

    En Inde,seulement des "devadasi's" ( maîtresse du Roi ) apprennent le danse de Bharata Natyam. Maintenant tout le monde apprend à l'ecole.
    Just click & enjoy the dance of this great Indian artist
    http://www.youtube.com/watch?v=prQOdTmF8u0&feature=related
    Have a nice day

    Posté par Aarathi, 02 juin 2010 à 09:03 | | Répondre
  • L'Inde

    Un pays unique !
    Indescriptibles : la profondeur infinie des regards sensitifs, le charme des corps se mouvant tout en souplesse, la beauté des couleurs multiples, la légèreté des saris volant au vent, la joie de vivre au fond des yeux même chez les plus démunis, le confort de l'atmosphère comme une protection invisible ...
    Un peuple d'immense tradition spirituelle qui "flaire" votre être intérieur en 2 minutes !

    "L'Occident exprime plus qu'il ne sait vraiment .
    L'Inde sait plus vraiment qu'elle ne peut exprimer ."
    Sri Aurobindo

    Une info pour ceux que ça intéresse :
    Une émission sur les NDE de personnes ayant eu un arrêt cardiaque à l'hôpital .
    Sur M6 ce soir à 23h10 .

    Posté par marie christine, 03 juin 2010 à 20:16 | | Répondre
  • NDE

    L'Inde, un pays où aussi on brûle vivantes les femmes, où la misère permet aux gens de mourir dans la rue sans que l'on n'y prête attention.
    Un pays où les âmes voyagent en communion parce qu'elles savent qu'elles parcourent.
    La vie n'est qu'un passage... obligé ?

    Les NDE sont des expériences de lumière, d'amour absolu, mais pas pour tous les êtres. Certains ne s'en relèvent pas même s'ils continuent... par obligation ?

    Pour beaucoup, l'expérience a le même cheminement ; une sensation hors du corps et un bien être qui l'accompagne : la possibilité d'aller à la vitesse de la lumière en une seule saveur et en un seul langage au travers des murs illusoires ; la volonté de dire aux autres qu'on est là mais ils ne le sentent pas, sauf les animaux ; l'aspiration dans un long tunnel noir où l'on peut rencontrer des âmes proches qui vous disent que ce n'est pas le moment ; puis cette lumière chaleureuse au bout de laquelle peu arrivent car déjà, ils sont aspirés en arrière pour rejoindre leurs corps, en grande difficulté.
    Après cela, on ne vit plus jamais avec le même esprit.

    Posté par Alain Thomas, 03 juin 2010 à 21:56 | | Répondre
  • La vie après la vie

    Merci beaucoup Marie.

    Stéphane ALLIX : grand reporter.

    J'ai rencontré Raymond MOODY (façon de parler), il y a plus de trente ans et cela a bouleversé ma vie.
    Que de larmes ce soir dans ce reportage extraordinaire si bien réalisé !

    Il est fait état de la conscience qui ne serait pas incluse dans le cerveau ou autrement dit qui serait séparée de celui-ci.
    Rien ne prouve que cette expérience de mort rapprochée existe mais rien ne prouve qu'elle n'existe pas non plus.
    Les mots qui reviennent inlassablement sont amour et lumière, comme indissociables de ce que ces êtres éprouvent dans ce moment intemporel.
    Mais, comme ils disent, c'est inéffable, car le langage devient universel à ce moment précis, télépathique, sans mots, comme l'union absolue.
    Cependant, ils ne parviennent pas à dissocier le moi du moi car ils reviennent et ne dépassent pas les frontières du réel.
    Ce réel qui n'est pas ici mais bien au-delà du réel.
    Pourtant, ils expriment tous cette joie de vivre et de partager ce jackpot de l'amour avec les autres, envers qui ils se sentent unis à l'infini.

    Cette non séparation, qui prend une connotation spirituelle, universelle, au-delà de toutes les religions, sans les exclure ni les inclure, pourrait bien démontrer que l'illusoire du moi est ici, sans qu'il y soit vraiment.

    Nous expérimentons notre condition séparée par la sensation de vivre dans un corps qui nous appartient, comme une identité.
    Croyez bien que ces millions d'êtres qui savent, sans vraiment savoir, savent que leur corps ne leur appartient pas et que rien n'est séparé.

    Même Dieu est pour eux une appelation, qu'elle soit conforme ou non, là n'est pas le problème. Leur mission est tracée, sans mots ni direction, sinon un regard tourné vers l'intérieur et des actes tournés vers autrui, sans leur dire des mots qui jugent, uniquement dans la présence de ce qui est, ici et maintenant.

    La transformation de leur esprit n'a rien changé à leur forme, seulement à leur regard et cette espèce de foi sans nom, qui ne les quittera plus jusque dans le passage de leur vie après leur vie.

    Je n'ai plus sommeil.

    Posté par Alain Thomas, 04 juin 2010 à 01:36 | | Répondre
  • Ils sont revenus de la mort

    Rediffusion sur M6 à 15h30.
    Marie, à cette heure-ci je peux suivre.
    Ca craque méchant par chez nous !
    T'es où ?!
    Quand même pas aux escargots... On mange pas les escargots, t'es d'accord ?!

    Posté par Eve Lyne, 06 juin 2010 à 14:38 | | Répondre
  • Emotion

    Emission de qualité , le sujet est traiter avec sérieux. C'est tellement vrai que l'on a plus la même vision de la vie, ni de la mort.
    On peut toutefois se demander pourquoi tous ne passent pas par là?
    Bien qu'étant des millions à témoigner, celà fait peu. Sans parler des difficultés que nous avons avec un entourage hermétique, donc on en parle peu. J'ai bien aimé les explications que donnent les scientifiques " cette fameuse conscience " l'esprit, que l'on aimerait tant examiner sous le scalpel... Bon moment !

    Posté par Eve Lyne, 06 juin 2010 à 17:42 | | Répondre
  • Ma très chère Eve Lyne

    Tu m'as encore permis de verser quelques larmes mêlées de joie et de souffrance.
    Tiens, à ce sujet, sais-tu que les larmes produisent les effets les plus guérisseurs qui soient ?
    Je ne devrais pas te poser la question, tellement tu sais cela.
    Je sui complétement en phase avec ce que tu écris plus haut.

    Tu dis :
    "C'est tellement vrai que l'on a plus la même vision de la vie, ni de la mort."

    Sache que cela fait plus de trente ans que j'ai cette vision de la vie après la vie.

    "La mort n'est qu'un passage" et il peut être merveilleux.
    Cependant, tout n'est pas dit dans cet excellent reportage.
    Et oui !
    Certaines expériences ne sont pas décrites, notamment celles où ceux qui les ont vécues ne l'ont pas appréciées.
    C'est important de dire cela.
    Certes, elles ne sont pas nombreuses mais suffisantes pour qu'elles aient un sens très important.
    Chacun, dans sa vie, agit selon son propre esprit et je peux te dire que si tu as passé cette vie à ne commettre que des actes négatifs (ce qui n'est pas ton cas), au moment de la mort, quand tu reviens, ce n'est pas une sinécure.
    Peut-être que ces gens-là ne veulent pas en parler. Aucun jugement dans ce que j'écris là, seulement quelques témoignages d'un grand mal être.

    Ceci dit, le plus grand nombre des êtres vivant sur cette terre ont de très bonnes pensées. Pourquoi ? Je n'en sais rien.

    Ce qui est important de noter, c'est que la conscience est hors du corps, qu'elle n'a aucune religion et qu'il n'existe rien d'autre qui soit situé, notamment à l'extérieur, une notion illusoire.

    On ne sait pas si cela existe ou si cela n'existe pas. Ce qui est extraordinaire dans le sens de la vie, c'est que nous ne savons pas si nous existons ou si nous n'existons pas.
    En d'autres termes, cela signifie qu'il n'y a pas d'existence propre, intrinsèque et que nous participons à l'absence de toute religion, de tout dogme et de toute vérité qui soit identifiée.

    Tu dis :

    J"'ai bien aimé les explications que donnent les scientifiques " cette fameuse conscience " l'esprit, que l'on aimerait tant examiner sous le scalpel..."

    Ce que tu dis en fait, c'est comme trouver notre moi. Où est-il ? Tu peux le chercher indéfiniment dans le corps. Lorsque les légistes dissèquent un corps, ils se retrouvent devant un sacré dilemme ; des organes, de la matière inerte, des vaisseaux, des nerfs, de la structure dégradable... et un cerveau prêt à mettre dans une poèle, avec du beurre.... enfin pardon... c'est ce que nous faisons avec nos agneaux.

    Mais où est le moi ?

    L'orage n'a pas été exceptionnel. Beaucoup de tonnerre, peu d'éclairs, un peu de pluie rafrîchissante. Ah ! La pluie est un bienfait tellement apaisant.
    En plus, on n'a pas besoin d'arroser.
    Hi Hi !

    Posté par Alain Thomas, 06 juin 2010 à 18:15 | | Répondre
  • Hi Hi !

    Alain, tu veux du mouton?!
    Ca, c'est moi!

    Posté par Eve Lyne, 06 juin 2010 à 20:17 | | Répondre
  • J'ai lu pour la première fois les livres de Raymond Moody dans les années 80,en 1978,ma mère est décédée,et,quelques jours avant sa mort,elle m'a raconté une expérience qu'elle a vécu.

    Ma mère avait le cancer du poumon,il lui restait peu de temps à vivre,et un soir,avant son entrée à l'hôpital,elle me raconte que son corps s'est retrouvé au plafond de sa chambre,et qu'elle observait un corps inerte,elle se demandait c'est quoi ça?

    Elle décide de se rapprocher de ce corps,pour réaliser avec stupéfaction que c'était elle.

    Elle m'a appelé pour me raconter son expérience,elle me disait que c'était fascinant,elle réalisait que nous étions plus qu'un corps,elle a ajouté que vivre ce qu'elle avait vécu,lui a fait un bien énorme,et qu'elle avait moins peur de la mort.

    C'est quelques années après le décès de ma mère,que j'ai lu pour la première fois les livres de M.Moody,qui parlait des EMI,ça me fascinait.

    Posté par linda, 16 février 2017 à 00:44 | | Répondre
    • Nous sommes une vibration qui s'incarne dans un corps et qui subsiste après la mort Cette vibration change simplement de fréquence au moment du départ.
      D'ailleurs si nous sommes sur terre c'est pour en autre tenter d'élever notre taux vibratoire afin d'avoir une conscience plus grande.

      Posté par DANIEL GENTY, 16 février 2017 à 17:54 | | Répondre
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